LA CHANSON DES BLÉS D’OR de Soubise

Dimanche nostalgie, nostalgie très lointaine puisque cette chanson je la tiens de mon père qui la chantait en voiture lorsque j’étais enfant et bien sûr quand nous longions des champs de blé juste fauchés. Réminiscence des « métives » qu’il faisait lui-même enfant, bien que mon grand-père n’ait jamais eu de champs ? Je ne sais pas ! C’est un peu comme Le Temps des Cerises et les Roses, c’est une chanson familiale, pour pas qu’elle ne se perde, je prends soin de l’écouter de temps en temps, de la faire passer aux plus jeunes de la famille qui sont assez rétifs avouons-le, même avec la version Fabienne Thibeault, alors Jack Lantier, je n’ai même pas essayé ! Et pourtant je ne la trouve pas si « démodée » que cela, cette romance de 1882, dont les paroles ont été écrites (alors j’ai deux versions sur Wiki…) par Camille Soubise et L. Le Maître sur une musique de Doria,  mais elle aurait été créée à La Scala de Paris par Marius Richard en 1867. Toujours selon Wiki, c’est Doria, compositeur-interprète de caf-conc’ qui l’aurait également créée !! J’ai toujours entendu parler de Soubise, pas des autres, je m’en tiendrais là quant à son histoire ! Nous l’entendons parfois (récemment dans un téléfilm sur les Contes et Nouvelles du XIXème sur France 2), où elle était la chanson des guinguettes des bords de Marne. Pour moi, elle évoque bien d’autres souvenirs chers à mon coeur.

Mignonne, quand la lune éclaire
La plaine aux bruits mélodieux,
Lorsque l’étoile du mystère
Revient sourire aux amoureux,
As-tu parfois sur la colline,
Parmi les souffles caressants,
Entendu la chanson divine
Que chantent les blés frémissants ?

Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encore,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chanson des blés d’or !
Nous irons écouter la chanson des blés d’or !

As-tu parfois sous la ramure,
A l’heure où chantent les épis,
Ecouté leur joyeux murmure
Au bord des vallons assoupis ?
Connais-tu cette voix profonde,
Qui revient, au déclin du jour,
Chanter parmi la moisson blonde
Des refrains palpitants d’amour ?

Mignonne, quand le soir descendra sur la terre,
Et que le rossignol viendra chanter encore,
Quand le vent soufflera sur la verte bruyère,
Nous irons écouter la chanson des blés d’or !
Nous irons écouter la chanson des blés d’or !

Mignonne, allons à la nuit close
Rêver aux chansons du printemps
Pendant que des parfums de rose
Viendront embaumer nos vingt ans !
Aimons sous les rameaux superbes,
Car la nature aura toujours
Du soleil pour dorer les gerbes
Et des roses pour nos amours ! ….