Le jeudi poésie avec Jean-François Mathé.

Logo du jeudi poésie pour présentation d'un poète.

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Un mois de décembre très poétique puisque mon erreur  de la semaine dernière va nous réunir plus souvent que prévu… Mais ne participent que ceux qui le souhaitent ! Cette semaine, je vous présente un poète que j’ai découvert récemment, Jean-François Mathé,  et  dont j’aime la sensibilité, les mots clairs, légers comme une brise d’été ou au contraire sombres, mais jamais pesants. Il me fait parfois l’effet (en le lisant hein !) d’être le grand frère de Thomas Vinau. Il y a un air de famille dans leur « petite musique ». Et comme ce sont des poèmes très courts, je vous en offre deux, pour que vous vous fassiez une idée plus complète mais je pense que je vous le présenterai plus avant dès que j’aurais lu un recueil complet.

Ont poétisé avec moi aujourd’hui :

1 – Lilousoleil nous présente Au lion d’Androclès de Victor Hugo. Que j’adore !

2 – Martine a revêtu « Le Masque » (poème) avant de se perdre dans « Les villes tentaculaires » (le recueil d’où est tiré le poème)  d’Emile Verhaeren… Qui est ma madeleine, ma gaufrette à la noisette !

3 – Valentyne galope avec un poème sans titre  tiré du recueil  « À la lumière d’hiver » de Philippe Jaccottet. Que j’adoooore et admire !

4- Sharon et Nunzi nous invitent à lire le « Sonnet au lecteur » d’Alfred de Musset. Que je chéris comme un enfant terrible !

5 – Jacou fait un p’tit tour sur un « Dimanche » de Jacques Prévert. Que j’aime beaucoup !

6 – Modrone-Eeguab me fait un « Don » de …….. je n’arrive pas à le prononcer….Czeslaw Milosz. Que je ne connais pas ! Mais je vais découvrir.

7 – DimDamDom (une revenante) avec « Ils » de Brigitisis (Centerblog).L’auteure de ce poème répond au pseudo de Brigitisis et officie sur Centerblog.

8 – Claudialucia, en retard mais toujours bienvenue, en est « Rouge vive » d’Estelle Fenzy

Extrait du recueil Corde raide fil de l’eau (1991)temps-qui-passe-homme-horloge-paysages

dans la maison des morts
on mesure chaque chambre
et son volume de silence
on calcule la hauteur
entre la cave étreinte par la terre
et le grenier orphelin recueilli par le ciel

puis on ne trouve pas
de clé plus lourde que la tristesse
pour fermer la porte à jamaisa-cle-poesie-mathe

©Jean-François Mathé né en 1950 dans l’Indre.

et cet autre que j’aime beaucoup aussi :

Ces enfants, comme ils on vite passéa-enfants-neige-mathe

Ces enfants, comme ils on vite passé,
disparu en nous laissant
la neige sans leurs traces
et le vent sans leurs rires.

Auront-ils meilleur avenir que nous
ou le même,
avec les derniers mots de la chanson
tombés de la musique
pour qu’on les crie
ou qu’on les taise ?

***

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Agnes Obel, Mind The Gap et moi !

La Douce, Mind et moi en juillet 2016.

La Douce, Mind et moi en juillet 2016.

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Le jeudi poésie oublié du calendrier !

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Mea culpa, je suis faillible ! Je fais mon planning avec un calendrier que je commande tous les ans à Vi******nt, avec de grandes cases pratiques pour noter les rendez-vous mais qui comporte un sytème de « grisé clair » pour les trois premiers jours du mois suivant, ce qui fait que je ne les ai pas vus . Et comme il y avait déjà trois jeudis poésie en décembre, ça ne m’a pas choqué. C’est donc l’horloge de l’habitude « tous-les-quinze-jours » qui nous a guidés, Soène, Modrone, Martine et moi à publier aujourd’hui ! Bon Soène, d’habitude , disons « avant » (mais c’était avant), tu me signalais mes erreurs de planning, hum, tout fout le camp !😀 Lire la suite

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Le jeudi poésie vert mais pas que…

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent...

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent…

Un jeudi vert où vous pouviez écrire un poème, moi aussi. Sauf que je n’ai VRAIMENT pas eu le temps , pas de l’écrire, mais d’être concentrée et inspirée suffisamment… Ce sont des choses qui arrivent, alors vous aurez Marceline (Desbordes-Valmore) à la place…et c’est plutôt chouette non ? Promis, le mois prochain, j’en écris deux pour me faire pardonner !

Ont poétisé avec moi ce jeudi, mes fidèles amis de la poésie et je les en remercie  : (ça sent l’hiver, il y a du monde aujourd’hui ! On va se tenir chaud…) Lire la suite

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Adieu Léo, on t’aimait tant…

Adieu, le premier chanteur américain que j’ai aimé d’amour. Avant Bob Dylan, avant Neil Young…  Il était un chanteur « actif » depuis plus de 40 ans, et c’est important de le dire, il n’était pas QUE la réminiscence « d’un passé qui n’est plus ». Il venait de sortir un superbe album, à 82 ans ! Que novembre est triste encore cette année. J’ai froid tout d’un coup alors je remets « ce vieil imperméable bleu » sur le dos de Suzanne, de Marianne que tu as rejoint en nous quittant. So sad…

 

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Les Noces d’Albert Camus pour mon jeudi-poésie !

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L’automne, en septembre nous est arrivé dans les bras de l’été, encore chaud et ébouriffé de soleil, laissant à octobre le soin d’enluminer les arbres. Novembre est encore doux chez moi, les feuilles jonchent l’allée du jardin et comme en poésie, je suis souvent à contre-saison, je vais vous livrer un passage de Noces d’Albert Camus, extrait d' »Un été à Alger », un livre de courtes nouvelles, que je relis régulièrement parce qu’il me parle personnellement mais surtout parce que sa beauté est universelle même si les choses décrites par Camus dans les années 1930 n’existent plus depuis longtemps, les paysages eux sont restés. Et puis Albert Camus n’écrivait pas pour « faire de la poésie », son écriture est poétique…. D’ailleurs j’ai eu du mal à choisir un extrait plutôt qu’un autre.

Ont poétisé avec moi les inconditionnels :

1 – Martine nous emmène découvrir la poésie grecque avec : Kikí Dimoulá : « Statue de femme aux mains liées », extrait du recueil « Le Peu du monde, suivi de Je te salue Jamais »

2 -Sharon, depuis que Bob Dylan a eu le Nobel de Littérature nous offre de jolis poètes-chanteurs et aujourd’hui c’est Mathilde de Jacques Brel ! Le Grand Jacques aurait pu l’avoir ce Nobel…

3 – Soène s’est blottie contre Albert Samain et nous dit « Je rêve de vers doux »…

4 – Modrone-Eeguab, de retour d’Italie a justement rencontré Musset (Alfred de) qui lui a parlé de « A mon frère revenant d’Italie » (le hasard fait bien les choses)…

5 – Valentyne, notre Jument Verte préférée, se remet en selle avec « Diego » de Sabine Sicaud. Au galop !

6 – Jacou, la bordelaise…nous présente « Bordeaux » vu par Ausone.

