Que devient la Maison Bleue ? de Maxime Le Forestier !

C’est une maison bleue adossée à une colline de San Francisco, plus exactement au 3841 de la 18ème rue dans l’ancien quartier mexicain de Castro et, que la chanson de Maxime Le Forestier a rendu célèbre, au-delà de toute espérance !

 

C’est une journaliste du Nouvel Observateur, Sophie Delassein qui dans un article du 12 août 2010 nous en  fait la génèse. Elle avait aussi écrit une lettre « virtuelle » aux nouveaux propriétaires (ou locataires), s’insurgeant contre le fait qu’elle était devenue verte (moi au vu de la photo, je dirais gris pisseux mais bon !). En les suppliant de la repeindre en bleu. Son cri déchirant a été entendu car  ce sera chose faite, ça devait l’être dans la première semaine de juin mais je ne l’ai pas trouvée sur Google malgré un avis de recherche intensif !! Le 24 juin, Maxime Le Forestier donne pour l’occasion et également pour fêter les 40 ans de la chanson un concert exceptionnel au Théâtre Herbst de San Francisco, une plaque commémorative devrait aussi être apposée sur la maison, rien que ça !! Ce sont les producteurs du chanteur qui ont modestement lancé « Il en va de la préservation du patrimoine français à l’étranger «  !! (Hrr, hrr, là on se gargarise !!). L’évènement devrait être couvert par un journaliste français du Nouvel Obs’ et un autre du Chronicle de San Francisco,  étayant le sujet par un documentaire sur le mouvement hippie de la ville dans les seventies.

Ci-contre la vraie maison en 1971 avec ses occupants !

L’histoire commence au Festival de Spa où le petit Maxime, 22 ans alors, et encore très barbu et chevelu accompagne sa soeur Catherine, 25 ans, venue présenter son album « Au pays de ton corps » (chanson sublime de poésie et de sensualité, je vous encourage à l’écouter ci-dessous !!). Elle remporte le prix haut la main et empoche la coquette somme de 10 000 Francs.

Maxime ayant de l’argent à rendre à Joan Baez (qu’il ne verra pas et dont il dépensera l’argent !), venue quelques temps auparavant en France présenter Sacco et Vanzetti (nous sommes encore en pleine guerre du Viêt Nam), nos deux frangins, les poches gonflées de l’argent gagné à Spa, décident de s’envoler pour SF, que leur a conseillé dans les coulisses du concert de Spa, un ami homo et haut en couleur, Luc Alexandre. « J’ai vite compris que j’arrivais dans un monde dont je ne pouvais soupçonner l’existence » dira Maxime. Ils y passèrent plus d’un mois à vivre dans cette communauté hétéroclite, écoutant Phil à la Kena, Tom à la guitare sous l’oeil languide de la belle Psylvia et de Lizzard… Oui, bien sûr qu’ils ont fumé la moquette !! Mais Maxime en aurait gardé une nostalgie non égalée à ce jour puisqu’il en parle ainsi :  » Elle était très légère, rien à voir avec les produits qui circulent aujourd’hui ». Mais bon, ce n’est pas le sujet ! En revanche la biographie qu’a écrit Sophie Delassein (depuis 2005) est paraît-il une mine basée d’abord sur des entretiens et qui s’est paraît-il transformée en un témoignage poignant, sincère, bref à découvrir,  Maxime Le Forestier ne s’étant jamais vraiment livré à la presse. Elle s’intitule « Né quelque part »,  est parue le 14 mai et à noter quand même que l’auteure a déjà écrit « Barbara, une vie » et « Aimez-vous Sagan ? »… A suivre avec des titres aussi alléchants ! 

Ci-dessous LA pochette que beaucoup de plus de vingt ans ont eue au moins une fois entre les mains !

Pour l’occasion, Polydor doit rééditer cette pochette légendaire de l’album, réinterprété entre autres par La Grande Sophie, Ayo, Calogero, Daphné, Juliette, Emily Loizeau…

 

Et j’espère que L’Education sentimentale, une de mes chansons préférées avec La Petite Fugue ne sera pas massacrée ! Y’a intérêt… On finit là-dessus ? Et BONJOUR à vous tous et toutes qui avez su m’encourager, me soutenir (et même plus !) ; je reviens piano, piano, comme promis !