À bouche perdue pour le jeudi en poésie…

 chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Il est un blog intitulé Beauty will save the world, tenu par Schabrières et qui, tous les jours, diffuse de la poésie, un blog que je lis assidûment vous vous en doutez car j’y fais beaucoup de découvertes de poètes contemporains. Dernièrement, j’ai trouvé celui-ci d’un poète belge, Albert Ayguesparse, disparu en 1996 à l’âge de 96 ans. Poème qui a résonné en moi … je vous le fais écouter…

M’ont accompagné ce jeudi, les fidèles amis de la poésie : Lire la suite

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LA POÉSIE DU JEUDI con José Agustín Goytisolo y Paco Ibañez

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Le mois espagnol a commencé chez Sharon et si je n’ai pas publié dimanche la recette de mes « magnifiques » empanadas (je le ferai dimanche prochain), je ne pouvais pas passer à côté de la poésie espagnole qui m’a autant nourrie que la française. Je vous présente aujourd’hui un poète moins connu que Federico Garcia Lorca ou que  Antonio Machado, Pablo Neruda. C’est Paco Ibañez, chanteur engagé contre toutes les dictatures, ami des poètes qui l’a fait connaître et lui a consacré un album entier en 2004, je vous le mets en V.O (pour la chanson) et je vous offre « ma » traduction (avec ce qu’il me reste d’español) (les puristes m’excuseront) de cette version raccourcie de Paco Ibañez. Qui ne vaudra jamais la version originale mise à la fin dans son intégralité. José Agustín Goytisolo est mort défenestré en 1999, il s’agit vraisemblablement d’un suicide mais sa famille a soutenu la thèse de l’accident.a José Augustin Goytisolo

Ont poétisé avec moi aujourd’hui  et je les en remercie d’autant plus qu’en avril, il y a eu 5 jeudis qui en ont perturbé certains…. : Lire la suite

LA POÉSIE DU JEUDI avec Anna de Noailles.

chromo oiseau couronné ana-rosa(1) Après les évènements de la semaine dernière, si proches encore, laissons la parole à la poésie le plus souvent possible, elle est le témoin d’une époque, une réponse spirituelle à nos attentes quand nous nous sentons abattus, découragés. Alors, ne nous en privons pas !

Aujourd’hui, une poésie d’Anna de Noailles, née en 1876 et morte en 1933 à Paris. Une poétesse d’origine princière  gréco-roumaine qui a évolué dans les salons parisiens, amie de Proust, de Paul Claudel, de Cocteau, de Max Jacobs, de Barrès et j’en passe. Enfant, elle passait l’hiver à Paris et le reste de l’année dans la propriété de ses parents à Amphion près d’Evian,  au bord du lac Léman. Elle en a gardé un amour profond de la nature malgré sa vie essentiellement parisienne. D’ailleurs, anecdote qui me fait craquer : elle est enterrée au Père-Lachaise mais a souhaité que son coeur repose dans une urne dans le temple du parc d’Amphion-les-Bains (image ci-dessous). A l’origine du Prix Fémina, vous en saurez plus en cliquant ICI.a anna de noailles temple du jardin votif a de noailles amphion où repose son coeur

Ont poétisé avec moi pour ce numéro hors série et décidé lundi : Modrone-Claude, Soène, Jacou, Valentyne. Nadael, dont j’ai juste changé la date de jeudi dernier, à confirmer ce matin ! Lilousoleil.

