A propos Asphodèle

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Parce que le temps des fleurs et des cerises est revenu, il faut continuer…

EDIT DU 12 JUIN 2017 : pour faire plaisir à Martine qui me l’a demandé en commentaires, une photo d’art « flou » comme moi seule sait en faire avec ma vue de lynx ! Disons que vous pourrez constater si vous lisez le billet après à quel point je progresse pour faire des photos nettes !!!^-^Échevelure de cerises dans leur panier…

En vous remerciant de m’avoir soutenue en commentaires sur le blog ou par d’autres voies, vous m’avez portée et donné envie de continuer. Alors, répondre aux commentaires, passer de ci de là sur les blogs amis ou que l’on suit est une chose, revenir « vraiment » en est une autre….

Un mois seulement hier et déjà un mois que maman s’est envolée vers les nébuleuses de l’après-vie. Je ne marche pas encore solidement sur mes jambes, je m’efforce de mettre un pas devant l’autre à chaque jour qui se lève. Il faut traiter les dossiers administratifs, accomplir des démarches nécessaires et souvent douloureuses, recommencer, remettre son ouvrage cent fois sur le billot. Il faut aussi , quand on reste vivre dans la maison familiale, faire du vide, ne serait-ce que pour survivre soi-même à ce bouleversement qui casse nos habitudes, fait fi de nos repères et floutent les frontières familières quelquefois rassurantes.

Il faut affronter, le vide, apprivoiser la solitude, s’empêcher de parler toute seule (si, si ça arrive) mais tout doucement la vie reprend le dessus et les petits bonheurs redonnent de la gaieté à ce trou noir qui a failli m’engloutir…

Parce que la nature est bien faite, que la saison s’y prête, la famille et  les amis m’encouragent avec leur chaleur, leurs attention et leur tendresse. Syl m’a fait un patchwork avec les photos que je lui ai envoyées de mon jardin prolifique en fruits, Martine m’a gâtée avec un colis mêlant huile d’olive niçoise et poésie (et plus encore)… Merci infiniment.

l’huile d’olive est à côté des papiers, à savoir que j’ai ouvert ce colis à 22h…

de lapoésie à écrire dans un carnet inspirant et de la poésie à lire…

Mais ne vous avais-je pas parlé de cerises ? Voici ce que Syl. a fait tout d’abord avec son talent habituel pour les montages…Il y a aussi du jasmin qui fleurit, de la menthe, du basilic pour mettre de l’été dans nos plats et une échelle pour aller cueillir les cerises sur laquelle je suis montée, on ne voit pas bien les cerises mais on se rend compte de la hauteur, inutile de vous dire que le vertige m’a vite fait redescendre fissa…mais c’était un moment suspendu ! (dans tous les sens du terme ^-^)… Je vous souhaite un bon dimanche, je passerai vous voir ce soir car je suis invitée chez mes voisins à midi et je prépare…ça…

des mousses de fraises, je vous donnerai la recette très vite !

PAUSE INDÉTERMINÉE pour cause …

Tout a été très vite. AVC le matin et soins palliatifs le soir dans un coma avancé avec des lésions irréversibles au cerveau qui ne laissent aucune chance à l’espoir, à la vie. Je ne suis pas sûre de réaliser encore le tsunami qui se prépare, je sais juste que ma maman va s’en aller pour toujours, alors pour elle et en attendant de revenir, quand le chagrin sera plus supportable, cette chanson qui en dit tant…parce que moi, je n’ai plus de mots.

Sauf vous dire, à bientôt, mes amis blogueurs et plus pour certains, quand je le pourrai à nouveau…

Bon 1er mai à tous !

Quand vous lirez ces lignes, je serai occupée en cuisine, j’attends de la famille avec impatience mais vous risquez de ne pas me voir jusqu’à jeudi (vous avez l’habitude n’est-ce pas 😆 ) !

Aussi pour me faire pardonner quelques muguets du jardin, enfin ce qu’il en reste après les pluies et orages d’aujourd’hui… rt l’Arbre de Judée qui se joue au sol maintenant en symphonie rose…

Bonne fin de long-week-end à tous et courage pour la reprise demain, la semaine sera courte ! A très vite ! 🙂

Le jeudi poésie avec Les papillons bleus de Jacques Viallebesset

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Il fallait que je vous le dise : l’Agenda Ironique ce mois-ci installé chez L’Ecrevisse Turbulente, rencontre un succès grandissant, avec des participations de qualité qui me réjouissent. Il  a été aussi, pour moi, matière à m’esclaffer cette semaine, quand deux participantes emportées dans le feu de leur conversation ont parlé des jeudis poésie d’Asphodèle, ajoutant pour l’une que ce nom  lui évoquait « les salons du siècle passé et même du siècle d’avant » !!! Inutile de vous dire qu’outre le fou-rire qui ne me lâche pas depuis quand j’entends « salon », je pense pampres et cotonnades fleuries, parfum d’iris et de violettes, gibus et crinolines froufroutantes ! Dodo m’ayant demandé un doigt d’angustura, je vais penser à concocter un goûter très XIXème d’ici peu pour nos délires poétiques ! Merci aux deux jeunes filles en fleurs qui ont rebaptisé ce jeudi en « salon du siècle dernier et même de celui d’avant » d’avoir fait ma semaine ! 😆

Un peu comme ça non ?

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L’AZEMMOUR – Pour l’Agenda Ironique d’avril avec Martine !

Mieux vaut tard que jamais, je suis sur le fil, puisque c’est le dernier jour pour remettre nos copies, alors, n’ayant pas eu le temps de remanier la mienne, je vous la livre telle que écrite le 9 avril, un soir, d’une traite… J’eus aimé m’y attarder davantage et compter mes mots en « ude » mais ce sera comme ça !!!

Les consignes en bref : raconter un voyage, avec nom des escales etc (voir chez notre turbulente Ecrevisse les détails) et y ajouter un dizaine de mots avec le suffixe « ude »… Pas plus de 1000 mots (j’ai bon). Allez, en route, l’équipage vous attend à bord !

