DRÔLE DE VENDREDI de Margret Rettich

Hachette, collection Copain, © 1988. 62 p. (à partir de 6-7 ans).

Nous sommes mercredi, non non je ne me trompe pas de jour ! Petit livre Jeunesse relu avec plaisir d’autant qu’en le feuilletant, une photo de mon fils et moi en est tombée, doux souvenir où nous lisions encore ensemble !

Le vendredi n’est pas un bon jour paraît-il (?), il fallait donc que des catastrophes s’enchaînent ce jour là ! Les parents de Frank et Marie se précipitent à l’hôpital car la naissance de la petite soeur survient plus tôt que prévu. Oui mais voilà le papa se casse un bras dans l’aventure et les deux parents doivent passer une semaine à l’hôpital (ça fait beaucoup quand on y songe aujourd’hui !). Les deux enfants n’ont PERSONNE pour les garder, c’est un gentil policier qui va faire le tour de l’immeuble et trouver pour chaque jour de la semaine, une personne pour s’occuper de nos deux « orphelins ».

Une semaine riche en rencontres diverses, du couple Nonosse qui ne sait pas dresser son chien, à la vieille cantatrice déchue, en passant par les étudiants bordéliques, nos deux héros raconteront à leurs parents, la semaine écoulée, l’enrichissement qu’ils ont tiré à côtoyer le voisinage.

Mais c’est aussi un message de solidarité : quand on veut, on peut ! Garder deux enfants une seule journée de la semaine en empiétant sur un emploi du temps chargé n’est pas impossible et c’est mieux qu’un placement, fut-il temporaire, dans un foyer…

Belle écriture qui plus est, même si quelques « invraisemblances » se glissent dans cette fable moderne. Ce n’est qu’une jolie fable après tout… Par contre, les illustrations…pas terrible !

Et le principal étant aussi d’apprendre la générosité à nos enfants en leur consacrant quelques heures après l’école pour les faire lire…

SUR L ‘AUTEUR

Page Wikipédia en allemand (je n’ai pas fait allemand, ni en deuxième, ni en troisième langue). Voici que qui m’a semblé « cohérent » dans la traduction. Margrett Rettich (ou Radis !) est née en 1926 en Allemagne fédérale. Auteure de livres pour enfants, elle obtient, en 1981, le Prix Littérature Jeunesse allemande (dans le bons sens je ne sais pas…) pour  » Voyage en bateau » , en 1997 (avec son mari ?) on lui remet le Grand Prix de l’Académie allemande pour l’ensemble de son oeuvre et en 2001 le Prix « allemand Music Edition »…

Les loupiots et la chèvre de Monsieur Seguin de Bruno Heitz

Livre Hachette Jeunesse, collection Copain, à partir de 6/7 ans, 40 pages. 1991.

Ou l’histoire de la Chèvre de Monsieur Seguin revisitée avec humour !

En effet, les loupiots ici sont fils de loup, vivent dans leur famille avec maman et papa loup dans une maison. Le soir, avant d’aller se coucher, papa avant d’aller « travailler » (et oui un loup ça travaille la nuit !), leur raconte l’histoire de la chèvre de Monsieur Seguin, ce qui met les loupiots en transe. En cachette, ils partent à l’assaut de la montagne violette enchanteresse et…terrifiante, dans le but avoué de ramener une chèvre à leur maman au petit matin.

Après diverses péripéties, ils vont LA rencontrer et à vélo siouplaît ! Elle éclate de rire en les voyant ainsi, transis et incrédules,  et leur propose de venir dans sa maison héritée de sa célèbre grand-maman,   chalet de Dame Tartine, confortable où s’ébattent ses nombreux chevreaux. Elle revendique le fait d’être la petite-fille de la célèbre chèvre de Monsieur Seguin et leur dit enfin la VÉRITÉ sur l’histoire de sa grand-mère ! Et comment cette dernière, à l’instar de ce que nous savons, est devenue célèbre ! Ce que je me garderais bien de vous dire évidemment… Hé, hé, il faut qu’il en reste pour les enfants !!

Nos loupiots, épuisés et marris regagnent le domicile parental, racontent avoir croisé ours et yéti, ne voulant pas avouer bien sûr l’histoire de leur nuit ; devant tant d’incohérences et d’invraisemblances, maman loup reproche au papa de leur lire des histoires abracadabrantes et surtout trop effrayantes pour leur âge. Pour couper court, le papa conclue que ce soir, pour changer, il leur lira…Le petit Chaperon Rouge !! Ça ne mange pas de pain…quand on a une faim de loup !

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