7 – Célestine nous raconte « l’ivresse » selon Baudelaire…

8 – Pativore, dont le commentaire s’était glissé dans Indésirables (et que je n’ai vu qu’aujourd’hui samedi)…nous glisse un poème d’Oscar Wilde.

Extrait de  » L’ été à Alger », p. 39 à 41  de mon édition Folio.a-noces-lamiraute-de-marthe-piothet

« Soirs fugitifs d’Alger, qu’ont-ils donc d’inégalable pour délier  tant de choses en moi ? Cette douceur qu’ils me laissent aux lèvres, je n’ai pas le temps de m’en lasser qu’elle disparaît déjà dans la nuit. Est-ce le secret de sa persistance ? La tendresse de ce pays est bouleversante et furtive. Mais dans l’instant où elle est là,  le coeur du moins s’y abandonne tout entier. A la plage Padovani, le dancing est ouvert tous les jours. (…) Le soir venu, je ne voyais plus son corps collé contre son danseur, mais sur le ciel tournaient, les taches alternées du jasmin blanc et des cheveux noirs, et quand elle rejetait en arrière sa gorge gonflée, j’entendais son rire et voyais le profil de son danseur se pencher soudain. L’idée que je me fais de l’innocence, c’est à des soirs semblables que je la dois. Et ces êtres chargés de violence, j’apprends à ne plus les séparer du ciel où leurs désirs tournoient. »

Je ne peux pas résister à ajouter celui-ci, extrait de « Noces à Tipasa » et qui a donné son titre au recueil. p.17.

ruines de Tipasa

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Un peu avant midi, nous revenions par les ruines vers un petit café au bord du port. La tête retentissante des cymbales du soleil et des couleurs, quelle fraîche bienvenue que celle de la salle pleine d’ombre, du grand verre de menthe verte et glacée ! Au-dehors, c’est la mer et la route ardente de poussière. Assis devant la table, je tente de saisir entre mes cils battants l’éblouissement multicolore du ciel blanc de chaleur. Le visage mouillé de sueur, mais le corps frais dans la légère toile qui nous habille, nous étalons tous l’heureuse lassitude d’un jour de noces avec le monde. »a-noces-plage-de-tipasa-image-google

©Albert Camus, extrait de Noces – 1938 –.

 

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Cake au mascarpone, raisins secs et figues demi-sèches pour mon dimanche !

logo-pour-moi-de-syl-ce-que-je-veux-quand-je-veux-naBon, il n’y a pas une émission qui s’appelle « cauchemar en cuisine » ? Ce cake m’a fait passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ! Je sais bien que c’est Halloween mais quand même, je voulais une douceur italienne… Bon, je l’ai eue mais à quel prix ! Ma copine Samar du très bon blog Mes inspirations culinaires ne m’a jamais déçue alors je me suis dit que j’avais sûrement mis une araignée dans le potage (oui je sais avec Halloween, c’est petit ) ! Bah oui…quand on ne sait pas compter…on rame ! Quand on ne sait pas changer les ml en l (si,  je sais mais si je ne me concentre pas, j’inverse, dyslexie oblige)…

Donc Samar disait 10 minutes de temps de préparation, ça a duré 2h30 chez moi et les 40 minutes de cuisson …on arrive à 60 avec un gros moule à cake ! Quelle idée aussi j’ai eu de faire une recette « familiale » pour deux ! Arf ! Lire la suite

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LE GARÇON DE MARCUS MALTE ≠ MRL2016 AVEC PRICEMINISTER

img_4954Mais qui  donc est ce « Garçon » dont tout le monde parle ?  C’est d’abord un auteur que j’affectionne, Marcus Malte  (ICI, , ENCORE ICI, ICI,  et SURTOUT LÀ) et que je félicite d’avoir obtenu le Prix Fémina avant-hier. Prix largement mérité pour ce livre inclassable, merveilleusement (bien) écrit et dont je vais essayer de vous parler. Le résumer est au-dessus de mes forces. Alors oui ce billet est trop long mais c’est comme ça ! C’est aussi une lecture commune avec Noukette, Hélène de Lecturissime et Moglug. Cest également ma participation pour les Matches de la Rentrée Littéraire 2016 orchestrée par Price Minister . a-logo-pm-mrl2016Et c’est plus qu’un coup de coeur.

Ce livre est un pavé de 535 pages,  il m’a fallu dix jours pour le lire, le savourer. Ce n’est pas un page-turner qu’on se le dise…même si une fois commencé, on ne le lâche plus.

Le Garçon n’a pas de nom, il pourrait être une pâle copie de « L’enfant sauvage » mais rien de cela. Il restera muet toute sa vie malgré les initiateurs qu’il rencontrera sur son long chemin de solitude, d’épines mais aussi de roses incandescentes. Long chemin parce que l’histoire se déroule entre 1908 et 1938, sur trente ans dont deux années de guerre pour ce Garçon et une guerre dont il ne sortira pas indemne, comme tous ceux qui n’en sont pas morts. Muet ou mutique, on ne sait pas vraiment, à l’inverse de « L’enfant sauvage », il ne sera pas étudié et disséqué. Et c’est tant mieux pour le livre. Et ce silence choisi par l’auteur permet une autre approche, d’autres sensations.

L’histoire est poignante, les digressions sous forme d’énumérations sont criantes et cruelles aussi, mais transcendées par l’écriture de Marcus Malte, les envolées lyrico-historiques m’ont rappelé les délires d’Ariane  dans Belle du Seigneur d’Albert Cohen. Rien que ça. Et je suis certaine qu’il n’a pas tout dit.  Mais revenons à notre Garçon.

Il naît dans le sud de la France, dans une zone reculée, une cabane quelque part, pas trop loin de la mer mais pas très près non plus. Le livre s’ouvre sur une nuit noire, le Garçon a 14 ans environ et porte sur son dos celle qui est sa mère mais il ne le sait pas. Sa mère ne lui a jamais rien dit, rien enseigné, ne l’a pas vraiment aimé d’après ce que l’on comprend. ils ont vécu en autarcie, loin du monde et elle veut qu’il l’emmène voir la mer avant de mourir. Il versera ses premières larmes mais pas les dernières. On devine dès les premières pages, l’immense page blanche qu’est ce Garçon, cette glaise brute et intouchée où tout reste à écrire, à modeler. « Tout homme laisse un jour derrière lui son enfance. Il ne la retrouvera pas. Seuls quelques très vieux ou très fous bénéficient parfois de cette seconde chance » (p.39).

Il va faire des rencontres, des gens humbles, une star de cirque déchue mais magnifique, dans un premier temps puis des personnes cultivées, bourgeoises même mais un peu décalées si on les juge à l’aune de la société de l’époque, moi je dirais qu’elles étaient en avance sur leur temps et profondément humaines. Comme Emma. Qui va l’aimer, l’initier et cela nous vaut des pages torrides comme cela faisait longtemps que je n’en avais pas lues, c’est à dire de qualité… Mêler désir ardent et poésie, je n’en connais pas beaucoup qui savent le faire sans tomber très vite dans le vulgaire.  » (…) Marche à deux temps, deux battements par mesure, deux pulsations. Largo. C’est le cycle des lunes et des marées. Sac et ressac. La mer à boire, mais de miel, de sirop, un nectar. Et ce lent, très lent va-et-vient dure et dure encore.
Debout devant l’évier. » (p.258). Et encore, ne vous mettre que ce petit bout est réducteur, il ne traduit pas « l’émotion » réelle que l’on ressent.

