LES PLUMES 29 – De la SAGESSE dans les textes !


écritoire vanishingintoclouds(3)Un thème paradoxal quand on sait le peu de sagesse qui circule dans ces Plumes ! Serait-ce le week-end de Pentecôte ? Nous avons été moins nombreux à écrire cette semaine. EDIT DU DIMANCHE 8 JUIN : je retire ce que je viens de dire à propos du nombre de participants, ils sont aussi nombreux que d’habitude mais les « arrivages » ont été échelonnésavec un certain retard pour certains, ahem !!! 😀 Par ordre d’arrivée des liens, nous avons :

1) Jacou
2) Martine 27
3)Valentyne :
4) Martine de Littér’auteurs
5) Mind The Gap
6) Modrone-Eeguab
7) Dame Mauve
8) Célestine
9) Cériat :
10) Carnets Paresseux et ICI AUSSI.
11) Gwendoline
12) Dimdamdom59
13) Astrid
14) Sharon
15) Josette, notre marraine suisse octogénaire (saluons-la pour ses efforts)
16) Patchcath
17) Nunzi
18) Janickmm
19) Eva (Randonnez-vous dans ce blog).
20) Evalire.
21) Adrienne (ce lundi 9 juin).
22) Momo, soeur d’Evalire ! (toujours en avance^^)
23) Pascal Bléval (excusé pour son retard).

 Les 22 mots à placer étaient : fesse, attendre, richesse, dent, refuser, doute, vieillesse, circonspection, vertu, crépuscule, lune, philosophie, âge, vanité, sérénité, psalmiste, paix, réflexion, image, graver, gracile, grenadine.

Et vous aviez la possibilité d’en laisser un de côté puisqu’il y en avait plus de 20. J’ai transformé « dent » en « édenté »…

Mon texte ci-dessous :

TANTE MARIEfemme ombrelle 1900

La maison de bric et de broc aux couleurs élavées du temps qui passe et lisse jusqu’à l’usure les aspérités, tels les galets qui n’en finissent pas de rouler sur leurs grèves échouées, refusait avec philosophie de vider les armoires trop pleines où s’entassaient, entre deux images pieuses et un rameau de buis béni , des piles de draps devenus inutiles. Ils fleuraient bon encore le savon de Marseille où ils avaient trempé, dans d’antiques lessiveuses en zinc, rangés entre des pochettes parfumées de lavande, soigneusement ensachées par la maîtresse de maison à la réputation méticuleuse.

Dans le séjour, un fauteuil à bascule en rotin usé rappelait à tous la vieille tante Marie, morte à l’âge honorable de cent-trois ans, un chat perpétuellement lové dans les replis froissés de ses vieux jupons noirs. Jupons qu’elle avait pris comme on prend le voile dès ses vingt ans après que son fiancé fut tué à la guerre 14… Son destin de jeune fille gracile s’était mué alors en celui, péjoratif, de vieille fille refermée sur ses chagrins secrets. Personne n’avait jamais osé lui demandé si elle avait encore sa virginité devenue légendaire dans la famille. Les histoires de fesses étaient bannies des conversations ; nous nous approchions d’elle non sans une certaine dose de circonspection mêlée de respect face à sa vieillesse interminable et paisible. Même si les doutes nous taraudaient, jamais nous n’aurions osé lui demander si sa vertu n’avait pas connu quelques coups de canifs dans le contrat de célibat qu’elle avait choisi.

