MAFALDA, c’est ma copine !

LE MONDE de MAFALDA par QUINO, Tome 5.

Vous connaissez mon peu de goût pour les BD, il fallait donc bien remédier à cette carence et commencer un jour. Piano, piano… Delphine (encore elle) m’a donné l’envie de (re)découvrir cette petite fille, créée dans les années 60 par Quino et terriblement actuelle.

Le Monde de Mafalda (1982) est encore  hélas , celui d’aujourd’hui.

Mafalda, petite argentine révoltée, lucide et sans trop d’illusions est toujours en quête de vérité, questionne les gens qui l’entoure, réagit selon son coeur et me paraît plus proche d’une adulte que d’une enfant.

J’ai particulièrement souri quand elle questionne sa mère ( p.13) sur l’âge auquel on est « vieux », que celle-ci lui répond qu’il suffit « de garder l’esprit jeune » et que Mafalda lui rétorque : « Oui, mais l’esprit, à quel âge commence-t-il à avoir besoin de maquillage ? »

Après avoir regardé les infos « internationales », dépitée, elle se tourne vers un globe terrestre et lui lance : « Si tu avais un foie, tu parles d’une hépatite, hein ? ». Il y a des amis caricaturés autour d’elle, tel Manolo, le petit « bourge » capitaliste qu’elle remet en place, son cousin Felipe, doux rêveur qui a peur de « ne pas se plaire » s’il grandit trop vite, et ainsi de suite. 

Le monde n’a pas vraiment changé, ni l’actualité depuis la parution de cette BD et si vous ne la connaissez pas encore, (ça m’étonnerait !!), courez vite la découvrir et n’hésitez pas à la présenter à vos enfants… Ces bulles de la page 23 en témoignent encore :  Mafalda, derrière une vitre où une mouche se cogne lui lit le journal en énumérant la liste de catastrophes du jour (on peut aisément les transposer à ce jour) et crie à la mouche :  » Avec tout ça, tu veux encore sortir ? »…

N’y connaissant pas grand-chose en graphisme, j’ai noté que les enfants avaient une bouille bien ronde, au contraire de certains adultes dont le visage s’allonge en vieillissant, comme le nez de Pinocchio quand il ment… Faut-il y voir un symbole de plus ?

A consommer sans modération…