La poésie du jeudi avec Théodore de Banville

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Semaine particulière pour moi puisque c’est ma dernière ligne droite pour le travail d’écriture dont je vous ai parlé, je suis à fond et peu de distractions, sinon je n’y arriverais pas, le 15 décembre arrive à grands pas ! Je laisse les manettes pour les liens à mon amie Syl. et je commenterai vos choix dès que je le pourrais, n’ayez crainte ! 😉 J’aime vous parler du poète que je présente mais ce sera pour une autre fois…

Ont poétisé avec moi ce jeudi et je les en remercie chaleureusement, vu la météo :
Valentyne : La forêt sera toujours hantée de Jean Joubert
Les Conteuses : L’ange de Noël
Nadael : Nuit de neige de Guy de Maupassant
Jacou33 : Les périls de Londres de Jean Claude PIROTTE
Modrone : La perdrix, Anatole France
DimDamDom59 : Cadeau parfait de ?
Marie et Anne (Les Sorcières^^) : Il fait froid de Victor Hugo.

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LA NUIT

 
À cette heure où les cœurs, d’amour rassasiés,
Flottent dans le sommeil comme de blanches voiles,
Entends-tu sur les bords de ce lac plein d’étoiles
Chanter les rossignols aux suaves gosiers ?

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Sans doute, soulevant les flots extasiés
De tes cheveux touffus et de tes derniers voiles,
Les coussins attiédis, les draps aux fines toiles
Baisent ton sein, fleuri comme un bois de rosiers ? femme printemsVois-tu, du fond de l’ombre où pleurent tes pensées,
Fuir les fantômes blancs des pâles délaissées,
Moins pâles de la mort que de leur désespoir ?

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Ou, peut-être, énervée, amoureuse et farouche,
Pieds nus sur le tapis, tu cours à ton miroir
Et des ruisseaux de pleurs coulent jusqu’à ta bouche.

angleterre gouvernante ana-rosaThéodore de Banville  – Le Sang de la Coupe –  Octobre 1847

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