SUR LA PLAGE DE CHESIL de Ian McEwan


IMG_1628Non vous ne rêvez pas ! Ce blog moribond, à la faveur d’une LC, sort de son silence involontaire. Je pense que c’est mon pire mois anglais depuis que je le « pratique », j’exclue la première année où je ne participais pas, ni au mois anglais ni aux challenges… Je pourrais même dire que c’est mon pire mois de juin depuis que je blogue ! Mais comme avec Galéa, nous nous étions promis de faire cette Lecture Commune, je rédige ce billet vite vite, sachant que le 24 juin sera encore une journée très caliente…du moins la matinée. Comme j’ai beaucoup aimé ce livre, je fais un gros effort pour vous en parler et j’espère, vous donner envie de le lire. Il me semble avoir compris que Galéa n’avait pas aimé, c’est aussi cela la diversité de la bloguo et c’est dans des moments comme celui-ci que je m’aperçois à quel point j’y tiens. Donc vous ne me voyez pas par la force des choses mais quand je serai de retour (pour de bon), je ne vous lâcherais plus… Vous aurez été prévenus ! J’ai lu ce livre en octobre dernier, j’avais fait un looong billet sur un carnet à l’hôpital où je séjournais mais au moment de le rédiger, ce sont d’autres mots, plus « synthétiques » qui sont venus, mais sans les réactions à chaud de ce billet manuscrit, il m’aurait été difficile de le faire.

Quand j’ai refermé ce roman, sonnée, impressionnée aussi par le style et le ton de l’auteur, outre un puissant sentiment de tristesse ressenti devant tant de « gâchis », la première question que je me suis posée est « mais comment vais parler de ce livre ? ». Car, l’essentiel, la pierre angulaire sur laquelle pivotent les deux personnages principaux est le sexe, et plus difficile encore est-il de l’évoquer quand il s’agit de non-sexe. Je vais essayer d’être plus claire…

Ne vous fiez pas au titre, il ne s’agit pas d’un roman de vacances et de plage paradisiaque, la plage de Chesil dans le Dorset anglais est ici une plage de galets au charme austère et sera le témoin mélancolique du drame de ce livre joué dans un décor lunaire, nocturne, ajoutant au sentiment d’irréalité qui baigne certaines scènes.

Nous sommes en 1960. Florence et Edward s’apprêtent (après un an et demi de fiançailles) à consommer leur nuit de noces dans le Dorset, dans un hôtel-restaurant réservé à cet effet et supposé romantique face à la fameuse plage de Chesil. A vrai dire, seul Edward est fin prêt pour passer à l’acte. Physiquement disons car il s’interroge lui aussi sur la « prestation » à venir, sachant que Florence est vierge. Ce qu’il ignore et dommage qu’il ne puisse pas lire dans les pensées de sa belle, c’est le dégoût qu’elle éprouve quand il l’embrasse « avec la langue » et la nausée qu’elle ressent à l’idée même d’être « pénétrée« … « Mais ce qui la troublait était inexprimable, et elle pouvait à peine se le représenter. Contrairement à Edward, qui n’éprouvait rien d’autre que le trac de tout jeune marié avant sa nuit de noces, elle était habitée par une terreur viscérale, par un dégoût incoercible, aussi palpable que le mal de mer ». p. 15. C’est le début et la messe est dite. Sauf que la plume ironique de McEwan nous laisse sans cesse espérer que les choses vont s’arranger, que les ailes du Désir vont enfin venir titiller le ventre glacé de la belle et froide Florence. Nous sourions presque à certains passages, au début…seulement.

Alors que la nuit avance inexorablement, vers un casse-pipe fatal, chacun à leur tour, nos deux protagonistes  se remémorent leur rencontre, chacun parle du milieu dont il est issu, de la façon dont il voit leur quotidien, leur avenir commun. Plus on avance, plus il est évident qu’ils ne sont pas du tout sur le même voltage. Et que court-circuit il risque de se produire… Florence se rend bien compte que l’amour qu’elle éprouve pour Edward n’est pas le même que celui, brûlant, dont on parle dans les livres mais elle est incapable de mettre des mots sur ce qu’elle ressent et lui, lui que pourrait-il dire puisque ce qu’il prend pour des « réserves » de jeune fille vierge sont en fait des visions d’apocalypse sur l’amour physique. Roman warholien s’il en est puisque le négatif nous saute au visage, ce qui est tu, tapi dans l’ombre est exacerbé. Comme ces fichues apparences que l’on veut à tout prix sauver. Pour les convenances chères à Florence. Apparences, convenances, bienséance et mensonges qui les ont menés à un point de tension pour ne pas dire de non-retour… Nous sommes loin du portrait sépia que l’on tire lors de certains mariages quand la mariée découpe la pièce montée, les yeux brillants de désir.

