LES DÉFERLANTES de Claudie Gallay


LECTURE COMMUNE AVEC Anne (des mots et des notes),  et  Anne (de poche en poche).

Lecture commune qui m’a « pesé » mais je n’ai pas abandonné, n’aimant pas donner un mauvais avis sur un livre sans avoir pris le soin de le lire jusqu’au bout, ne serait-ce que par respect pour l’auteure.

Ce livre avait tout pour me plaire : le titre, le phare, La Hague, ce bout du monde du Cotentin mais je suis restée à la porte, y entrant huit jours après sans perdre le fil tant les redites nous permettent de suivre cette sombre histoire sans risque de nous égarer.  Ce roman est un cliché, tout comme les personnages caricaturés plus que dépeints : Lambert, l’étranger qui ressurgit 40 ans après pour expliquer le naufrage de sa famille ; Lili, la tenancière du bistrot où on boit, où on mange, tout en observant la faune locale et surtout on y « ragote » à longueur de journée, cinquantenaire acariâtre, qui s’occuppe de la Mère (la sienne) après avoir fui la maison du père, Théo,  ancien gardien du phare et ornithologue en retraite que la narratrice vient remplacer dans ce travail mais aussi Père de Lili et ex-mari de la Mère, qui ont toutes deux quitté la maison familiale car il a toujours été amoureux de Nan ; les colocataires de la narratrice : Raphaël, le sculpteur illuminé et talentueux, sa soeur, Morgane trentenaire appétissante en mal d’amour et mal fringuée, punkette déshinibée ne se baladant jamais sans son rat ; Max, amoureux de Morgane, innocent du village qui retape un bateau et en sait beaucoup plus long qu’il n’en dit ;  Monsieur Anselme, vieux garçon affété, obsédé par Prévert, enfant du pays, et qui perpétue sa mémoire, La Cigogne, petite fille triste au bec-de-lièvre, qui circule, silencieuse et amoureuse de Max entre tous ces adultes…et Nan (Florette de son vrai nom), une folle magnifique qui erre sur la grève les jours de tempête, attendant que la mer lui rende le corps de Michel, son fils adoptif disparu,  en portant ces jours là d’amples robes noires où sont brodées à l’intérieur le nom des enfants qu’elle a élevés au Refuge, orphelinat de fortune. Elle coud les linceuls des morts et inspire beaucoup Raphaël qui sculpte des femmes au ventre creux… 

Dans cette atmosphère lourde de non-dits, elle qui souffre et se complait dans sa douleur, qui ne veut surtout pas arrêter de souffrir car après la douleur c’est « le vide », spectatrice de sa vie, elle devient actrice de celle des autres. Mais là où elle aurait pu recueillir des indices en 5 jours, elle en met dix, ne nous épargnant aucun petit détail qui dilue les jolis passages dans une logorrhée insupportable.  Elle distille à chaque page des sentiments sur son amour perdu chaque fois qu’un geste, une odeur le lui rappelle. Elle questionne Théo, le vieux gardien du phare, taiseux, qui ne vit plus que pour ses chats et ses regrets de ne pas avoir épousé Nan qu’il a toujours aimé. A la page 160, le « secret » s’évente et qu’elles sont loooongues les 400 dernières pages… Tout en continuant à voir Lambert de ci de là. De lui ramener un indice glané par hasard… et se perdant dans des détails, des descriptions interminables qui n’ajoutent rien au roman. Tout se terminera bien pour les principaux héros, moins bien pour ceux qui continueront à remâcher leurs aigreurs et leurs rancunes aussi tenaces que le varech accroché aux rochers et deux s’en sortiront grâce à la rédemption et au pardon.