Mais le saule sous lequel ils s’aiment, où les rayons du soleil éclairent leurs corps en été ne sera plus un refuge…Le 1er août 1914, les cloches carillonnent et ce n’est pas pour un mariage. La Guerre 14-18 vient d’éclater et on sait ce que la Guerre fait aux hommes, même aux plus tendres, même aux plus purs, surtout à eux. Elle leur fait mal et les renvoie changés dans un monde qu’ils ne reconnaissent plus. Eux-même ne se reconnaissent plus, ça y est, ils ont été touchés par la saleté du monde. La guerre oblige à de petites et grandes trahisons avec soi-même dont on a du mal à se remettre. « Ce qui n’a pas été pillé a été détruit  ou souillé. La lèpre pousse dans les chambres. Au royaume des déments qui sont les rois ? «  (page 423).

Le voyage initiatique du Garçon est loin d’être fini, la guerre est un révélateur du visage de l’Humanité, de ses multiples facettes les moins glorieuses même si l’Homme parfois n’a guère besoin de guerre pour être monstrueux. Je recule toujours devant les livres de « guerre », ici, la partie du livre qui lui est consacrée a achevé de me  bouleverser.

Quels seront les ravages sur un esprit pur comme celui du Garçon ? Quelle sera la suite de l’histoire d’amour avec Emma ? Emma la pianiste, la poète érudite qui a tout compris en renonçant à « éduquer » le Garçon, consciente de sa vanité, car au fond, l’éducation nous rend-elle plus heureux ou meilleurs ? C’est aussi je pense une des questions du livre, voire la question : qu’est-ce qui est encore vierge de toute corruption aujourd’hui, de la plus légère, celle dont parle Emma (ci-dessous) à celle qui se joue au sommet de l’État et des Académies prestigieuses ?

 » (…). Fatalement cela aurait une influence sur son esprit, sur sa façon d’appréhender le monde et les choses – corruption douce mais corruption tout de même-(…). Quand elle observait,  autour d’elle, les êtres constituant la prétendue bonne société, que voyait-elle ?
La civilisation est ailleurs. » (p. 232).

A vous de lire ce chef-d’oeuvre (non je n’ai pas peur du mot), ce livre au souffle épique qui a coupé le mien plus d’une fois (au propre comme au figuré), mélange tous les genres, dans une musicalité de style parfaite, harmonieuse, malgré la cacophonie des obus et les lamentos épistolaires d’Emma pendant la guerre. Le musicien mélomane qu’est Marcus Malte a écrit une symphonie parfaitement achevée. Le livre d’or de la maturité…

Nous avons beaucoup discuté avec Noukette et Hélène hier en faisant nos billets, ce livre nous a vraiment chamboulé. Allez lire leurs billets ! Noukette, Hélène de Lecturissime et Moglug

De nombreuses chroniques ont fleuri que je n’ai pas encore lues, sauf celles de ma LiliGalipette (il y a longtemps)  et Yvan  (après mon billet) que je vous conseille car vous y trouverez le lien vers une interview de M. Malte (en septembre, avant le Fémina), très édifiante. Et bien sûr l’étude de Mazeppa de Claudialucia (en lien avec V. Hugo et la poésie), dont elle a parlé ICI . Je ne voulais pas trop en savoir avant de commencer ce livre et bien m’en a pris. Recueillis ce matin, les avis de Claudia Lucia, Kathel, Pr. Platypus, Yv, Zazy
et la chronique très « sexy » de Lorentzradfin

SUR L ‘AUTEUR  ???

Photos Soène, Quais du polar 2013.

Photos Soène, Quais du polar 2013.

What else ? Je vous ai déjà tout dit dans mes précédents billets et avec le Fémina, vous apprendrez certainement à mieux le connaître, cet anarchiste bad boy, discret, charmeur et intranquille… ! (ce descriptif n’engage que moi, je tiens à le préciser, j’assume !).

Lien pour poster chronique PM / MRL-2016: http://bit.ly/2cC07yP

Publié dans Challenge à Tous Prix - Asphodèle, Littérature française, MRL2016 - PRICEMINISTER, Prix Littéraire, Rentrée Littéraire 2016, Roman | 79 commentaires

Oyez oyez, le jeudi poésie en vers et en pas mûr revient avec les poètes amateurs …et les autres !

Logo du jeudi poésie pour présentation d'un poète.

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Retour du jeudi poésie « vert » où nous pouvions (pour ceux qui le souhaitent)  écrire un poème en vers, en prose avec ou sans rimes, peu importe, l’idée étant de se faire plaisir. Ayant eu un début de semaine difficile, j’ai fait court… vous ne m’en voudrez pas ?

Ont poétisé avec moi aujourd’hui, les poètes du « dimanche » (expression chère à notre Carnets) et les autres…

Ceux qui présentent un poème :

1 –  Martine, l’écriturbulente se laisse bercer par la « Rumeur des mots » de Bernard Mazo, , extrait du recueil LA VIE FOUDROYÉE.
2 – Sharon nous offre du Brassens avec « Mourir pour des idées »  !
3 – Sandrion a rencontré Queneau qui lui a dit « Si tu t’imagines… »

Ceux qui ont écrit un poème :

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent...

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent…

1 – Carnets Paresseux est allé sonder l’obscurité avec « Une nuit, la nuit » à travers   un petit conte ironique avec des vrais morceaux de poésie ? (sic) (CQFD) !^^
2- Jacou, quant à elle, nous emmène « Quelque part », allons découvrir !
3 – Soène innove (et intrigue) avec  « Imagillusions » !
4 – Asphodèle ci dessous avec ses « vestiges » !

 

VESTIGES

temps-qui-passe-horloges-arbres-eau-riviere

Et nous remonterons le courant
une fois de plus, le coeur boîtant,
la ride au front creusée,
espérant voir dans la nuit
quelques réverbères allumés,a-poeme-reverbere
sur ce qui nous a fait vibrer,
à midi ou à minuit,

sur ce qu’il reste en dépit de tout :

Photo Aifelle

Photo Aifelle

Cet or qui nous a rendu fou
Et que nous garderons serré,
dans le creux de nos âmes.a-baiser-lor

Vestige sacré
d’un destin de poussière et de brindilles
car l’on sait bien
qu’à la fin
la vie nous déshabille…

©Asphodèle – octobre 2016.

Publié dans écriture, poésie, POESIE DU JEUDI | 48 commentaires

Risotto aux deux champignons, poulet et Marsala…

logo-pour-moi-de-syl-ce-que-je-veux-quand-je-veux-naLe mois Halloween de Lou et Hilde fait rage mais il se partage avec le mois italien d’Eimelle qui m’inspire bien davantage, comme vous pouvez vous en douter mais je vais bien trouver un nom horrifique pour ce risotto et le faire passer dans les deux challenges !  Non ? Comment ça c’est de la triche ? Mais pas du tout, c’est de la créativité, gnê ! Alors ce risotto pour Halloween se nommera « Riz aux yeux noirs de strega ivre  » ! (Demandez à Syl pour « strega », c’est sorcière en Corse….je crois !)