Je n’en dirai pas plus sur le déroulement de l’histoire, sur le tableau de l’époque qui va changer du tout au tout avec la libération sexuelle, l’arrivée du rock and roll, il faut le lire en évoluant avec les personnages. Si tant est que l’on puisse parler d’évolution quand on a eu le coeur brisé à vingt ans, la confiance perdue au milieu des morceaux.

Un roman qui m’a serré la gorge plusieurs fois car je me suis demandé comment il était possible de se mentir aussi longtemps dans un couple qui disait « s’aimer », comment l’amour en 1960, pouvait-il être encore une vue de l’esprit désincarnée pour certaines jeunes filles et comment surtout, Florence, violoniste de talent, éduquée, fille d’un riche homme d’affaires et d’une mère philosophe ait été aussi inapte à traduire ce qu’elle ressentait, que ce gros « malaise physique » soit resté impossible à être décrit, tabou comme au XIXème siècle.

Ian McEwan signe là un roman incisif, acide, mordant sur les moeurs de la bonne société anglaise avec ce trait de plume d’une finesse incroyable sur la psychologie féminine (à ce point là, c’est fort !). Un livre émouvant que je vous conseille…hiver comme été ! Allons voir ce qu’en a pensé Galéa !

Sur la plage de Chesil – 149 pages -Éditions Gallimard « DU MONDE ENTIER » -©2008 pour la traduction française (©2007 en anglais On Chesil beach). Acheté 2€ en octobre dernier dans le cadre « Lire à l’hôpital »… et je ne le regrette pas !

Lu en LC avec Galéa pour le mois anglais de Titine, Lou et Cryssilda.logo mois anglais 2015 de galéa

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75 réflexions au sujet de « SUR LA PLAGE DE CHESIL de Ian McEwan »

  1. Je te jure Aspho, je lis ton billet et je me dis qu’en fait j’aurais du l’aimer (je ne sais pas ce qu’il m’arrive en ce moment, mais ce mois de juin est pleine surprises). Elle est drôlement bien ta chronique ma parole, ça me donnerait presque envie de le relire pour lui redonner une chance à ce roman…Nan je rigole, les huis-clos je n’aime pas, et la longueurs des introspections sexuelles, je te jure, je n’en pouvais plus. Entre ce livre et moi, il n’y avait aucune chance.
    Mon Aspho, je te remercie du fond du coeur d’avoir honoré notre rendez-vous, et je t’envoie que des belles choses pour que tu te remettes vite et que tu ailles mieux. Nous sommes quelques uns à bien penser à toi.
    ET je suis ravie que nos billets soient si opposés l’un à l’autre, ça me met en joie. Vive la blogo.

    • Galéa, oui tu aurais dû aimer le message de ce livre, à défaut d’aimer la construction qui t’a peut-être changé de ce que tu connaissais jusque-là de McEwan. Je n’ai senti ni le huis-clos, ni de longueurs (et pourtant je l’avais lu à l’hôpital dans des conditions pas folichonnes). Mais voilà : nous ne sommes pas réceptifs à certains « messages » à certaines périodes, c’est comme ça et on ne peut pas tout aimer de façon uniforme, ce serait d’un mortel ennui même si quelque part, nous sommes toujours contentes d’avoir aimé le même livre. On va dire que ce sera pour une prochaine fois, il y en aura d’autres, n’aie crainte ! Merci pour ta gentillesse et ta prévenance, pour ce que tu as fait hier sachant que je n’avais pas le temps, tu es choupinette ! 😉 Ce qui est étrange est que j’adore le mois de juin, les soirées qui durent, les fleurs et les températures encore supportables mais tous les ans, depuis quelques années je subis soit une panne de lecture, soit des outrages de la vie fort désagréables qui me laissent à penser que quelque chose cloche avec ce 6ème mois de l’année… 😥 Nous en reparlerons ! Bises .

