MANDERLEY FOR EVER de Tatiana de Rosnay


IMG_2941J’ai lu cette biographie d’une traite (ou presque), comme un roman, à la fois fascinée et perplexe par la vie de Lady Browning – Daphné du Maurier. D’ailleurs je ressors de cette lecture avec des sentiments très mitigés sur cette romancière emblématique. D’elle je n’ai lu que Rebecca, j’ai abandonné L’auberge de la Jamaïque, pas continué La maison sur le rivage et actuellement je peine sur Le Bouc émissaire…mais ayant lu qu’il parlait de son histoire avec son mari, quand on a suivi les quelques bonheurs et les nombreux  chaos de son mariage dans cette biographie, on a envie de s’accrocher. Mais après cette lecture, j’ai envie de refaire des essais et de remettre certaines pièces du puzzle…

Il ne fait aucun doute que Tatiana de Rosnay qui a mis dix ans à écrire cette biographie se soit sérieusement documentée et investie personnellement dans la rédaction de cette biographie. Elle est allée, en 2013, sur tous les lieux qui ont compté pour Daphné, de sa naissance à sa mort. Car ce qu’il ressort de ces lignes c’est l’amour de l’écrivain pour les maisons. Elle les aimait d’amour, d’un amour plus fort que les autres… Plus fort que la femme ou l’homme qu’elle aimait selon la période de sa vie..  » Elle se lève enfin, les jambes engourdies, s’approche du manoir, pose ses mains à plat sur le mur gris, sous le lierre près de la porte d’entrée. Un frisson la parcourt de la tête aux pieds, elle ferme les yeux, s’abandonne à ce vertige, plus puissant que l’amour, plus fort que tout » p.154 .

Milton Hall qu'elle visita un jour et qui l'inspira pour plus tard et surement pour Manderley...

Milton Hall qu’elle visita un jour et qui l’inspira pour plus tard et surement pour Manderley…

J’ai beaucoup aimé la partie de sa jeunesse jusqu’à son mariage, c’est-à-dire tant que T. de Rosnay s’appuie sur les petits carnets noirs du journal intime de Daphné, tenu méthodiquement pendant douze ans. A partir de son mariage à 24 ans, elle n’écrira plus de journal. Déjà à ce stade, on a cerné la complexité de cette femme qui peut être adorable ou exécrable.a Daphné

La première chose qui m’ait frappée, je précise que je ne connaissais rien de la vie de D. du Maurier, (j’ai même été persuadée longtemps qu’elle était française), c’est l’opulence financière dans laquelle elle est née, dans laquelle elle a grandi et qui a continué bien sûr grâce aux ventes de ses livres et quand même un peu grâce à la situation de son mari, brillant officier de l’Armée qui finira attaché au service de la reine Elizabeth II ! C’était une enfant introvertie, une ado et une jeune adulte rebelle qui a su très tôt qu’elle écrirait et qu’elle vivrait de sa plume, elle tenait à ne plus dépendre de ses parents. Cela dit, elle n’a jamais rien refusé quand ils ont cédé à ses supplications pour acheter une  maison d’été à Fowey (la maison Ferryside) en Cornouailles, qui deviendra vite « sa » maison, acheté sa première voiture, etc. Issue d’une famille d’artistes célèbres (grand-père écrivain et dessinateur,   père acteur de théâtre célébrissime, anobli par la Reine), elle avait une haute idée de sa lignée et de ses origines françaises qu’elle traquera toute sa vie avec énergie et tendresse. Elle pouvait aussi détester ses parents (surtout son père autant qu’elle l’adorait) quand ces derniers recevaient, puisqu’elle ne supportait pas les mondanités. Paradoxe, elle se prêtait au jeu des dites mondanités avec sa soeur  quand elle n’avait rien à écrire… Car elle  fut très paradoxale sa vie durant. De même qu’elle aimait passionnément, elle cessait d’aimer avec la même ferveur. Une attitude qui a confiné à l’indifférence avec certaines personnes. Je pense à Fernande Yvon, son amour de jeunesse et amie jusqu’à sa mort, enfin, une amie qu’elle avait un peu laissé tomber…

Avec les maisons, l’autre priorité de Daphné est l’écriture : « Comment leur faire comprendre, à tous, sans les blesser, sans les heurter, que sa priorité, ce n’est ni son enfant, ni son mariage, ni sa mère, ni ses soeurs, c’est écrire ? » (p.195). Quand elle avait un livre qui « infusait » et qu’elle le commençait, la terre pouvait bien s’arrêter de tourner, rien ne comptait que son livre en cours jusqu’à ce que le mot « Fin » fut écrit. Et là, le travail de Tatiana de Rosnay sur le processus d’écriture est remarquable. Elle décortique (sans spoiler) tous les romans, les biographies de Daphné digne d’un travail d’orfèvre. Pour écrire, Daphné s’est toujours bien entourée de nannies pour ses enfants, d’une cuisinière, d’une préceptrice, la  Tod de sa propre enfance. Elle ne savait rien faire, hormis changer les bouquets de fleurs de son manoir chéri…Ménabilly, son Manderley ! Au tout début, lorsque ses parents lui permettent de rester en Cornouailles après les vacances pour écrire, elle prenait ses repas dans la maison d’en face chez une dame du cru car certes, cela évitait de chauffer la maison de vacances mais elle ne savait absolument pas se faire à manger ni s’occuper d’elle d’une quelconque façon : elle avait quand même 17-18 ans… Passons.