Un bon risotto demande juste 30 minutes mais 30 minutes de présence derrière la gazinière sans le lâcher une seconde… Un peu de préparation avant mais si peu…

INGRÉDIENTS  pour deux personnes (mais ça peut faire 2 repas) :img_3204

  • 2 verres de riz Arborio ou riz rond de votre choix ;
  • 1 petit verre de Marsala (pas aux amandes ni à la crème, du nature) ;
  • 2 échalotes coupées menues, 1 gousse d’ail, 1 bouquet de persil ;
  • champignons de Paris, pleurotes (parce que j’en avais mais mieux vaut les champignons de Paris si vous aimez le goût du champignon, la pleurote est assez fade)… Je n’ai pas pesé mais je dirais 500g de chaque, à faire revenir légèrement (pas trop non plus) avant avec de l’ail, une échalote, du persil, ça réduit beaucoup.
  • 2 escalopes de poulet fermier : la veille, les débiter en lanières puis en dés, les mettre à mariner dans de l’huile d’olive avec un oignon coupé fin, pratiquement haché, persil, thym, laurier, sel, poivre) et réserver au frais, filmé, jusqu’au lendemain. Vous pouvez aussi dépiauter les restes d’un poulet rôti…déjà cuit (mais  ce sera moins …bref…pas pareil).
  • 1 petite marmite (une marmitonne ?) de bouillon de poulet (idéalement fait maison), sinon un cube de bouillon de poule légèrement tiédi dans la « marmitonne » fera l’affaire. J’ai toujours du bouillon de poule maison au congél pour ces occasions !
  • et beaucoup beaucoup de parmesan, à râper au moins deux fois pendant que l’on mange (le garder à portée de main !img_3272

ACTION ! img_3258

Détaillez les échalotes finement (il me restait un oignon rouge, j’en ai profité et le(s) mettre à suer avec de l’huile d’olive dans une grande casserole. Dès qu’il (elles) est (sont)transparent(es), ajoutez les champignons juste précuits et les dés de poulet hachés avec l’huile de marinade.  Dès que c’est juste doré, ajoutez vos 2verres de riz et attention, la difficulté commence ! La seule, il faut que le riz devienne translucide sans attacher (et je n’ai pas choisi la facilité en l’ajoutant en dernier mais j’y ai gagné en saveurs). Dès que c’est fait, ajouter le verre de Marsala (et croyez-moi c’est bien meilleur que le vin blanc dans le cas présent), remuer un ou deux tours et ajouter une première louche de bouillon de poule/poulet.img_3262 img_3263Renouveler l’opération dès que ça prend au fond (avant que ça ne prenne au fond serait plus juste, arf !), jusqu’à ce que votre riz ne croque plus sous la dent (oui il faut goûter). Normalement et c’est ce qui fait le crémeux du riz, enfin pour moi (j’en connais certaines que je ne dénoncerai pas qui ajoutent de la crème fraîche, hérésia !!!), donc quand le riz est tendre et que vous avez l’impression qu’il reste trop de bouillon, comme ça :img_3270Oui c’est flou, mais il y a de la buée, c’est chaud hein ! Donc là, vous éteignez le feu, et vous recouvrez d’une assiette pendant 5 petites minutes et …img_3269 vous servez, c’est prêt-crémeux ! On peut ajouter une ou deux noix dont le goût se marie bien avec le champignon :

img_3271

Le parmesan est absorbé immédiatement, alors pensez à garder la râpe ! Buon appetito !

Mais allons voir chez Syl  notre Cheffe bien-aimée les noms et plats des participants…

logo-mois-italien-deimellePour Le mois italien d’Eimelle et si elles veulent encore de moi, les sorcières Lou et Hilde, pour le challenge Halloween…logo-halloween-lou-hilde

Je vous souhaite un bon dimanche…

Publié dans Challenge Les livres de cuisine de Syl, En cuisine | 78 commentaires

Le fruit de l’arbre sec

Je reblogue rarement un article mais là… quand l’Ecriturbulente se lance dans un concours de nouvelles et a besoin de votes, de soutien, je n’hésite pas, surtout quand j’ai aimé ladite nouvelle ! Vous trouverez les liens pour aller voter, c’est simple comme bonjour ! Ne vous en privez pas ! Merci à vous !

Écri'turbulente, c'est en écrivant qu'on devient écrevisse.

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Je me suis lancée (si si, j’ai osé) dans un challenge d’écriture organisé par Short Édition et le Département de l’Isère, pour le Prix Short Paysages. C’est la Médiathèque départementale – Service de la lecture publique du Département de l’Isère qui pilote ce concours de nouvelles (suivez les liens en rouge).

Le thème du jeu est « Paysage – Paysages isérois» et c’est sur ce thème qu’il faut créer une œuvre, un Très très court (une micro-nouvelle) ou un Poème.

Tous les genres littéraires seront acceptés : romance, thriller, fantastique, science-fiction, instant de vie… tant que l’oeuvre mentionne un paysage isérois, en toile de fond ou en sujet principal.

Trois catégories sont proposées :

  • Très très court : micro nouvelle d’une longueur de 6000 signes maximum (espaces compris) au ton, à la forme, au style de votre choix.
  • Poème : il n’y a pas de longueur minimum ou maximum requise et…

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Je confiture ! Et ça colle !

logogourmandiseshalloween15Vous vous demandiez où je disparaissais ces derniers jours ? Brusquement… Derrière mon chaudron de sorcière pardi puisque Halloween (je me retiens de lancer une insulte en arabe à l’encontre d’Halloween mais ça me démange !😀 ). Aussi, avant de vous révéler la recette de ma confiture de pommes (version très personnelle, je ne suis pas normande), voici quelques photos de ma confiture de melon selon Samar, sa recette délicieuse ICI, et comme j’avais aussi fait un pot de gelée de mûres, j’ai mélangé les deux un matin sur mon pain grillé et ma foi, c’était délicieux ! Lire la suite

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Le retour du Jeudi-Poésie avec Guénane !