  2. Je sais que tu es prise ce matin, je mets ton billet sur la récap du mois anglais, ça te fera ça de moins à faire.
    Bisous

    • Galéa, tu ne peux pas savoir comme ça m’a fait plaisir cette attention que tu as eue, déjà que j’ai tendance à oublier de laisser mes liens mais alors là hier matin c’était la course à l’échalotte ! 😉 Gros bisous♥

      • Soyons honnêtes ASpho, c’est notre chef Titine qui avait tout fait avant que je m’y penche 😉
        Prends soin de toi avant l’entrée au goulag. Je sais que tu es courageuse. Accroche toi

        • Rho Galéa, alors là tu baisses d’un cran dans mon estime !!! 😆 Avant mon entrée azu Goulag, j’ai plein de choses à faire et notamment une mise place béton pour ma man qui hélas n’est pas au mieux … Mais ça devrait aller, je veux y croire car après, je devrais aller mieux et rien que cette idée me réjouit ! 😉 Bises ma Galinette et bonnes vacances si tu en prends d’ici peu… Bon je suppose que tu as vu que Titine n’avait pas éteint toutes les lumières et que le mois anglais va continuer sur 12 mois, à notre rythme et ça je trouve que c’est une bonne nouvelle, pas de stress de n’avoir pas fini une lecture avant la date-butoir, des anglaiseries toute l’année, je suis ravie !!! 😀

    • Merci Eva, pour l’instant je prends surtout soin d’une personne qui m’est chère…je m’occuperai de moi à partir du 15 juillet si tout va bien, si un « impromptu » ne vient pas encore perturber le programme… 😥 C’est lassant à la longue !

  3. Je l’ai lu et me souviens surtout de tristesse et de gâchis. j’avais bien aimé. De toute façon j’aime bien l’auteur.
    Prends soin de toi et reviens quand tu veux!!!Bises

    • Keisha, le mot « gâchis » est le premier mot qui me soit venu quand j’ai fermé le livre, ainsi qu’une infinie tristesse… J’ai trouvé très fort l’analyse psychologique de la femme (Florence), McEwan, chapeau, ça me donne envie de lire autre chose… Je reviens…quand je peux surtout, je ne fais plus ce que je veux depuis un mois, mais je vais essayer de faire au mieux ! Bises ! 😉

    • Hélène, je n’ai pas senti le huis-clos, sauf au tout début car dans les chapitres qui alternent, il y a leurs vies à tous les deux, le portrait de leurs familles, de leurs enfances, le huis-clos est la cellule qui fait éclater le reste et ne m’a pas gênée, alors que je ne suis pas fan non plus, a priori. Après, je comprends Galéa, quand on n’accroche pas à un livre, on n’en voit que les défauts, j’ai tendance à faire pareil ! 😉

  4. Je n’ai lu McEwan qu’une fois (Expiation) et je n’avais pas trop aimé. Je suis quand même prête à lui redonner une chance un jour, je note que tu as aimé.
    Take care! Bisous

  5. Donc pas pour l’instant, mais je ne dis pas non pour plus tard. En fait je suis curieuse… Je me demande comment ils vont se dépêtrer de ce « gâchis ». Peut-être pas, et ils vont s’enliser…
    Bisou

    • Tout à fait Mior, je ne me suis pas ennuyée une minute avec ce livre, tout m’a plu, la façon subtile d’amener les pensées intimes des deux protagonistes, ce gâchis que l’on voit venir, ce précipice au bout du chemin vers lequel ils courent sans pouvoir se dépêtrer du carcan de leurs certitudes « sociales »…

  6. Joli billet, j’ai lu aussi celui de Galéa (sans arriver à le commenter , petit souci technique)?
    Je ne connais pas cet auteur, j’en ai souvent entendu du bien. Là où c’est fort et casse gueule en même temps, c’est que l’histoire tient sur un post-it.
    Peut être un jour…
    Bises

    • Mindounet, je ne sais pas si ça te plairait mais je pense que oui, il y a une tension amoureuse (et impossible) qui devrait te maintenir en haleine ! Et la plume est belle, simple, poétique aussi comme elle peut être crue quand c’est nécessaire, mais rien de trop ou de trop peu et je suis difficile avec ça justement… Si tu le veux, tu sais où il est ! 😆 Bises et bonnes vacances, tu dois être en short là ! N’oublie pas le bob, les lunettes et l’écran total, tu auras le profil du parfait touriste ! 😆

  7. McEwan est un des grands – qui nous assène des moments brillantissimes et d’autre presque « ennuyeux ». Ce qui est bien dans cette plage (de lecture) qu’elle est courte et comme tu le dis bien « incisive » – Celui qui n’accroche pas à ces pages ironico-mordantes n’a pas intérêt à saisir les autres livres de lui, plus longs encore plus méandreux. Ces miroirs qu’il nous tend on aime pas toujours les voir….. Bon courage à toi!

