A bientôt…

.

Chers amis, chers lecteurs,

Le salon d’Asphodèle, son petit jardin aux parfums de lectures, d’écritures et de poésies, ferme pour quelques jours, et peut-être pour quelques semaines. Une personne qui lui est très chère a besoin d’elle.
Mais avant de partir, elle vous donne une citation de Martin Gray, que j’ai faite mienne depuis une éternité, et qui dit…

« En nous est une source puissante. Une énergie plus forte que celle de mille soleils. »

Amitiés, tendresse,
Asphodèle et Syl.

.

.

.

.

 

 

Publicités

Et hop on retourne en cuisine (aussi) pour le mois américain ! Muffins aux myrtilles pour tout le monde !

Y’a pas à dire c’est la rentrée, il faut reprendre les bonnes habitudes, taper ses recettes, prendre des photos, comme si ça ne suffisait pas de cuisiner ! Mais pour les « Gourmandises de Syl » que ne ferions-nous pas ?

Alors j’ai deux recettes à vous proposer mais puisque c’est le mois américain, on va se contenter des muffins aux myrtilles réalisés d’après une recette de mon cher Bernard, du blog « La cuisine de Bernard » donc, si vous voulez vous prendre la tête, si vous voulez la réaliser avec la précision d’un métronome et avec SES ingrédients, je vous conseille de suivre ce lien, sinon, ma version a été appréciée par Mindounet et la Douce, ils en ont réchappé, aussi pensé-je qu’on peut aussi la faire comme ça… Pour ceux qui ne le sauraient pas encore  : Mindounet = myrtilles, il faut faire au moins un dessert qui en comporte ! Alors Bernard est une excellente référence mais il faut tout peser, avoir un thermomètre, bref, j’ai un peu mélangé et je ne trouvais plus mon thermomètre (quand c’est rangé, je m’y perds), donc je me suis adaptée…Toujours un certain flou qui me caractérise mais je n’ai pas beaucoup de photos, il faudra s’en contenter ! Arf !

INGRÉDIENTS :

  • 180g de sucre ;
  • 125g de poudre d’amandes (ou noisettes comme Bernard)
  • 60 g de farine ;
  • 105 g de beurre doux (demi-sel pour moi) ;
  • 150 g de blancs d’oeufs (j’ai pesé pour vous et ça fait 3 blancs de beaux oeufs)
  • Myrtilles fraîches ou surgelées à volonté (surgelées pour moi, sans décongélation préalable)

COMMENT FAIRE ?

Mélanger tous les ingrédients secs ensemble (sucre, poudre d’amandes et farine).

Faire fondre le beurre jusqu’à ce qu’il soit noisette, c’est-à-dire légèrement doré, ça demande une petite ébullition, pas plus.

L’incorporer au mélange sec en touillant avec une maryse jusqu’à mélange homogène ou à peu près (c’est pas fini).

Battre légèrement les blancs (pas en neige, juste battus et mousseux), les ajouter. (A savoir que Bernard les fait chauffer avec le sucre jusqu’à 45°, pfffiou)….

J’ai ajouté une goutte d’Amaretti et une goutte d’amandes amères mais vous pouvez varier les plaisirs…

Ensuite, j’ai mis des caissettes en papier dans la plaque de moules à muffins (ça m’en faisait 5 mais je n’ai jamais la même taille que les moules de Bernard, c’est fatigant ! 🙄 ).

Le mélange est assez compact, déposer une cuillère à soupe pour le fond des moules, ensuite recouvrez de myrtilles et terminez par de la pâte.

Au four préchauffé à 200° pour une trentaine de minutes. Quand ils sont dorés, faites le test du cure-dents ou du couteau, s’il ressort sec, c’est cuit ! Tièdes, ils sont paraît-il encore meilleurs… Et j’ai été très satisfaite du résultat avec les myrtilles non dégelées comme je le fais tout le temps, ça n’alourdit pas, et le goût reste.Juste sortis du four, après ils ont été mangés…Oups, la Douce est compréhensive (elle !), elle m’a juste laissé le temps de prendre le sien en photo… même si on voit le moule du Balthazar, que ce n’est pas dans une assiette à dessert, on ne concourt pas pour la plus belle photo de l’année !!! 😆

Allons voir chez Syl ce que nous ont mitonné les Marmitonnes cette semaine !

Je vous souhaite un bon dimanche !On a relégué le vieux fer forgé sous le noisetier, les cyclamens sont sortis, l’automne n’est pas loin…

Jeudi poésie de septembre 2017, vert, encore vert…

Nous reprenons les bonnes habitudes, moi surtout avec une reprise en poésie, doucement mais avec toujours  autant de plaisir ! J’ai écrit ce texte (je n’ai pas la prétention d’être poète ès rimes, ès pieds et autres iambes), inspiré par un autre d’Eeguab, sur l’Ecrivaquier, il y a déjà quelques temps et je l’avais gardé pour un de nos jeudis. Soyez indulgents, la rime est souvent bancale mais l’esprit y est…

Ont poétisé avec moi aujourd’hui dans les deux catégories suivantes :

CELLES ET CEUX QUI ONT ÉCRIT UN POÈME ET/OU UN HAÏKU :

1 – Carnets Paresseux , notre incontournable Dodo,  avec  En vain, je t’attends . Il a voulu me faire croire qu’il m’avait attendue tout l’été, sans m’attendre bien sûr ! Quelle délicatesse, j’en suis z’émue ! 🙂

2 – Eeguab-Edualc-Modrone nous joue « Dérober »…Mais quoi donc Ô Grand Mystérieux….?

3 – Clém’ des Narines des crayons est notre saisonnière avec « Septembre » !

4 – Notre blonde et jolie EmilieBerd se laisse aller à des « Perceptions » et on lui fait confiance !

5 – Asphodèle, ci-dessous : Partir, revenir, de la poupe à la proue…

6 – Eléonore (très en retard) qui a quand même poétisé avec : « Je dis vert »...

CELLES ET CEUX QUI PRÉSENTENT UN POÈME :

1 – Martine notre éternelle turbulente va nous faire travailler les neurones avec un poème en puzzle, il s’agira donc de découvrir poème et poète, elle nous indique qu’il a vécu de 1827 à 1900 ! Avec ça…débrouillez-vous et vive les puzzles ! 😀

2 – Claudialucia nous présente un recueil d’Estelle Fenzy intitulé « Mère ».

3 – Soène qui a gardé son coeur d’adolescente nous propose la traduction de Candle in the wind (la chanson d’Elton John en hommage à la princesse Diana dont on a célébré les 20 ans de sa disparition le 31 août) , plus un haïku, elle fait fort !

4 – LilouSoleil , ce matin, nous offre un poème de Sully Prud’Homme.

PARTIR , REVENIR, DE LA POUPE À LA PROUE…a poesie partir revenir1

Je suis déjà ce bateau en partance
J’entends le vent en résonance
claquer dans le vieux mât.

Je suis cette hésitation en suspens
au milieu de l’océan
cernée d’abysses .a poesie partir revenir2

Je navigue sur des volcans
allumés et brûlants
Pour éprouver encore

la sensation du vertige ultime.a poesie partir revenir je navigue sur des volcans

Sentir mes ailes chatouiller
Effacer le brouillon de vie
qui n’en finit plus.Pages manuscrites du "petit Prince" de Saint-Exupéry Crédit : Artcurial

Mettre au propre
Comme on disait avant
dans l’ancien temps de nos souvenirs.