L’histoire commence avec l’arrivée de Lambert, le jour de la grande tempête qui vient chercher des réponses au naufrage du voilier de ses parents et à la disparition de son frère cadet (jamais retrouvé) quarante ans plus tard.  Elle ne déferle hélas que pendant les 20 premières pages…cette tempête. On comprend tout de suite que l’ornithologue (elle n’a pas de nom la narratrice, sauf au milieu du livre où Lambert l’appellera une seule fois La Ténébreuse) a un penchant immédiat pour lui, alors qu’elle est venue tenter d’oublier son grand amour mort d’une longue maladie et dont elle  nous distille à chaque page, un peu plus de leur histoire. Tous ces personnages sont liés par un secret « terrible », « monstrueux », une chaîne aux maillons rouillés par la haine, la rancoeur, les mensonges, les silences et la mesquinerie.  A l’image de leur vie qui, quarante ans plus tôt s’est brisée en se refermant sur ce secret. La Ténébreuse va se passionner d’un coup d’un seul pour la quête de Lambert (l’enquête), ancien flic cinquantenaire en rupture de ban, visiblement, et essayer de faire parler Théo, qui ne concède à parler que d’oiseaux et de ses chats, lui faire avouer s’il a éteint le phare dix minutes, le jour du naufrage des parents de Lambert. Tout le monde sait et se tait. La narratrice se réfugie à la Griffue où elle demeure, un ancien hôtel qui avance dans la mer, reconverti en appartements. Là, elle se laisse aller à sa douleur qui étouffe peu à peu le lecteur. Il existe bien sûr des douleurs indécentes, l’auteure en supprimant 300 pages aurait pu en restituer la violence avec pudeur, mais la plume de Claudie Gallay ne flamboie pas, elle ressemble aux lumières pastel du Cotentin, virant trop peu souvent à l’écarlate sauf quand elle passe des soirées arrosées de whisky et de grands crus avec Lambert.

POURQUOI JE N’AI PAS AIMÉ

Tout d’abord à cause du style insupportable de Jacques-a-dit. Pas une phrase, pas une réplique qui ne se finisse par, il a dit, elle a dit, j’ai dit. Un exemple ? Toutes les pages si vous voulez, allez un deux, bien énervants :  » Tiens, te v’là  ! elle a dit. (…) C’était déjà comme ça avant, il a dit » (…) »J’ai vieilli il a dit. »(p.76-77) Et ainsi de suite. Que ce style grammaticalement incorrect, plaise à certains, soit, moi je m’y suis heurtée comme aux rochers tranchants sur lesquels l’héroïne pose les pieds chaque jour. Le talent ne se mesure pas au kilomètre non plus, aussi quand ce genre de digression « inutile » au texte vient en hacher encore le cours, je vous laisse apprécier page 426 : « J’ai regardé mon visage. J’ai fait couler l’eau. Il y avait un savon dans une coupe. C’était un petit savon blanc, de forme rectangulaire, Ph neutre. Ce n’était pas une coupe spéciale savon (ici, dans ce sens, spécial  ne prend pas d' »e » à la fin), un peu d’eau stagnait au fond. Le savon avait trempé dedans. Il était mou. Quand je l’ai pris, je l’ai gardé dans ma main. Impossible à reposer ». Passionnant non ? Je vous épargne la page où les menstrues reviennent ni celles où le blouson de Lambert est un second rôle permanent (ah ce blouson, sa madeleine de Proust certainement). La sensibilité oui, pas la sensiblerie. Et je le répète, il y a allègrement 300 pages superflues. Je souhaite le meilleur à Claudie Gallay, qu’elle continue d’écrire ses rêves tristes si tel est son choix,  mais qu’elle essaie d’offrir du rêve à ses lecteurs, tout simplement !

je laisse le soin à mes co-lectrices de parler de l’auteure, je n’en ai même pas envie !!

56 réflexions au sujet de « LES DÉFERLANTES de Claudie Gallay »

  1. 1 * Pour l’article, pas pour le bouquin ;), j’ai l’impression de voir relater un livre de la collection « arlequin » et où le 1er naufragé est le livre et à te lire on comprend pourquoi 😀

    Bonne journée.

  2. Voilà qui est fait !!! Claudie Gallay, au placard ! 🙂
    Tu t’y connais pour pointer sans concession les détails qui dérangent !
    Mais es-tu sûre que ton billet est correctement fini ? J’ai l’impression qu’il manque une phrase ou une mot ?

  3. et bien comme ça c’est dit ! je l’ai dans ma PAL mais pour l’instant le nombre de pages me tient à l’écart de ce roman. j’ai aussi un peu de m’ennuyer… à suivre !

