LES PLUMES 43 – Les textes du désir d’avril 2015 !

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsA vos agendas ! Pour des raisons indépendantes de ma volonté je serai absente en juin (dates pas encore fixées), pour 5 semaines et je ne sais pas encore dans quelle mesure je pourrai utiliser l’ordinateur. Aussi, à la demande générale (malgré une réfractaire), il y aura deux sessions de plumes en mai, grâce à une âme charitable (qui tient à garder l’anonymat) qui collectera vos liens, me permettant ainsi de m’occuper des jeudis poésie qui tombent les mêmes semaines. Collectes les 4 et 18 mai pour des textes les 9 et 23 mai ! Alors heureux ? !

 A 22 heures hier soir, j’avais les liens (plus ou moins) des 24 fauteurs de troubles suivants  ! Par ordre d’arrivée des liens (plus ou moins) . Et 5 de plus ce matin. :

Monesille, Ghislaine53, Val-Grenouille59, LilouSoleil, Melle La Démone, Thiébault de Saint-Amand, Soène, Jacou33Martine27, Modrone-Eeguab, Cériat, Pascal Bléval, Mélusine80, Les mots d’Isabelle, Astrid-Toinette, Réjanie, EmilieBerd, Fred Mili-Choupi, Carnets Paresseux. Bizak, Martine Littér’auteurs, Marlaguette, DimDamDom59, Célestine. Eva, Janick. PatchCath. Merquin. MarieJo64.

Mon texte fait suite à une série mettant en scène « Mademoiselle » et dont le premier texte a été écrit en mai 2011 pour Des mots, une histoire chez Olivia, d’autres ont suivi, , ici, ou encore . Le texte  d’aujourd’hui est une forme d’épilogue même si Mademoiselle n’a pas encore dit son dernier mot…puisqu’elle m’est revenue quatre ans après !

LE VENT AVAIT POUSSÉ MADEMOISELLE…a mademoiselle sur lande gardenofwhimsy bs frSe pouvait-il que la pente douce des jours glissât enfin entre les doigts fébriles des matins d’avril, eux qui se levaient tôt dans une débauche de ciels flamboyants et de parfums grisants exhalés par les lilas refleuris ? Se pouvait-il que les griffures des années passées qui avaient balafré ses questions sans y répondre aient pris un tramway pour ailleurs ? Lui permettant de savourer la gourmandise de l’instant quand l’espérance valse avec la brise légère, ramenant dans son sillage d’anciennes promesses perdues au large, à la proue d’un navire jamais revenu du Timor oriental, les cales chargées d’épices, d’or et de liqueurs ambrées.a cargo tempête

Mademoiselle savourait son chocolat au soleil, assise sur les marches en pierre qui descendaient au ruisseau plissé de rides facétieuses, comme celles qui flottaient à la surface de son esprit exalté. L’envie de se tapir entre les verveines odorantes, d’écrire sur ces quatre dernières années la tenaillait. Écrire l’attente de cet amour disparu et toujours présent, velléité lancinante pour donner sens à ses errances et justifier sa nouvelle existence. Écrire son allergie au bitume parisien, pire que des sables mouvants, le travail dur, l’argent gagné pour retourner dans ce hameau proche de la lande où vibrait encore dans la mémoire des bruyères et des ajoncs l’écho de son amour pour Julien, faisant naître dans le ciel des étoiles filantes éphémères, mourantes sous la lune, au cimetière marin des poussières invisibles.OLYMPUS DIGITAL CAMERAElle devait retourner là où tout avait commencé, se mesurer à l’endroit où se tenait autrefois la maison à la brocante aux fenêtres brisées aux verres ébréchés, royaume des courants d’air et terrain d’envol pour les oiseaux ; elle devait être rasée maintenant que la mère était morte . Écrire aussi l’autocensure accrochée à des pans de sa vie d’enfant, qui, en occultant le déplaisir avait maintenu l’espoir d’y revenir un jour, sans trembler. L’argent gagné à Paris n’avait pas allégé les fardeaux que la vieille femme lui avait infligés. L’odeur de la misère ne l’avait jamais quittée.a mademoiselle maison à la brocante.
Elle sourit en regardant sa petite Suzanne endormie, sa peluche coincée entre le pouce et la joue. Elle fit chauffer le lait chocolaté. Des volutes odorants s’échappèrent et réveillèrent la fillette qui s’assit d’un coup dans son lit. Elle se leva et se jeta au cou de sa mère, lâchant son doudou sur le carrelage.
« Mange toutes tes tartines Suzanne », dit Mademoiselle d’un ton sérieux, nous allons faire une longue promenade aujourd’hui…
– Où ça ?
– Sur la lande où j’ai grandi…
– Là où il y a ta vieille maison ?
– Oui, mais elle n’existe plus …
– Et tu me raconteras l’histoire du bateau qui n’est jamais revenu du très loin voyage à cause de la tempête ?
– Peut-être Suzie, peut-être…
Elles marchèrent longtemps en cueillant des fleurs sauvages mêlées aux bruyères. Mademoiselle sentait l’impatience de l’enfant au fur et à mesure qu’elles approchaient.
– Regarde maman, regarde c’est ta maison !a maison bretonne volets bleusMademoiselle écarquilla les yeux de surprise. Un homme jeune, le cheveu blondi par le soleil, la peau creusée de sel et de sillons précoces, se tenait sur le pas d’une coquette porte repeinte en bleue. Les mains en éventail devant les yeux, il se protégeait des rayons obliques du couchant. Quand il reconnut Mademoiselle, il se précipita à sa rencontre. Il plongea ses yeux clairs presque transparents dans ceux de Suzanne et ils lui renvoyèrent un miroir. Aucune question n’était nécessaire.