Avec la vanité inconsciente de notre prime jeunesse, nous ne mesurions pas la chance d’avoir avec nous cette petite bonne femme au chignon souvent de guingois, virevoltant derrière ses fourneaux en chantonnant. Un cliché quand j’y repense, une image d’Épinal ! Elle qui avait assisté à presque un siècle de changements comme on traverse le gué d’un ruisseau se contentait de nous ouvrir les bras et de marmonner des sourires de sa bouche édentée quand nous débarquions pour les vacances, jeune chiens fous, préoccupés de nous-mêmes avant tout. Malgré les difficultés que nous avions à la comprendre, au propre comme au figuré, nous l’aimions pour sa sérénité parfois ébranlée de crises de larmes aussi soudaines qu’inconsolables et ma grand-mère disait alors : « Pleure donc Marie, tu pisseras moins ce soir » ! Élégant non ? Nous ricanions sans comprendre… Nous ignorions cette richesse à portée de main, comme seuls les enfants savent si bien le faire. Et le regrettent plus tard…

Aujourd’hui, en visite dans la maison lézardée par les ans, j’ai refermé l’album en noir et blanc qui parle d’un temps que j’aurais aimé connaître, un temps où certaines fiancées rangeaient leur voile de mariée quand leur promis ne revenait pas de la guerre, ou d’ailleurs…et fermaient leur coeur à jamais aux joies de l’amour. Comme si la voix chevrotante de tante Marie résonnait dans la pièce pour me dire que rien ne meurt tant que nous faisons revivre nos  souvenirs pour redonner vie à ce qui fut, à ceux qui furent, dernier écho mélancolique d’un passé éteint. Mais moi je sais que tout meurt avec la chair,  cette présence irremplaçable. La réflexion méditative des psalmistes de mon arrière grand-tante, ceux qui parlaient de paix éternelle et de rédemption n’ont pas trouvé d’écho en moi.

Le crépuscule qui descend ne ressemble en rien aux couchers de soleil grenadine de l’adolescence. Il soulève dans son sillage des myriades de poussière fanée comme ces étoiles éteintes par l’éblouissement de la lune qui monte entre les arbres et je pense au temps qui a fini par apaiser les larmes puisque seul le silence des tombes , cernées de coquelicots en ce printemps joyeux, me regarde avec les yeux béants de l’absence. Toutes les absences…gravées dans ma mémoire.

Il tremble des regrets dans le vent du soir, comme ces réponses muettes aux questions que je n’ai pas posées quand il était encore temps. Parce qu’il me manquait ce ruban de sagesse pour retenir mes cheveux éparpillés sur l’oreiller de mon insoucieuse jeunesse…gif horloge sans heures nature-and-culture

 

 

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54 réflexions au sujet de « LES PLUMES 29 – De la SAGESSE dans les textes ! »

  1. Un beau portrait de Marie que tu nous offre …tout en subtilité , qu’elle est attachante cette Marie ..
    Elles furent nombreuses après cette guerre effroyable . Ma grand mère me parlait souvent de sa mère qui ne s’était pas  » remise » du décès de son mari en 1916 (ma grand mère né en 1915 n’a jamais vu son père)

    • Val, les guerres ont fait des ravages, on le sait, on a tous plus ou moins des exemples dans notre famille, faut-il encore avoir eu la chance de les connaître ces rescapés ! Cette arrière grand-tante était née en 1879 et ma grand-mère elle, en 1902… Mon grand-père est décédé le 7 juin 1944 à 44 ans le lendemain du Débarquement… Tante Marie, elle c’était la guerre précédente…

  2. Somptueuse évocation de cette vieille dame que la cruauté, pas méchante mais un peu inconsciente de la jeunesse transforme souvent en caricature, avant que d’affiner très sérieusement le portrait, tout en tendresse et compréhension. Le centenaire de la Der des ders, c’est un peu ça aussi et sous ta plume c’est admirable. A ttds.

    • Claude, merci ! L’enfance est parfois cruelle avec les très vieux même si la tendresse a toujours été là. La compréhension des choses vient bien plus tard, surtout quand les parents ne répondent pas (car ils ne le savent pas eux mêmes) à certaines questions ! Et elle avait quand même 34 ans en 1914 cette demoiselle ! C’est dire si ce fiancé a sûrement été son dernier amour et surtout sa dernière chance (envolée) de convoler… Bises, à ttds…

  3. Oh Marie, si tu savais, tout le mal que l’on me fait… aurait pu fredonner le fiancé de cette jeune fille en fleur, devenue veuve avant que d’être épouse. J’aime cette vieille Marie sur lequel le temps a passé en laissant des sillons profonds et ineffaçables.