L’AZEMMOUR

Je devais avoir cinq ans la première fois que j’ai pris le bateau. Un bateau qui reliait Alger à Marseille, le Sidi-Ferruch je crois. J’ai des photos devant cet immense bâtiment qui semblerait minuscule aujourd’hui face aux usines à touristes charriés par des croisiéristes sans âme. Je serai honnête, je n’ai aucun souvenir de cette traversée, aucun souvenir direct. Néanmoins,  depuis cette enfance bourlingueuse, j’ai toujours envie de monter à bord quand je vois un voilier, un chalutier, un vieux gréement ou un cargo.  Quand notre regard s’est abîmé une fois, une seule fois au-delà de la ligne infinissable de l’horizon, cette envie d’aller vers lui, de le dépasser ou de voir ce qu’il y a au-delà ne nous quitte plus. C’est ce qui m’est arrivé et ne me lâche jamais.

Et puis, à la deuxième longue traversée, Marseille-Casablanca, j’avais 3 ans de plus et là mes souvenirs sont d’une nettitude précise. J’en garde un éblouissement qui a dû participer à ce que je suis devenue par la suite. Que suis-je devenue d’ailleurs ? Parfois je me cherche sans me trouver, je ne me reconnais pas dans la glace (c’est la vieillitude diront les mauvaises langues) mais pas seulement. C’est le roulis qui manque sous mes pas, ce doux balancement qui provoque des nausitudes à beaucoup, me berce et m’emporte ailleurs.

Je vais vous raconter une histoire. A bord de l’Azemmour, nom du paquebot qui nous emmenait mes parents, mon frère et moi vers le Maroc pour quatre ans, c’était la vie des croisières d’antan, comme on en lit dans les livres du siècle dernier et de celui d’avant. La veille de l’arrivée (la traversée ne durait que deux jours et une nuit), le capitaine donnait un bal et bien sûr les enfants n’étaient pas conviés. La Méditerranée ce soir-là était aussi calme qu’un lac suisse. Seulement mon horloge interne n’était pas suisse du tout et je commençais à trépigner pour aller à ce bal quand je vis ma mère enfiler sa plus belle robe. J’étais insomniaque depuis la naissance et ma mère savait que si elle voulait la paix il faudrait m’assommer. Ce qu’elle fit, en me faisant ingurgiter une bonne grosse cuillérée de Théralène (oui j’entends les cris d’orfraie, non ma mère n’était pas indigne je vous rassure). Et moi qui n’étais jamais malade ni en bateau, en avion ou en voiture, j’ai rendu tripes et boyaux cette nuit-là ! Culpabilisant ma mère avec la cruauté des enfants sûrs de leur bon droit (et lui gâchant le bal au passage mais j’estimais que c’était bien fait !). C’est ainsi que pour le dernier jour à bord, juste avant l’arrivée, j’eus le droit de faire ce que bon me semblait sur ce paquebot aux mille cachettes. Rendue à ma solitude d’enfant intrépide, je descendis à la salle des machines où glougloutait le ventre du bateau et ceux qui veillaient à notre sécuritude. Un coup d’œil aux turbines fumantes et hop j’étais déjà repartie, ce n’était pas dans mes rêvitudes. Je croisai le capitaine qui ne put s’empêcher de me chanter « Isabelle si le roi savait ça » et je lui rétorquai que je n’avais pas pu mettre ma robe de dentelles puisque le bal était interdit aux princesses comme moi ! Interloqué, le vieux loup de mer tira une bouffée de sa pipe en corne en se raclant la gorge et me tapota gentiment les cheveux avec dans son regard quelque chose qui semblait dire « attends de grandir un peu jeune fille »… Ivre de vexitude, je continuai ma balade jusqu’à la proue, mon graal, mon fantasme absolu depuis que j’avais lu La petite sirène d’Andersen ! Je me rêvais en figure de proue, mystérieuse, fatale évidemment et inaccessible bien entendu.

Il n’y avait personne . Les gens étaient bien trop occupés à traîner leur langueur de lendemain de bal sur les transats du pont, sirotant une eau gazeuse réputée reconstituante et les plus atteints avaient recommencé les cocktails que le barman agitait dans son shaker avec la grâcitude des professionnels. Un piano lointain jouait des airs de jazz auxquels je n’étais pas insensible mais qui ne correspondaient pas au volcan qui bouillonnait dans mon esprit exalté . Il m’eût fallu un grand air d’Opéra que ma tante la diva  soprano de l’Opéra-Comique aurait chanté rien que pour moi : Carmen, La Norma, ah oui la Norma ! Drapée dans mon châle léger, mes cheveux embroussaillés aux quatre  ventitudes, j’avançai vers la proue, telle Phèdre vers son destin, enfin, à l’époque on va dire la petite sirène, l’air de la Norma en tête sur fond de mauvais jazz et… damned…je trébuchai sur un tas de cordes. Pourquoi donc y-a-t-il toujours des tas de corditudes mal intentionnées à bord des plus beaux bateaux ? Dans les films on ne les voit jamais, sauf quand ça sert à une manœuvre du héros comme Hemingway sur son rafiot ! Bref, je fis un vol plané…jusqu’à la proue et je n’avais rien de la belle mystérieuse dont j’aurais voulu être l’incarnitude à cet instant précis où le soleil au zénith laissait deviner les murs immaculés de Casa la blanche. J’en oubliais mon rôle de dramaturgitude et yeux grands ouverts, je réalisais que l’horizon venait à moi, qu’il y avait des palmiers et des maisons blanches dispersées sur des collines comme je n’en avais encore jamais vues. Est-ce que ça me rappelait l’Algérie de ma petite enfance ? Je ne sais pas. L’émotion qui me claquait les joues comme la brise qui venait de se lever me traversait de part en part, j’arrivais à « l’horizon ». La gamine de huit ans que j’étais alors venait de réaliser qu’il y a toujours un port au bout du voyage, qu’on l’attende ou pas, qu’il corresponde ou pas à ce que l’on en attendait, il est là, vivant, chargé d’odeurs inconnues. Pour moi ce fut un mélange d’épices, de fuel, de jasmin et  d’oranges amères que je n’ai jamais oublié…1000 mots,
©Asphodèle , le 9 avril 2017.

Joyeuses Pâques !