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Nous revoilà au pied des rimes amis randonneurs de la poésie, avec nos vers en bandoulière pour faire craquer les feuilles d’automne et les bûches dans la cheminée. Quoi de mieux qu’un poème le soir au coin du feu quand le jour s’en va trop tôt ? J’ai choisi une poétesse que ma chère Martine m’a fait découvrir en m’envoyant un de ses recueils intitulé « La sagesse est toujours en retard« , joli programme non ? Je vous parle d’elle à la fin, en attendant, je vous fais découvrir un de ses  poèmes qui m’a particulièrement touchée, bien que le choix ait été difficile. Et Martine, je ne te remercierais jamais assez pour ces belles découvertes que tu me fais faire régulièrement…

Ont poétisé avec moi aujourd’hui ceux qui ont pu, ceux qui ont voulu, quelques uns de ceux qui m’accompagnent dans ce rendez-vous depuis trois ans…. :

1 – Modrone  qui goûte actuellement aux charmes et à la gastronomie bolognaises nous fait partager « La Felicita » dea Giovanni Pascoli
2 – Nunzi et Sharon ont regardé  partir « Les oies sauvages » de Guy de Maupassant
3 – Soène , toujours en vadrouille est partie à la recherche du « Temps jeune » (oui facile celle-là) avec Henri Bauchau ;
4 – Jacou nous met « Les points sur les i » avec Luc Bérimont ;
5 – Martine qui propose un jeu (vous jouez si vous voulez) mais aussi un superbe poème de Jean Rousselot : Maille à partir.
6 – Claudialucia avec Mazeppa de Victor Hugo dans (et en lien) Le Garçon de Marcus Malte

lampions-lanternes-ana-rosa

Nos jeunes années
les vieilles qui viennent
lesquelles servent de lanternes ?
Sur une feuille réapparue
sous l’encre déteinte
affleure l’enfant perdue.ecrire-mains-dentelle-nature-and-culture Faut-il se retourner Orphée ?
Faut-il mourir pour abandonner
nos souvenirs coriaces
ne plus humer ce qui se trame sous nos crânes ?

pieds-femme-nu-pieds-bougies-riviere-soiree-tombante

Oublier ou retenir ?
Vouloir les deux est-ce avoir deux fois tort ?
S’accommoder est si mal commode.

©Guénane, p.54 du recueil « La sagesse est toujours en retard » paru chez Rougerie en 2016. 77 pages. 13€img_3228

SUR L’AUTEURE :

Guénane en 2014.

Guénane en 2014.

Guénane Cade de son nom « complet » est né un 26 juillet 1943 du côté de Lorient, à Pontivy exactement, en Bretagne. Ses parents avaient quitté Lorient peu avant pour fuir les bombardements. « Elle a grandi au bord d’un fleuve marin, non loin de l’estuaire, et a vite compris que chacun porte en lui ses propres marées » ( Source Wikipédia). Ne se souvenant pas avoir appris à lire et écrire, elle commence le violon à 7 ans et entamera des études de lettres à Rennes. Touche-à-tout, elle a aussi fait du théâtre, a vécu longtemps en Amérique du Sud, explorant d’autres paysages, d’autres poésies. Sa rencontre à 20 ans avec René Char a été marquante et lui a inspiré le titre de son premier recueil, Résurgences (Éditions Rougerie, 1969). « Un mot emprunté à René Char. Resurgere / renaître ; insurgere / s’insurger; toute sa démarche d’écriture est contenue dans ces mots. Renaître toute la vie à sa manière » (Source Wikipédia). C’est donc une poétesse française, auteure également de romans et de nouvelles. Elle vit actuellement « en rade de Lorient ».
« Le titre de son recueil « Couleur Femme » a été repris comme thème du Printemps des Poètes 2010. » (Wikipédia).

Outre Wikipédia, un site beaucoup plus intéressant qui parle d’elle, ICI .

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FRÉNÉGONDE – Quand la fratrie s’emmêle – de LYDIA BONNAVENTURE

img_4944On ne va pas se mentir : quand une amie blogueuse, Lydia Bonnaventure et pour ceux qui la connaissent en tant que blogueuse, elle officie sous le pseudo Lydia66, récemment changé en Lydia B.,  écrit un livre et me l’offre généreusement car j’aime sa plume, je suis tout de même un peu angoissée ! Que faire si je n’aime pas ? Le lui dire sans la blesser ? Faire un billet de complaisance ? Non ça jamais ! Bien que ce ne soit pas son premier livre (elle a déjà commis un essai intitulé « La maladie et la Foi au Moyen-Âge » aux prestigieuses Éditions La Louve, spécialistes de l’époque) mais c’est son premier « bébé » en terme de roman. Et si je vous dis que je l’ai dévoré en deux après-midis sitôt reçu, que j’ai ri, admiré le travail de recherche(s) et la facilité avec laquelle ce roman se lit est en soi une prouesse car nous rendre le Moyen-Âge ainsi accessible, comme si cela se passait à notre époque quasiment en y mêlant de l’amour, de l’humour, une intrigue policière, des religieuses et des faits historiques ayant réellement existé, ce n’est plus une prouesse mais un livre de santé publique que tous les réfractaires à cette époque devraient lire, ainsi que les ados ! Bon, mais trêve de digressions et autres états d’âme, de quoi ça parle ???

L’action se situe à Alzey , petit bourg situé dans le Palatinat du Rhin (Allemagne aujourd’hui) en 1135 (je sais depuis toujours que Lydia a un faible pour les collections automne-hiver de cette époque) (elle enlève son hennin mais on voit bien la marque sur sa chevelure délicatement ondulée). Le livre s’ouvre sur les hurlements (en majuscules) de Dame Frénégonde, Dame apothicaire depuis la mort de son mari (l’époque de la peste et autres maladies décimaient des familles rapidement si on n’avait pas une santé de fer). Elle a une quarantaine d’années, est plutôt bien charpentée et costaud et ne s’en laisse pas remontrer. Elle a aussi un fils, Gottfried qui lui succèdera mais pour l’heure, il partage son temps entre l’échoppe et les roucoulades avec  sa promise…

Lydia Bonnaventure est donc une pro du Moyen-Âge, elle s’y promène en habituée, tape sur l’épaule de tout le monde avec une aisance déconcertante. Aussi quand elle prend le risque d’inclure Hildegarde Von Bingen, qu’elle adore et qui fut en son temps une religieuse bénédictine visionnaire, érudite aussi bien en littérature, musique qu’en pharmacopée (tiens, comme Frénégonde) c’est encore un pari osé mais qui se tient car la pauvre et frêle Hildegarde, emmenée à l’âge de huit ans au monastère, était la dixième d’une fratrie de dix enfants (et avait un « don »). Comme on ne connaît pas bien deux de ses frère et soeur,  l’auteure s’est engouffrée dans cette lacune historique pour créer Frénégonde et un autre frère qui arrivera plus tard dans le livre. Mêlant donc ainsi allègrement fiction et réalité avec un bonheur certain et absolument crédible ! Ha la scène où Frénégonde se prend une cuite avec une bourgeoise coincée… au monastère ! J’en ris encore !

Pour l’heure, Frénégonde est aux prises avec un jongleur-voleur qui lui a volé une  « chevrette », ces pots d’apothicaire qui possédaient pour la plupart un sceau en leur fond, attestant de la propriété de l’apothicaire et là Frénégonde voit rouge  et rugit un « PAR  SAINTE GAUBURGE «  retentissant qui réveille tout le quartier. Il faut dire qu’elle a une verdeur de langage parfois surprenante ! Les autres personnages sont pas mal non plus.

Je vous passe les rebondissements incessants qui font qu’on ne lâche pas le livre si je ne veux pas le déflorer plus avant pour vous laisser des surprises ! Mais Lydia est gourmande et l’on sait bien qu’à cette époque, hormis chez les Seigneurs, la classe moyenne se contentait de produits rustiques et simples. Mais bien cuisinés, elle a réussi à me faire saliver avec un poulet grillé aux carottes rôties, moi qui n’aime que très modérément les carôôttes ! Trop forte ! Et sans parler des pommes au four qui étaient un must !