Je me brûle les rétines
Sur les reflets iridescents
du soleil trop violent
qui joue avec l’écume perlant
à la cime d’une vague taquine.a poesie partir revenir vague écume perlant

-Jeter à l’eau le lest inutile
qui alourdit les pas et la vie.-a poesie partir revenir horizon

Prendre la mer et ses tempêtes,
l’épouser en lui passant l’anneau qui libère
Lui murmurer que seul l’horizon indocile
sera une limite in-finie.

-Laisser derrière soi
Les vieux chiffons
du temps perdu.-a poesie partir revenir vieux chiffons du temps perdu

Et gravir pendant la traversée
le chemin de la poupe à la proue :
ces quelques mètres qui font la différence,
et nous ramènent à l’essentiel
en brisant les silences
qui  musèlent.a poesie partir revenir de la poupe à la proue

Revenir, si on y pense
(oui on y pense, bien sûr)
En regardant enfin devant
Coulée de lave purifiéea poesie partir revenir coulée de lave purifiée

a poesie partir revenir retour au port
Applaudir en remerciant, riant, pleurant
tous les sourires patients

de ceux qui auront attendu
le retour au port.
Sans leur dire combien fut long

le chemin de la poupe à la proue…

©Asphodèle – 6 septembre 2017 –

 

RETOUR…sans fanfares ni trompettes !

Le retour septembrien. C’était au programme que je m’étais fixé, il le faut maintenant que mes journées s’écoulent à ma guise (enfin presque), si on ne tient pas compte de la folie paperassière qui cherche à me noyer depuis mai, avec retards sans arrêt, crises de stress et la tête farcie ! Je vous épargne aussi le « vidage » de la maison qui est loin d’être fini, mes changements de déco pour me réapproprier l’endroit a minima, faire en sorte qu’il soit vivable tout simplement. Et c’est beaucoup moins facile que je ne le pensais.

Heureusement l’été a ramené des ami(e)s à la maison, même pour de brefs passages, je me suis également offert une escapade chez une de mes cousines qui m’a regonflée, alors, je prends le taureau par les cornes et j’essaie de revenir. Il y aura certainement des hoquets au début, c’est fou comme on perd le rythme à faire autre chose mais je me connais, ça ne devrait pas durer.

On recommencera, pour ceux et celles qui le souhaitent par le jeudi poésie et je vous ferai des chroniques succinctes (ou pas) des lectures qui m’ont enthousiasmée ou carrément déconcertée…

Le calendrier de ces jeudis est en ligne sur la Page dédiée, ICI

et s’arrête au 21 décembre car je ne serai pas chez moi pour ce premier Noël sans…maman mais très loin de chez moi et jusqu’au 3 janvier. J’en reparlerai en temps voulu, il va y avoir d’autres contraintes de rééducation entre-temps. Pfff, ce que c’est moche de vieillir mal !!! 😀

Bon quand vous lirez ces lignes, l’ami Mindounet et sa Douce termineront leur vacances bretonnes en faisant un détour par ma grotte et j’en suis ravie comme vous pouvez l’imaginer, dernière visite qui clôt la saison d’été, après on referme les volets (qui ne sont pas bleus) !!! Et on passe aux choses sérieuses !

Et je dédie ce billet à Lydia et Martine qui ont perdu leur chatte à quelques jours d’intervalles, mes pensées les accompagnent♥

 

Je vous dis à très vite, au 7 déjà qui sera un jeudi VERT, ha ha ! À vos plumes !!! Bon week-end à tous !

Quelle journée mes aïeux !

Non, je ne perds pas encore la tête malgré mon passage à la case « seniors » (quand on peut vraiment bénéficier de la carte s’entend) et mon blog n’est pas devenu un journal intime (quoique) , pas encore de billet livresque aujourd’hui, ce sera pour septembre comme prévu,  mais un mot pour remercier Mindounet le Mafieux, officiellement rebaptisé Grand Prêtre par moi, pour avoir fait de mon anniversaire (que je voulais un non-évènement le plus discret possible)…un tsunami qui m’a fait défaillir et plus encore… Et Soène qui a fait un billet (en plus du reste), non mais c’est trop, les deux comploteurs… De vrais Muppets tous les deux ! Et la Comtesse…je ne dis rien mais je n’en pense pas moins !Imaginez ! Bon, le 9 août c’est mon anniversaire, pas de quoi en faire un plat. Cette année, je sautais une dizaine, bon OK et alors ? Je n’avais pas le coeur à le fêter pour toutes les raisons que vous pouvez imaginer et celles que vous n’imaginez pas, on s’en fiche un peu non ? Oui mais voilà… Une bande de blogueurs fous s’agitait en coulisses depuis juin sous la férule du Grand Prêtre Mindounet pour me concocter une méga-surprise. Alors en plus des colis préparés par les amis, en plus, j’ai reçu 23 CARTES de blogueuses et blogueurs amis d’un coup !!! (ça faisait un peu fan-club de chanteuse yé-yé sur le retour, c’est le cas de le dire, arf ! 😀 )J’avoue, j’avais du mal à réaliser et à contrôler mon émotion, un défibrillateur et un masque à oxygène ont failli être nécessaires ! Mais ce n’est pas tout, chaque carte était accompagnée d’un ou deux tickets à gratter ! Sauf que la poisse me poursuit depuis janvier et que même là, pas de bol, j’ai quand même 3 billets gagnants sur 26 environ à moins de 10 €, faut pas rêver, la Française des Jeux est une escroquerie qui vend du rêve mais point trop n’en faut !

Les billets gagnants (La Douce, Lydia et Somaja) et dessous, les perdants ! Mais ce n’est pas grave, les mots de tous et toutes, cette complicité de malfaiteurs m’ont tellement retourné le cerveau que je n’avais pas vu, j’ai failli …(m’évanouir) jeter les chèques cadeaux à la poubelle !!! Je n’en avais jamais vu il faut dire. Et croyez-moi, cela fait une somme plus que coquette !!! J’en suis restée bouche ouverte, une vraie gobe-mouches, avec un seul neurone en marche ! Tant et si bien, que, en même temps, le téléphone fixe sonnait, le portable bipait, je ne savais plus où donner de la tête, ma table de cuisine a vite ressemblé à un champ de bataille !Je devais ressembler à ça…à peu près !!! et je vous mets pêle-mêle des photos (parfois un peu floues, j’avais l’oeil humide) de ce chambardement interblogosphérique ! Ça c’est ma table de cuisine, en temps normal…regardez bien les deux images qui suivent, un quart d’heure après le passage de ma factrice ! En haut, mon poignet avec un joli bracelet fait par les douces mains de …La Douce, alias Madame Mindounette ! 😀  D’autres photos, à la suite, un peu plus rangées, hum…faut le dire vite ! Soène, cette coquine, a même prévu un plaid pour mes soirées tisanes de mamy ! Arf ! Et Mindounet un poulpe ! Je ne sais pas comment je dois le prendre…

Des fleurs pour finir et la petite valise où sont rangées les cartes précieuses de cet anniversaire pas comme les autres, ces cartes que je vais garder et relire et auxquelles je vais répondre une par une pour vous remercier de votre geste les filles et les garçons, cette immense énergie déployée alors que j’avais plutôt démarré ma journée comme ça, me préparant à ce non-évènement…et qu’elle s’est terminée…ainsi !Quand vous lirez ces lignes, je serai en  route pour Limoges où je descends passer quelques jours chez ma cousine pour m’aérer l’esprit après cette période compliquée et douloureuse, je vous emmène avec moi, je vous embrasse tous un par un et je vous dis encore un GRAND MERCI pour ce que vous avez fait. Je reviens fin août mais je trouverai bien une connexion …d’ici là !Bravo pour ce complot où rien n’a fuité et où le résultat a dépassé vos espérances je pense !!! Le chapeau de Célestine (qu’elle a oublié) attendra (avec le mien dessous) le prochain été …qu’elle revienne le chercher ! La petite valise où j’ai rangé vos 25 cartes ! Alors……il est content de son coup le Poussin Mafieux ? 😀

Je vous embrasse et à très vite  !