    • Belle analyse Lorentz, je ne connais pas les autres, ceci était mon premier ! J’ai accroché tout de suite, grâce au ton justement plus ou moins décalé avant que l’on devine la tristesse profonde qui habite ces pages.Je pense que j’en lirai d’autres, dont Expiation qui a eu l’air d’enchanter ou de diviser, on verra, pour l’instant je vais retourner à mes auteurs fétiches… Pour supporter la « période » ! 😉

  8. Je vais tenter l’aventure, quand j’en aurais le temps. Parce que pour l’instant, je suis tellement occupée, que je n’ai même plus le temps de dessiner. 😦 Prends soin de toi. 😀
    Bises 😀

    • C’est particulier et j’avoue que je ne m’attendais pas à ça en 1960, je pensais que les moeurs étaient plus évoluées, surtout dans certains milieux… Et l’évocation de McEwan est de toute beauté…malgré la tristesse globale du livre ! 😉 Ça ne peut pas laisser indifférent, que l’on aime ou pas…

    • Merci Anne ! 🙂 Si tu aimes McEwan (moi je l’ai découvert avec ce livre), d’après ce que j’ai lu, ça change de ses autres romans mais franchement c’est un bon livre, je suis sûre que tu aimerais ! Bisous et mes amitiés aux moinillons, ils vont avoir du boulot avec cette canicule qui pointe son nez…:D

    • Jérôme, c’est bête que nous n’en ayons pas plus parlé mais j’ai hâte quand même d’avoir ton avis de mâle sur ce roman, je suis quasi-certaine qu’il te plaira, tous les ingrédients sont réunis… Il réussit le tour de force de rendre le personnage féminin plus fouillé que le masculin et presque manichéen…

  9. Je reviens de chez Galéa et c’est chez toi que je retrouve ce que j’ai ressenti à la lecture de ce roman. Quel gâchis que cette histoire, que cette nuit de noces où ils comprennent enfin qu’ils se sont trompés. Et tu as raison de parler de l’époque car c’est bien également de cela dont il est question. Je suis ravie que ton blog ait été ressuscité même un instant pour le mois anglais. A très, très vite et je pense bien à toi.

    • Merci titine, je suis vraiment navrée que ce mois anglais que j’attendais impatiemment ait pris pour moi des allures de Titanic mais mes deux lectures (je ne pense pas avoir fini le Coe d’ici le 30) m’ont ravie (la bio de Du Maurier et celui-ci). Comme toi, je pense que l’époque n’est pas pour rien dans ce gâchis et c’est d’autant plus frustrant qu’à quelques années près, ils auraient été libérés de ces carcans et auraient vécu autre chose. Mais c’est là la force de ce roman, l’impossibilité, les impasses où conduisent les mensonges que l’on se fait à soi-même pour plaire à la société… J’ai commencé un article pour toi sur le thé, j’aimerais vraiment le finir !!! 😥 Je fais mon possible ! 😉

    • Océane, oui tout à fait le début est déconcertant mais on sent de suite l’ironie, la « hauteur » de l’auteur sur les évènements et une maîtrise parfaite… Je le relirai (l’auteur, le livre aussi mais plus tard^^)…

  10. je l’ai lu aussi pour aujourd’hui mais j’ai peur d’être moins convaincue que toi – qui en parle pourtant fort bien car tout ce que tu en dis est tout à fait juste mais la construction m’a repoussée alors que j’aime Mcwan d’habitude, je l’ai trouvé trop explicite, limite laborieux pourtant le sujet était plus qu’intéressant…

    • Coucou Yueyin, tu étais toi aussi coincée dans Indésirables et je te découvre juste !!! 😥 Shame, voilà ce que c’est d’être une blogueuse intermittente… C’est le seul que j’ai lu de MCEwan et j’avoue qu’il m’a marquée. Et ce n’est pas forcément mon style habituellement, là j’ai été happée par l’histoire…

  11. je crains de ne pas être dans un bon état d’esprit pour lire ce livre. Plus tard peut-être, si le sourire revient autour de nous. J’évite un peu ce qui rend triste, un besoin de ma protéger. Bisous.
    En espérant que tout aille très vite mieux pour toi et ceux que tu aimes.