LES PLAINTES D’ARIANE

Le coup de vent de Camille Corot - 1876

Le coup de vent de Camille Corot – 1876

Le vent qui fait tomber les prunes,
Les coings verts,
Qui fait vaciller la lune,
Le vent qui mène la mer,
Le vent qui rompt et qui saccage,
Le vent froid,
Qu’il vienne et qu’il fasse rage
Sur mon cœur en désarroi !a vent mer
Qu’il vienne comme dans les feuilles
Le vent clair
Sur mon cœur, et qu’il le cueille
Mon cœur et son suc amer.
Ah ! qu’elle vienne la tempête
Bond par bond,
Qu’elle prenne dans ma tête
Ma douleur qui tourne en rond.a vent feuilles
Ah ! qu’elle vienne, et qu’elle emporte
Se sauvant,
Mon cœur lourd comme une porte
Qui s’ouvre et bat dans le vent.abandon potail rouillé
Qu’elle l’emporte et qu’elle en jette
Les morceaux
Vers la lune, à l’arbre, aux bêtes,
Dans l’air, dans l’ombre, dans l’eau,
Pour que plus rien ne me revienne
À jamais,
De mon âme et de la sienne
Que j’aimais…adieux mouchoir femme

 Anna de Noaillesanna de noailles

Tiré de « L’ombre des Jours »

Je vous donne les prochaines dates, pour ne pas qu’elles tombent une semaine de Plumes, d’autant que ces dernières sont mensuelles… Ces dates figurent aussi sur la Page des poésies du jeudi.

Voici le calendrier jusqu’à fin juillet 2015 :

Le 22 janvier 2015
Le 05  et le 19 février 2015
Le 5 et le 19 mars
           Le 2 et le 16 avril
le 7  et le 21 mai
le 4 et le 18 juin
Les 2, 16 et 30 juillet.

Pour août, je ne m’engage pas encore, sachant qu’à cette période, je prends une pause familiale !

La poésie du jeudi avec Marcel Proust

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Voici le dernier jeudi poésie de la saison 1, puisque je ferme le blog en août et, pour cause de rentrée littéraire, les jeudis-poésie ne reprendront que le 18 septembre. Ça va être long, je sais mais je compte sur vous pour profiter de ce temps pour dénicher des pépites, des poètes connus ou inconnus afin de nous faire partager ces trouvailles en septembre… En attendant je vous souhaite de bonnes vacances ou un bon repos, que vous partiez ou pas…

Ont poétisé avec moi  (ceux qui restent encore^^) (c’est à dire peu)  mais lisez ce billet jusqu’au bout !!!

1) -Marie et Anne : Iles de Blaise Cendrars
2)- Soène :  Fable : « Le papillon, l’abeille et la rose » de Antoine-Vincent Arnault.
3) Modrone-Eeguab : Coucher de soleil en Bretagne de José Maria de Heredia.
4) LylouAnne : Tourne beau moulin à vent de Jean-Yves Rolland.

Marcel Proust a aussi écrit de la poésie et notamment, quelques portraits de peintres ou de musiciens. Ici celui de Chopin, qui était réputé pour être souffreteux et pas gai-gai !!!

CHOPINchopin g sand et la mort image peintureChopin, mer de soupirs, de larmes, de sanglots

Q’un vol de papillons sans se poser traverse
Jouant sur la tristesse ou dansant sur les flots.chopin papillons que rien ne traversen image GouglRêve, aime, souffre, crie, apaise, charme ou berce,
Toujours tu fais courir entre chaque douleur
L’oubli vertigineux et doux de ton caprice
Comme les papillons volent de fleur en fleur;
De ton chagrin alors ta joie est la complice:chopin gif piano
L’ardeur du tourbillon accroit la soif des pleurs.
De la lune et des eaux, pâle et doux camarade,
Prince du désespoir ou grand seigneur trahi,
Tu t’exaltes encore, plus beau d’être pâli,chopin lune sur mer
Du soleil inondant ta chambre de malade
Qui pleure à lui sourire et souffre de le voir…
Sourire du regret et larmes de l’Espoir!arc en ciel blog wp

Marcel Proust, Les Plaisirs et les Jours, Portraits de peintres et de musiciens. 1896proust

chopin gif rideaux qui volent campagnePour moi, la poésie ressemble à ce souffle de vent qui entre et sort par la fenêtre, se pose sur les rideaux en les faisant sourire, s’enroule dans un bouquet posé là par hasard…