Menabilly qu'elle louera de 44 (il me semble) à 69 car les propriétaires (les Rasleigh) n'ont jamais voulu vendre et où elle vécut ses plus belles années malgré les rats qui colonisaient les combles, le froid polaire l'hiver car in-chauffafle à cause de la hauteur sous plafond et l'eau des bains des enfants qui restera toujours verdâtre...

Menabilly qu’elle louera de 44 (il me semble) à 69 car les propriétaires (les Rasleigh) n’ont jamais voulu vendre et où elle vécut ses plus belles années malgré les rats qui colonisaient les combles, le froid polaire l’hiver car in-chauffafle à cause de la hauteur sous plafond et l’eau des bains des enfants qui restera toujours verdâtre…

Il y a ensuite la Daphné mariée (qui l’eût cru ?) quand on a lu le début de sa bio, ses attirances plutôt féminines (rappelons que c’était à la mode dans les années 20-30 ces amours dites vénitiennes et qu’il ne faut pas leur accorder une importance démesurée) MAIS surtout ce mariage ne colle pas vraiment avec son désir de liberté, d’indépendance et de solitude … Aussi,  faire des enfants ? elle en aura trois, deux filles et un garçon et montrera ostensiblement sa préférence à son dernier-né, Christian dit Kits, qui seul sait la distraire,  la fait rire… Mais ses filles, heureusement, n’ont pas été  rancunières… Une Daphné qui suivra son mari dans des villes de garnison qu’elle hait (comme Alexandrie en Egypte), une Daphné qui ne sera pas une mère exemplaire, loin s’en faut, elle le dit elle-même :  » Je dois avouer, que je ne suis pas une de ces mères qui raffolent de la compagnie permanente de leurs sales gosses ».(p.216). Mais une Daphné qui a essayé de préserver l’équilibre malgré les très longues absences de son mari, dépressif, traumatisé par deux guerres et qu’elle a aimé sincèrement. Finalement les enfants auront davantage profité de leur mère, d’une certaine façon plutôt que de Tristounet, surnom qu’ils avaient donné à leur père.

Sir Federick Browning surnommé Tristounet par ses enfants. Crédit : Getty images, clic.

Je pense, que chacun lira ce livre en fonction de son propre vécu, se fera une idée de qui était Daphné du Maurier sans trop de difficultés, Tatiana de Rosnay ayant été très neutre, très « suisse » si je puis me permettre, se contentant de rapporter les faits, à la manière d’un légiste qui autopsie son dernier amour : avec méticulosité tout en gardant un certain recul nécessaire à l’objectivité.

Une chose dans cette bio m’a fait énormément plaisir, moi qui ai lu Rebecca il y a trois ans presque jour pour jour (relu disons mais la première lecture était si lointaine qu’elle ne comptait plus). Je m’étais plainte ouvertement de cette horrible traductrice qu’était Denise Van Moppès, la traduction m’ayant gâchée ma lecture et Tatiana de Rosnay, justement s’interroge elle aussi au sujet de Rebecca (pas que Rebecca d’ailleurs) : « Daphné lisait parfaitement notre langue. A-t-elle comparé cette édition avec son texte original, constaté à quel point ses descriptions avaient été tronquées ? (…) Le rythme du livre s’en trouvait modifié, en partie amputé de l’atmosphère que Daphné avait ciselée avec tant de soin » (p.239). Je savais, je le savais qu’elle était mauvaise cette traduction ! Je vais pouvoir relire ce livre dans la nouvelle édition qui vient de sortir, non amputée d’une partie de deux scènes cultes… Mais il faut savoir que tous les livres de Daphné du Maurier ont été très mal traduits voire massacrés par cette Denise Van Machin (à mon tour de me venger).

Je ne vous parlerai pas de la fin de vie de D. du Maurier, infiniment triste. Finalement ces écrivains qui nous ont fait rêver devraient parfois rester dans l’ombre de leurs personnages, se confondre avec eux… Quand il deviennent des êtres de chair et de sang, ils ne se révèlent pas toujours à hauteur de nos espérances et leurs travers démythifient l’oeuvre.

A savoir, D. du Maurier a écrit ses Mémoires, elle a mis un veto sur ses carnets qui constituaient son journal avec interdiction de les lire pendant cinquante ans après sa mort. Mais malgré la sincérité dont elle a fait preuve toute sa vie, il est humain de se poser la question : n’a-t-elle pas expurgé certaines choses ? Non,  après réflexion, je ne pense pas (ou mon coeur de midinette s’y refuse), il y a des faits tellement peu flatteurs pour elle que j’en doute, cette biographie « neutre » le prouve, car la dame n’en ressort pas vraiment sympathique même si nous avons de temps à autre des accès de tendresse pour elle. Comme elle en eût pour les siens quand elle n’écrivait pas… Le titre est particulièrement bien choisi, vous le comprendrez après avoir lu cette formidable biographie ! A souligner que les photos insérées dans le livre,  accompagnant les étapes de la vie de D. du Maurier sont une valeur ajoutée au livre non négligeable, elles nous permettent de visualiser les maisons tant aimées de la romancière.