Pas de recettes aujourd’hui, ma journée d’hier (et d’avant-hier) s’est passée au téléphone avec mon opérateur téléphonique puisque je change de smartphone et passer de la Pomme au Coréen n’est pas sans rebondissements puisque ma carte SIM n’est TOUJOURS pas déverrouillée ou elle l’est mais plus de réseau depuis samedi matin 11h, alors je suis avec deux appareils inutiles ! La poisse continue ! Malgré un parapluie agressif pour parer aux mauvais coups (du sort) !Et comme je dois rattraper mon retard aujourd’hui, je vous offre mes souhaits de gaieté, gavez-vous de chocolats, c’est le moment ou jamais et prenez soin de vous !Que les cloches soient avec vous, sans pluie, ce serait mieux !  😀Je vous souhaite un bon dimanche et un lundi de Pâques reposant, digeste surtout ! 😉

Allez quelques images fleuries du jardin…jungle comme dirait mon amie Lili !

Le jeudi-poésie vert (et printanier), d’avril 2017.

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent…

Mars fut long et pluvieux, j’ai sauté un jeudi (comme ça m’est déjà arrivé), aussi je suis ravie de vous retrouver en ce début avril ensoleillé, bouillonnants de sève printanière, la plume fourmillante d’inspiration !

Ont poétisé ce jeudi, nombreux, les fidèles de toujours :

CEUX QUI ONT ÉCRIT UN POÈME ou UN/DES HAÏKU(S) :

1 – Carnets Paresseux arrive (courbaturé) sur les bosses de ses « Trois baleines d’avril » !
2 – Jacou nous offre aussi un « Pré Vert », de son cru, en hommage à Prévert, vous l’avez deviné !
3 – Val, qui a remis une selle à sa Jument Verte s’interroge sur son futur moyen de transport ? Puisque c’est « Bateau ou papillon » ?
4 – Modrone-Eeguab-Edualc nous offre « trois haïkus voyageurs« ….
5 – Eléonore, la douce, nous revient avec « Quelques vers silencieux »
6 – EmilieBerd, que Mindounet avait sauvagement déshabillée (ICI), a remis sa cornette et nous emmène sur le chemin de la « Profession de foi » !
7 – Soène , en haïku (mais habillée), a fondu devant le charme d’une « Violette » urbaine.
8 – SYL. s’échappe dans la campagne à la poursuite de « La mûre et l’enfant »…
9 – Célestine (hé oui tout arrive, même en retard 😉 ) empoigne la vie « À bras le coeur », comme elle sait si bien…
10 – Asphodèle ci-dessous : un haïku (EXIL) et un poème : FEINTES DE PRINTEMPS.

CELLES QUI PRÉSENTENT UN POÈME :

1 -Martine , « prévertissime » en ce mois d’avril qui célèbre les quarante ans de la mort de l’auteur nous emmène dans le « Futuralisme » de ce cher Jacques Prévert. (Extrait du recueil « Choses et autres »). Publié la semaine dernière également mais comme on ne se lasse pas de la poésie…
2 – Claudialucia nous présente une photographe-poète,  Nia Dadle, « Entre photographie et poésie »
3 – Sharon & Nunzi nous offrent le 26ème sonnet des Regrets de Joachim du Bellay.

***

Je commence par le haïku

EXIL

Sombre périple
De l’exil non désiré,
Bateau naufragé.

Et un poème  sur l’arrivée du printemps, quand on n’y croit pas encore tout à fait…

FEINTES DE PRINTEMPS Entends-tu toi aussi mon ami
la musique souterraine
de la terre qui s’éveille en charivari
tout au long de la plaine ?IMG_0744.JPG

Sens-tu, à l’aube, le parfum des roses
encore lointain, imperceptible
que l’on devine en toutes choses
qui disent l’indescriptible ?

Caresses-tu de ta main si douce
le satin des anémones et des crocus
comme si le chant de la source
descendait en roulant avec les cumulus ?

Vois-tu ce ciel gris là où tu es ?
La brume qui ne veut pas céder,
la pluie qui s’obstine à ruisseler
donne aux fleurs du jardin
la mélancolie des répudiées.Vierges effarouchées par le matin,
sans grâce avec la moue du chagrin.

Écoute et chéris les souvenirs silencieux
qui ont encore du jus de cerise aux lèvres ;
Souffle sur la fleur de pissenlit avec cette fièvre
qui  amène la flamme à  tes yeux…

Et fais un voeu : celui de m’aimer après la fin.
Au-delà de la faim ,
Au-delà de la soif…
En ces jours où la vie te coiffe
au poteau et te cloue dans la main
un baiser sans lendemain…

©Asphodèle – Avril 2017

Un été à quatre mains de Gaëlle Josse

Montage personnel.

Recevoir un nouveau livre de Gaëlle Josse est une joie intime qui m’assure un moment de lecture privilégié, entre art(s) musicaux, peinture, ses domaines de prédilection, style poétique mais aussi envolée de l’imaginaire à partir de recherches et de déductions absolument crédibles et infiniment possibles… Comme elle le dit dans son avant-lire : « Chaque histoire de vie, chaque destin possède ses trous noirs, ses terres d’obscurité et de silence, ses creux et ses replis. On devine parfois qu’ils « bourdonnent d’essentiel » comme l’écrivait René Char. On devine qu’en leur secret, derrière le rideau, se sont joués des moments décisifs, dont les harmoniques continuent à irradier la vie, longtemps après. » (page10).

Je connaissais Schubert, sa célèbre « Truite », « Rosamonde » car mon père nous berçait de classique mais de Franz je ne connaissais rien et ce fut une découverte surprenante.

Une toute petite partie des classiques qui ont bercé mon enfance (un peu moins mon adolescence rock & roll) !

Ce sont quelques mois de la vie de Schubert, entre la fin du printemps jusqu’à l’automne 1824 que nous conte Gaëlle Josse. La possibilité d’un amour à portée de main, de coeur et d’âme et son impossibilité à se réaliser.