Parce que le temps des fleurs et des cerises est revenu, il faut continuer…

EDIT DU 12 JUIN 2017 : pour faire plaisir à Martine qui me l’a demandé en commentaires, une photo d’art « flou » comme moi seule sait en faire avec ma vue de lynx ! Disons que vous pourrez constater si vous lisez le billet après à quel point je progresse pour faire des photos nettes !!!^-^Échevelure de cerises dans leur panier…

En vous remerciant de m’avoir soutenue en commentaires sur le blog ou par d’autres voies, vous m’avez portée et donné envie de continuer. Alors, répondre aux commentaires, passer de ci de là sur les blogs amis ou que l’on suit est une chose, revenir « vraiment » en est une autre….

Un mois seulement hier et déjà un mois que maman s’est envolée vers les nébuleuses de l’après-vie. Je ne marche pas encore solidement sur mes jambes, je m’efforce de mettre un pas devant l’autre à chaque jour qui se lève. Il faut traiter les dossiers administratifs, accomplir des démarches nécessaires et souvent douloureuses, recommencer, remettre son ouvrage cent fois sur le billot. Il faut aussi , quand on reste vivre dans la maison familiale, faire du vide, ne serait-ce que pour survivre soi-même à ce bouleversement qui casse nos habitudes, fait fi de nos repères et floutent les frontières familières quelquefois rassurantes.

Il faut affronter, le vide, apprivoiser la solitude, s’empêcher de parler toute seule (si, si ça arrive) mais tout doucement la vie reprend le dessus et les petits bonheurs redonnent de la gaieté à ce trou noir qui a failli m’engloutir…

Parce que la nature est bien faite, que la saison s’y prête, la famille et  les amis m’encouragent avec leur chaleur, leurs attention et leur tendresse. Syl m’a fait un patchwork avec les photos que je lui ai envoyées de mon jardin prolifique en fruits, Martine m’a gâtée avec un colis mêlant huile d’olive niçoise et poésie (et plus encore)… Merci infiniment.

l’huile d’olive est à côté des papiers, à savoir que j’ai ouvert ce colis à 22h…

de lapoésie à écrire dans un carnet inspirant et de la poésie à lire…

Mais ne vous avais-je pas parlé de cerises ? Voici ce que Syl. a fait tout d’abord avec son talent habituel pour les montages…Il y a aussi du jasmin qui fleurit, de la menthe, du basilic pour mettre de l’été dans nos plats et une échelle pour aller cueillir les cerises sur laquelle je suis montée, on ne voit pas bien les cerises mais on se rend compte de la hauteur, inutile de vous dire que le vertige m’a vite fait redescendre fissa…mais c’était un moment suspendu ! (dans tous les sens du terme ^-^)… Je vous souhaite un bon dimanche, je passerai vous voir ce soir car je suis invitée chez mes voisins à midi et je prépare…ça…

des mousses de fraises, je vous donnerai la recette très vite !

PAUSE INDÉTERMINÉE pour cause …

Tout a été très vite. AVC le matin et soins palliatifs le soir dans un coma avancé avec des lésions irréversibles au cerveau qui ne laissent aucune chance à l’espoir, à la vie. Je ne suis pas sûre de réaliser encore le tsunami qui se prépare, je sais juste que ma maman va s’en aller pour toujours, alors pour elle et en attendant de revenir, quand le chagrin sera plus supportable, cette chanson qui en dit tant…parce que moi, je n’ai plus de mots.

Sauf vous dire, à bientôt, mes amis blogueurs et plus pour certains, quand je le pourrai à nouveau…

Bon 1er mai à tous !

Quand vous lirez ces lignes, je serai occupée en cuisine, j’attends de la famille avec impatience mais vous risquez de ne pas me voir jusqu’à jeudi (vous avez l’habitude n’est-ce pas 😆 ) !

Aussi pour me faire pardonner quelques muguets du jardin, enfin ce qu’il en reste après les pluies et orages d’aujourd’hui… rt l’Arbre de Judée qui se joue au sol maintenant en symphonie rose…

Bonne fin de long-week-end à tous et courage pour la reprise demain, la semaine sera courte ! A très vite ! 🙂

Le jeudi poésie avec Les papillons bleus de Jacques Viallebesset

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Il fallait que je vous le dise : l’Agenda Ironique ce mois-ci installé chez L’Ecrevisse Turbulente, rencontre un succès grandissant, avec des participations de qualité qui me réjouissent. Il  a été aussi, pour moi, matière à m’esclaffer cette semaine, quand deux participantes emportées dans le feu de leur conversation ont parlé des jeudis poésie d’Asphodèle, ajoutant pour l’une que ce nom  lui évoquait « les salons du siècle passé et même du siècle d’avant » !!! Inutile de vous dire qu’outre le fou-rire qui ne me lâche pas depuis quand j’entends « salon », je pense pampres et cotonnades fleuries, parfum d’iris et de violettes, gibus et crinolines froufroutantes ! Dodo m’ayant demandé un doigt d’angustura, je vais penser à concocter un goûter très XIXème d’ici peu pour nos délires poétiques ! Merci aux deux jeunes filles en fleurs qui ont rebaptisé ce jeudi en « salon du siècle dernier et même de celui d’avant » d’avoir fait ma semaine ! 😆

Un peu comme ça non ?

Lire la suite

L’AZEMMOUR – Pour l’Agenda Ironique d’avril avec Martine !

Mieux vaut tard que jamais, je suis sur le fil, puisque c’est le dernier jour pour remettre nos copies, alors, n’ayant pas eu le temps de remanier la mienne, je vous la livre telle que écrite le 9 avril, un soir, d’une traite… J’eus aimé m’y attarder davantage et compter mes mots en « ude » mais ce sera comme ça !!!

Les consignes en bref : raconter un voyage, avec nom des escales etc (voir chez notre turbulente Ecrevisse les détails) et y ajouter un dizaine de mots avec le suffixe « ude »… Pas plus de 1000 mots (j’ai bon). Allez, en route, l’équipage vous attend à bord !

L’AZEMMOUR

Je devais avoir cinq ans la première fois que j’ai pris le bateau. Un bateau qui reliait Alger à Marseille, le Sidi-Ferruch je crois. J’ai des photos devant cet immense bâtiment qui semblerait minuscule aujourd’hui face aux usines à touristes charriés par des croisiéristes sans âme. Je serai honnête, je n’ai aucun souvenir de cette traversée, aucun souvenir direct. Néanmoins,  depuis cette enfance bourlingueuse, j’ai toujours envie de monter à bord quand je vois un voilier, un chalutier, un vieux gréement ou un cargo.  Quand notre regard s’est abîmé une fois, une seule fois au-delà de la ligne infinissable de l’horizon, cette envie d’aller vers lui, de le dépasser ou de voir ce qu’il y a au-delà ne nous quitte plus. C’est ce qui m’est arrivé et ne me lâche jamais.

Et puis, à la deuxième longue traversée, Marseille-Casablanca, j’avais 3 ans de plus et là mes souvenirs sont d’une nettitude précise. J’en garde un éblouissement qui a dû participer à ce que je suis devenue par la suite. Que suis-je devenue d’ailleurs ? Parfois je me cherche sans me trouver, je ne me reconnais pas dans la glace (c’est la vieillitude diront les mauvaises langues) mais pas seulement. C’est le roulis qui manque sous mes pas, ce doux balancement qui provoque des nausitudes à beaucoup, me berce et m’emporte ailleurs.