Dans le livre les enfants ont été

Dans le livre les enfants ont été « coupés » sur cette photo, aussi on voit des mains qui tiennent des petites mains sans visage…c’est bizarre, voici la photo entière de la famille Browning (Daphné du Maurier, son mari Sir Frederick Browning) en 1944. Et à droite Tessa, l’aînée, Flavia la seconde et à gauche Christian, le puîné.

Merci à Cuné de m’avoir donné envie de ne pas le laisser dormir dans ma PAL. Et le très beau billet de Yueyin..

Pour le mois anglais de Titine, Lou et Cryssilda, journée des biographies.logo mois anglais 2015

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72 réflexions au sujet de « MANDERLEY FOR EVER de Tatiana de Rosnay »

  1. Je ne connais pas du tout son histoire et je n’ai lu que « Rebecca » mais je pense que je vais me laisser tenter !
    (et sinon chez nous tout va bien, et toi ? bisous)

    • Adalana, je ne connaissais pas du tout non plus, comme je l’ai dit, je croyais même que c’était une nobliaute française du siècle dernier !!! (du 19ème même) !!! Elle était très spéciale, complexe aussi mais T. de Rosnay, sans nous la rendre excessivement sympathique, ce qu’elle n’était pas vraiment nous la rend attachante ce qui est une prouesse ! 😉
      Sinon ça pourrait aller mieux mais je garde le moral pour l’instant ! Ravie que tout aille bien chez toi, ta puce doit être grande ! 😉 Bises♥

  2. Super billet ! Merci pour les photos, c’est vrai que c’est bizarre que la dernière ait été coupée dans le livre.
    J’ai lu ton flash info en bref, je te souhaite beaucoup de courage et t’adresse toutes mes pensées les plus encourageantes.

    • Merci Cuné, sans ton billet, je ne sais pas si je l’aurais lu aussi vite ! Tu as su trouver les mots justes pour me tenter. Oui cette photo avec les mains « coupées » me faisait « tort », je préfère la complète, je pense que c’est pour l’agrandir…
      Merci de tes encouragements, une période chahutée arrive, je vais essayer d’y faire face au mieux ! 😉

    • Luocine, les nouvelles traductions ne seront pas du luxe ! Je m’en étais aperçu sans être une pro ni très à cheval là-dessus mais ce que j’ai lu dans cette bio dépasse l’entendement : les traducteurs « célèbres » n’en faisaient qu’à leur tête et le pire c’est que tout le monde leur faisait confiance, que ce soit l’auteur ou la maison d’éditions… Je relirai certainement Rebecca dans sa nouvelle version, non coupée de scènes-clé…

  3. J’avais écouté T. de Rosnay et son livre m’intéresse. De plus je connais mal DDM même si j’ai vu Les oiseaux neuf fois, Rebecca cinq fois et L’auberge de la Jamaïque une fois seulement. Un bel article, merci, grosses bises et à ttds.

    • Claude, je ne suis pas fan de T.de Rosnay mais lors de son passage à LGL, je l’ai sentie sincère et « habitée » par cette biographie, elle m’a donné envie de la lire, ensuite le billet de Cuné dans la foulée a achevé de me convaincre. DDM n’aimait pas les adaptations de ses livres et encore moins Hitchcok qui la snobait ostensiblement ! Je n’ai vu ses films qu’une fois, sauf les oiseaux 2 fois mais c’était du masochisme, j’ai cauchemardé longtemps après ça !!! 😀 En revanche, je revisionnerais bien Rebecca…

  4. hé oui, les écrivains sont des gens comme nous, avec plein de petits côtés déplaisants et de gros défauts, connaître les détails de leur biographie peut nuire à la sympathie qu’on avait pour l’artiste 😉

    • Adrienne, je n’avais aucun a priori favorable ou pas dur Daphné du maurier mais après cette lecture je peux t’assurer qu’elle ne faisait pas vraiment partie de ce qu’il est commun d’appeler « des gens comme nous », elle est née avec une flopée de bonnes fées penchées sur son berceau et malgré son esprit tourmenté, la petite cuillère en or qu’elle a eu dans la bouche dès sa naissance l’a beaucoup aidée à démarrer sa carrière… Quand on a JM Barrie (le père de Peter Pan) comme tonton et d’autres à la tête de journaux connus, on a beau dire, c’est plus facile… Ensuite, c’est vrai, il faut aussi du talent pour durer. J’ai beaucoup appris sur elle mais je n’en ressors pas avec un capital sympathie énorme…alors que j’étais prête à l’aimer sans réserves ne connaissant rien d’elle hormis Rebecca et Les oiseaux (le film) C’était quand même une drôle de bonne femme !!! 😉

