LES PLUMES 41 – Les textes de février !

écritoire vanishingintoclouds(3)Nous allons savoir ce que vous ont inspiré les mots de février, après la collecte « difficile » ! Les 20 mots à placer étaient :  question, inattendu, merci, gâteau, méditer, souplesse, culot, surprise, hasard, décision, inspiration, trouver, hypocrite, goéland, bataille, réflexion, objectif, tourbillonner, turban, tison.

 Ont participé, par ordre d’arrivée des liens 24 courageux (moi comprise) : Eva, Martine Littér’auteurs, Ghislaine, Jacou, Valentyne, PatchCath, Monesille, EmilieBerd, Cériat, Nunzi, Sharon, Soène, Janick, Martine27, Val (grenouille^^), Modrone-Eeguab, Carnets Paresseux, Adrienne, Célestine, Mariejo64. Et Choupi-Jean-Charles-Fred Mili que j’avais OUBLIÉ (trop forte ! 😦 )… La Plume et la Page (ce matin 28.02). Pascal Bléval (samedi matin, également)

Une fois n’est pas coutume, j’ai écrit sous forme de poème, la rime n’y est pas toujours. Je demande votre indulgence…

 LES ESSEULÉESfemme a sa fenetre comtesseduchocolat - CopieDans les bras trop grands de l’attente
Glisse l’ inspiration des hasards ;
Ils consolent les absentes éplorées,
Les abandonnées,
Celles qui chantaient
Dans une autre vie
Les yeux étoilés de surprise.

Elles avancent aujourd’hui
Les cheveux de neige blanchis
Sous un turban de cendre grise.
Les mal-aimées,
Comme on dit
Amères ne pas avoir trouvé chaussure
À leur démesure.

Les lignes de fuite et les failles
Ont remplacé les batailles
Au lit de leurs amours
Où dansaient des flammes

Et s’entretenaient les tisons
Fichés dans leur coeur,
 Leurs corps ondulant de souplesse,
de tendresse,
 d’un bonheur
Donné en gage d’éternité.

Elles ne disent pas merci à l’inattendu
Venu briser la pendule qui égrène
leurs heures raisonnables.

Il ressemble au vide infini
Lourd d’inacceptable,
Quand les enfants sont partis,
Les maris enterrés
avec les dernières années
d’une retraite hypocrite
Passée à se sourire en biais
pour éviter la solitude,
Sans objectif à réaliser.
Sans rêve pour avancer.horloge & rail maya47000 tumblrSe souviennent des longs déjeuners
Passés en silence,
Remâchant lentement
Le gâteau rance
Du dimanche d’avant.

Elles éteignent leurs réflexions,
Hésitent à prendre des décisions
,
La mémoire en bulle de savon,
Ne posent plus de questions
Auxquelles seul le vent répond.

Elles méditent pour ne plus penser.

Elles finiront par trouver un compromis
Où accrocher
leurs jolis souvenirs
Ce qu’il en reste…
Un éclair passera,
Un rire ancien fuseraIMG_0456
Venu d’un passé
Où s’envolaient les goélands,
Les soirs d’été
dans les nuages

Quand elles tourbillonnaient
Sur les plages
Face aux vagues impétueuses

Le culot à marée haute,
Le baiser à fleur de lèvres
Dans les bras salés et impatients
D’un amour

Qui ne se rejouera plus…

©Asphodèle – 27 février 2015