Je vais vous raconter une histoire. A bord de l’Azemmour, nom du paquebot qui nous emmenait mes parents, mon frère et moi vers le Maroc pour quatre ans, c’était la vie des croisières d’antan, comme on en lit dans les livres du siècle dernier et de celui d’avant. La veille de l’arrivée (la traversée ne durait que deux jours et une nuit), le capitaine donnait un bal et bien sûr les enfants n’étaient pas conviés. La Méditerranée ce soir-là était aussi calme qu’un lac suisse. Seulement mon horloge interne n’était pas suisse du tout et je commençais à trépigner pour aller à ce bal quand je vis ma mère enfiler sa plus belle robe. J’étais insomniaque depuis la naissance et ma mère savait que si elle voulait la paix il faudrait m’assommer. Ce qu’elle fit, en me faisant ingurgiter une bonne grosse cuillérée de Théralène (oui j’entends les cris d’orfraie, non ma mère n’était pas indigne je vous rassure). Et moi qui n’étais jamais malade ni en bateau, en avion ou en voiture, j’ai rendu tripes et boyaux cette nuit-là ! Culpabilisant ma mère avec la cruauté des enfants sûrs de leur bon droit (et lui gâchant le bal au passage mais j’estimais que c’était bien fait !). C’est ainsi que pour le dernier jour à bord, juste avant l’arrivée, j’eus le droit de faire ce que bon me semblait sur ce paquebot aux mille cachettes. Rendue à ma solitude d’enfant intrépide, je descendis à la salle des machines où glougloutait le ventre du bateau et ceux qui veillaient à notre sécuritude. Un coup d’œil aux turbines fumantes et hop j’étais déjà repartie, ce n’était pas dans mes rêvitudes. Je croisai le capitaine qui ne put s’empêcher de me chanter « Isabelle si le roi savait ça » et je lui rétorquai que je n’avais pas pu mettre ma robe de dentelles puisque le bal était interdit aux princesses comme moi ! Interloqué, le vieux loup de mer tira une bouffée de sa pipe en corne en se raclant la gorge et me tapota gentiment les cheveux avec dans son regard quelque chose qui semblait dire « attends de grandir un peu jeune fille »… Ivre de vexitude, je continuai ma balade jusqu’à la proue, mon graal, mon fantasme absolu depuis que j’avais lu La petite sirène d’Andersen ! Je me rêvais en figure de proue, mystérieuse, fatale évidemment et inaccessible bien entendu.

Il n’y avait personne . Les gens étaient bien trop occupés à traîner leur langueur de lendemain de bal sur les transats du pont, sirotant une eau gazeuse réputée reconstituante et les plus atteints avaient recommencé les cocktails que le barman agitait dans son shaker avec la grâcitude des professionnels. Un piano lointain jouait des airs de jazz auxquels je n’étais pas insensible mais qui ne correspondaient pas au volcan qui bouillonnait dans mon esprit exalté . Il m’eût fallu un grand air d’Opéra que ma tante la diva  soprano de l’Opéra-Comique aurait chanté rien que pour moi : Carmen, La Norma, ah oui la Norma ! Drapée dans mon châle léger, mes cheveux embroussaillés aux quatre  ventitudes, j’avançai vers la proue, telle Phèdre vers son destin, enfin, à l’époque on va dire la petite sirène, l’air de la Norma en tête sur fond de mauvais jazz et… damned…je trébuchai sur un tas de cordes. Pourquoi donc y-a-t-il toujours des tas de corditudes mal intentionnées à bord des plus beaux bateaux ? Dans les films on ne les voit jamais, sauf quand ça sert à une manœuvre du héros comme Hemingway sur son rafiot ! Bref, je fis un vol plané…jusqu’à la proue et je n’avais rien de la belle mystérieuse dont j’aurais voulu être l’incarnitude à cet instant précis où le soleil au zénith laissait deviner les murs immaculés de Casa la blanche. J’en oubliais mon rôle de dramaturgitude et yeux grands ouverts, je réalisais que l’horizon venait à moi, qu’il y avait des palmiers et des maisons blanches dispersées sur des collines comme je n’en avais encore jamais vues. Est-ce que ça me rappelait l’Algérie de ma petite enfance ? Je ne sais pas. L’émotion qui me claquait les joues comme la brise qui venait de se lever me traversait de part en part, j’arrivais à « l’horizon ». La gamine de huit ans que j’étais alors venait de réaliser qu’il y a toujours un port au bout du voyage, qu’on l’attende ou pas, qu’il corresponde ou pas à ce que l’on en attendait, il est là, vivant, chargé d’odeurs inconnues. Pour moi ce fut un mélange d’épices, de fuel, de jasmin et  d’oranges amères que je n’ai jamais oublié…1000 mots,
©Asphodèle , le 9 avril 2017.

Joyeuses Pâques !

Pas de recettes aujourd’hui, ma journée d’hier (et d’avant-hier) s’est passée au téléphone avec mon opérateur téléphonique puisque je change de smartphone et passer de la Pomme au Coréen n’est pas sans rebondissements puisque ma carte SIM n’est TOUJOURS pas déverrouillée ou elle l’est mais plus de réseau depuis samedi matin 11h, alors je suis avec deux appareils inutiles ! La poisse continue ! Malgré un parapluie agressif pour parer aux mauvais coups (du sort) !Et comme je dois rattraper mon retard aujourd’hui, je vous offre mes souhaits de gaieté, gavez-vous de chocolats, c’est le moment ou jamais et prenez soin de vous !Que les cloches soient avec vous, sans pluie, ce serait mieux !  😀Je vous souhaite un bon dimanche et un lundi de Pâques reposant, digeste surtout ! 😉

Allez quelques images fleuries du jardin…jungle comme dirait mon amie Lili !

Le jeudi-poésie vert (et printanier), d’avril 2017.

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent…

Mars fut long et pluvieux, j’ai sauté un jeudi (comme ça m’est déjà arrivé), aussi je suis ravie de vous retrouver en ce début avril ensoleillé, bouillonnants de sève printanière, la plume fourmillante d’inspiration !

Ont poétisé ce jeudi, nombreux, les fidèles de toujours :

CEUX QUI ONT ÉCRIT UN POÈME ou UN/DES HAÏKU(S) :

1 – Carnets Paresseux arrive (courbaturé) sur les bosses de ses « Trois baleines d’avril » !
2 – Jacou nous offre aussi un « Pré Vert », de son cru, en hommage à Prévert, vous l’avez deviné !
3 – Val, qui a remis une selle à sa Jument Verte s’interroge sur son futur moyen de transport ? Puisque c’est « Bateau ou papillon » ?
4 – Modrone-Eeguab-Edualc nous offre « trois haïkus voyageurs« ….
5 – Eléonore, la douce, nous revient avec « Quelques vers silencieux »
6 – EmilieBerd, que Mindounet avait sauvagement déshabillée (ICI), a remis sa cornette et nous emmène sur le chemin de la « Profession de foi » !
7 – Soène , en haïku (mais habillée), a fondu devant le charme d’une « Violette » urbaine.
8 – SYL. s’échappe dans la campagne à la poursuite de « La mûre et l’enfant »…
9 – Célestine (hé oui tout arrive, même en retard 😉 ) empoigne la vie « À bras le coeur », comme elle sait si bien…
10 – Asphodèle ci-dessous : un haïku (EXIL) et un poème : FEINTES DE PRINTEMPS.