Même quand elle parle en termes « Moyen-Âge » à son fils amoureux, on comprend et on sourit :

« Serais-tu en train de m’engigner ? Vas-tu me dire d’où tu sors avec cet air de coquebert ? » Page 26.

Vous trouverez en préface et postface la part de fiction et les évènements/personnages réels que Lydia a tenu à départager et malgré la fin qui ne laissait pas entrevoir de suite, après renseignements tombés comme par magie dans mon oreillette, il y en aura une, c’est O-BLI-GÉ comme hurlerait Frénégonde.

Mais ne vous méprenez pas sur ce « livre sans prétention » comme le qualifie humblement Lydia Bonnaventure, la fluidité du style, le sens de l’action, les dialogues percutants et la précision des faits historiques en font une petite pépite que je vous recommande chaudement….

FRÉNÉGONDE
Quand la fratrie s’emmêle de Lydia Bonnaventure, 161 pages, sorti en août 2016 par MON PETIT ÉDITEUR.

Vous pouvez l’acheter en librairie en le commandant à votre libraire préféré ou sur le site de l’éditeur, ICI !

Si vous êtes abonnés au site ou au blog de Lydia (qui quitte enfin CB pour WP (Les autres CB, là dans les rangs, prenez-en de la graine😉 ), elle consacre régulièrement des articles avec photos sur les lieux du livre et je dois dire que cela a été un plus pour ma lecture.

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DE VIVES VOIX de GAËLLE JOSSE / Rentrée Littéraire 2016

img_4896 Ce dernier opus de Gaëlle Josse, sorti le 22 septembre, n’est (selon l’éditeur) « ni un roman, ni un essai, ni une auto-fiction » mais je le situerais volontiers entre l’essai  et une suite de pensées personnelles sur la/les voix, leur impact, leur importance sur nos vies, et dans nos relations à l’autre, au quotidien ou qu’elles nous (re)viennent du passé. Ces fragments se lisent comme de la poésie. Ce serait donc un « essai-poésie »… L’oreille, le véhicule indispensable n’est pas le plus important pour « entendre », il sert juste à écouter. L’esprit doit montrer des dispositions et une acuité particulières pour être réceptif aux nuances, aux vibrations, aux tonalités et surtout, surtout à la justesse. Gaëlle Josse n’a-t-elle pas écrit « Nos vies désaccordées » ? On sait donc l’importance qu’elle accorde à la musique, à quel point l’harmonie, l’équilibre entre le son et ce qui se joue (en paroles ou en musique) est vital pour elle.

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Comme elle le spécifie dans cet « Avant-lire » ci-dessus (imprimé par moi sur du papier « bible » pour mieux le lire qu’en PDF), tout part de l’infime, de ce que nous jugeons souvent comme « insignifiant » et donc important à ses yeux. Quels rôles en effet ont pu avoir dans notre existence, les voix originelles, les premières que nous ayions entendues ? Comme celle de la mère in utero… Déterminante dans la découverte du monde comme le fut celle de Rimbaud qui lui ouvrit le chemin étoilé de la poésie dans une fulgurance inaltérée. Ces voix sont des murmures, des cris aussi, des chants, des réminiscences précises ou plus lointaines. Nous en apprenons un peu plus sur elle, elle se confie avec la pudeur et la sensibilité qu’on lui connaît. Avec tact et délicatesse.

« Une incision dans le silence. La voix investit des sphères insoupçonnées, lointaines, minérales. » Page 69.

Que dire aussi des voix du passé, celles des absents, des voix que l’on croyait oubliées, planquées dans un repli de mémoire et qui  nous reviennent en boomerang quand on ne s’y attendait pas :

« Il est éprouvant de revoir en photo un proche disparu, mais entendre sa voix, fût-ce une seule exclamation dans une mauvaise vidéo, est insoutenable. Douleur de reconnaître une voix aimée qui ne peut nous entendre; illusion de croire, un instant, revenu quelqu’un qui nous a été cher. Trop de présence, trop d’absence. »

Mais elle nous parle aussi des voix du quotidien, entendues ça et là, par hasard, comme celle de cette jeune fille à la gare Saint-Lazare qui parlait à son téléphone à la descente du train… Une voix de « rossignol », modulée, forcément une voix  » d’amoureuse »… On reconnaît là la psychologue…

Il y a aussi des déceptions à écouter des voix d’acteurs lors de la retranscription d’un livre en version cinématographique :

« Dans la collision audition et virtuelle à laquelle nous sommes confrontés, c’est le décalage entre la voix d’acteur et la voix imaginée qui est le plus désagréable. » Page 71.

Savoir saisir ces voix dont nous sommes cernés, en extraire le suc, l’essentiel et passer de l’oral à l’écrit pour qu’il en reste trace. Les voix ont contribué, contribuent sans cesse à faire de nous ce que nous sommes. La somme de toutes ces voix et bien plus…atteste notre présence au monde.

Jusqu’où nous emmène le souvenir d’une voix ? Quand elle se remémore celle d’un homme aimé à la voix éraillée qui en disait long sur lui. Ou encore, ce passage, page 13 sur la musique de Schubert, à travers le message du musicien qui est « d’entendre ou ne pas entendre », ce qui fait une grosse différence. Pourquoi encore les voix d’enfants sont-elles bruyantes et joyeuses jusqu’à la fin du primaire pour se taire brutalement à l’arrivée de l’adolescence ? Autant de réflexions intelligentes qui nous interpellent tous.

Je pourrais vous citer encore bien des exemples et des passages de ce recueil tant j’ai émaillé mes pages A4 de post-it mais il est mieux que vous le lisiez, que vous écoutiez à votre tour, la voix incarnée, mélodieuse, jamais cacophonique de Gaëlle Josse qui illumine ce livre avec talent, une voix qui compte désormais en littérature et il est difficile de passer à côté sans écouter  et surtout « entendre » ce qu’elle a à dire… J’avoue que ce « format » me faisait un peu peur car il sortait des sentiers battus de Gaëlle, sans trame romanesque tout en plongeant dans l’intime. Mais elle a su y imprimer allegro presto son vibrato reconnaissable, indéfinissable, accompagnant le sensible des émotions avec  ses mots, nous parlant avec légèreté des ses amitiés tonales comme de ses détestations vocales.

Il s’avère que j’ai trouvé cette lecture passionnante car elle nous touche, nous avons l’impression d’avoir un jour ou l’autre entendu ces voix, d’avoir réagi comme elle et ces courtes pages se boivent comme un nectar bienfaisant et rafraîchissant.a-gaelle-josse-de-vives-voix-le-temps-quil-faitMerci Gaëlle pour cet envoi, ce fut un beau cadeau ! Vous pouvez trouver la jolie version papier aux Éditions Le temps qu’il fait, depuis le 22 septembre au prix de 13 €uros pour 88 (80 pour moi) pages de pur bonheur…dans un format carnet (à emmener partout) de 19  x 14cm qui ne pèse que 130g.

Et si vous n’étiez pas convaincus que Gaëlle Josse est devenue pour moi une auteure fétiche-doudou-majeure, je vous renvoie à mes chroniques de « Nos vies désaccordées », « Les heures silencieuses », « Le dernier gardien d’Ellis Island » et « L’ombre de nos nuits » . Je les ai tous lus, me reste à chroniquer Noces de Neige.