    • Merciii ! Mais là j’ai eu du mal pourtant car je n’aime pas faire ma Zemmour et descendre un livre qui par ailleurs est très apprécié, voilà !!^^J’ai eu du mal et à le finir et à taper cet article qui n’est pas « l’original », ce dernier ayant « sauté » deux fois à cause de l’orage !!

  4. C’est intéressant, j’ai lu des avis très opposés sur ce livre, dont 2 très positifs d’amies avec qui je partage beaucoup. Bref, c’est intrigant. Enfin, j’avoue, moi je n’ai jamais eu envie de le lire…

    • Comme je le dis au début, il « aurait » pu me plaire !! Tout y était, sauf le style, qui là est vraiment « heurtant » et le pathos trop appuyé…Mais je comprends qu’on puisse aimer… 😉

  5. « logorrhée insupportable », c’est exactement ce que j’en ai pensé, mais je n’ai pas eu ton courage, j’ai dû lire une cinquantaine de pages et j’ai jeté l’éponge:je n’ai plus de temps à perdre avec des lectures qui me déplaisent(et là le style m’avait carrément horripilée), j’ai trop de choses en retard dans tous les domaines…
    bonne journée Asphodèle!

    • Merci Sophie, je me sens moins seule tout à coup !!^^ Et c’est la dernière fois que je me « force », LC ou pas !! Cela m’a occasionné deux lectures en retard et où je sais que je ne serais pas déçue, dont acte !!^^

  6. Il faut des livres pour tous les goûts et justement, j’ai aimé « les déferlantes » !
    Je ne conteste pas ce que tu pointes, et sur les personnages et sur le style, mais cela ne m’a pas empêché de le lire avec plaisir ;o)
    J’ai été particulièrement sensible à l’adéquation (très très romantique, je reconnais !) entre les personnages, tous tourmentés, et cette nature sauvage.
    Mais surtout, je me laisse toujours emporter par le style de Claudie Gallay, dont la sobriété arrive à créer une réelle ambiance sans qu’elle ait besoin même de décrire les sentiments de ses personnages. Je l’ai déjà formulé comme ça, parce que je ne sais pas l’analyser autrement : elle me va droit à l’âme ! Comme tu le dis : « la plume de Claudie Gallay ne flamboie pas, elle ressemble aux lumières pastel du Cotentin » mais moi, elle m’entraîne dans son monde où tout me parle.
    Petite concession, j’ai nettement préféré « seule Venise » que quelques personnages plus optimistes illuminent et dont le fil narratif est plus simple.
    Difficile de prévoir à coup sûr ce qui nous plait … le mieux reste encore d’essayer, comme tu l’as fait !

  7. Nous voici avec Catie réunies pour ses vacances et bien sûr on n’a pu s’empêcher de faire un tour sur la toile et sur ton blog que nous aimons beaucoup.
    Avec Catie nous n’aimons pas forcément toujours les mêmes choses, nos goûts sont parfois très divergents. Mais là Asphodèle nous venons au secours de Claudie GALLAY, en choeur.
    Certes, je comprends bien ta grille de lecture et en effet, rien à dire, on peut appréhender ce roman comme tu l’as fait.
    Pour ma part, ce n’est pas le cas, je me suis laissée portée par l’écriture de cette auteure qui s’est fondue avec le paysage et ses personnes, simples, usées par la mer et ses « déferlantes ». Les non dits des ‘je dis » m’ont plu.
    Mais ce sont bien là les mystères de la lecture, toutes les âmes ne sont pas sensibles aux mêmes choses. Et c’est très bien.
    En tout cas ton avis compte et c’est bien agréable de pouvoir en débattre.

    • Claudie Gallay vous remerciera…Elizabeth et toi !! 😉 J’ai aimé certains passages et, l’atmosphère fait aussi partie de mon univers « sensible », mais j’ai trouvé que la sensibilité justement se transformait trop souvent en sensiblerie, gâchant pour le coup ce qui aurait pu être un livre fulgurant si, allégé de 300 pages !!