    • Martine, c’est vrai que je ne l’ai pas décrite physiquement (pas trop) mais on aurait pu la comparer à une vieille pomme ridée, et je me souviens de ses larmes qui sinuaient dans ce dédale de sillons tortueux…

    • Nunzi, en tous cas je t’ai ajoutée dès que j’ai vu le lien et que j’ai été en état de l’ajouter ! J’espère que ta connexion est meilleure, c’est pénible quand ça saute sans arrêt, ça arrive ici aussi ! Gros câlins ma belle ! 🙂

  4. Nostalgie délicate … Tes mots sont empreints de ce doux parfum de lavande et de percale ouatée un peu indéfinissable que ma grand mère laissait flotter autour d’elle, mais la comparaison s’arrête là car celle-ci avait perdu sa virginité très jeune, à en juger par la nombreuse descendance qu’elle engendra! Très beau texte, miss!

    • Merci Célestine ! Tante Marie est restée vierge et même après sa mort, ma grand-mère n’a jamais démenti, le savait-elle seulement ? Il y a des questions comme ça qui restent à jamais sans réponse mais après tout est-ce si important ? Bises et bon week-end 🙂

    • Célestine, je préfère aussi mais ça rallonge le texte ! Je l’ai fait car il n’y avait que 8 liens quand j’ai commencé, les 10 autres sont arrivés entre hier soir et aujourd’hui ! Je vais peut-être la garder quand même à l’avenir ! 😉

  5. Aspho, c’est superbe et ça me touche. Cette Marie est aussi ma Marie.
    La fermette que nous avons achetée et rénovée appartenait à une petite mémé adorable qui s’appelait Marie. Nous ne l’avons jamais connu car elle est décédée, à un bel âge, une dizaine d’années avant notre arrivée. Nous avons sa photo dans la cuisine, elle nous accompagne. Elle est une petite silhouette ratatinée, habillée de noir, un petit chignon gris, elle pose devant la grange. Elle a vécu dans cette fermette toute sa vie. C’était la maison de ses parents. A son mariage, elle devait reprendre la ferme et les champs avec son mari. Ils sont restés ensemble quelques mois, puis il a été mobilisé pour la première guerre. Il a écrit, de belles lettres… et il n’est jamais revenu. La mémé Marie laissait la porte de sa maison ouverte à tout le monde et surtout aux enfants du hameau. Dans les poches de son tablier, elle avait des bonbons et des chocolats. Le samedi, ses neveux l’emmenaient à la ville pour qu’elle prenne des gourmandises… Elle avait pour voisine une autre grand-mère, veuve, qui avait la langue fourchue en méchanceté. Ma Marie, bonne et généreuse, la voisine, vipère… elle se sont souvent chamaillées mais il paraît, aussi, qu’elles étaient inséparables !
    Le neveu, héritier de la maison, a 92 ans.
    Ma petite histoire Aspho, sans les mots imposés…
    Je t’embrasse.

    • Merci ma Syl pour cette histoire, tu vois tu aurais pu en faire un texte !!! 😆 Ma tante Marie était en fait mon arrière grand-tante et a vécu avec ma grand-mère pour l’aider dans les tâches ménagères (avec quatre enfants il y avait du boulot), je ne l’ai pas connue longtemps, elle est morte en 1976 mais elle était toute petite, édentée avec son chignon blanc de travers ! Nous ne savons toujours pas si elle a vu le loup ou pas, ma grand-mère elle-même ne savait pas ou n’a jamais obtenu de réponse… un phénomène d’époque quand on y pense aujourd’hui !!!
      Merci pour ta petite histoire, je comprends que tu aies gardé sa photo, une bonne fée veille sur ta maison ! Bises♥

  6. Il est très beau ton texte et si différent du mien. J’aime de plus en plus ce rendez-vous même si, comme cette fois, le texte n’est pas facile à écrire.
    J’aime cette Marie et elle me fait penser à différentes de mes tantes, qui sont parties, et que l’on ose poser de questions et maintenant c’est trop tard.
    Merci pour cette poésie.
    Bon week-end de Pentecôte.