En 1824, Franz Schubert a déjà composé ses plus beaux morceaux mais reste un compositeur pauvre qui vit à Vienne avec ses amis une vie de bohème qui lui convient parfaitement, sauf ses échecs auprès de ceux qui font la pluie et le beau temps dans le monde musical. Autrement dit les critiques car ses pairs ont reconnu le génie en lui. Aussi quand il est invité à Zseliz, villégiature prisée de la campagne hongroise, chez la riche et haute aristocrate famille hongroise EsterHazy, comme maître de musique, pour la deuxième fois après 6 ans, les deux jeunes filles dont il a la charge ont bien grandi. L’aînée, Marie, 21 ans est déjà une mondaine comme sa mère sans réel intérêt pour Franz, alors que Caroline, âgée de 19 ans, lui a laissé un souvenir timide, portée par l’amour de la musique, par leur jeu à quatre mains pour lequel il a composé nombre de lieds et autres partitions qui sont passées depuis à la postérité. A l’époque il est hanté par « La belle meunière« .

Il n’a que 27 ans et mourra quatre ans plus tard, malade de la syphilis,  il est déjà empâté, transpirant, court sur pattes mais a une âme et une sensibilité de gentleman. Et surtout, il a besoin d’argent après les « bides » de son année 1823. « Sa musique à lui n’est qu’intériorité, tendresse, joie simple et mélancolie, mais il est difficile de renoncer à ces rêves de gloire qu’il vit les yeux ouverts, dans le secret de ses nuits… » (page 24). Aussi, les mécènes que sont les Esterhazy lui offrant le gîte, le couvert et une belle somme d’argent ne se refusent pas. Mais Franz conscient qu’il en a besoin place sa musique avant les mondanités et leurs hypocrisies. Sa musique seule compte, il est habité par elle, écrit sans cesse sur son papier à musique et trouve en Caroline un écho fait de grâce, de mystère et de talent  qui l’envoûte peu à peu. « Franz ne peut penser à une possible idylle avec elle. Leurs noces demeureront secrètes et spirituelles. La vie doit-elle toujours en aller ainsi ? De douleur en déception ? De tendre songe en cruelle réalité ? » (page 60).

Néanmoins, le coeur déchiré, alors qu’il repartira mi-octobre, heureux aussi de retrouver les joies de la liberté de sa vie viennoise, l’écharde est dans son coeur et ne va cesser de grandir puisqu’il composera ouvertement une oeuvre qui lui sera dédiée ainsi que toutes ses compositions à quatre mains. N’y a-t-il pas eu des signes qui ne trompent pas un coeur amoureux pendant cette parenthèse enchantée à Zseliz ? Des frôlements, une main qui s’attarde sur son poignet…mais aussi le vert, la « mauvaise couleur » à chaque fois qui le conforte dans son désespoir solitaire et son destin contrarié (aujourd’hui on dirait mauvais karma). Ou ne devrait-on pas préciser que le désespoir de se voir refuser ses pièces au profit d’auteurs à la mode  le plonge dans des abîmes de tristesse inconsolable.

En donnant vie à une possible histoire d’amour entre Franz et Caroline dont on ne sut jamais rien de la réciprocité, sauf que Caroline ne se maria que 20 ans plus tard et que son mariage fut déclaré nul à sa mort en 1851 ! N’est-ce pas pas un signe de plus qui a poussé Gaëlle Josse à broder sur cette histoire ? Sa plume est toujours aussi aérienne comme les quatre mains fiévreuses de Franz et Caroline au piano lors de cet été suspendu dans la chaleur estivale de Zseliz.  » À la fin de la leçon, Caroline se lève, remercie pour la leçon, prend congé sans un sourire. Franz croise un regard d’une insondable tristesse.Un appel muet qui lui déchire le coeur. » (page 80).

La dimension musicale, historique, le décor de Vienne côté bohème et de Zseliz qui est une démonstration de profusion des richesses brossent aussi un tableau de l’époque qui s’avère passionnant. Je ne dis pas tout, bien que dans l’avant-lire Gaëlle Josse ne laisse aucune place au « suspense », si c’est ce que vous cherchez, passez votre chemin mais malgré cela, on se prend à espérer, à rêver que…peut-être…au dernier moment Frantz enlèverait la sage Caroline à son milieu luxueux…

J’ai lu tous les livres de Gaëlle Josse et avec celui-ci, j’ai l’impression (qui n’engage que moi) que son oeuvre est comme un puzzle inachevé (et inachevable ?) dont elle reconstitue un morceau à chaque livre en parcourant des chemins à la fois familiers et vierges qu’elle s’évertue à rassembler, recoudre. Mais chaque romancière n’est-elle pas un peu la couturière de son âme ? Et je ne peux qu’espérer que le puzzle est loin d’être achevé et que d’autres broderies aussi fines nous attendent…

Merci à Gaëlle pour cet envoi gracieux et fort apprécié. Une lecture que je vous conseille, si comme moi, vous aimez l’Histoire, la musique mais aussi et surtout la petite histoire qui fait la différence…

« Un été à quatre mains » de Gaëlle Josse aux éditions HD ateliers Henry Dougier, sorti le 23 mars 2017.87 pages (trop vite lues). 8,90€. Un très bel objet-livre, ce qui ne gâche rien !

Et pour finir une « Fantaisie pour piano, à quatre mains » qui a dû résonner au-delà des hautes fenêtres du petit palace qu’était la demeure des Esterhazy, soufflant sur la campagne surchauffée de Zseliz ses notes mélancoliques dont les harmoniques résonnent encore au-delà du temps…

Ratage en cuisine, appareil photo qui crame, bref, une humeur de haïku !

Ma chère Syl, ce mois japonais est bien mal parti en ce qui me concerne. Entre le manque d’inspiration et celui d’ingrédients (et une motivation en berne), on ne va pas aller loin. Alors, j’ai voulu, en voyant.l’image ci-dessous faire des makis de spaghettis bien que je me sois longuement interrogé comment j’allais faire tenir DEBOUT des spaghettis cuits !!! Bon… le site Garofalo ne voulant pas que j’enregistre l’image, clic sur le lien pour voir la jolie chose…

http://www.pasta-garofalo-ristorante.fr/maki-de-spaghetti-garofalo/

Non mais c’est comme retourner le soleil pour qu’il chauffe le ciel cette histoire. L’image était belle, moi pleine de bonne volonté et de créativité, sauf que ça a vite viré au cauchemar…quand l’iPhone n’a plus voulu faire de photos (on divorce la semaine prochaine, c’est irréconciliable et je me remarie avec la marque Coréenne qui a de la mémoire elle !!!) et que l’APN a loupé la seule où le dit maki tenait à peu près debout (Galéa reviens vite avec ta loose et sors de mon corps s’il te plaît !!! Je t’en sup-plie !), aussi a-t-il fini en boule de spaghettis, avec la tapenade noire et les perles de citron (celles de yuzu étaient trop chères pour mon budget) et ce fut délicieux pour accompagner le lapin en sauce ! Certes, ce n’était pas vraiment une recette japonaise, mais il y avait de l’idée non ?  Pffffff…………….

