Le crépuscule du manoir…

Les bras languides de l’été s’ouvraient sur Sylvia, immobiles sous la canicule implacable. Debout, toute habillée dans le bassin aux nymphéas, près de l’étang poissonneux, elle ferma les yeux avant de se laisser glisser sous l’eau. Le monde du silence qui régnait là-dessous fit s’escamper les derniers bourdonnements d’abeille qui zigzaguaient dans son esprit. Essoufflée, elle remonta à la surface. Le manoir lui apparut alors dans toute la splendeur du crépuscule, bouton d’or perché au-dessus des champs avoisinants. Elle entendait au loin les musiciens jouer d’anciennes valses sur leurs archets enflammés. Et les abeilles se remirent à bourdonner… Lire la suite