CELLES QUI PRÉSENTENT UN POÈME :

1 -Martine , « prévertissime » en ce mois d’avril qui célèbre les quarante ans de la mort de l’auteur nous emmène dans le « Futuralisme » de ce cher Jacques Prévert. (Extrait du recueil « Choses et autres »). Publié la semaine dernière également mais comme on ne se lasse pas de la poésie…
2 – Claudialucia nous présente une photographe-poète,  Nia Dadle, « Entre photographie et poésie »
3 – Sharon & Nunzi nous offrent le 26ème sonnet des Regrets de Joachim du Bellay.

***

Je commence par le haïku

EXIL

Sombre périple
De l’exil non désiré,
Bateau naufragé.

Et un poème  sur l’arrivée du printemps, quand on n’y croit pas encore tout à fait…

FEINTES DE PRINTEMPS Entends-tu toi aussi mon ami
la musique souterraine
de la terre qui s’éveille en charivari
tout au long de la plaine ?IMG_0744.JPG

Sens-tu, à l’aube, le parfum des roses
encore lointain, imperceptible
que l’on devine en toutes choses
qui disent l’indescriptible ?

Caresses-tu de ta main si douce
le satin des anémones et des crocus
comme si le chant de la source
descendait en roulant avec les cumulus ?

Vois-tu ce ciel gris là où tu es ?
La brume qui ne veut pas céder,
la pluie qui s’obstine à ruisseler
donne aux fleurs du jardin
la mélancolie des répudiées.Vierges effarouchées par le matin,
sans grâce avec la moue du chagrin.

Écoute et chéris les souvenirs silencieux
qui ont encore du jus de cerise aux lèvres ;
Souffle sur la fleur de pissenlit avec cette fièvre
qui  amène la flamme à  tes yeux…

Et fais un voeu : celui de m’aimer après la fin.
Au-delà de la faim ,
Au-delà de la soif…
En ces jours où la vie te coiffe
au poteau et te cloue dans la main
un baiser sans lendemain…

©Asphodèle – Avril 2017

Un été à quatre mains de Gaëlle Josse

Montage personnel.

Recevoir un nouveau livre de Gaëlle Josse est une joie intime qui m’assure un moment de lecture privilégié, entre art(s) musicaux, peinture, ses domaines de prédilection, style poétique mais aussi envolée de l’imaginaire à partir de recherches et de déductions absolument crédibles et infiniment possibles… Comme elle le dit dans son avant-lire : « Chaque histoire de vie, chaque destin possède ses trous noirs, ses terres d’obscurité et de silence, ses creux et ses replis. On devine parfois qu’ils « bourdonnent d’essentiel » comme l’écrivait René Char. On devine qu’en leur secret, derrière le rideau, se sont joués des moments décisifs, dont les harmoniques continuent à irradier la vie, longtemps après. » (page10).

Je connaissais Schubert, sa célèbre « Truite », « Rosamonde » car mon père nous berçait de classique mais de Franz je ne connaissais rien et ce fut une découverte surprenante.

Une toute petite partie des classiques qui ont bercé mon enfance (un peu moins mon adolescence rock & roll) !

Ce sont quelques mois de la vie de Schubert, entre la fin du printemps jusqu’à l’automne 1824 que nous conte Gaëlle Josse. La possibilité d’un amour à portée de main, de coeur et d’âme et son impossibilité à se réaliser.

En 1824, Franz Schubert a déjà composé ses plus beaux morceaux mais reste un compositeur pauvre qui vit à Vienne avec ses amis une vie de bohème qui lui convient parfaitement, sauf ses échecs auprès de ceux qui font la pluie et le beau temps dans le monde musical. Autrement dit les critiques car ses pairs ont reconnu le génie en lui. Aussi quand il est invité à Zseliz, villégiature prisée de la campagne hongroise, chez la riche et haute aristocrate famille hongroise EsterHazy, comme maître de musique, pour la deuxième fois après 6 ans, les deux jeunes filles dont il a la charge ont bien grandi. L’aînée, Marie, 21 ans est déjà une mondaine comme sa mère sans réel intérêt pour Franz, alors que Caroline, âgée de 19 ans, lui a laissé un souvenir timide, portée par l’amour de la musique, par leur jeu à quatre mains pour lequel il a composé nombre de lieds et autres partitions qui sont passées depuis à la postérité. A l’époque il est hanté par « La belle meunière« .

Il n’a que 27 ans et mourra quatre ans plus tard, malade de la syphilis,  il est déjà empâté, transpirant, court sur pattes mais a une âme et une sensibilité de gentleman. Et surtout, il a besoin d’argent après les « bides » de son année 1823. « Sa musique à lui n’est qu’intériorité, tendresse, joie simple et mélancolie, mais il est difficile de renoncer à ces rêves de gloire qu’il vit les yeux ouverts, dans le secret de ses nuits… » (page 24). Aussi, les mécènes que sont les Esterhazy lui offrant le gîte, le couvert et une belle somme d’argent ne se refusent pas. Mais Franz conscient qu’il en a besoin place sa musique avant les mondanités et leurs hypocrisies. Sa musique seule compte, il est habité par elle, écrit sans cesse sur son papier à musique et trouve en Caroline un écho fait de grâce, de mystère et de talent  qui l’envoûte peu à peu. « Franz ne peut penser à une possible idylle avec elle. Leurs noces demeureront secrètes et spirituelles. La vie doit-elle toujours en aller ainsi ? De douleur en déception ? De tendre songe en cruelle réalité ? » (page 60).

Néanmoins, le coeur déchiré, alors qu’il repartira mi-octobre, heureux aussi de retrouver les joies de la liberté de sa vie viennoise, l’écharde est dans son coeur et ne va cesser de grandir puisqu’il composera ouvertement une oeuvre qui lui sera dédiée ainsi que toutes ses compositions à quatre mains. N’y a-t-il pas eu des signes qui ne trompent pas un coeur amoureux pendant cette parenthèse enchantée à Zseliz ? Des frôlements, une main qui s’attarde sur son poignet…mais aussi le vert, la « mauvaise couleur » à chaque fois qui le conforte dans son désespoir solitaire et son destin contrarié (aujourd’hui on dirait mauvais karma). Ou ne devrait-on pas préciser que le désespoir de se voir refuser ses pièces au profit d’auteurs à la mode  le plonge dans des abîmes de tristesse inconsolable.

En donnant vie à une possible histoire d’amour entre Franz et Caroline dont on ne sut jamais rien de la réciprocité, sauf que Caroline ne se maria que 20 ans plus tard et que son mariage fut déclaré nul à sa mort en 1851 ! N’est-ce pas pas un signe de plus qui a poussé Gaëlle Josse à broder sur cette histoire ? Sa plume est toujours aussi aérienne comme les quatre mains fiévreuses de Franz et Caroline au piano lors de cet été suspendu dans la chaleur estivale de Zseliz.  » À la fin de la leçon, Caroline se lève, remercie pour la leçon, prend congé sans un sourire. Franz croise un regard d’une insondable tristesse.Un appel muet qui lui déchire le coeur. » (page 80).