J’avais pourtant bien commencé à aligner mes spaghettis, choisi une tapenade offerte par Martine d’une excellente maison niçoise, des perles de citron de Menton, bouh !

Mes spaghettis cuits, bien alignés, juste avant que l’Iphone lâche !, je m’apprêtais à mettre la tapenade au centre et à rouler…

L’histoire a  hélas fini ainsi…

Makis spaghettis
Mélange fou de saveurs,
Décomposition…

Perles de citron
Pétillement en bouche
 c’était délicieux !

Aussi, on va fêter le lilas revenu avec cette chanson de Barbara que j’aime beaucoup, déjà que je n’ai rien pu publier cette semaine (je me rattrape la semaine prochaine et j’ouvre le bal avec le très beau « Un été à quatre mains » de Gaëlle Josse, avant Le Caillou de Sigolène Vinson, l’Homme du lac d’Arnaldür Indridason et La part des flammes de Gaëlle Nohant, oui oui je lis beaucoup quand même et des pavés pour certains !!!)

Mais qu’ont donc fait les marmitonnes ce dimanche ? Bonne question ! C’est chez Syl que nous le saurons !

Et je vous souhaite un bon dimanche sous le soleil revenu !

Pour toi Edualc ! 😀

Un dimanche pas japonais mais très citron-Limoncello !

EDIT de 13 h 32 : dans mon état « limoncellé », j’avais oublié de taper les haïkus que notre amie Syl nous avait demandé….rhaaa…je les ajoute dans le billet (3) au fur et à mesure !

Voui voui, je sais, le mois japonais est entré dans nos cuisines avec ses baguettes, ses rituels et ses mets délicats… Mais ayant été prise de court par les ingrédients que je voulais pour un poulet yakitori, j’ai fait un poulet tandoori indien suivant une recette d’Edda ( du blog incontournable,  Un déjeuner de soleil), donc je suis hors sujet mais il ne fallait pas perdre le poulet, donc pour la recette (suivie scrupuleusement et délicieuse), c’est ICI mais il faut quand même que je vous parle de mon gâteau « nuage » (plus les miniatures) qui ont accompagné la soirée « citron-Limoncello » hier soir. Vous m’excuserez pour les fautes si j’en laisse échapper mais j’ai encore des effets secondaires très agréables du Limoncello  …qui me poussent dans les bras de Morphée ! 😀 Mindounet m’a offert une bouteille de Limoncello de Menton à Noël et ce fut une révélation ! J’ai donc repassé commande « Au pays du citron », avec des citrons de Menton (je ne vous dis pas la taille et l’odeur qui emplit la cuisine quand on les zeste, rien à voir avec les autres, je leur reproche cependant leur manque de jus mais bon, passons, vu que c’est le résultat qui compte ! Lire la suite

Des shortbreads (au citron) pour un dimanche printanier, en kilt et en Ecosse !

Il est magnifique ce logo non ? Bravo Syl !

Allez, que le vent se lève et fasse voler haut les kilts de ces messieurs, que bignougnent les cornemuses et allons nous-en manger écossais puisque telle est la dernière lubie de notre Comtesse et néanmoins Cheffe ! Bon, je sors de ma troisième bronchite (vive l’arrêt du tabac !), alors j’ai fait relativement simple ! Des petites choses sucrées pleines de beurre, agrémentées d’un zeste de citron pas écossais (pas dans la recette en tous cas) du tout mais c’est délicieux, fondant et …simple ! Que ceux et celles qui sont au régime et gnagnagna, c’est quand-même-trôôp-long et gnagnanère passent leur chemin ! Ha mais ! 🙄 J’ai trouvé cette recette sur un blog intitulé Sucrissime, il semble que la dame qui le tienne soit une fondue de shortbreads, donc je me suis appliquée à suivre cette recette qui ressemble (dit-elle) au plus près à celle des Walker’s que l’on trouve à Monoprix ou quelques grandes surfaces bien achalandées (sous-entendu pas Lidl !). Je n’ai pas assez mangé de Walker’s dans ma vie pour comparer (je suis plutôt Petit Lu, amaretti ou fondants bretons) mais j’avoue qu’ils sont bons ! Surtout avec le zeste de citron, arf ! Il faut appliquer une certaine règle 123, laisser travailler le robot et enfourner…Bon, déjà je n’ai pas de robot, ce sont mes petites mains qui ont patassé, patassé longuement la pâte, vous savez, comme font les chats quand ils cherchent un coin où se poser… Hé ben, vous faites pareil, et en plus ça muscle les poignets ! Parce que les robots, avec la « feuille », la « K », etc et maintenant les règles de 3, ça va, ça devient matheux et compliqué ces histoires !

INGRÉDIENTS

100g de sucre ;
200g de beurre ;
300g de sucre farine (corrigé grâce à mes chers lecteurs(trices) qui suivent !;
1 zeste de citron râpé finement (complètement hors sujet et facultatif). Vous avez compris la règle ? (sans le zeste) 100, 200, 300 ! Mais c’était si évident !

Pour bien faire, comme la dame de Sucrissime, il vous faudrait des emporte-pièces de 6,5cm (pas trouvé et j’ai fait que ça mesurer mes cercles à pâtisserie , donc je me suis rabattue  sur des  moules à cannelés  de 5 cm de diamètre) et 30 minutes au four à 150° pas plus pas moins mais surveillez quand même, le « shortbread ne doit pas dorer, il doit rester blanc; contrairement au sablé breton »… Vu que mon four dysfonctionne en ce moment, j’ai surveillé et heureusement à 20 mns, c’était bon !

Comment faire ?

Vous mélangez le beurre à température ambiante avec le sucre, intimement comme on dit, le patassage commence… Quand le beurre est bien lié au sucre, vous ajoutez la farine (je l’ai fait en deux fois) et là, j’ai fait la chatte, et ron et ron petit patapon ! J’ai pétri, pétri avec mes mimines, jusqu’à obtenir une boule bien lisse

Disons quand la papâte ne vous colle plus aux doigts, si vous avez un robot, prenez amoureusement cette pâte entre vos doigts et vérifiez pardi !