    • Astrid, merci et heureusement que nous écrivons tous de façon différente ! Je pense que beaucoup d’entre nous ont connu des « tante Marie » à une époque où les enfants n’avaient pas toujours le droit de poser certaines questions… hélas !
      Bon week-end à toi aussi, avec un beau soleil !^^

    • Ah moi, en qualité de mère, j’aurais fait pareil pour promouvoir l’activité commerciale de mon enfant. Mais en qualité de lectrice d’un partage de créations d’écritures, je n’ai pas envie de voir la pub polluer nos mots. Donc, si, comme Socrate, je reviens au début de mon raisonnement pour l’achever : en qualité de mère, pensant aux autres en qualité de lecteurs, je n’aurais pas utilisé cet espace pour ce genre de propagande…

    • Janick, je t’ai ajoutée ce matin dès que j’ai vu ton lien et maintenant je vais aller te lire ! Je comprends les soucis avec les boîtes mail, mon Yahoo n’est pas toujours fiable et j’ai des mails qui se perdent ! 😉

  7. Ce texte est vraiment beau, tu as eu raison de changer de type d’histoire même si l’absence est présente une fois encore. Oui c’est un hommage à cette Marie et l’actualité nous rappelle que ton histoire est hélas vraie. Ton texte me rappelle l’univers ( et même un peu le style) de Claudel. J’ai beaucoup aimé et cerise sur le gâteau, pas besoin de dico aujourd’hui…
    L’avant dernier paragraphe est très réussi ( enfin c’est une longue phrase …à la Claudel…) .
    Est ce que tout meurt vraiment avec le chair? Je ne parle pas de religion, tu sais que je ne crois pas mais je n’en suis pas si sur.
    Bisous et bravo à toi !

    • Mindounet, tu vas vraiment me faire rougir mais le jour où j’écrirai comme Claudel (sans trop lui ressembler non plus) je serais contente !!! 😆 J’aime bien aussi écrire sur tout et rien, sortir de mes sentiers battus même si, comme tu le soulignes justement, certains sujets reviennent, inlassablement… 😉 Bises et bonne fin de soirée !

  8. Quel joli texte plein de tendresse et de nostalgie. La première partie m’a ramenée dans la maison de ma grand-mère avec ses piles de drap et sa lessiveuse !

    • Martine27, cette lessiveuse m’a servi de baignoire quand j’étais bébé !!! Pas longtemps car les années 60 étaient là avec les progrès et heureusement !!! Mais cétait une époque joyeuse !

    • Merci Flipperine, cette tante a marqué notre jeunesse, c’était mon arrière grand-tante, née en 1879… puisque décédée en 1976 à 103 ans ! Une autre époque pour elle le 20ème siècle comme l’est le 19ème pour nous…

  9. J’ai raté le coche cette semaine. .. qui fut compliquée. J’ai pourtant écris mon texte en grande partie mais n’ai pas pu encore le recopier. .. en tout cas, cette tante marie a du être témoin de tant d’événements! Une vie qui s’éteint, c’est souvent une bibliothèque qui part en fumée. .. mais quand on est jeune, seul compte l’instant présent.

    Bon weekend

    Ps: je n’ai pas encore abandonné. Si je finis d’ici demain soir, pourrais je ajouter mon lien en commentaire?