    • Sharon, c’est une bio qui vaut le détour quand on aime le genre bien sûr mais si tu n’es pas fan au départ, alors ne te force pas, je sais que tu ne manques pas de lectures et qu’il est d’autres bios d’auteurs que tu aimes qui t’intéresseront davantage ! 😉

  5. Tu as cette particularité de parvenir a me faire lire de bon matin des billets-fleuves sans m’ennuyer une seule minute. C’est haletant, percutant.
    J’aime ces destins de femmes et d’hommes particulièrement brillants. Il est quand même des êtres exceptionnels. En ce bas monde.
    Bises copine.
    Je réponds bientôt à ton mail.
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Pardon ma copine pour te faire ingérer ces billets interminables dès le petit déj’ ! Mais 1) je suis bavarde quand je veux et 2) j’ai pas mal coupé sur les 450 pages lues, je n’ai pas parlé de tout, j’ai essayé de ne pas spoiler (très dur dans une bio) ! Si tu ne t’ennuies pas à me lire, alors : c’est le plus beau compliment que tu puisses me faire car ce billet m’a quand même pris 4 heures (voire plus avec les photos et l’ajout des liens)… Mais pour moi, quand j’aime, j’ai à coeur de retransmettre mes émois ou mes désamours aussi ! Et en ce qui concerne cette Lady, la frontière haine-amour est mince, on l’adore puis on la déteste, au final elle nous laisse un sentiment étrange… Sa destinée a été exceptionnelle, ça c’est indéniable mais je ne sais pas si elle aurait eu le même succès à une autre époque… peu importe, elle laisse une oeuvre pour marquer son passage et quel passage !
      Bises♥ (tu me réponds quand tu peux, il n’y a aucune urgence)…;)

  6. Merci Asphodèle pour cet excellent article; tu décris avec précision les éléments les plus importants de la vie et de la personnalité de DDM (que je ne connaissais pas du tout). On plonge directement dans une atmosphère so british des années 30, mélange d’insouciance et de quête de liberté assez individualiste . Belle journée.

    • Merci Domi, j’ai essayé d’extraire les « choses » principales de ces 450 pages très riches, très documentées sans trop en dire non plus pour laisser quelques surprises aux futurs lecteurs mais ce n’est pas facile, il eût été plus simple, en partant de la fin d’expliquer certaines choses… Sa quête de liberté était très individualiste voire égoïste, souvent…bien qu’elle ait été généreuse par ailleurs! Bises !

  7. J’ai vu « Rebecca » d’Alfred Hitchcock qui reprend le roman de Mme Du Maurier.
    Ce livre m’intrigue, d’autant plus que j’aime beaucoup ce que fait Tatiana de Rosnay. 🙂

    • Isa, un comm « oublié » 😦 , je fais le tri aujourd’hui pendant que j’ai un peu de temps… Moi je n’aime pas spécialement T. de Rosnay mais là franchement c’est du bon travail et ça te donnera envie de lire les livres de Daphné, les films n’ayant pas toujours retracé le livre avec exactitude, surtout Les oiseaux…

    • Caro, Daphné du Maurier était complexe, certes et au final pas très sympathique mais ses livres sont restés… surtout Rebecca qu’elle avait fini par haïr car on ne lui parlait que de celui-ci et elle considérait que son « travail » ne se réduisait pas qu’à Rebecca…

  8. Je suis d’accord avec Célestine, tu es une des seules dont j’arrive à lire des billets aussi longs juste au petit déjeuner ! oui je sais vu l’heure et ben quoi ! j’ai fait grass’mat. Mais j’attendais ton billet sur Daphné du Maurier avec impatience et je suis venue voir de suite ! L’ambiance très particulière qui se retrouve dans tous les livres que j’ai lu d’elle ne peut pas être artificielle, elle s’écrit dans les livres et son attitude dans la vie est sûrement un effet de ce désarroi, de ce manque de confiance en elle.malgré une grande indépendance d’esprit J’aimerais bien lire cette biographie, je vais essayer de la trouver même si ça n’entre pas trop dans mes listes d’intérêt actuel. Ah mais je relirais bien aussi le général du roi ! j’ai lu ce livre au moins dix fois mais le charme opère à chaque fois. Il avait été écrit une suite à Rebecca, « la malédiction de Manderley » par Susan Hill, ce n’était pas trop mal fait.
    Bises et prend soin de toi.