Ensuite, mettez la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé (c’est plus propre, plus facile) et étalez jusqu’à l’abaisser à environ 1 cm (alors là je fais au pif, je vous le dis tout cru !)Quand « l’abaisse » vous convient, faites des petits trous, euh, des cercles, des carrés, ce que vous voulez en fait avec un emporte pièce, un verre, ce que vous pouvez ! Comme ça :Au fur et à mesure, placez les shortbreads sur une feuille de papier sulfurisé, bien à plat et mettez au frigo une heure, ou plus ou moins, on peut faire que 20 minutes… En matière de sablés, on sait que l’on peut laisser une nuit , ça se bonifie. D’ailleurs c’est ce que j’ai fait avec le reste des chutes, une autre assiette qui cuira aujourd’hui ou demain si je décide de congeler avant cuisson ! Il y a pas mal de chutes et on roule, on roule !Pour ces doses là, j’ai 32 shortbreads, cuits à point, heureusement que j’ai mis mon zeste de citron, j’aurais trouvé ça un peu fade tout de même, là ils sont juste à mon goût pour le teatime de tantôt !

Phone qui a fait sa crise ? Je pique avec une fourchette avant d'nfourner, je ne vous l'ai pas dit ? Pas grave, ce n'est pas une obligation !

C’est leur vraie couleur ! Les autres, en dessous, plus rosés, je ne sais pas, l’iPhone bugue !

Je crois savoir qu’il y a des plats de ouf chez les marmitonnes de la Brigade, allons voir chez Syl, ce que Sandrion, Nahe, Martine, Hilde et d’autres nous ont mitonné dans leurs chaudrons !

Et bien sûr, avec le soleil revenu dans l’Ouest, les petits bourgeons qui éclatent, je vous souhaite un bon dimanche gourmand, livresque et…autre ! 😀

Si, si, regardez bien, mes arbres de Judée, qui me font le coeur tout rose en avril, ont commencé à rosir !

Jeudi poésie avec Alfred de Musset

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Comme il n’est point nécessaire de le faire remarquer, le printemps a démarré sous la pluie dans beaucoup de régions (dont la mienne, han !) et j’ai failli choisir « Il pleut » de Charles Cros, vous l’avez échappé belle ! J’aurais pu (aussi) choisir un poème qui colle avec  le thème des Afrique(s) du Printemps des poètes mais là-aussi, rien ne m’a fait de l’oeil assez fortement, aussi je vous propose ce  poème énamouré d’un Musset « vieux de vingt ans », qu’il adresse à une belle « andalouse », son premier amour dit-il, qu’il dut aimer passionnément, mais Musset n’aimait-il toujours pas passionnément ?  Ha ces poètes !….Le pire, à l’écouter (enfin, à le lire) ce sont les femmes qui sont ingrates ! 😀  *yeux*au*ciel*…

Ont poétisé avec moi, avec gentillesse et gouaille, mes chers habitués ! :

1 – Martine nous offre une succulente fable de Jean Anouilh qui parlerait d’une de ses lointaines cousines (réelle ou métaphorique la cousine ? À nous de le découvrir ! 😉

2- Soène a sorti ses escarpins pointus et sa robe lamée pour nous chanter un « Hymne à la nuit » du comte Robert de Montesquiou (pas confondre avec Montesquieu hein !)

3 – Notre cher Eeguab-Modrone suit, à petites foulées,  la « Loi du poème » de Julio Cortazar.

4 – Jacou, toujours fraternelle (ou sororale), nous propose de « Grandir ensemble » de Jean-François Malarme.

5 – Monesille joue les charmeuses de serpent avec « La flûte de jade » de Franz Toussaint.

6 – LilouSoleil, qui, comme beaucoup, a juste vu passer le printemps sur le calendrier avait envie de simplicité et nous propose une enfantine « Chanson d’avril ».

7 – LylouAnne a convoqué le grand Victor Hugo pour son hymne sur « Le Printemps ».

8 – Sandrion, ce matin, s’est attendrie sur « Exil » de Victor Hugo (encore un vieux chenapan !)

9 – Asphodèle s’évade avec les amours incandescentes et le poème « A Juana » d’Alfred de Musset. (ci-dessous)

 

À Juana

Ô Ciel ! Je vous revois madame,

De tous les amours de mon âme
Vous le plus tendre et le premier.
Vous souvient-il de notre histoire ?
Moi, j’en ai gardé la mémoire :
C’était, je crois, l’été dernier.

Ah ! marquise, quand on y pense,
Ce temps qu’en folie on dépense,
Comme il nous échappe et nous fuit !
Sais-tu bien, ma vieille maîtresse,
Qu’à l’hiver, sans qu’il y paraisse,
J’aurai vingt ans, et toi dix-huit ?

Eh bien ! m’amour, sans flatterie,
Si ma rose est un peu pâlie,
Elle a conservé sa beauté.
Enfant ! jamais tête espagnole
Ne fut si belle, ni si folle.
Te souviens-tu de cet été ?

De nos soirs, de notre querelle ?
Tu me donnas, je me rappelle,
Ton collier d’or pour m’apaiser,
Et pendant trois nuits, que je meure,
Je m’éveillai tous les quarts d’heure,
Pour le voir et pour le baiser.

Et ta duègne, ô duègne damnée !
Et la diabolique journée
Où tu pensas faire mourir,
O ma perle d’Andalousie,
Ton vieux mari de jalousie,
Et ton jeune amant de plaisir !

Ah ! prenez-y garde, marquise,
Cet amour-là, quoi qu’on en dise,
Se retrouvera quelque jour.
Quand un coeur vous a contenue,
Juana, la place est devenue
Trop vaste pour un autre amour.

(…D’ailleurs, ci-dessus avec George Sand, plus tard, qui avait un air andalou, non ?)

Mais que dis-je ? ainsi va le monde.
Comment lutterais-je avec l’onde
Dont les flots ne reculent pas ?
Ferme tes yeux, tes bras, ton âme ;
Adieu, ma vie, adieu, madame,
Ainsi va le monde ici-bas.