    • Mijo, si j’attendais que…je ne lirais jamais rien, vu que la plupart des livres que j’apprécie sont souvent tristes ! 😉 Je te souhaite de meilleurs jours à toi aussi… Bisous .

    • Monesille, je ne sais pas quoi dire car je ne connais pas tous tes goûts encore assez bien (hormis Fitz^^). Sache quand même que moi qui n’aime pas le sexe dans les livres, les huis-clos, j’ai accroché de suite et j’étais dans des conditions peu favorables à la lecture, alors je ne sais pas ! Galéa n’a pas aimé pour les mêmes raisons !!! Tu peux l’emprunter en biblio, au pire… 😉 Bisous…

  12. Magnifique billet qui confirme tout le bien que je pense de ce bouquin que j’ai pour ma part beaucoup aimé 🙂 contente, très contente de te lire ma chère Aspho. Je t’embrasse fort 💜💜💜💜

    • Ma Comète, c’était une apparition éclair, grâce à la LC… J’ai vraiment adoré ce livre et surtout la finesse de McEwan face au sujet quand même délicat et casse-gueule. Gros bisous♥

    • Ma chère Emilie ! 😆 Tu fais bien de lire nos deux avis totalement opposés, disons que Galéa n’a pas aimé pour les mêmes raisons qui m’ont fait l’aimer, comme quoi ! Merci, de tes pensées, de ton attention…tu sais j’ai l’impression de vivre en mer en ce moment sur un vieux rafiot et d’alterner les tempêtes et les mers d’huile sauf que les tempêtes sont plus nombreuses et qu’ensuite il faut réparer les dégâts qu’elles laissent ! 😉 Bisous

        • Oui « Ma chère Emilie » tu m’as bien fait rire et je suis ravie que tu aies vu que je te titillais !!! 😆 Tu peux continuer à me parler normalement tu sais !!! La situation est embarrassante, jonglesque (si tant est que ce mot existe 😀 ), mais j’essaie de garder ma bonne humeur malgré ce navire qui essuie un gros coup de vent, on sait qu’après le beau temps revient (normalement^^) !!! Bises 😀

    • Coucou Val, je suppose que ta liste est longue à toi aussi ! 😉 Prends ton temps et lis ce qui te fait envie avant mais je pense que celui-ci n’est pas négligeable et note aussi, si tu lis Galéa, que l’on aime ou pas !!! 😀 Bises♥

  13. Ca change des romans d’amour où tout va bien au niveau « sexe » 😉
    Ca existe plus qu’on ne le croit ces situations.
    « Coincée » dans mes lectures imposées du Club de lecture, je ne pense pas lire ce roman pour le moment… Mais le jour où j’aurai retrouvé ma liberté de choix de lectures, je le lirai peut être, pour voir.
    Hier, je t’ai passé un sms qui n’a pas été livré…
    Je pense à toi très fort et vous fais de gros bisous

    • Ma So’N, je ne pensais pas que le sexe pouvait être encore aussi tabou en 1960 mais c’est aussi un des ressorts de ce roman que de mettre en lumière la frigidité féminine. On a tendance à exalter le plaisir sans savoir que ceci est un problème qui touche plus de femmes qu’on ne le croit, quelle que soit l’époque d’ailleurs mais aujourd’hui, ça ne finirait pas ainsi…
      Bisous et c’est arrangé pour le mail que je n’ai pas reçu !!! 😆 Ni le sms !^^

    • C’est la rédaction du billet qui m’a fait sortir (pas que de ma torpeur) de ma grotte où je suis très occupée… A savoir que je l’avais lu avant mais dans des conditions pas top (à l’hôpital) et qu’il m’avait accrochée sur le champ, alors oui, je pense qu’il ne laisse pas indifférent, qu’on aime ou pas ! 😉

  14. J’ai lu ce roman mais tout de suite après celui de Joyce Carol Oates, « Chutes » qui (du moins au début) traite du même sujet et du coup il m’a paru fade et un peu superficiel. J’ai d’ailleurs fait un billet en comparant les deux romans.