    • Monesille, en plus des Indésirables, je retrouve des commentaires auxquels je n’ai pas répondu sur plein de billets, j’ai honte !!! Surtout quand le commentaire est aussi gentil que celui-ci !!! Ce que tu dis de DDM est juste mais la bio nous en apprend davantage sur le personnage, la femme et si, au départ, elle écrivait « sincèrement », inspirée et habitée, après Rebecca, il y a quand même eu quelques livres « alimentaires »… Mais bon, elle n’est pas la seule ! C’est une bio à lire car je la trouve juste, sans concessions ni flatteries… Bises et merci de me lire au petit déj’ même quand je suis d’une longueur quasi indigeste !!! 😆

      • Les grands esprits se rencontrent car j’ai fait un saut à la médiathèque samedi et je leur ai demandé s’ils pouvaient l’inscrire à leur liste d’achat !
        Bises

        • Si j’avais eu au moins un relais-Poste (comme jusqu’à lundi dernier), je te l’aurais envoyé mais là c’est très compliqué, on ne peut même pas faire peser une lettre à moins de 10 kms à la ronde ! 😥 C’est une lecture facile et fascinante, qui te fera du bien si tu traverses une période neuronalement difficile !!! 😆 Bises.

    • Catherine, cette bio t’en apprendra beaucoup, surtout sur sa jeunesse car elle a tenu un journal quotidien de ses 10 ans (environ) jusqu’à son mariage, soit presque 15 ans…

    • Dominique, toutes mes excuses pour cette réponse tardive mais depuis juin, la vie n’a pas été un long fleuve tranquille et c’est le blog qui a trinqué… Tu peux aussi lire cette bio avant de lire les romans de DDM

      • Oups, message envoyé avant la fin ! En effet, T. de Rosnay ne spoile pas les romans de l’auteur et donne même envie de se pencher sur certains… Ça peut aussi t’éclairer pendant ta lecture, tu auras le making-off…

    • Anne, depuis que tu as laissé ce message auquel je réponds bien tardivement (toutes mes excuses 😦 ), tu l’auras peut-être lu, en tous cas il se lit comme un roman, n’est pas ardu et donne envie de lire DDM… Bref, il a tout pour plaire ! 🙂

  9. J’aime bien les biographies, donc je lirai peut-être celle-ci : les échos que j’en ai sont assez divers mais le tien se range parmi les (très) positifs, et ça compte 😉 !
    Et sinon, j’aimerais beaucoup relire Rebecca (lu il y a une éternité) dans sa nouvelle traduction, mais mes bibliothèques ne veulent pas l’acheter et je n’arrive pas à me décider à le faire.

    • Brize, et je ne suis pas fan absolue de DDM (je n’ai lu que Rebecca) et encore moins de Tatiana de Rosnay dont les livres me tombent des mains ! Mais j’avoue que cette bio m’a impressionnée car TDR y a mis de la distance, de la précision, ce n’est pas une bio de « fan » comme elle le dit elle-même. Pour Rebecca, je pense que c’est un bon investissement : l’exemplaire que j’ai chez moi (l’horrible traduction) appartenait à ma tante, je l’ai lu à l’adolescence, ma mère l’ a lu, je l’ai relu, c’est un livre qui a bien vécu et qui est amené à vivre encore longtemps si tu as des jeunes dans ton entourage… Et puis, je pense qu’il mérite d’être relu dans son entièreté, loin de cette traduction de Denise Van Moppès qui l’a quand même pas mal égratigné… Je pense que je vais ré-investir ! Ne serait-ce que pour comparer !

    • Merci ma Lydia, je prends les bisous et les bonnes ondes ! 😀 Moi aussi j’espère que ça va bien se passer, je ne suis pas en « état » pour que ça se passe mal… gros bisous et bon dimanche !^^

  10. Je n’ai lu que Rebecca que j’ai adoré et je ne connais rien de sa vie, je lirai cette biographie car la mediatheque l’a acheté mais ça ne fait pas partie de mes priorités. Bravo pour ton billet très intéressant !

    • Bianca, Rebecca mériterait d’être relu car deux des scènes cultes ont été amputées… Lire une bio n’est jamais urgent, cela dépend de l’intérêt que l’on porte à un auteur, mais on peut s’en passer ! Quand ça se lit comme un roman, c’est un plus non négligeable ! 😀

  11. Je ne suis pas hyper tentée.

    En fait, ça ne m’intéresse pas tant que ça la vie des écrivains, c’est à coup sûr déceptif et pour dire le vrai je ne crois pas aux vertus biographiques, surtout quand c’est autre auteur qui s’y colle (voilà c’est dit). J’ai lu chez MTG sa chronique sur la bio de Virginia W et on a le droit à tous les excès aussi (inceste etc….).

    Quelque part, on refuse d’imaginer un écrivain (encore plus si c’est une femme), normal et finalement banal. On se sent obligé d’y mettre du sulfureux et de l’indigne. Donc voilà, je ne fais pas confiance aux biographies, et je préfère les oeuvres aux livres sur l’oeuvre. Je préfère les romanciers aux personnes, et je trouve qu’on devrait laisser tranquilles les romancières disparues. Un exemple, combien de femmes en 2015, peuvent dire qu’elles ne raffolent pas de la compagnie de la sales gosses, quand elles en ont 3 et assez rapprochés? Que sait-on de la tendresse ou de l’amour qu’elle leur a porté à sa manière et dont il ne reste aucune trace que chez les enfants…Et dire que Daphné préférait les maisons aux individus, n’est-ce pas un peu excessif quand même? (l’extrait page 154 franchement ?)