Le temps emporte sur son aile
Et le printemps et l’hirondelle,
Et la vie et les jours perdus ;
Tout s’en va comme la fumée,
L’espérance et la renommée,
Et moi qui vous ai tant aimée,
Et toi qui ne t’en souviens plus !

Alfred de Musset (1810-1857)
À Juana, 1829, extrait du recueil « Premières poésies ».

Une Irish mist cream pour la Saint-Patrick et mon dimanche !

Bon, j’ai les yeux qui zigzaguent un peu car j’ai goûté ma crème (au whisky), c’est…ouche…irlandais ! Mais bon, il faut bien obéir à la Cheffe de temps en temps et Syl. nous avait gentiment demandé une recette St-Patrick ! J’ai déniché celle-ci sur un site (je ne sais plus si c’est Madame Figaro ou All Recipes) , tant pis ! C’est très bon , léger et digeste, ce qui n’est pas évident quand on voit les ingrédients ! Je ne l’ai pas faite avec du whisky irlandais mais ce que j’avais dans le placard, une marque moins prestigieuse, je peux vous farantir (« Garantir » et pas « Farantir » , vous l’aviez compris n’est-ce pas ? 😆 ) qu’il ne faut pas en abuser !

Ingrédients pour 4 grandes coupes et une verrine « normale »  (il y en avait plus qu’indiqué). Difficulté : moyenne  (je dirais facile) – Temps de préparation : 15 minutes (sans la Chantilly, c’est presque ça)…

  • 50 cl de crème liquide pour « Chantilly » (j’avais 33 cl de Fleurette et ça a largement suffi) ;
  • 3 oeufs ;
  • 4 cuillères à soupe de miel liquide ;
  • 100 g de sucre roux en poudre ;
  • 5 cl de whisky irlandais (frelaté pour moi, arf !) ;
  • 150 g de crème fraîche épaisse pour la déco ou la finition (j’ai mis de la chantilly à la place) ;
  • cacao en poudre, tamisé.

Réalisation :

Avant de commencer (mais vous vous organisez comme vous voulez), je mets la crème fleurette, les batteurs et mon saladier au congèl, pour qu’ils soient bien froids, disons un bon quart d’heure). Pour me donner toutes les chances de ne pas rater ma chantilly, vous avez deviné !

Séparer les blancs des jaunes. Dans un saladier, fouettez les jaunes avec le sucre, le miel et quand c’est homogène, ajoutez le whisky, donnez un dernier tour. Battez la crème en crème fraîche chantilly (argh, je déteste ça mais là franchement, je l’ai bien réussie)J’ai incorporé les 3/4 (et gardé 1/4 pour la finition) tout doucement, en soulevant de bas en haut avec une maryse dans le mélange oeufs-sucre-miel-whisky. Puis battez les blancs en neige ferme et pareil, les incorporer doucement au mélange. Mettez dans des coupes ou verrines. Filmez et placez au frais pour deux heures minimum. Ce n’est pas une mousse, ça reste crémeux et très aérien .(ben oui, je goûte en cours de route moi !).

Juste avant de filmer et de mettre au frigidaire.

Au moment de servir, je me suis amusée, j’avais acheté dans un « bazar » (pour 3 francs six sous), il y a quelque temps, une grosse seringue en plastique dur, munie de plusieurs douilles et là j’ai donc empli ma seringue de chantilly, j’ai poussé le piston et hop ! Un joli tourbillon de chantilly ! sur la crème !!

Mon nouveau joujou !

Ensuite avec une passoire, vous pouvez saupoudrer de cacao  (Van Houten pour moi) ou de cannelle si vous préférez, ce midi je vais tester avec de la gelée d’oranges, j’aime bien la chantilly mais sans plus, disons que ça n’apporte rien dans cette recette déjà crémeuse et relevée côté whisky ! Avec des shortbread c’eût été délicieux, je vais en faire ce matin ! Vu le sucre qu’il y a dans cette recette (pauvres diabétiques, je vous plains) entre la cassonade et le miel, je n’avais pas sucré la chantilly et le Van Houten est amer mais ça ne m’a pas dérangé, car j’ai très vite mélangé à la crème…

Bonne Fête à tous les Patrick/Patrice que je connais (je leur ai déjà souhaité  jeudi vendredi mais en Irlande, ils doivent faire la fête toute la semaine non ?). Et à tous un bon dimanche, avec ou sans soleil !

but…with daffodils (comme dirait Edualc ! )

les « Don’t forget me » myosotis sortent timidement…

Et chez notre Cheffe Syl, allons voir ce que les marmitonnes de la brigade nous ont concocté (si elles n’ont pas abusé du whiskey ou de la Guiness, il y en a dans toutes les recettes pratiquement !) 😀 . Vous y trouverez les liens de Martine, Sandrion, Hilde, Nahe, et d’autres…

 

Gratin et petites douceurs (avec EDIT du lundi) !

En ce dimanche, les Gourmandises vous proposent des gratins. Dauphinois ou autre.
Asphodèle étant bien occupée aujourd’hui, je m’invite chez elle pour vous faire part de ses réalisations. Les mots viendront par la suite… Syl.

Voui c’est Syl. qui a fait ce billet sans me le dire alors je suis dans l’obligation d’ajouter un EDIT pour vous donner la recette du gratin au foie gras, halala !!! Lire la suite

Alleluia, youhou mon réseau est réparé !!!