C’est alors qu’une étincelle courut entre les bruyères autour de la maison aux volets bleus, un feu follet célébrait les retrouvailles des amants séparés et sous ce feu illuminant les herbes, ils sentirent un désir intact courir dans leurs veines et sur leur peau.
– On m’avait dit que… murmura-t-il en l’embrassant et en les broyant toutes deux contre sa large poitrine, Suzanne déjà accrochée à son cou, inquiète et pourtant béate.
Chuuut, répondit Mademoiselle avant de lui donner un baiser pour y croire, juste y croire.
– Hé monsieur tu me fais mal !
– Ce n’est rien mon petit, ce n’est rien, c’est de l’amour qui se rattrape…

©Asphodèle – 25 avril 2015 – 683 mots.

Les 26 mots imposés étaient :  Allergie, velléité, brise, espérance, étincelle, écrire, déplaisir, censure, enfant, gourmandise, première, tramway, rides, éphémère, envie, amour, voyage, peluche, chocolat, pair (animal ou verbe), envol, baiser , attendre ou attente, vibrer, volutes, valser.

LES PLUMES 43 – Résultats de la collecte pour « désir ».

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsBeaucoup de bavardages pour nos retrouvailles mensuelles et 23 mots qui ont réussi à s’échapper, suivis de mes trois mots en V (je finis l’alphabet), ce qui fait 26, vous avez donc le droit d’en ôter DEUX :

Allergie, velléité, brise, espérance, étincelle, écrire, déplaisir, censure, enfant, gourmandise, première, tramway, rides, éphémère, envie, amour, voyage, peluche, chocolat, tapir (l’animal ou le verbe au choix), envol, baiser (dans le sens que vous voulez), attente, vibrer, volutes, valser.

EDIT DE 23 H 11 : j’avais oublié « attente« , le mot de Soène ! 😥 Soène ça t’apprendra à me laisser ton mot au dernier moment quand je suis dans le billet de 20h, la tête dans les gifs  !!!

EDIT DE 10H34 le mardi 21.04 : on me souffle dans l’oreillette, en fait c’est Soène qui me souffle dans les bronches que  son mot n’était pas « attente » mais « attendre », où avais-je la tête hier ?  Aussi, vu que la plupart a du relever la liste, vous pourrez utiliser soit l’un soit l’autre !

La collecte, c’est aussi l’occasion de papoter, on l’avait compris, et bien sûr, il y a toujours des râleuses, des pas contentes, la NUMBER ONE en tête qui a passé son temps à me dire de faire les Plumes tous les deux mois !!! J’ai nommé mais… Lire la suite

LES PLUMES 43 – LA COLLECTE D’AVRIL !

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsC’est reparti pour un tour de Plumes, visiblement certains  les attendaient avec impatience et pour tout vous dire, moi aussi, vous m’avez manqués ! Finalement c’est long un mois, je vais réfléchir…

Tout de suite, les résultats du sondage où je vous demandais quelle formule vous préfériez, tadadam, verdict !

Thème (classique) : 41,94 %
La phrase : 25,81 %
Pas d’avis : 16, 12 %
Autre chose: 16, 13 % (ceux qui ont cliqué sur « autre chose »  sont priés d’émettre des idées  (viables tant qu’à faire) dans la boîte du même nom ! 🙂 ).

Donc les urnes ont parlé même si ce n’est pas la majorité absolue, j’essaierai d’alterner thèmes et phrases en fonction de ma propre inspiration pour vous les trouver ! Aujourd’hui on repasse au thème classique…

Avec le retour du printemps qui a l’air de vouloir s’installer, je vais vous demander ce que vous inspire (dans tous les sens du terme s’il vous plaît) le mot DÉSIR. (Toute tentative pornographe sera refusée, merci de votre compréhension)…

Vous avez jusqu’à 20 heures pour laisser votre mot en commentaires. Pour les nouveaux qui souhaiteraient participer, je conseille d’aller lire le nouveau règlement avant, merci !

Quelques images cueillies pour vous hier !

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Cerisier en fleurs, à son paroxysme !

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Cerisier au petit matin, de loin vu de ma chambre.

Je vous souhaite un bon lundi  !