    En revanche, je te rejoins entièrement, la traduction de Denise est une honte absolue, qui ne respecte même pas les règles de base du français (sur l’usage des particules en particulier), ça m’avait gonflée quand j’avais fait mon billet.
    Pardon pour ce commentaire extrêmement long, je t’embrasse mon Aspho et prends soin de toi.

    • Galéa, je vais essayer de répondre point par point à ton commentaire qui soulève des réflexions légitimes :
      – Non Daphné du Maurier n’était pas une femme banale (de part sa naissance déjà), elle n’a jamais milité pour les droits des femmes mais elle a fait ce qu’elle a voulu et a vécu en faisant passer ses désirs et l’écriture en priorité.
      – Elle a à peine regardé sa première fille après l’accouchement ; Elle l’a de suite confiée à une bonne, s’y est très peu intéressée, sauf quand elle n’écrivait pas. Pareil, un peu moins, pour sa deuxième fille, seul son fils trouvait grâce à ses yeux. L’intérêt ici c’est que DDM a écrit ses Mémoires avant cette bio (et d’autres en anglais), ses enfants sont encore vivants et peuvent parler de ce qu’elle fut ou de ce qu’elle ne fut pas. Il aurait été très difficile à TDR d’inventer quoi que ce soit sur le caractère de DDM, avec tous les témoins qu’il reste…
      – Et pour les maisons, c’est absolument véridique, cette phrase est tirée des carnets de Daphné qui a écrit son journal scrupuleusement de ses 12 à ses 24 ans (il me semble, pendant 12 ans c’est sûr). Ses soeurs (avec qui elle était très proche) ont confirmé cette passion absolue et aveugle qu’elle avait pour les maisons, les lieux… PAS QUE ses soeurs d’ailleurs… Il faut vraiment aimer une maison (Menabilly) quand les tuyaux gèlent l’hiver, que des hordes de rats squattent le toit et les combles, que l’eau du bain des enfants est toujours restée verdâtre malgré la somme de travaux accomplis pour remettre la maison en état…
      Où je suis d’accord avec toi, c’est sur l’intérêt même de la biographie quand on n’est pas une fan absolue de l’auteur mais il en reste toujours quelque chose ensuite, quand nous abordons la lecture de certains ouvrages. Pour moi Manderley sera liée intimement à Menabilly…était-ce vital ? Non je ne pense pas ! 😉 Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette bio fascinante alors c’est déjà ça !
      Bises ma Galinette et n’aie crainte, je ne censure pas les longs commentaires, bien au contraire !

  12. Bon, je n’ai pas lu ta chronique…tu ne m’en voudras pas et tu sais pourquoi : cet été j’ai prévu d’enchaîner d’abord Rebecca puisque je me suis offert la nouvelle traduction qui vient de paraître, puis la bio de Tatiana de Rosnay. Alors je ne veux rien savoir pour le moment…je reviendrai plus tard ! Mais je sais quand même que le livre t’a plu !
    Bises.

    • Mindounet, non surtout ne lis pas ma chronique, normalement je ne spoile pas mais je donne quand même des informations et c’est mieux d’arriver « vierge » dans une oeuvre… Le personnage Daphné du Maurier m’a laissé une drôle d’impression (nous en reparlerons quand tu l’auras lu) mais la bio en elle-même m’a beaucoup plu ! ,) Bisous.

      • Ben ça y est je l’ai lue ta chronique et j’ai fini le livre…dévoré devrais-je dire, en 5 jours…livre vraiment réussi et je suis envoûté par Daphné maintenant…pas étonnant ceci dit, les Brontë ne sont pas loins…femme hors du commun…j’en parle très vite !

  13. J’ai lu Rebecca récemment et cette bio ,une amie plus âgée que moi me l’ayant conseillée,elle a appelé sa fille Daphnée par rapport à l’écrivain,J’ai adoré j’aimerais lire la nouvelle traduction mais me dit quelle chance de pouvoir lire dans la langue d’origine!J’hésite à a acheter d’autres titres craignant des mauvaises traductions!

    • Bonjour Quenotte ! D’après ce que j’ai lu dans cette biographie concernant les livres traduits en français de Daphné du Maurier, tous ceux traduits par Denise Van Moppès ne sont pas terribles. Alors les nouvelles traductions arrivent mais surtout pour les plus connus, ceux qui se vendent le plus… Hé oui l’idéal serait de les lire en V.O mais je ne m’en sens pas le niveau et surtout le courage vu mon niveau d’anglais ! 😉 En revanche la dernière version de Rebecca (par Anouk….je ne sais plus) est paraît-il très bien, elle est sortie il y a peu…

  14. Je ne suis pas une grande lectrice de biographie même si je m’intéresse à la vie des écrivains que j’aime. Pour celle-ci, j’avais résisté jusqu’à présent mais vous êtes toutes enthousiastes et j’aime trop Daphné du Maurier pour ne pas la lire.

