Le jeudi-poésie vert (et printanier), d’avril 2017.

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Mars fut long et pluvieux, j’ai sauté un jeudi (comme ça m’est déjà arrivé), aussi je suis ravie de vous retrouver en ce début avril ensoleillé, bouillonnants de sève printanière, la plume fourmillante d’inspiration !

Ont poétisé ce jeudi, nombreux, les fidèles de toujours :

CEUX QUI ONT ÉCRIT UN POÈME ou UN/DES HAÏKU(S) :

1 – Carnets Paresseux arrive (courbaturé) sur les bosses de ses « Trois baleines d’avril » !
2 – Jacou nous offre aussi un « Pré Vert », de son cru, en hommage à Prévert, vous l’avez deviné !
3 – Val, qui a remis une selle à sa Jument Verte s’interroge sur son futur moyen de transport ? Puisque c’est « Bateau ou papillon » ?
4 – Modrone-Eeguab-Edualc nous offre « trois haïkus voyageurs« ….
5 – Eléonore, la douce, nous revient avec « Quelques vers silencieux »
6 – EmilieBerd, que Mindounet avait sauvagement déshabillée (ICI), a remis sa cornette et nous emmène sur le chemin de la « Profession de foi » !
7 – Soène , en haïku (mais habillée), a fondu devant le charme d’une « Violette » urbaine.
8 – SYL. s’échappe dans la campagne à la poursuite de « La mûre et l’enfant »…
9 – Célestine (hé oui tout arrive, même en retard 😉 ) empoigne la vie « À bras le coeur », comme elle sait si bien…
10 – Asphodèle ci-dessous : un haïku (EXIL) et un poème : FEINTES DE PRINTEMPS.

CELLES QUI PRÉSENTENT UN POÈME :

1 -Martine , « prévertissime » en ce mois d’avril qui célèbre les quarante ans de la mort de l’auteur nous emmène dans le « Futuralisme » de ce cher Jacques Prévert. (Extrait du recueil « Choses et autres »). Publié la semaine dernière également mais comme on ne se lasse pas de la poésie…
2 – Claudialucia nous présente une photographe-poète,  Nia Dadle, « Entre photographie et poésie »
3 – Sharon & Nunzi nous offrent le 26ème sonnet des Regrets de Joachim du Bellay.

***

Je commence par le haïku

EXIL

Sombre périple
De l’exil non désiré,
Bateau naufragé.

Et un poème  sur l’arrivée du printemps, quand on n’y croit pas encore tout à fait…

FEINTES DE PRINTEMPS Entends-tu toi aussi mon ami
la musique souterraine
de la terre qui s’éveille en charivari
tout au long de la plaine ?IMG_0744.JPG

Sens-tu, à l’aube, le parfum des roses
encore lointain, imperceptible
que l’on devine en toutes choses
qui disent l’indescriptible ?

Caresses-tu de ta main si douce
le satin des anémones et des crocus
comme si le chant de la source
descendait en roulant avec les cumulus ?

Vois-tu ce ciel gris là où tu es ?
La brume qui ne veut pas céder,
la pluie qui s’obstine à ruisseler
donne aux fleurs du jardin
la mélancolie des répudiées.Vierges effarouchées par le matin,
sans grâce avec la moue du chagrin.

Écoute et chéris les souvenirs silencieux
qui ont encore du jus de cerise aux lèvres ;
Souffle sur la fleur de pissenlit avec cette fièvre
qui  amène la flamme à  tes yeux…

Et fais un voeu : celui de m’aimer après la fin.
Au-delà de la faim ,
Au-delà de la soif…
En ces jours où la vie te coiffe
au poteau et te cloue dans la main
un baiser sans lendemain…

©Asphodèle – Avril 2017

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