Pas de bol pour vous, je reviens plus tôt que me l’avait annoncé mon opérateur ! Souvenez-vous : lundi et mardi (peut-être même avant), chez moi (et dans beaucoup de régions françaises) c’était ça…Sauf que lundi soir, tout fonctionnait… et mardi  matin, au réveil…plus de wi-fi, plus de ligne téléphonique fixe, heureusement encore que j’ai gardé mon portable chez un autre opérateur mais quand tout marche chez votre voisin, dans la rue, et/ou dans la moitié du village, on se sent…TRÈS SEUL(E)…(Pourquoi ça tombe (encore) sur moi ? Alors, on appelle son opérateur, calmement…et puis, un autre pour avoir des détails : le couperet tombe (vois d’hôtesse de l’air) « Votre département a été lourdement impacté, nos équipes sont dessus (?) mais il ne faut pas espérer un retour à la normale avant le 17 mars » !  Un pylône (ou que sais-je ?) a grillé ! (et toi ta cervelle ne va pas tarder à sauter si tu continues à me parler sur ce ton)… Bref…La prochaine fois qu’on veut me faire quitter O…ge (qui est le seul opérateur fiable dans ma région pour Internet (5 ans jusque-là, avec ou sans tempêtes et jamais de soucis sur la ligne, sur l’ordi c’est une autre histoire),  hé bien ce sera…

sous CONDITIONS…et cher, très cher ! :mrgreen:

A l’idée de rester NEUF JOURS sans INTERNET… sans ligne fixe, mais c’est juste pas possible même si on ne s’en sert pas toute la journée, c’est comme si on vous coupait l’arrivée d’air, où est ma Ventoline tonnerre de Brest ??? Cependant…quand ça finit ‘beaucoup) plus tôt que prévu, on ne va pas bouder son plaisir et on s’autorise…une petite danse de la joie, piano piano quand même, on n’a plus 20 ans !!! Je vais revenir vous voir pour commencer, attention hein…pas tous à la fois, il va bien me falloir le week-end pour me mettre à jour et encore ! En attendant, on va dire aux tempêtes qu’elles sont très jolies sur papier glacé, qu’on les aime en littérature, pour nourrir notre imaginaire fécond,  de loin aussi MAIS  qu’elles évitent de repasser trop souvent au-dessus de nos têtes (et de nos réseaux) ! Zeus, je ne te remercie pas !Un grand MERCI à Syl qui a repris le jeudi-poésie au pied levé ! Je suis heureuse de vous retrouver, à tout de suite ! 😀

 

Poésie, les vôtres : haïkus, poèmes…


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La poésie partage ses jeudis avec des haïkus.

Vous trouverez ci-après les participants du jour :

 

 

Soène – Natty
ClaudiaLucia – Venise au temps du Carnaval
Monesille – Haïkus du printemps
CarnetParesseux – Le silence des carpes du jardin japonais
Modrone – Trois haïkus de printemps
Lilousoleil –
Syl. – L’envol du rônin
Assoula –
Pativore (en retard, lien déposé le 10.03 !)

 

Et des poèmes plus classiques:

 

Martine – Lire les mots
Emilieberd – Mots d’amour
Jacou – Le portrait fatal

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Quant à Asphodèle…voir ci-dessous :

Et meurt la rumeur
Effacement de mes pas
Inexistence…

Pluie d’un soir sans toi
Et mon cœur à l’unisson
Sur ma joue, du sel

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Et Et

Et voici qu’a fait Carnets Paresseux de mes deux haïkus en un savant mixage dont il a le secret, comme je le lui ai dit en commentaires, j’aime beaucoup et je trouve que les premiers et derniers vers s’accordent mieux, alors ne nous privons ps !

Pluie d’un soir sans toi
Effacement de mes pas
Sur ma joue, du sel.

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Flash info…


Le vent a endommagé la ligne téléphonique d’Asphodèle et elle se voit contrainte de faire une pause blog jusqu’au 17 mars. Par l’intermédiaire de Syl., elle assurera le rendez-vous des haïkus demain.
Vous pouvez laisser vos liens sur la page consacrée aux poésies… comme à votre habitude.

A bientôt !
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Humeurs variées et variables d’un dimanche pluvieux !

a Emilie quand sa fille est obligée de se nourrir en cachette !Demandez le programme ! Poésie, cuisine en demi-teinte et musique ! Bon, alors, avant de vous parler cuisine semi-ratée puisque notre Syl. (Cheffe qui ne veut plus qu’on l’appelle Cheffe mais on le fait quand même) nous demandait gâteaux en tous genres pour ce dimanche (le mien ne ressemblant à rien côté genre, on passera rapidement). Lire la suite

Alors ces Haïkus ? Ça vient ?

a-alerte-orange-7-ans-jour-pour-jour-apres-xynthiaVous pensiez que j’avais oublié ? Que nenni mais … bon… petits problèmes de gestion du temps en ce moment ! Et comme vous l’indique cette jolie photo ci-dessus, nous sommes en alerte (très) orange jusqu’à demain et des poussières, ce qui veut dire que je vais devoir couper la Box et l’ordi quand ça soufflera encore plus fort (c’est déjà pas mal là), aussi me dépêché-je de vous faire part de ma décision concernant un jeudi poésie réservé aux haïkus.

Malgré les 60,87 % du sondage pour un jeudi spécial haïku par mois, il y a 80 % d’entre vous, en commentaires, à souhaiter que ce jeudi haïku soit couplé au jeudi vert du mois. Et je trouve que c’est une excellente idée ! Donc les jeudi verts, dédiés à vos poésies pourront être agrémentés d’un ou plusieurs haïkus ou ne comporter qu’un (ou plusieurs) haïku(s), vous mettrez dans ce cas le ou les logo(s) approprié(s) à votre composition.

Je vous présente le logo haïku, j’espère qu’il vous plaira et que l’idée de « couplage » vous conviendra.meditation-moine-zen-bouddhisme1Donc nul besoin de bousculer le calendrier, il suffit de vous reporter aux jeudis verts dudit calendrier que vous trouverez sur la Page dédiée « Jeudi poésie 2016/2017 : laissez vos liens ici »…

Je vous souhaite une bonne semaine, toute en poésie…

Veau (presque) Marengo, Gâteau de Savoie pour mon dimanche !

logo-syl-2017-gourmandisesVieux livres et vieilles dentelles ! C’est un peu ce que nous demandait notre Cheffe Syl pour ce dernier dimanche de février : présenter notre PLUS VIEUX livre de cuisine et  faire une recette tirée du livre (Hé hé trop fastoche sinon) ! Comme j’en ai trouvé deux, vous avez droit à deux recettes ! Pfffiou, je suis en miettes mais ça valait le coup, c’est trop bon ! Cela dit, je préviens les lecteurs pressés : ce billet est trèèèès long (Soène, tu peux le lire en 3 fois, je ne publie pas beaucoup hein !!!) …

Tout d’abord les livres (en piteux état), ayant appartenu à ma grand-mère paternelle et je vous assure que les lire vaut son pesant de cacahouètes Lire la suite