    • Titine, alors si tu es fan de Daphné du Maurier, je pense que tu aimeras, il y a beaucoup de recherches, de réflexion aussi de la part de Tatiana de Rosnay sur le travail d’écriture de Daphné, comment lui ont été inspirés certains livres, des passages qui m’ont « échappés » car je ne connais pas assez bien son oeuvre. En plus, elle se lit comme un roman et c’est fascinant !

  15. Un très beau billet ! J’ai été surprise par le personnage. Une femme secrète aux milles facettes. Je lirai un jour cette biographie, c’est sûr !

    • Syl, j’ai l’impression qu’elle a eu plusieurs vies elle aussi, sa jeunesse qui ne laissait pas du tout présager sa future vie d’épouse et de mère, sa vie de romancière, comme une vie parallèle, je la mets de côté pour la remorque de So, elle te la passera, ne l’achète pas !

    • J’ai lu hier soir ton billet sur Rebecca t j’ai vu ton appréciation ! Et encore tu as lu la « vilaine » traduction », quand la nouvelle sortira en Poche (pour l’instant elle n’existe qu’en grand format à 25€, ouille) je pense que nous apprécierons la relecture… Les oiseaux m’ont fait tellement flipper en film que je ne suis pas sûre d’avoir envie de le lire mais j’en ai d’autres dans ma liste et dans mes étagères : je vais commencer par ces derniers ! 😉

      • Je note pour la nouvelle traduction, je vais la chercher parce que mon édition numérique lue avait été faite à l’arrachée et je ne te raconte pas les coquilles d’oeufs de dinosaures dans certaines parties de texte !!

        Les oiseaux en film sont mieux, il y a une fin, dans la nouvelle, ça se termine que tu ne sais pas ce qu’il va se passer ! Le film m’avait fait flipper aussi quand j’étais gosse, adulte plus.

  16. Je crois bien avoir lu tout DDM, ou presque. Cette bio me tente bien pour en apprendre plus sur elle. Pour ce qui est du personnage sympathique ou pas, peu m’importe. J’attends surtout d’un auteur qu’il me fasse voyager et qu’il écrive bien. bisous

    • ma So, réponse trèèès tardive mais je sais que tu ne m’en voudras pas : ce livre fait partie de la pile que tu devais prendre cet été, alors ce sera pour la Toussaint hein ! Mais je trouve quand même qu’avoir des infos sur l’auteur éclaire ses écrits différemment…mais quand c’est bon, ça le reste…

  17. Il est très intéressant ton billet mais je crois que je vais me passer de lire ce livre, il me tentait beaucoup, mais finalement, après lecture de ton billet si complet je n’en ai plus envie… Je préfère lire à nouveau Rebecca, restez dans le flou et ne rien savoir de plus que ce que tu relates c’est bien suffisant. Je crois qu’il faut parfois rester un peu dans l’ignorance… Je te donne un exemple ; Léo Ferré est pour moi un maître, un dieu (presque ;0) et bien je n’ai jamais rien voulu lire sur sa vie (même sur le net) je ne veux rien en savoir de plus de ce qu’il dit si bien dans ses chansons, il est bien là-haut sur le piédestal sur lequel je l’y ai mis, et il y restera ;0)
    Oh et par contre tu me fais peur, la version de Rebecca que j’ai dans ma bibliothèque et que je veux lire (je ne sais pas quel version j’avais lu en premier) est traduite par cette Denise, faut-il que je rachète la nouvelle version ??

  18. Il faudra que je relise Rebecca dans cette nouvelle traduction. J’ai parfois un peu du mal avec Tatiana de Rosnay alors j’ai lu ton billet avec attention, et apparemment, c’est moins pire que d’habitude 😉 Je vais sans doute la lire si je la trouve chez le bouquiniste ou quand elle sortira en poche. Cette femme m’intéresse et si la bio éclaire les romans, c’est encore mieux !

    • Estelle, écoute je t’avouerais que tous les romans de Tatiana de Rosnay me sont tombés des mains, je n’ai jamais pu en finir un mais pour cette bio, j’y suis allée sans a priori, sachant que le « travail » était différent et je n’ai pas été déçue ! Il y a un vrai travail de fond qui n’a pas dû être facile sachant que Dame du Maurier avait déjà écrit ses Mémoires et sur sa famille…j’ai trouvé que Tatiana de Rosnay avait trouvé la juste place entre elle et cette romancière qu’elle affectionne particulièrement. Ce qui au final ne rend pas forcément Daphné du Maurier sympathique mais éclaire beaucoup son oeuvre…et on voit que TDR a tout lu !!!

