DLE YAMAN ou un vent d’amour, de deuil et de larmes venu d’Arménie pour mon dimanche…

Le mont Ararat, "berceau de l'humanité" culmine à 5165 mètres, un symbole pour l'Arménie qui se l'est vu reprendre par les turcs en 1915. Situé entre l'Arménie, la Turquie et la Perse. (l'Iran).

Le mont Ararat, « berceau de l’humanité » culmine à 5165 mètres, un symbole pour l’Arménie qui se l’est vu reprendre par les turcs en 1915. Situé entre l’Arménie, la Turquie et la Perse. (l’Iran).

Tout le monde connaît peu ou prou l’histoire du génocide qui a saigné l’Arménie d’un million et demi de morts. Il y a quelques années, en cherchant des chansons de ce pays, je suis tombée sur le chant « Dle Yaman », et un grand frisson m’a parcourue. Je me suis imaginée à la proue d’un navire en partance, ballotée par les flots, la corne de brume sonnant le glas de la terre mère, emportée à tous les vents. C’est qu’il y a du souffle dans ce chant que nul ne sait dater exactement mais qui remonterait bien avant le génocide. Accompagnée seulement d’un « dudduk », cet instrument qui tire des sons qui ressemblent aux sanglots, la chanteuse, a capella, possède une voix que l’on doit entendre de l’autre côté des montagnes si chères aux arméniens, avec le mont Ararat en tête, symbole et mausolée. Mais ce n’est pas une chanson d’exil mais une chanson d’amour comme me l’a indiqué la traduction que l’on peut voir sur le site des Editions l’Harmattan  (accompagnée d’un très beau billet explicatif) (et que je vous conseille fortement). Lire la suite