    • Hop là Pascal, j’ai fait demi-tour quand j’ai vu ton comm, je quittais l’ordi !!! 🙂 Bien sûr que tu peux le mettre, je l’ajouterai à mon billet dès que je l’aurais (et que je serai à l’ordi^^) ! On ne fait pas toujours ce que l’on veut ! 😦
      Merci pour Tante Marie, elle serait contente d’être mise à l’honneur et que l’on parle encore d’elle 38 ans après sa mort…avec la longue vie qu’elle a eue… Mais une vie modeste, au service des autres, ce n’était pas vraiment une bibliothèque au niveau du savoir mais ç’aurait pu l’être pour d’autres choses si nous n’avions pas été rebutés par son élocution et son grand âge, c’est cruel les enfants … ou indifférents à ce qui n’est pas leur monde… 😉

      • Bon j’ai pu terminer mon texte mais je ne suis pas chez moi et il n’y a pas internet ici (je suis sur mon téléphone). Impossible, donc, de copier/coller mon texte. .. ce sera fait demain après midi hélas. Ce n’est plus du retard là. .. désolé mille fois, Asphodèle.

        • Pascal, ne te flagelle pas, je ne bouge pas cette semaine, je mettrai ton lien quand il arrivera ! Le souci d’arriver après la bataille est que les participants repassent rarement sur le billet quand ils ont fini de lire les textes et donc tu risques d’être moins lu, ça tu dois commencer à le savoir ! 😆 Sinon moi j’irai te lire !!! L’avantage de mettre les liens ! 😉

  10. Heu pas beaucoup de textes, il y en a quand même 18 à lire!!!
    Je n’aurais pas le temps aujourd’hui mais sûrement demain dans l’après-midi!!!
    Il fait trop beau dehors pour se mettre devant son écran !!!
    J’ai tout de même lu le tien, que j’ai beaucoup aimé. Je crois que nous avons tous des anecdotes sur nos grands-mères. La mienne était née en 1908, et elle était persuadée que c’était en 1907 lol!!! Comme celle de Célestine nous ne posions guère de questions sur sa virginité qu’elle a perdu très jeune. Elle a eu 17 grossesses , quelques fausses couches, des enfants morts-nés, d’autres en bas-âge, 11 seulement (c’est déjà pas mal) ont survécu dont ma mère 😉
    Son défunt mari était arrivé d’Italie dans les années 30 pour travailler dans les mines de Lorraine, il était tout freluquet , elle était une femme forte de belle carrure, elle disait toujours avec humour que chaque fois qu’elle se couchait à côté de lui dans le lit il roulait sur elle mdr!!!
    Bien ta nouvelle présentation des liens, c’est plus clair comme ça 😉
    Aller je vais lire un peu à la fraiche 😉

    Bisous Aspho et douce soirée!!!
    Domi.

    • Tu lis Domi ? Du coup il s’est mis à pleuvoir avec cette chaleur orageuse, là c’est trop d’un coup ! Belle histoire aussi que celle de ta grand-mère (et de ton grand-père) ! 17 grossesses, oh My God ! Vive la pilule quand même ! 😉
      Quand j’ai mis mon texte au propre heir, j’ai donc ajouté les liens que j’avais et il n’y en avait que 8 !!! Tout est arrivé entre hier midi et ce soir… Quand j’te dis que mon règlement ne sert à rien ! 😆 Mais bon, je comprends aussi qu’on puisse être en retard, que veux-tu… Bises, je retourne à ma lecture et je bénis la pluie qui apporte un peu de fraîcheur… arf (je ne vais pas me faire de copines avec ce discours mais tant pis !^^)…

  11. Magnifique ! comme ça me touche, comme ça me parle, comme ça fait du bien. « nous débarquions pour les vacances, jeune chiens fous, préoccupés de nous-mêmes avant tout. » Vrai ! hyper vrai, j’étais aussi jeune chien fou ne pensant qu’à moi même, j’ai le même sentiment que toi vis à vis de mes grands-parents, mais peut-être notre insolence et notre insouciance les amusaient, je pense, j’aime à le croire et un sincère grand merci pour ce texte magnifique