  19. Alors bon j’ai à peine survolé ton billet, car je n’ai pas encore lu cette bio et je compte le faire très prochainement, je reviendrais après comparer nos ressentis 🙂 Sinon, je suis une TRÈS grande fan de du Maurier, il y a quelques années j’avais même lancé un challenge, qui n’avais pas intéressé grand monde mais ça c’est une autre histoire ^^ et de fait je compte le relancer à partir de ma lecture de cette bio ! L’écriture de de Rosnay n’est pas dans mes favorites mais je lui reconnais un talent et une rigueur qui me donne envie de plonger dans son travail sur du Maurier ! J’ai accumulé tout un tas de livre de la bibli que je tiens à lire avant de les rendre, et juste en dessous m’attend dans la pile Manderley fo ever 🙂

  20. J’aime beaucoup Tatiana de Rosnay. J’ai lu quasiment tous ces livres (à 2 ou 3 près), autant te dire que je ne raterais pas celui-ci mais auparavant, je compte lire « Rebecca » de Daphnée du Maurier (que je n’ai encore jamais lu – honte à moi !).

    • Bonjour Bérénice, je fais du ménage dans mes commentaires et j’en retrouve une quinzaine dans Indésirables, rhooo ! J’espère que tu as lu et aimé Rebecca depuis et même lu la bio !!! Welcome !

  21. Bonjour,
    Alors il va falloir que je m’y mette parce que, non seulement je ne connais pas la vie de cette auteure mais en plus, je n’ai rien lu d’elle. Je me souviens avoir vu le film « Rebecca » d’Hitchcock avec ma maman à l’adolescence. Mais je n’en ai qu’un souvenir flou.

  22. Je suis en pleine lecture de cette biographie et je viens de tomber sur ton article, je ne sais plus comment.. si, en regardant des photos des maisons de D.du Maurier. Heureusement tu ne racontes pas la fin… je suis au trois quart du livre. Ton article est très bien, il me semble juste par rapport à tout ce que je viens de lire.
    C’est le premier livre que je lis de Tatiana de Rosnay et j’avoue que je me laisse emporter par sa plume. J’ai vu les adaptations des oeuvres de D.du Maurier au cinéma avec d’Hitchcock mais je n’ai jamais lu ses romans. Je vais sûrement le faire après la bio pour me faire une idée. Une femme de caractère, déterminée, qui a en effet beaucoup de chance coté financier ce qui n’est pas négligeable, mais elle aurait pu devenir nonchalante et vivre dans le plaisir et le luxe. Au lieu de cela elle est passionnée, elle invente, elle crée, et même si elle n’est pas une mère disponible lorsqu’elle écrit elle essaie de l’être entre les parutions de ses livres… On en reparle après, je le termine. Ce que je trouve intéressant surtout c’est la manière dont T.de Rosnay (que de « de ») approche sa manière, sa relation à l’écriture, la façon dont elle parle de cet fusion avec les mots qui glissent sous la plume de l’écrivain et l’emportent hors du monde. Je te souhaite un bel été, à bientôt.

  23. J’ai relu ta chronique…un vrai plaisir ! Je pense que les amours féminines de Daphné n’ont jamais été une lubie, bien au contraire, je suis persuadé qu’elles ont peut être plus compté même que son mariage. Daphné était masculine dans sa tête et sa façon d’être…et c’est peut être aussi ce qui explique son égoïsme…
    Mais pour moi, Daphné Du Maurier n’avait rien de désagréable ou d’antipathique…bien au contraire, je l’ai trouvée fascinante et vraie…

    • j’ai lu la tienne mais commenter en bas débit…(j’essaierai demain à la maison). Je comprends ton sentiment mais il faut que tu saches que les amours homosexuelles féminines étaient très courantes à cette époque ‘regarde Virginia et Vita) mais ça n’enlève en rien leur sincérité, leur réalité et l’aspect déterminant sur leur sexualité à venir. Sauf que…malgré son côté « masculin » prononcé », si elle avait été homosexuelle, elle ne se serait jamais mariée, donc il y aussi l’aspect « tocades » dans ces relations même si à mon avis elle a davantage aimé ces femmes que son mari et ses enfants (sauf sur le tard). Son égoïsme possédée qu’elle était par l’écriture excuse bien des choses mais pas les arrangements qui…l’arrangeaient ! Cela dit elle reste fascinante mais je n’arrive pas à la trouver sympathique…nous en reparlerons ! 😉 Bises de bas débit et tardives de mon Goulag !!! 😀 J’essaierai de répondre demain de chez moi mais ça va être très short… Bises poussin !!! 😀

      • Bon week-end en Vendée, tu répondras quand tu pourras. Daphné était simplement bisexuelle…c’est peut être la forme la plus évoluée de l’amour … même si j’en suis bien incapable et tant mieux, c’est déjà assez compliqué quand on est hétéro ! Elle était trop égoïste et radicale quant à sa pratique de l’écriture…c’est peut-être ça qui te gène…gros bisous !!

  24. Bonjour Asphodèle! Comment te portes-tu? Je profite des vacances pour venir te lire. Beau billet! Mes parents m’ont offert cette biographie pour mon anniversaire et j’ai vraiment hâte de la lire, j’aimerais aussi relire Jamaïca inn en anglais. Je connais un peu la vie de l’auteur,j’étais allée voir il y a deux ans l’auberge de la Jamaïque en Angleterre. Il y a là-bas une super boutique dédiée à la romancière et son époux. Par contre, je ne savais rien de ses relations saphiques. A très bientôt!!! Bonne rentrée!

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