    • Claudia, j’ai lu ton billet en fin d’année dernière et il ne m’avait pas semblé enthousiaste, j’avaiS oublié pour Oates ! Moi, je ne l’ai pas trouvé superficiel même si au début, ça peut sembler loufoque, voire exagéré, mais non, c’est hélas la chronique de la frigidité à une époque, où malgré le statut social confortable et cultivé, on laissait des vies se briser plutôt que de parler de ÇA ! Maintenant nous avons tous des avis différents et c’est aussi ce qui nous enrichit ! Bises Claudia, je t’écris très vite (demain je pense)…

    • Margotte, c’est ce que j’aime aussi dans nos LC, ces points de vue différents surtout quand le livre a bonne réputation, qu’il ne s’agit pas d’un torchon que presque tout le monde va descendre, type 50 nuances de Grey… Et puis nous avons des périodes où nous sommes moins réceptives à tel ou tel livre qui est susceptible de nous plaire quelques années plus tard, il ne faut jamais jurer de rien, ou de nous déplaire quand nous le relirons ! 😉 Pour tout te dire, il m’a fallu arriver à la fin pour comprendre que c’était un bon livre, que les thèmes traités l’avaient été avec finesse et que le message était universel…le début me faisait sourire mais m’avait un peu déstabilisée, cela dit je ne l’ai pas lâché une fois commencé et je ne me suis jamais ennuyée ! 😉

  15. Je ne suis pas sure d’avoir envie de lire ce roman… Non en fait, en lisant le commentaire de Galea, je sais que je n’aimerai pas ! Mais cela a l’air intense, comme lecture.
    Je pense bien à toi, repose-toi et j’espère te revoir bientôt par ici. Gros bisous

    • Touloulou, c’est toi qui vois, qui « sens » et je ne force jamais la main à qui n’a pas envie de lire un livre, car loin de moi l’idée qu’un roman, aussi bon le trouve-t-on puisse plaire (et correspondre) à tout le monde. Merci à toi, pour l’instant je ne me repose pas du tout, j’espère que ce sera possible à partir du 15 juillet, je vais finir sur les rotules avec ma mère ! 😥 Mais bon, c’est la vie et ses méchancetés ! 😉 Il faut bien les encaisser ! Merci de ta fidélité et gros bisous 😉

  16. Ce roman ne me tente pas du tout, du tout et ce n’est pas manque d’avoir lu beaucoup de billets sur lui mais je te laisse quelques mots, surtout pour t’encourager, pour t’envoyer des millions de bisous et te dire que je pense à toi et de prendre soin de toi…. J’espère que ton été sera tout de même agréable, bisous, bisous

    • Merci l’Or c’est vraiment vraiment adorable de ta part ce message ! 😉 Mon été , en grande parte (du 16 juillet au 24 ao^tt)à va se passer dans un Centre spécialisé pour me redonner de la « mobilité » et c’est plutôt encourageant malgré les contraintes que ça impose, le fait d’être loin de chez moi (160 kms A/R) et surtout de bétonner une organisation pour ma maman qui est très malade, ça, ça me travaille un peu beaucoup. Mais bon, on va essayer d’y arriver quand même ! Bises et à bientôt, je vais essayer d’emmener l’ordi et en fonction de mon emploi du temps, j’essaierai de ne pas être totalement déconnectée 😥 mais ça risque d’être difficile. Je t’embrasse bien fort et te souhaite de bonnes vacances, de bons bains de mer que tu aimes tant et des lectures qui te feront frissonner de plaisir ! 😉

  17. Merci beaucoup Aspho, oui beaucoup de baignades et quelques lectures, ça me va ;0) Pas évident d’être loin de chez soi surtout pendant si longtemps, j’espère que tu n’es pas comme toi ; le milieu hospitalier je le déteste… Je supporte très très mal, mais un centre spécialisé ça doit passer mieux, en tout cas je l’espère… Bon courage encore une fois et des bisous aussi :0)

    • Merci l’Or, je n’aime pas l’hôpital non plus, je te rassure mais là c’est un peu différent, il n’y a que la durée qui m’angoisse, 5 semaines c’est…pfffiou ! Enfin, pas le choix… 😥 J’aurais peut-être droit à la piscine, ça me console du reste ! Et aussi plus de temps pour lire qu’à la maison en ce moment… Bisous itou et bel été à toi ! 😉

  18. Ping : Ian McEwan, Sur la plage de Chesil | Ellettres : des lettres et des ailes

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