  8. J’admire ton courage de l’avoir fini malgré tout, je n’ai pas cette patience !!! Je ne sais pas si je le lirai en général ce genre de livres m’ennuie profondément. Mais s’ils l’ont en bibliothèque je le feuilletterais peut-être 😉

    • Merciii pour ton soutien, je ne sais pas « courage » est le terme adapté, d’habitude j’aime ce genre de livres mais là le style et les longueurs ont tout gâché !! Dommage… Et qui sait, peut-être te plaira-t-il ?? 😉

    • Désolée, disons que j’aurais pu aimer, qu’il y a des passages très beaux, je le concède, mais le style logorrhéique et les passages « hachés » m’ont rebutés ! Tant pis…

  9. Voilà, je viens seulement de poster mon billet ! Pour moi, c’est un total coup de coeur, alors je dois avouer que je te trouve vraiment dure envers ce livre et son auteur. A mon avis, il vaut mieux t’en tenir éloignée, c’est un peu pareil dans Seule Venise que j’ai lu il y a peu…

    • Je ne suis pas « dure », je crois que j’ai expliqué l’action au début en disanr pourquoi ça aurait pu me plaire : tout y était ,et au fur et à mesure jusqu’à à la fin pourquoi ça ne m’a pas plu… Et je pense avoir respecté l’auteur en lisant jusqu’au bout un livre qui ne me plaisait pas et en lui souhaitant le meilleur. Maintenant je respecte aussi les goûts de ceux qui ont aimé 😉

  10. Et bien, tu n’y vas pas de mains mortes ! J’avoue avoir été tentée, mais quelques lecteurs de mon entourage, comme toi, m’en ont dissuadée.
    Ah ! chose importante : ton nouveau chez toi est magnifique !

    • Il faut dire Merci à Delphine, j’ai juste envoyé mes photos !! Je me sens très seule avec C.Gallay ce soir et toutes ses fans qui me tombent sur le poil !! Merci de ton soutien !!^^ J’ai commencé La taille d’un ange cet après-midi, j’ai lu deux nouvelles, ça change !!! J’adore, merci… 😉

  11. Ton article m’a beaucoup plu car il m’a fait voir des choses auxquelles j’étais passées à côté. Le roman m’a tellement plu que je me suis laissée emportée sans réaliser que certains passages étaient peut-être plus plats que d’autres qui m’ont émus. Mais bon, l’essentiel est que je suis contente de l’avoir apprécié. Et je te remercie pour cette lecture commune.

    • Merci Anne de ta compréhension, même si j’ai été un peu dure avec ce livre ( mon article a sauté 3 fois à cause de l’orage et la partie du ce « que j’ai aimé » avec, donc n’est resté que le sentiment négatif ! Anne (des mots et des notes) me l’a un peu reproché mais bon, nous ne sommes pas fâchées et c’est là, pour moi, tout l’intérêt de ces lectures communes !! Et qui sait si je n’y reveindrais pas plus tard et alors je l’apprécierais peut-être !!^^

  12. le livre m’ a plu, pas énormément (le style est en effet un peu zarbi et bon, ça relève un peu de la pose je trouve..) Mais l’histoire m’a touchée. Du coup, je ne le recommanderais pas en fait, parce qu’il n’est pas représentatif de ce que j’aime, mais en même temps, il est à lire, je suis mitigée…

    • J’ai été mitigée aussi (l’orage m’a fait sauter une partie de l’article), l’histoire est touchante certes mais diluée dans des longueurs qui ne lui apportent rien de plus… Et le « happy end » de l’histoire d’amour ne m’a pas convaincue, les secondes chances ne passent pas toujours si rapidement dans la vraie vie !! 😉

  13. Je pars et plusieurs blogs changent leur présentation ! Tu sais ce que j’ai fait ? Je suis venue et repartie pour revenir en disant « Oui, c’est bien là ! ». Bon, j’aime cette nouvelle page.
    Pour le livre… J’ai aimé, mais j’ai trouvé une ressemblance avec les sagas estivales : Bords de mer, nature, intrigue avec passé douloureux, deuil, romance, le café avec la bonne copine, l’artiste… et cela m’a un petit peu dérangée. Mais le style étant agréable, simple, il a été un bon bouquin de vacances l’année dernière. Il faudrait peut-être que tu le relises ???? Non ???