La dimension musicale, historique, le décor de Vienne côté bohème et de Zseliz qui est une démonstration de profusion des richesses brossent aussi un tableau de l’époque qui s’avère passionnant. Je ne dis pas tout, bien que dans l’avant-lire Gaëlle Josse ne laisse aucune place au « suspense », si c’est ce que vous cherchez, passez votre chemin mais malgré cela, on se prend à espérer, à rêver que…peut-être…au dernier moment Frantz enlèverait la sage Caroline à son milieu luxueux…

J’ai lu tous les livres de Gaëlle Josse et avec celui-ci, j’ai l’impression (qui n’engage que moi) que son oeuvre est comme un puzzle inachevé (et inachevable ?) dont elle reconstitue un morceau à chaque livre en parcourant des chemins à la fois familiers et vierges qu’elle s’évertue à rassembler, recoudre. Mais chaque romancière n’est-elle pas un peu la couturière de son âme ? Et je ne peux qu’espérer que le puzzle est loin d’être achevé et que d’autres broderies aussi fines nous attendent…

Merci à Gaëlle pour cet envoi gracieux et fort apprécié. Une lecture que je vous conseille, si comme moi, vous aimez l’Histoire, la musique mais aussi et surtout la petite histoire qui fait la différence…

« Un été à quatre mains » de Gaëlle Josse aux éditions HD ateliers Henry Dougier, sorti le 23 mars 2017.87 pages (trop vite lues). 8,90€. Un très bel objet-livre, ce qui ne gâche rien !

Et pour finir une « Fantaisie pour piano, à quatre mains » qui a dû résonner au-delà des hautes fenêtres du petit palace qu’était la demeure des Esterhazy, soufflant sur la campagne surchauffée de Zseliz ses notes mélancoliques dont les harmoniques résonnent encore au-delà du temps…

Ratage en cuisine, appareil photo qui crame, bref, une humeur de haïku !

Ma chère Syl, ce mois japonais est bien mal parti en ce qui me concerne. Entre le manque d’inspiration et celui d’ingrédients (et une motivation en berne), on ne va pas aller loin. Alors, j’ai voulu, en voyant.l’image ci-dessous faire des makis de spaghettis bien que je me sois longuement interrogé comment j’allais faire tenir DEBOUT des spaghettis cuits !!! Bon… le site Garofalo ne voulant pas que j’enregistre l’image, clic sur le lien pour voir la jolie chose…

http://www.pasta-garofalo-ristorante.fr/maki-de-spaghetti-garofalo/

Non mais c’est comme retourner le soleil pour qu’il chauffe le ciel cette histoire. L’image était belle, moi pleine de bonne volonté et de créativité, sauf que ça a vite viré au cauchemar…quand l’iPhone n’a plus voulu faire de photos (on divorce la semaine prochaine, c’est irréconciliable et je me remarie avec la marque Coréenne qui a de la mémoire elle !!!) et que l’APN a loupé la seule où le dit maki tenait à peu près debout (Galéa reviens vite avec ta loose et sors de mon corps s’il te plaît !!! Je t’en sup-plie !), aussi a-t-il fini en boule de spaghettis, avec la tapenade noire et les perles de citron (celles de yuzu étaient trop chères pour mon budget) et ce fut délicieux pour accompagner le lapin en sauce ! Certes, ce n’était pas vraiment une recette japonaise, mais il y avait de l’idée non ?  Pffffff…………….

J’avais pourtant bien commencé à aligner mes spaghettis, choisi une tapenade offerte par Martine d’une excellente maison niçoise, des perles de citron de Menton, bouh !

Mes spaghettis cuits, bien alignés, juste avant que l’Iphone lâche !, je m’apprêtais à mettre la tapenade au centre et à rouler…

L’histoire a  hélas fini ainsi…

Makis spaghettis
Mélange fou de saveurs,
Décomposition…

Perles de citron
Pétillement en bouche
 c’était délicieux !

Aussi, on va fêter le lilas revenu avec cette chanson de Barbara que j’aime beaucoup, déjà que je n’ai rien pu publier cette semaine (je me rattrape la semaine prochaine et j’ouvre le bal avec le très beau « Un été à quatre mains » de Gaëlle Josse, avant Le Caillou de Sigolène Vinson, l’Homme du lac d’Arnaldür Indridason et La part des flammes de Gaëlle Nohant, oui oui je lis beaucoup quand même et des pavés pour certains !!!)

Mais qu’ont donc fait les marmitonnes ce dimanche ? Bonne question ! C’est chez Syl que nous le saurons !

Et je vous souhaite un bon dimanche sous le soleil revenu !

Pour toi Edualc ! 😀

Un dimanche pas japonais mais très citron-Limoncello !

EDIT de 13 h 32 : dans mon état « limoncellé », j’avais oublié de taper les haïkus que notre amie Syl nous avait demandé….rhaaa…je les ajoute dans le billet (3) au fur et à mesure !

Voui voui, je sais, le mois japonais est entré dans nos cuisines avec ses baguettes, ses rituels et ses mets délicats… Mais ayant été prise de court par les ingrédients que je voulais pour un poulet yakitori, j’ai fait un poulet tandoori indien suivant une recette d’Edda ( du blog incontournable,  Un déjeuner de soleil), donc je suis hors sujet mais il ne fallait pas perdre le poulet, donc pour la recette (suivie scrupuleusement et délicieuse), c’est ICI mais il faut quand même que je vous parle de mon gâteau « nuage » (plus les miniatures) qui ont accompagné la soirée « citron-Limoncello » hier soir. Vous m’excuserez pour les fautes si j’en laisse échapper mais j’ai encore des effets secondaires très agréables du Limoncello  …qui me poussent dans les bras de Morphée ! 😀 Mindounet m’a offert une bouteille de Limoncello de Menton à Noël et ce fut une révélation ! J’ai donc repassé commande « Au pays du citron », avec des citrons de Menton (je ne vous dis pas la taille et l’odeur qui emplit la cuisine quand on les zeste, rien à voir avec les autres, je leur reproche cependant leur manque de jus mais bon, passons, vu que c’est le résultat qui compte ! Lire la suite

Des shortbreads (au citron) pour un dimanche printanier, en kilt et en Ecosse !

Il est magnifique ce logo non ? Bravo Syl !

Allez, que le vent se lève et fasse voler haut les kilts de ces messieurs, que bignougnent les cornemuses et allons nous-en manger écossais puisque telle est la dernière lubie de notre Comtesse et néanmoins Cheffe ! Bon, je sors de ma troisième bronchite (vive l’arrêt du tabac !), alors j’ai fait relativement simple ! Des petites choses sucrées pleines de beurre, agrémentées d’un zeste de citron pas écossais (pas dans la recette en tous cas) du tout mais c’est délicieux, fondant et …simple ! Que ceux et celles qui sont au régime et gnagnagna, c’est quand-même-trôôp-long et gnagnanère passent leur chemin ! Ha mais ! 🙄 J’ai trouvé cette recette sur un blog intitulé Sucrissime, il semble que la dame qui le tienne soit une fondue de shortbreads, donc je me suis appliquée à suivre cette recette qui ressemble (dit-elle) au plus près à celle des Walker’s que l’on trouve à Monoprix ou quelques grandes surfaces bien achalandées (sous-entendu pas Lidl !). Je n’ai pas assez mangé de Walker’s dans ma vie pour comparer (je suis plutôt Petit Lu, amaretti ou fondants bretons) mais j’avoue qu’ils sont bons ! Surtout avec le zeste de citron, arf ! Il faut appliquer une certaine règle 123, laisser travailler le robot et enfourner…Bon, déjà je n’ai pas de robot, ce sont mes petites mains qui ont patassé, patassé longuement la pâte, vous savez, comme font les chats quand ils cherchent un coin où se poser… Hé ben, vous faites pareil, et en plus ça muscle les poignets ! Parce que les robots, avec la « feuille », la « K », etc et maintenant les règles de 3, ça va, ça devient matheux et compliqué ces histoires !

