LES PLUMES 40 – LES TEXTES DE JANVIER !

écritoire vanishingintoclouds(3)Tout d’abord, petite mise au point qui m’oblige à ressortir ma règle en bois, mon fouet et autres instruments de plaisir, il va sans dire ! Ce n’est pas parce que les Plumes sont devenues mensuelles qu’il faut faire n’importe quoi, hein ! En effet, par je ne sais quel vent de fantaisie décadent venu souffler cette semaine (alerte orange pour tout le monde), la majorité d’entre vous a « oublié » que le jour de publication des textes était le SAMEDI ! Pas le lundi soir, mardi matin, le vendredi, non, le SAMEDI ! Certes, un accord tacite s’est instauré pour celles et ceux qui avaient l’habitude de l’atelier d’Olivia et qui ne peuvent faire autrement que publier le vendredi… Levez le doigt que je vous note ! Les autres, au piquet et vous me copierez cent fois : « Je respecte le règlement ou je me transforme en crapaude » ! Je ne peux hélas avancer la publication au vendredi, trop court pour moi (et d’autres raisons plus matérielles) donc j’accepterai les exceptions (avec un mot d’excuse dûment argumenté) mais je sévirai si cette hémorragie perdure ! Qu’on se le dise (rire satanique) !  Je vous donne la date des prochaines Plumes qui ne sera pas le 9 février mais le 23 Février, en effet, j’ai beaucoup de rendez-vous et je préfère être présente les lundis de collecte. Notez le bien, merci !

Les 26 mots à placer étaient : temps, lire, ténacité, sidération, tour (en nom masculin), regrets, déchirer, malgré, silence, bancal, résilience, pourquoi, aquarelle, fardeau, parenthèse, vide, rire, envol, vie, conscience, coeur, douleur, scintiller, symphonie, scène, solitaire.

Je vous remercie d’avoir été nombreux à participer, cela me fait toujours autant plaisir. Par ordre d’arrivée des liens, les  35 plumitifs (moi incluse) de cette session hivernale : Soène, Jacou,Biancat, Pascal Bléval, Ghislaine, Violette Dame Mauve, Adrienne, PatchCath, Jul., Célestine, Lilousoleil, Brize, Emilie Berd, Cériat, MonesillePhilisine Cave, Janick, Claudialucia, Martine27, Wens, Morgouille, Merquin, Modrone-Eeguab, Valentyne, Evalire, Carnets Paresseux. Sharon. L’ornithorynque. Astrid-Toinette. Bizak. Momo. MarieJo64. Et Jean-Charles-Fred Mili ce dimanche (ce sera le fouet direct !^^). Flipperine (vue à 18h, dimanche, désolée).

Et mon texte ci-dessous : J’avais écrit une (longue) histoire et finalement hier matin, à l’aube, ce texte m’est venu, il est ce qu’il est…

NOUS NOUS SOMMES RÉVEILLÉS AVEC LA PLUIEa pluie Paris bluepueblo tumb

Où glissent nos fardeaux ? Dans les aquarelles des livres et de leurs mots ? Entre les parenthèses qui s’ouvrent et ne se referment jamais ? Dans les vides abyssaux de nos sanglots ? Ou encore, dans les harmoniques des symphonies inachevées qui nous hantent bien après que la musique se soit tue ?

La vie scintille sur les neiges d’hiver, au rebord de l’écume des plages d’été, sur les pétales fragiles des roses entr’ouvertes du printemps, dans les rougeoiements incandescents de l’automne. Elle dessine les frontières du supportable aux couleurs de nos saisons intimes. Emportant les douleurs de nos coeurs sur les ailes du temps sans âme ni conscience. Il ne fait que passer, égrenant les heures à son horloge implacable. Seul sur scène.

Nos amours sont bancales, souvent. Irréelles et passionnées, de temps en temps… La sidération nous crucifie quand le pire se produit, quand la mort déchire sans pitié les plus belles pages de nos vies.
Pourquoi ? demandons-nous alors,
Parce que, répond l’absurde.

C’est au rire d’un amour, d’un enfant, d’une maman, au frémissement des feuilles, aux soupirs d’une source sinueuse que nous abandonnons nos regrets. En regardant défiler les nuages, là-haut, si haut au-dessus du toit de nos maisons. Ils emportent avec eux ce que nous avons perdu. Pour que l’existence retrouve un sens, pour que nous puissions marcher sans trembler. Parce que, au plus profond de notre être solitaire, défait, meurtri s’en cache un autre prêt à renaître, prêt à laisser sa mue aux portes de l’oubli. Et que vive l’amour, éclatent les rires des soirs de fête, avec la ténacité et l’espoir retrouvés.

Pour un dernier tour de piste, nous saluons l’artiste, le magicien sans nom ni visage. Qu’importe ? Il a su remettre les mots debout pour que nous continuions à lire, repeindre le tableau dilué par l’eau des larmes et faire en sorte que la chrysalide devienne un jour papillon aux ailes de résilience. Pour s’envoler et dire malgré tout, avec Anatole France :  » Il faut mourir à une vie, pour renaître à une autre ». Et pour que nous puissions crier au monde  : nous nous sommes réveillés avec la pluie mais nous l’avons transformée avec l’or du soleil, c’est pour cela que passe un arc-en-ciel. Ephémère bonheur des jours…

©Asphodèle – 30 janvier 2015

LES PLUMES 40 – La collecte de janvier, nous sommes lundi 26 !

écritoire vanishingintoclouds(3)Nous allons tester aujourd’hui la nouvelle formule, voir si elle vous inspire davantage qu’un simple mot mais si vous n’aimiez pas (pour une raison ou pour une autre) vous pourrez vous exprimer, vous le savez ! J’écoute ce que l’on me dit même si je n’ai pas l’air…

Je ne sais pas vous, mais moi je ne suis pas vraiment remise de ce qui s’est passé le 7 janvier à Charlie. Je n’arrive pas à repartir  d’un pied alerte, je me sens bancale, en attente aussi. De quoi, je l’ignore. Une consolation à venir, peut-être…

Je vais donc vous mettre une phrase tirée d’un livre lu récemment , « Le roi disait que j’étais diable » de Clara Dupont-Monod, un livre que j’ai beaucoup aimé. Vous me direz ce que ça vous inspire en me laissant un mot en commentaires.

Voici la phrase :  » Car ceux qui ont perdu quelque chose, comment font-ils pour éprouver encore de la joie ? (…) Ils connaissent désormais l’envers des choses. » p.91, Le roi disait que j’étais Diable » de Clara Dupont-Monod. Je vous laisserai également trois mots en S, histoire de finir l’alphabet… Vous avez jusqu’à 20 heures !

Sinon, rien ne change, les horaires et les dates sont les mêmes ! Pour les nouveaux qui souhaiteraient participer, je leur conseille de lire le RÈGLEMENT, ICI.

Je vous souhaite un bon lundi !