    • On ne crie pas ICI !!! 😉 Oui il y a des clichés, oui il y a de beaux passages mais je persiste et signe pour dire que LE STYLE est ce qui m’a heurté le plus et peut-être qu’en vacances je l’eus trouvé moins long… Et j’ai tout bien bien lu !! avec carnet de notes à l’appui, comme d’habitude…Ah ! mais !!^^

  14. Oh ! Oh ! Tu es époustouflante !!!!! Je ne crie jamais, sauf après mes garçons lorsque leurs collections de cannettes de coca s’écroule au sol. J’ai mis trop de « ???? » ? La prochaine fois je serai plus modeste. Je ne mettrai que « ??? », t’as vu ? Un de moins.
    Allez, zou, bonne soirée, je vais faire encore à manger à mes invités. Oui, « encore », il me semble que je n’arrête pas !

    • AH AH AH !!! Trop drôle car je reviens de chez toi où je te dis où sont mes invités à moi et ce soir, ils auront le reste du tagine au citron confit de midi, j’en ai fait pour 15 ! on est 5… Et non tu n’as pas crié, juste haussé la voix !!^^ Et en dessert pastilla à la fleur d’oranger !! (avec des feuilles de brick superposées, fastoche et tout le monde aime en général… 😉
      PS : je savais que j’étais « époustouflante » mais à ce point là, mon ego te salue bien bas…^^

  15. On dirait le résumé de la fiction France 2 de l’été! 😀
    Moi qui me tâtais à la lire, me voilà refroidie!
    Mais pourquoi a-t-il eu tant de succès? Pourquoi ce qui a le plus de succès est bien souvent médiocre? Ce constat me déprime un peu…

    • Ce n’est que mon avis ! Il y en a d’autres très élogieux ! J’ai mis les liens les concernant. Perso, je dis pourquoi « globalement » je n’ai pas aimé mais je comprends aussi pourquoi il a plu…

  16. (Tu as ouvert un blog? Ou il y a une autre asphodèle? Ou j’ai un alzheimer? ^_^)
    Pour ce roman à l’époque où j’en parlais, j’étais bien seule à avoir été énervée par l’écriture , j’avoue n’avoir terminé que parce que ma bibliothécaire me l’avait recommandé. je me retrouve bien dans ton billet, merci!

    • Merci Keisha !! Ouiii j’ai ouvert un blog il y a plus d’un mois maintenant !! Sous la pression disons le…Mais contente au final malgré les journées qui comptent double !! 😉 Merci pour ce livre qui m’a énervée (malgré des passages agréables), Je me suis fait traiter de tout !! Presque fâchée avec une autre bloggueuse qui a adoré !! Mais bon on s’est réconciliées de suite en se disant qu’un livre ne valait pas la peine de…. Comme quoi, donner son avis n’est pas toujours facile, et j’espère ne plus avoir à le faire de façon si négative, lisant plutôt des livres qui me plaisent et si je n’aime pas, j’abandonnerais, c’est dit !! Va prendre des petites pilules quand même pour fortifier la mémoire, hein !!^^

  17. Bon, tu m’avais dit que tu me préviendrais, c’est pour cela… ^_^
    Non, ce n’est pas la peine de se fâcher pour un roman! A l’époque rares étaient celles qui n’étaient pas enthousiastes, ensuite ça a discuté. Quand un livre ne me plait pas, j’abandonne ou n’en parle pas, tout simplement. Le club des incorrigibles optimistes , par exemple, j’ai abandonné!

    • On devient Alzeihmer avec ces blogs, ou la mémoire « sélecte » l’urgence !! Je ne suis pas toujours une optimiste béate, je le fais savoir quand ça arrive mais j’ai pris la résolution de ne plus m’embêter à l’avenir, comme je faisais avant d’ailleurs !! Et je tiens à avoir un regard distancié sur mes lectures pour mieux les apprécier…ou pas !! Mais je n’ai pas encore ton expérience !!^^

  18. Aie c’était fatal que tu atterrisses sur mon blog miroir chez wordpress. Il y a un an, agacée par les bugs chez overblog, j’ai testé wordpress, mais je suis encore sur overblog, finalement (ton lien colonne de droite est le bon)
    J’utilise le blog wordpress pour taper mes billets, car sur mon ordi ça saute toujours sur overblog (je ne cherche plus à comprendre pourquoi) et donc j’ai les brouillons là, mais rien ne parait. Un jour peut être je déménagerai.
    Alors quand je dépose un commentaire, je suis sous deux adresses. mais le blog overblog est le seul « vivant » actuellement)

