La poésie du jeudi avec Hélène Cadou

IMG_2034chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Martine (et oui encore elle, la généreuse) a eu la gentillesse à Noël de m’offrir (entre autres) un recueil d’Hélène Cadou, dont je vous avais déjà parlé ICI. Elle est la veuve précoce de René-Guy Cadou après 5 ans de mariage et trois ans de longues fiançailles (1943-1946) Ils se marient en 1946 et il décède prématurément à 31 ans en 1951.. Elle lui a survécu longtemps jusqu’à l’aube du premier jour d’été 2014, le 21 juin et n’a eu de cesse durant ses longues années de veuvage de se démener pour promouvoir les oeuvres de son cher disparu, vivant entre ombre et lumière. La lumière qu’il lui a laissée dans son oeuvre, puisqu’elle était aussi sa muse et l’ombre de sa mort qui la fera écrire régulièrement à partir de 1955.. Grâce à Bruno Doucey qui re-publie ses oeuvres initialement éditées chez Seghers en 1956 (pour le poème  du jour) l’on (re)découvre qu’elle a beaucoup écrit depuis 1949, qu’elle avait une plume sensible, digne de son époux en tous cas derrière lequel elle s’est effacée humblement sans renoncer à écrire dans son style concis, clair et toujours lumineux malgré les ombres…. Personnellement je l’aime beaucoup, j’ai eu un mal fou à choisir un poème dans ce bien-nommé recueil intitulé  « Bonheur du jour », suivi  de « Cantate des nuits intérieures » et le poème d’aujourd’hui est extrait de cette partie « Cantate des nuits intérieures »…écrit en 1956… Lire la suite