 Vous pouvez lire aussi l’avis de Sabine, du Petit Carré Jaune.

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Après trois ans de Paul Verlaine – retour de poésie –

Ce n’est pas encore le retour du jeudi-poésie, je vous proposerai, si vous êtes toujours d’accord, un calendrier début octobre, en conservant les « jeudis verts »… C’est un début et c’est avec Verlaine que je reviens, dans ma zone de confort…


APRÈS TROIS ANS...a-verlaine-porte-bois-usee

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle. IMG_4625

Rien n’a changé. J’ai tout revu : l’humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin…
Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.a-tonnelle-vigne-vierge a-jet-dau-verlaine

Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent.
Chaque alouette qui va et vient m’est connue. img_4787 IMG_4550

Même j’ai retrouvé debout la Velleda
Dont le plâtre s’écaille au bout de l’avenue,
— Grêle, parmi l’odeur fade du réséda.a-verlaine-velleda-dhyppolite-maindron-i839-jardin-du-luxembour-a-paris

Verlaine, Paul (1844 – 1896)

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Beignets de courgettes pour mon dimanche !

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Le mois américain continue et comme je n’ai pas franchement d’inspirations mais en revanche, j’ai de beaux légumes bien mûrs de fin de saison à cuisiner, alors je joue encore une fois les rebelles, je sais que Syl. me pardonnera !

EDIT DE 15H41 : VOIR TOUS LES LIENS DU DIMANCHE à la fin de ce billet.img_3333Et il reste de belles courgettes (les citrouilles sont presque mûres), alors pour changer des pains, des flans, des pestos, j’ai fait des beignets de courgettes. J’en avais mangé sur le marché d’Ajaccio à tomber, avec du brocciu frais, nous étions en décembre et j’ai essayé de retrouver la texture en faisant une pâte à beignets que je fais pour les beignets de crevettes, hyper légère. Mais c’est un peu long car il faut faire cracher l’eau aux courgettes ! Et elles en regorgent…

INGRÉDIENTS : Pour une dizaine de beignets (pas assez😉 )img_4167

  • 3 courgettes moyennes ;
  •  morceaux de feta ou de brocciu si vous en avez ;
  • 5 branches de menthe fraîche, 1 branche de basilic, 10 beaux brins de persil plat, 2 échalotes, 1 à 2 gousses d’ail, sel, poivre.
  • Pour la pâte à beignets :
  • 100g de farine,
  • 2 jaunes d’oeufs et 2 blancs qui seront battus séparément ;
  • une « coulée » d’huile d’olive ,
  • si besoin une lichette d’eau gazeuse pour finir de délayer et homogénéiser la pâte (comme sur les images plus bas)

Commencez par bien laver les courgettes, les râper crues avec leur peau et les mettre à dégorger 1h minimum en les pressant à la main si nécessaire pour accélérer le mouvementimg_4726En une après-midi j’ai récolté ÇA d’EAU !

Vidé deux fois !

Vidé deux fois !

Cette étape terminée, malaxez-patassez bien vos courgettes râpées avec la menthe et le basilic ciselés, le bouquet de persil plat ciselé également,  la féta recoupée en petits morceaux et rien ne vous empêche d’ajouter un peu de parmesan, quand on aime, ça ne gâche rien. J’ajoute également 1 à deux échalotes coupées très fines et 2 gousses d’ail hachées, du sel, du poivre ou une pointe de piment pour les plus téméraires.

Vous obtenez ça !

Vous obtenez ça !

Pendant que les courgettes dégorgeaient, j’ai préparé ma pâte à beignets qui a bien eu le temps de reposer par la suite (une après-midi).  Ce sont des proportions pour une dizaine de beignets , vous ajusterez en fonction…Dans une jatte, mettez les 100g de farine, les deux oeufs, l’huile d’olive, le sel, touillez jusqu’à ce que le mélange soit lisse.img_4728Et enfin, ajoutez les 2 blancs d’oeuf  battus en neige jusqu’à ce que vous ayez la consistance que vous voyez sur la spatule. N’hésitez pas à ajouter un goutte d’eau gazeuse  si vous la jugez trop épaisse . Laissez reposer minimum une heure.img_4737 Ensuite, avec une cuillère à soupe (ou deux), façonnez (comme vous le pouvez) des « boulettes » (c’est assez mou donc on fait comme on peu), trempez les dans la pâte et passez-les à la poêle dans de l’huile d’olive chaude mais pas bouillante pendant deux à trois minutes de chaque côté.img_4743 img_4741Ils sont d’une légèreté confondante et absolument délicieux, ils méritent le temps qu’on y passe… Une fois qu’on a mordu dedans… on ne peut plus s’arrêter !img_4745 img_4744Je vous souhaite un bon dimanche et je vous invite à aller voir chez notre patronne Syl ce que les marmitonnes Sandrion, Nahe, Marion, Une Comète-Béa, et d’autres de dernière minute, ont préparé !

EDIT DE 15H41 : Syl étant en panne d’ordinateur, je mets les liens de vos petits plats du dimanche ici, en attendant qu’elle puisse le faire chez elle :

Syl a cuisiné une tarte aux amandes de Californie, légère comme on les aime !

Sandrion a fait compoter sa tarte aux prunes et du coup c’est meilleur !

Béa-Une Comète s’est lancé dans la boulange et nous offre des baguettes viennoises aux pépites de chocolat, huum…

Nahe a repris avec bonheur la recette d’Estelle Calim pour de délicieux pancakes !

L’Irrégulière nous régale d’un risotto verde, parfait en ce début d’automne !

 

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CE QU’IL M’EN RESTE …

a-pinces-0-linges-logo1EDIT DU 14/09/2016 : logo corrigé entre deux orages pour supprimer la grosse « fôte » ! (Merci Aifelle, Anne et SophieKop !)

Bon, on ne va pas épiloguer et se confondre en gémissements mais il ne vous aura pas échappé qu’outre virer blog de cuisine (Merci EstelleCalim) ou d’humeurs, je ne publiais plus beaucoup de billets de lectures depuis plus d’un an… Aussi ai-je décidé de créer cette rubrique « Ce qu’il m’en reste », pour des livres lus il y a un an, deux ans, 6 mois, peu importe en fait,  avec une économie de mots qui devrait plaire aux plus pressés (Soène pourquoi tu tousses ?) ! Et comme la rentrée littéraire ne m’a pas encore émue, malgré quelques repérages intéressants dont mon cher Marcus Malte et le dernier Gaëlle Josse (non moins chère), je vous parlerai de lectures plus anciennes pour lesquelles je n’ai pas pris de notes et là on verra vraiment ce qui a survécu au temps malgré l’enthousiasme immédiat…ou pas.

Si l’idée vous séduit, rien ne vous empêche de reprendre le logo  et… l’idée !

A bientôt pour les premiers souvenirs ! D’un livre américain intitulé « L’étoile d’argent » de Jeannette Walls !