    • Merci de la précision et je garde mon lien !! car il ressemble comme 2 gouttes d’eau à celui de Livvy, la bannière en moins !!^^ Et je préfère l’autre ! On se sent chez toi, alors que là…pas vraiment, je comprends pourquoi !!^^ Ca saute aussi chez WordPress les jours d’orage !! tiens ce billet sur Les déferlantes, je l’ai retapé deux fois et la fin une troisième fois alors qu’il était publié !! Les golden !! Donc je ne sais pas si « le blog parfait », pré-digéré et expliqué aux nuls (comme moi) existe !! 😉

  19. C’est un design wordpress assez classique, que je retrouve aussi ailleurs, c’est vrai. Mais c’est sur qu’il n’y a pas de vie, forcément, c’est un peu comme une pièce qui sert au rangement… ^_^

  20. Je suis tombée par hasard sur ta critique sur Babelio : je suis moi-même en train de lire Les Déferlantes, et je voulais savoir si j’étais la seule à ne pas avoir l’impression de lire un « chef d’oeuvre », un « roman fort », et autres qualificatifs positifs. Mon avis rejoint tout à fait le tien, surtout en ce qui concerne le registre de langue. Mon dieu ! Que je déteste ce style oral que certains auteurs affectionnent pour faire « vrai ». Bref, très belle critique, qui me rassure !

    • J’avoue que cette lecture m’avait énormément décue et énervée, je n’ai pas supporté le style, je n’ai pas trouvé la fin crédible ! Dommage car il y vait un décor, une atmosphère et des personnages intéressants mais voilà l’essai n’a pas été rtansformé et je n’ai pas du tout adhéré ! Merci de ton passage, j’irai lire ton blog 🙂

  21. Bon tu t’en doutais, on est pas du tout d’accord sur ce livre. Je publie ma chronique dimanche.
    Je reconnais le coté prévisible et un peu saga de l’été sur France Télévision mais j’ai adoré l’histoire et son style d’écriture aussi. C’est du silence parlé…
    Je vois plus de pudeur que de sensiblerie dans cette histoire et il y a tout ce que j’aime dans les décors, les lieux, les thématiques….

    • Justement ce qui m’a profondément tout gâché dans ce livre c’est le style, les tics de langage à la mode alors que le décor, les descriptions et certains personnages sont magnifiques ! La pudeur en devient …niaise de sensiblerie justement… Enfin, de toute façon quand on n’est pas d’accord ça pourrait durer des heures, tels deux caniches, aucun ne lâchera sa baballe 😆 Je lirai ton billet avec attention même si j’ai déjà oublié la moitié de ce livre ! Me restent les paysages et les quelques longueurs qui n’ont pas vraiment fait déferler cette histoire… Ton enthousiasme me le remettra en mémoire ! 😉

  22. le « _e » après « spéciale » est un figure de style appelée syllepse. C’est un accord selon le sens et non selon les règles. Cet effet est assez méconnue du grand public, mais tous les gens qui s’y connaissent un minimum en littérature connaissent aussi cette figure de style que l’on retrouve beaucoup chez les grands auteurs. Je ne lis moi-même que très peu, et sort d’un bac S ( je ne prétends donc pas écrire un article sur un livre ) et pourtant je connais cette figure.

    • Merci Slabuck pour cette information ! Mon bac (littéraire) est très loin derrière moi, je ne suis pas prof de français et n’ai aucune prétention littéraire, surtout pas celle de décortiquer la sémantique d’un roman qui doit tout d’abord m’emporter et me séduire ! Quand les effets de style (justement et quels que soient leurs noms) heurtent ma lecture, je le dis et le livre me rebute, c’est un peu ce qui s’est passé avec celui-ci ! Et je ne suis pas chroniqueuse littéraire assermentée ou rémunérée, ce n’est qu’un modeste blog de lectures où je donne mon avis, cela n’engage que moi ! 😉

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