INGRÉDIENTS

100g de sucre ;
200g de beurre ;
300g de sucre farine (corrigé grâce à mes chers lecteurs(trices) qui suivent !;
1 zeste de citron râpé finement (complètement hors sujet et facultatif). Vous avez compris la règle ? (sans le zeste) 100, 200, 300 ! Mais c’était si évident !

Pour bien faire, comme la dame de Sucrissime, il vous faudrait des emporte-pièces de 6,5cm (pas trouvé et j’ai fait que ça mesurer mes cercles à pâtisserie , donc je me suis rabattue  sur des  moules à cannelés  de 5 cm de diamètre) et 30 minutes au four à 150° pas plus pas moins mais surveillez quand même, le « shortbread ne doit pas dorer, il doit rester blanc; contrairement au sablé breton »… Vu que mon four dysfonctionne en ce moment, j’ai surveillé et heureusement à 20 mns, c’était bon !

Comment faire ?

Vous mélangez le beurre à température ambiante avec le sucre, intimement comme on dit, le patassage commence… Quand le beurre est bien lié au sucre, vous ajoutez la farine (je l’ai fait en deux fois) et là, j’ai fait la chatte, et ron et ron petit patapon ! J’ai pétri, pétri avec mes mimines, jusqu’à obtenir une boule bien lisse

Disons quand la papâte ne vous colle plus aux doigts, si vous avez un robot, prenez amoureusement cette pâte entre vos doigts et vérifiez pardi !

Ensuite, mettez la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé (c’est plus propre, plus facile) et étalez jusqu’à l’abaisser à environ 1 cm (alors là je fais au pif, je vous le dis tout cru !)Quand « l’abaisse » vous convient, faites des petits trous, euh, des cercles, des carrés, ce que vous voulez en fait avec un emporte pièce, un verre, ce que vous pouvez ! Comme ça :Au fur et à mesure, placez les shortbreads sur une feuille de papier sulfurisé, bien à plat et mettez au frigo une heure, ou plus ou moins, on peut faire que 20 minutes… En matière de sablés, on sait que l’on peut laisser une nuit , ça se bonifie. D’ailleurs c’est ce que j’ai fait avec le reste des chutes, une autre assiette qui cuira aujourd’hui ou demain si je décide de congeler avant cuisson ! Il y a pas mal de chutes et on roule, on roule !Pour ces doses là, j’ai 32 shortbreads, cuits à point, heureusement que j’ai mis mon zeste de citron, j’aurais trouvé ça un peu fade tout de même, là ils sont juste à mon goût pour le teatime de tantôt !

Phone qui a fait sa crise ? Je pique avec une fourchette avant d'nfourner, je ne vous l'ai pas dit ? Pas grave, ce n'est pas une obligation !

C’est leur vraie couleur ! Les autres, en dessous, plus rosés, je ne sais pas, l’iPhone bugue !

Je crois savoir qu’il y a des plats de ouf chez les marmitonnes de la Brigade, allons voir chez Syl, ce que Sandrion, Nahe, Martine, Hilde et d’autres nous ont mitonné dans leurs chaudrons !

Et bien sûr, avec le soleil revenu dans l’Ouest, les petits bourgeons qui éclatent, je vous souhaite un bon dimanche gourmand, livresque et…autre ! 😀

Si, si, regardez bien, mes arbres de Judée, qui me font le coeur tout rose en avril, ont commencé à rosir !

Jeudi poésie avec Alfred de Musset

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Comme il n’est point nécessaire de le faire remarquer, le printemps a démarré sous la pluie dans beaucoup de régions (dont la mienne, han !) et j’ai failli choisir « Il pleut » de Charles Cros, vous l’avez échappé belle ! J’aurais pu (aussi) choisir un poème qui colle avec  le thème des Afrique(s) du Printemps des poètes mais là-aussi, rien ne m’a fait de l’oeil assez fortement, aussi je vous propose ce  poème énamouré d’un Musset « vieux de vingt ans », qu’il adresse à une belle « andalouse », son premier amour dit-il, qu’il dut aimer passionnément, mais Musset n’aimait-il toujours pas passionnément ?  Ha ces poètes !….Le pire, à l’écouter (enfin, à le lire) ce sont les femmes qui sont ingrates ! 😀  *yeux*au*ciel*…

Ont poétisé avec moi, avec gentillesse et gouaille, mes chers habitués ! :

1 – Martine nous offre une succulente fable de Jean Anouilh qui parlerait d’une de ses lointaines cousines (réelle ou métaphorique la cousine ? À nous de le découvrir ! 😉

2- Soène a sorti ses escarpins pointus et sa robe lamée pour nous chanter un « Hymne à la nuit » du comte Robert de Montesquiou (pas confondre avec Montesquieu hein !)

3 – Notre cher Eeguab-Modrone suit, à petites foulées,  la « Loi du poème » de Julio Cortazar.

4 – Jacou, toujours fraternelle (ou sororale), nous propose de « Grandir ensemble » de Jean-François Malarme.

5 – Monesille joue les charmeuses de serpent avec « La flûte de jade » de Franz Toussaint.

6 – LilouSoleil, qui, comme beaucoup, a juste vu passer le printemps sur le calendrier avait envie de simplicité et nous propose une enfantine « Chanson d’avril ».

7 – LylouAnne a convoqué le grand Victor Hugo pour son hymne sur « Le Printemps ».

8 – Sandrion, ce matin, s’est attendrie sur « Exil » de Victor Hugo (encore un vieux chenapan !)

9 – Asphodèle s’évade avec les amours incandescentes et le poème « A Juana » d’Alfred de Musset. (ci-dessous)

 

À Juana

Ô Ciel ! Je vous revois madame,

De tous les amours de mon âme
Vous le plus tendre et le premier.
Vous souvient-il de notre histoire ?
Moi, j’en ai gardé la mémoire :
C’était, je crois, l’été dernier.

Ah ! marquise, quand on y pense,
Ce temps qu’en folie on dépense,
Comme il nous échappe et nous fuit !
Sais-tu bien, ma vieille maîtresse,
Qu’à l’hiver, sans qu’il y paraisse,
J’aurai vingt ans, et toi dix-huit ?

Eh bien ! m’amour, sans flatterie,
Si ma rose est un peu pâlie,
Elle a conservé sa beauté.
Enfant ! jamais tête espagnole
Ne fut si belle, ni si folle.
Te souviens-tu de cet été ?

De nos soirs, de notre querelle ?
Tu me donnas, je me rappelle,
Ton collier d’or pour m’apaiser,
Et pendant trois nuits, que je meure,
Je m’éveillai tous les quarts d’heure,
Pour le voir et pour le baiser.

Et ta duègne, ô duègne damnée !
Et la diabolique journée
Où tu pensas faire mourir,
O ma perle d’Andalousie,
Ton vieux mari de jalousie,
Et ton jeune amant de plaisir !

Ah ! prenez-y garde, marquise,
Cet amour-là, quoi qu’on en dise,
Se retrouvera quelque jour.
Quand un coeur vous a contenue,
Juana, la place est devenue
Trop vaste pour un autre amour.

(…D’ailleurs, ci-dessus avec George Sand, plus tard, qui avait un air andalou, non ?)

Mais que dis-je ? ainsi va le monde.
Comment lutterais-je avec l’onde
Dont les flots ne reculent pas ?
Ferme tes yeux, tes bras, ton âme ;
Adieu, ma vie, adieu, madame,
Ainsi va le monde ici-bas.

Le temps emporte sur son aile
Et le printemps et l’hirondelle,
Et la vie et les jours perdus ;
Tout s’en va comme la fumée,
L’espérance et la renommée,
Et moi qui vous ai tant aimée,
Et toi qui ne t’en souviens plus !