Bon jeudi à tous et merci de m’avoir accompagnée pendant cette première saison de la poésie du jeudi. Je remercie tout particulièrement ceux qui ont participé au moins une fois à ces jeudis, par envie ou par hasard… Par ordre alphabétique : Arieste-AymelineBéné31, Claudialucia, Dan Gazenia, Dimdamdom59, Eeguab-Modrone, Fransoaz, Jacou33, Jean-Charles, Laurent Fuchs, Lili (la petite marchande de prose), LilaMangoLilouSoleilLylouAnneLuocine, Marie et Anne (Nos Sorcières préférées), Mind the Gap, Nadael, Nadine, Natiora, NélinhaOcéanePatchCath, Pyrausta, Soène, Syl et ses copines des « Points contés »Valentyne, Valérie K., Violette Dame Mauve. Ce qui fait 29 personnes à avoir cherché un poème au moins une fois ; en espérant n’avoir oublié personne mais mon carnet de poésie est fiable, en principe! Sinon, nous sommes un « noyau dur » d’une bonne dizaine, en temps normal, et vingt en période de pointe…

Alfred de Musset pour mon jeudi en Poésie !

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Janvier avance, l’hiver est tendre pour le moment et ne nous mord pas de ses froidures. Je vous propose un des nombreux poèmes qu’Alfred de Musset écrivit pour George Sand, après que leur amour passionnel se fut défait… Il en écrivit beaucoup, celui-ci est le n° VI, du même nom que la lettre VI pour George Sand, écrite à titre posthume en 1888. Alfred de Musset est né en 1810 et mort en 1857 à Paris.

Poétisent avec moi aujourd’hui :

Marie et Anne, Valentyne, Lili, Pyrausta, Violette Dame Mauve, SoèneBéné31. Et Modrone-Eeguab !  Et Océane qui ne m’a prévenue que ce soir, j’ajoute son joli poème de Maurice Carême, un des plus romantiques et délicieux !Les titres et les auteurs sont consignés sur la page dédiée aux poésies du jeudi…

À George Sand (VI)

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie ;
Verse ailleurs ce trésor que j’avais pour tout bien.
Va chercher d’autres lieux, toi qui fus ma patrie,
Va fleurir, ô soleil, ô ma belle chérie,
Fais riche un autre amour et souviens-toi du mien.

Laisse mon souvenir te suivre loin de France ;
Qu’il parte sur ton coeur, pauvre bouquet fané,
Lorsque tu l’as cueilli, j’ai connu l’Espérance,
Je croyais au bonheur, et toute ma souffrance
Est de l’avoir perdu sans te l’avoir donné.manuscrit plume vanishingintoclouds

Alfred de Musset – Poèmes posthumes 1888)

LA POESIE DU JEUDI avec Verlaine

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Après Rimbaud la dernière fois, voici un poème de son comparse, Paul Verlaine, qui sied bien à l’hiver qui avance… Et vous n’avez pas fini de m’entendre pleurer la neige, moi qui n’en ai jamais (ou si peu) dans ma région ! Je me console comme je peux…

Poétisent avec moi aujourd’hui : Valentyne, Natiora, Pyrausta, Béné31, MarieetAnne, LilouSoleil, Modrone-Eeguab. Lili (La petite marchande de prose), Claudialucia. Et Soène qui poétise le vendredi mais pourquoi pas ? Pour ne pas faire double emploi, les titres et les auteurs choisis par les participants figureront dans la page dédiée !

Dans l’interminable…plaine neige web météo

Dans l’interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?

Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Paul Verlaine, Romances sans paroles (1874)

LA POÉSIE DU JEUDI avec Emile Verhaeren

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Parce qu’Emile Verhaeren est un des tous premiers poètes qui a enchanté mon enfance… Nous apprenions ses poèmes pour les « récitations », j’ai pour lui une tendresse particulière. Il sait encore m’émouvoir, bien des années après, même si je ne connais plus par coeur ses poèmes… Voici donc un logo si vous souhaitez participer au jeudi-poésie, une fois tous les 15 jours, quand vous le pourrez, quand l’envie de poésie vous titillera ! J’ajouterai vos liens dans mon billet au fur et à mesure quand vous me préviendrez ! Lire la suite