RIMBAUD ou l’éternelle adolescence…

Parce que c’est comme ça que Rimbaud est resté dans notre mémoire, ce poète précoce de 17 ans, qui a cessé d’écrire très vite et qui à sa mort, à 37 ans était complètement oublié dans le monde de la littérature et de l’édition.

C’est comme ça que je veux me le rappeler, même si le fait de savoir qu’il a fini marchand d’armes et d’ivoire ne me plaît guère…

Je préfère me remémorer ou relire Le Bateau Ivre, Sensation, Les Étrennes des Orphelins,  les Assis et aujourd’hui : Ma Bohème… que je dédie à un grand adolescent de 24 ans prénommé Boris et qui se reconnaîtra s’il passe par là… Ça dit quoi Ma Bohème ? Des vers que vous connaissez certainement mais qu’on ne se lasse pas de lire encore et encore :

 

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;

Mon paletot aussi devenait idéal;

J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal;

Oh ! là là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

 

Mon unique culotte avait un large trou.

– Petit Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course

Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.

– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou.

 

Et je les écoutais, assis au bord des routes,

Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes

De rosée à mon front comme un vin de vigueur;

 

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,

Comme des lyres, je tirais les élastiques

De mes souliers blessés, un pied contre mon coeur !

 

 

 

 

 

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