GÖTTINGEN de BARBARA…pour la paix franco-allemande

Hier dans Boule de Suif, la haine du Prussien était exacerbée, et il en fut longtemps ainsi. Barbara,  née le 9 juin 1930, décédée le 24 novembre 1997, de son vrai nom Monique Serf fut élevée par son  père alsacien,  d’origine juive, et sa grand-mère russe Esther Brodsky. Sous l’occupation nazie, ils déménagèrent souvent pour fuir les rafles du régime de Vichy. A 20 ans, elle se rendit à Auschwitz, vomit et ne put visiter les blocks. Elle en  garda un dégoût irréversible pour le « temps du diable et de la haine », priant « pour que jamais il ne revienne « . Avec cette chanson (on aime ou pas !) elle nous appelle à la mansuétude, à ne plus avoir de haine face à l’ennemi héréditaire en nous rappellant que les  enfants… « sont les mêmes à Paris ou à Göttingen… « 

Bien sûr, ce n’est pas la Seine,
Ce n’est pas le bois de Vincennes,
Mais c’est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.

Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l’amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen.

Ils savent mieux que nous, je pense,
L’histoire de nos rois de France,
Herman, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen.

Et que personne ne s’offense,
Mais les contes de notre enfance,
« Il était une fois » commence
A Göttingen.

Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.

Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l’âme grise de Verlaine,
Eux c’est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen.

Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.

Et tant pis pour ceux qui s’étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.

Ô faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j’aime,
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l’alarme,
S’il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.

Mais c’est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l’alarme,
S’il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen…

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