Alfred de Musset (1810-1857)
À Juana, 1829, extrait du recueil « Premières poésies ».

Une Irish mist cream pour la Saint-Patrick et mon dimanche !

Bon, j’ai les yeux qui zigzaguent un peu car j’ai goûté ma crème (au whisky), c’est…ouche…irlandais ! Mais bon, il faut bien obéir à la Cheffe de temps en temps et Syl. nous avait gentiment demandé une recette St-Patrick ! J’ai déniché celle-ci sur un site (je ne sais plus si c’est Madame Figaro ou All Recipes) , tant pis ! C’est très bon , léger et digeste, ce qui n’est pas évident quand on voit les ingrédients ! Je ne l’ai pas faite avec du whisky irlandais mais ce que j’avais dans le placard, une marque moins prestigieuse, je peux vous farantir (« Garantir » et pas « Farantir » , vous l’aviez compris n’est-ce pas ? 😆 ) qu’il ne faut pas en abuser !

Ingrédients pour 4 grandes coupes et une verrine « normale »  (il y en avait plus qu’indiqué). Difficulté : moyenne  (je dirais facile) – Temps de préparation : 15 minutes (sans la Chantilly, c’est presque ça)…

  • 50 cl de crème liquide pour « Chantilly » (j’avais 33 cl de Fleurette et ça a largement suffi) ;
  • 3 oeufs ;
  • 4 cuillères à soupe de miel liquide ;
  • 100 g de sucre roux en poudre ;
  • 5 cl de whisky irlandais (frelaté pour moi, arf !) ;
  • 150 g de crème fraîche épaisse pour la déco ou la finition (j’ai mis de la chantilly à la place) ;
  • cacao en poudre, tamisé.

Réalisation :

Avant de commencer (mais vous vous organisez comme vous voulez), je mets la crème fleurette, les batteurs et mon saladier au congèl, pour qu’ils soient bien froids, disons un bon quart d’heure). Pour me donner toutes les chances de ne pas rater ma chantilly, vous avez deviné !

Séparer les blancs des jaunes. Dans un saladier, fouettez les jaunes avec le sucre, le miel et quand c’est homogène, ajoutez le whisky, donnez un dernier tour. Battez la crème en crème fraîche chantilly (argh, je déteste ça mais là franchement, je l’ai bien réussie)J’ai incorporé les 3/4 (et gardé 1/4 pour la finition) tout doucement, en soulevant de bas en haut avec une maryse dans le mélange oeufs-sucre-miel-whisky. Puis battez les blancs en neige ferme et pareil, les incorporer doucement au mélange. Mettez dans des coupes ou verrines. Filmez et placez au frais pour deux heures minimum. Ce n’est pas une mousse, ça reste crémeux et très aérien .(ben oui, je goûte en cours de route moi !).

Juste avant de filmer et de mettre au frigidaire.

Au moment de servir, je me suis amusée, j’avais acheté dans un « bazar » (pour 3 francs six sous), il y a quelque temps, une grosse seringue en plastique dur, munie de plusieurs douilles et là j’ai donc empli ma seringue de chantilly, j’ai poussé le piston et hop ! Un joli tourbillon de chantilly ! sur la crème !!

Mon nouveau joujou !

Ensuite avec une passoire, vous pouvez saupoudrer de cacao  (Van Houten pour moi) ou de cannelle si vous préférez, ce midi je vais tester avec de la gelée d’oranges, j’aime bien la chantilly mais sans plus, disons que ça n’apporte rien dans cette recette déjà crémeuse et relevée côté whisky ! Avec des shortbread c’eût été délicieux, je vais en faire ce matin ! Vu le sucre qu’il y a dans cette recette (pauvres diabétiques, je vous plains) entre la cassonade et le miel, je n’avais pas sucré la chantilly et le Van Houten est amer mais ça ne m’a pas dérangé, car j’ai très vite mélangé à la crème…

Bonne Fête à tous les Patrick/Patrice que je connais (je leur ai déjà souhaité  jeudi vendredi mais en Irlande, ils doivent faire la fête toute la semaine non ?). Et à tous un bon dimanche, avec ou sans soleil !

but…with daffodils (comme dirait Edualc ! )

les « Don’t forget me » myosotis sortent timidement…

Et chez notre Cheffe Syl, allons voir ce que les marmitonnes de la brigade nous ont concocté (si elles n’ont pas abusé du whiskey ou de la Guiness, il y en a dans toutes les recettes pratiquement !) 😀 . Vous y trouverez les liens de Martine, Sandrion, Hilde, Nahe, et d’autres…

 

Gratin et petites douceurs (avec EDIT du lundi) !

En ce dimanche, les Gourmandises vous proposent des gratins. Dauphinois ou autre.
Asphodèle étant bien occupée aujourd’hui, je m’invite chez elle pour vous faire part de ses réalisations. Les mots viendront par la suite… Syl.

Voui c’est Syl. qui a fait ce billet sans me le dire alors je suis dans l’obligation d’ajouter un EDIT pour vous donner la recette du gratin au foie gras, halala !!! Lire la suite

Alleluia, youhou mon réseau est réparé !!!

Pas de bol pour vous, je reviens plus tôt que me l’avait annoncé mon opérateur ! Souvenez-vous : lundi et mardi (peut-être même avant), chez moi (et dans beaucoup de régions françaises) c’était ça…Sauf que lundi soir, tout fonctionnait… et mardi  matin, au réveil…plus de wi-fi, plus de ligne téléphonique fixe, heureusement encore que j’ai gardé mon portable chez un autre opérateur mais quand tout marche chez votre voisin, dans la rue, et/ou dans la moitié du village, on se sent…TRÈS SEUL(E)…(Pourquoi ça tombe (encore) sur moi ? Alors, on appelle son opérateur, calmement…et puis, un autre pour avoir des détails : le couperet tombe (vois d’hôtesse de l’air) « Votre département a été lourdement impacté, nos équipes sont dessus (?) mais il ne faut pas espérer un retour à la normale avant le 17 mars » !  Un pylône (ou que sais-je ?) a grillé ! (et toi ta cervelle ne va pas tarder à sauter si tu continues à me parler sur ce ton)… Bref…La prochaine fois qu’on veut me faire quitter O…ge (qui est le seul opérateur fiable dans ma région pour Internet (5 ans jusque-là, avec ou sans tempêtes et jamais de soucis sur la ligne, sur l’ordi c’est une autre histoire),  hé bien ce sera…

sous CONDITIONS…et cher, très cher ! :mrgreen:

A l’idée de rester NEUF JOURS sans INTERNET… sans ligne fixe, mais c’est juste pas possible même si on ne s’en sert pas toute la journée, c’est comme si on vous coupait l’arrivée d’air, où est ma Ventoline tonnerre de Brest ??? Cependant…quand ça finit ‘beaucoup) plus tôt que prévu, on ne va pas bouder son plaisir et on s’autorise…une petite danse de la joie, piano piano quand même, on n’a plus 20 ans !!! Je vais revenir vous voir pour commencer, attention hein…pas tous à la fois, il va bien me falloir le week-end pour me mettre à jour et encore ! En attendant, on va dire aux tempêtes qu’elles sont très jolies sur papier glacé, qu’on les aime en littérature, pour nourrir notre imaginaire fécond,  de loin aussi MAIS  qu’elles évitent de repasser trop souvent au-dessus de nos têtes (et de nos réseaux) ! Zeus, je ne te remercie pas !Un grand MERCI à Syl qui a repris le jeudi-poésie au pied levé ! Je suis heureuse de vous retrouver, à tout de suite ! 😀