  12. je ne suis pas très sage cette semaine car voici seulement mon texte si tu as encore le temps de le noter:http://evalire.over-blog.com/2014/06/evalire-et-les-plumes-29.html Ma soeur momo ne s’est pas encore réveillé de la sieste dominicale je suppose je vais l’appeler pour voir si elle a séché sur le sujet . en attendant ton texte est magnifique j’ai vraiment beaucoup apprécié tous les sentiments qui émanent de cette description , on a l’impression de connaître un peu cette Marie tellement dévouée et puis c’est vrai cela me rappelle beaucoup de souvenirs l’expression pleure tu pissera moins était également de mise chez moi et la grande guerre a emmené les deux frères de mon grand père à 19 et 21 ans je ne sais pas si ils ont laissé des jeunes amoureuses dans le malheur … continue de nous donner autant d’émotions c’est un vrai bonheur.

    • Oui Eva, j’ai le temps de mettre ton lien, je n’ai pas fini de lire tous les textes mais je ne désespère pas, d’ici de coir ça devrait être fait ! Merci pour mon texte, c’est venu comme ça alors que j’étais partie sur autre chose et elle le mérite bien ma pauvre Tante Marie qui en a vu de toutes les couleurs…malgré sa grande sagesse ! 😀 Bises Eva et va donc secouer Momo, elle sieste ??? Non j’y crois pas !!! Elle a bien raison ! 😀

  13. Je pense qu’on a tous eu une Tante Marie dans la famille… Les souvenirs remontent, et les regrets, comme tu le dis, de ne pas avoir osé poser des questions. Les odeurs accompagnent mes souvenirs aussi. C’est un bien joli texte, merci

    • Patch, j’aurais pu en dire encore au sujet de cette arrière grand-tante, car la mémoire olfactive est très poussée chez moi mais j’avais déjà fait plus long que d’habitude… 🙂 (et j’ai encore ton texte à lire !!!^^)…

    • Adrienne, ne te voyant pas, j’ai pensé que tu serais peut-être partie pour ces 3 jours… Je ne pensais pas que tu avais un sommeil aussi profond !!! 😆 Je t’ajoute de suite !!! 😉

  14. Tu sais, je n’ai plus le temps de suivre les Plumes aussi assidument qu’avant et je le regrette. Parce que vraiment, tu sais structurer tes textes, il n’y a pas à tortiller la dessus. Tes chutes sont toujours réussies, et je te rejoins quand tu écris que tant qu’il y a le souvenir, les choses n’ont pas entièrement disparu (tu le dis mieux que moi d’ailleurs). J’adore les histoires de vieilles filles peinées…

  15. Je viens à la fraîche lire les derniers textes 😉
    Bon Aspho tu veux pas dire à Bébert que j’ai paumé les clés du camion mdr!!!
    http://static2.dmcdn.net/static/video/865/058/39850568:jpeg_preview_large.jpg?20120116122107
    Rhooo je sens que ça va être ma fête 😦
    Non je voulais dire que j’ai mis un commentaire chez « Carnets paresseux » et qu’il est en modération ;(
    Bon je continue mes lectures, en espérant qu’il n’y en a plus qui vont s’ajouter 😉
    Bisous et bonne nuit chez nous c’est tropical 🙂
    Domi.

  16. Bonsoir Asphodèle. Tes textes sont si beaux. En ce moment, je lis un roman dont une partie se passe durant la guerre 14/18, avec une description très minutieuse des combats, tranchées, les hommes, les blessures qu’ils subissent; aussi, ai-je peut-être lu avec encore plus d’attention le portrait de cette Marie, fiancée qui ne vit jamais revenir son futur mari. Qu’avait-il vécu, de quelle façon atrocement inimaginable, est-il disparu?

    • Mélanie c’est parce que tu ne dois pas avoir un bon calendrier !!! 😆 C’est une semaine sur deux, pendant les vacances (mais pas avant août), il y aura quelques petits changements, sinon j’ai une semaine pour la Poésie le jeudi (ça me prend aussi du temps) et l’autre ce sont les Plumes, jamais les deux en même temps, je ne m’en sortirais pas ! 😆 A bientôt peut-être et gros bisous 🙂

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