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Savarin aux cerises (ou autres fruits) et à l’amande amère

logo-pour-moi-de-syl-ce-que-je-veux-quand-je-veux-naNotre Cheffe Syl l’a dit, je peux faire CE QUE JE VEUX (merci pour ce logo qui m’a fait éclater de rire), sans être obligée de cuisiner américain ou assimilé tous les dimanches ! Gnê. Et comme j’ai cette recette de gâteau, concoctée par mes soins (vi vi, dosages et tout et tout) depuis juin, que j’ai testée avec différents fruits, je ne pouvais pas ne pas vous en faire profiter !img_4717Compter une vingtaines de cerises Burlat et quelques-unes pour la déco.

INGRÉDIENTS :

  • 3 gos oeufs (frais et bios dans l’idéal) ;
  • 175 g de sucre ;
  • 120 g de farine + 1 sachet de levure chimique ;
  • 100 g de poudre d’amandes ;
  • 130 g de beurre ramolli mais non fondu + un peu pour le moule ;
  • 20 à 25 cerises non dénoyautées selon la grosseur de celles-ci ;
  • Liqueur d’Amaretti ou/et quelques gouttes d’extrait d’amande amère.

ACTION  !

Mélangez les oeufs et le sucre au batteur puissance maximale jusqu’à ce que le mélange soit mousseux et double de volume. Incorporez doucement la farine (de la T45 ici) additionnée de levure en continuant de fouetter pour garder le mélange mousseux et léger. Ajouter la poudre d’amandes, le beurre pommade coupé en morceaux et fouettez cocher ! J’ajoute un 1/2 bouchon de liqueur d’Amaretti et quelques gouttes d’extrait d’amande amère (tout dépend de vos goûts), je l’ai fait aussi avec des mirabelles et j’avais mis du whisky et du jus de citron, on peut varier les plaisirs… Disposez les cerises (que j’avais farinées mais qui sont quand même tombées au fond…) et enfournez dans un four préchauffé à 180° pour environ 45 minutes. Quand la pointe du couteau ressort sèche, c’est cuitimg_4711

img_4712 img_4714 img_4719 img_4724Recette moelleuse et légère, que j’ai refaite avec des abricots en août et aux mirabelles la semaine dernière…img_4842Enjoy comme dirait Samar ! Bon dimanche à tous ! Et promis, cette semaine, arrivent ENFIN quelques billets de lecture et un calendrier pour la reprise du jeudi-poésie ! J’ai dû installer nouvelle Box, nouveaux téléphones et ça m’a pris du temps !

En attendant, allons voir  chez Syl ce que nous ont préparé les cuisinières du dimanche : Sandrion, Nahe, Sharon, …

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Cookies américains selon Pierre Hermé

logo mois américain cuisineYoupi, la cuisine du dimanche est de retour, notre Cheffe Syl a (enfin) arrêté son macramé rouvert la cuisine ! Pour notre plus grand bonheur ! Mais voilà, il fallait que ça tombe sur le mois américain…perso, moi et les hamburgers sommes un peu fâchés, oui je sais c’est cliché, il n’y a pas QUE ça mais vous avouerez que si l’Amérique n’avait pas eu les influences cosmopolites de l’Italie, la France, l’Europe en général, l’Amérique Latine, les pays orientaux, indiens, etc, on mangerait encore des pies et des potatoes à tous les repas… voire des pies aux potatoes ! Comment ça je suis méchante ? Non, juste réaliste (et un peu de mauvaise foi) !

Depuis quelques temps, je fréquente un blog de cuisine tenu par Samar, une jeune maman très pro, gentille comme tout et très sympathique qui vit à Boston ! Si c’est pas d’la chance ça ! La cuisine orientale et la boulange sont ses spécialités mais pas que…Elle a proposé mercredi cette recette de cookies « américains » selon Pierre Hermé « que l’on ne présente plus » (c’est précisé) sur son joli blog « Mes inspirations culinaires« , alors vous pensez bien que ça tombait à pic ! Si vous souhaitez piocher de bonnes idées  chez elle et saliver c’est PAR ICI !

Sauf qu’au final,  mes cookies ne ressemblaient pas vraiment aux siens  ! Je me demandais pourquoi ils étaient si plats (bien que très bons) ! Nom d’un gratton comme dirait Soène, j’ai oublié la levure ! Bon allez, on dira que n’est pas pro qui veut hein !IMG_4879Allons-y ! Tout ce qui est écrit en italiques est de Samar.

INGRÉDIENTS
  • 110 g de beurre mou à température ambiante
  • 175 g de pépites de chocolat (j’ai cassé une tablette de chocolat noir à la hache avec un pilon, c’était Bagdad dans la cuisine !) (je vous évite une fois de plus les photos qui pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes et des plus vieux)…
  • 225 g de farine
  • 110 g de cassonade
  • 100 g de sucre
  • 1 oeuf
  • 1 pincée de sel
  • 1 c-a-c de levure chimique (oubliée, balayée et pouf raplaplas les cookies !)
COMMENT FAIRE ?
  1. Je bats le beurre et le sucre (aux fouets électriques) jusqu’à ce que ça mousse et que ça gonfle, j’ajoute l’oeuf tout en continuant de battre jusqu’à ce que le mélange soit lisse et homogène.
  2. Tamiser la farine avec le sel et la levure (que j’ai oubliée ter repetita, arrgh !).
  3. Ajouter la farine au mélange précédent et incorporer le tout. (Au mélange précédent, ça va de soi isnt’it ?)
  4. Ajouter enfin les pépites de chocolat et malaxer le tout (je le fais à la main). (Moi aussi !)
  5. Préchauffer le four à 180° (Samar le met à 170°).
  6. « A l’aide d’une cuillère a glace (qui sera plus pratique qu’une cuillère ordinaire) déposer des tas sur une plaque recouverte de papier sulfurisé en prenant soin de les espacer. (Tout dépend de la taille que vous désirez obtenir) ». Alors moi, je n’ai pas de cuillère à glace, je me suis contentée de faire de gros tas espacés certes, avec une cuillère normale !
  7. « Enfourner pour 8-10 minutes en surveillant la cuisson, les bord doivent être légèrement dorés et la surface molle ». (Je crois que j’ai attendu deux minutes de trop, ils n’étaient pas très mous)…IMG_4875
  8. « Laisser reposer à la sortie du four 5 minutes avant de les placer sur une grille jusqu’à refroidissement complet ». Au bout de 6 minutes, je n’ai pas pu m’empêcher d’en croquer un, quand le chocolat est encore fondant et baveux et ça croustillait !!!  Ça ressemblait un peu à des cookies azymes mais j’vous jure que c’était bon !IMG_4876IMG_4901  IMG_4899

Allons voir  chez Syl ce que nous ont préparé les marmitonnes du dimanche pour ce mois américain !

Je vous souhaite un bon dimanche et dommage que je ne vous ai pas présenté une autre recette que j’ai réussie mieux que celle-ci même s’il ne reste plus que 2 cookies à l’heure qu’il est…, ça va venir !

america logo mois américain 2016Ma première participation au challenge de Titine, dont vous retrouverez le programme ICI et la fin du mois avec mon cher Francis ScottFitzerald  m’intéresse beaucoup et j’ai au moins deux livres à chroniquer pour l’instant (voire 4/5 si le Canada est pris en compte).  Ça roule !😉

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