EPISTOLAIRE TOI MÊME !

Les consignes de Gwen, pour ce dimanche de l’atelier de Skriban  et ma participation ci-dessous. »Allez, ce week-end, on va faire quelque chose de connu, quelque chose de simple, avec juste une légère variation pour changer un peu.

Il s’agit d’écrire une lettre (ou un mail) qui commencera par ces mots :
Il est minuit. Cette journée m’a épuisé(e).
Et se terminera ainsi :

Je vous embrasse de la façon indécente qui, je m’en souviens, vous plait*. 

*Première et dernière phrases empruntées au roman épistolaire de Jacqueline Harpman « Le passage des éphémères ».

Vous pouvez vous mettre dans la peau de qui vous voulez et écrire à qui vous le souhaitez. » Lire la suite

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THE BOXER de Simon & Garfunkel (1968-1969-1970…par là ! )

Photo prise sur le site officiel des Messieurs… C’est le vinyle que j’avais ! (Sans 40 ème anniversaire dessus bien sûr)

Encore une chanson-doudou pour moi et qui nous rappelle cruellement qu’elle a fêté ses 40 ans en 2009 ! Arrgh, déjà me direz-vous ? Ca ne se voit pas et surtout ça ne s’entend pas… Lire la suite

Laissons entrer le soleil !

Maintenant qu’il est revenu ce grand absent du mois de juillet ! On va le laisser entrer plutôt deux fois qu’une, pas trop quand même, juste ce qu’il faut pour nous donner la pêche dès potron-minet… Et cette chanson de Julien Clerc, pas jeune certes (comme moi)  me donne la patate ! Parce qu’un coeur en été c’est aussi un état d’esprit, même si nous ne partons pas,  le soleil arrive par la fenêtre « virtuelle » certains jours… comme hier, par exemple (voir billet précédent), ou tout simplement il s’attarde sur le rebord de nos fenêtres intérieures pour mieux nous réchauffer le corps et l’âme ! Bon dimanche à tous…

Amy Winehouse ou le syndrome Joplin…

Parce qu’Amy Winehouse est morte hier à 27 ans, comme Janis Joplin,

Parce qu’elle buvait trop, comme Janis,

Qu’elle se droguait trop aussi, comme Janis,

Qu’elle avait une voix exceptionnelle et rauque, comme Janis, une voix de « ghospel » dans les deux cas. Et elles donnaient la même chose, la même énergie à leur public, quand elles étaient en état. Janis ne chantait pas, elle faisait passer sa détresse directement. Amy aussi. Qu’elles étaient aussi excentriques l’une que l’autre et avaient autant de talent. Elles disaient « fuck » à leur public et le public aimait. Elles n’étaient pas vraiment belles mais elles « dégageaient ».

Que c’était « une âme perdue » a dit quelqu’un, comme Janis…

Et le pire, elle sortait de cure, comme Janis quand elle est morte.

Difficile de ne pas faire un parallèle entre ces deux petits bouts de femme à la voix unique et au destin semblable, à 40 ans près…

Ils sont nombreux à filer ces papillons attirés par la lumière pour oublier le vide sidéral qu’était leur vie. Ils sont nombreux que nous n’avons pas oubliés, peu sont devenus des légendes, Amy en sera une, à coup sûr…

Elle aimait qu’on la fasse « voler » :

Dimanche Léonard Cohen

 

 

 Avec la douceur revenue mais pas de soleil aujourd’hui, les tulipes s’épanouissent dans mon jardin. Il y fait encore un peu triste et dans ces moments là (ça n’arrange rien c’est clair !), j’aime écouter mon vieux copain Léonard Cohen, sa Suzanne aussi célèbre que son Blue raincoat ou So long Marianne, j’ai préféré ne pas écouter Hallelujah, c’eût été trop pour mon âme sensible !! Aussi, je vous laisse avec Suzanne… Et ce qui est bien avec ce chanteur, c’est son élocution parfaite, je comprends tout !! Ei il a le mérite d’avoir aussi écrit. J’ai d’ailleurs The Favorite Game dans ma PAL, en anglais, je vais demander à Delphine de me le traduire !!

Bon dimanche à tous et à toutes !

DIMANCHE POESIE 3-

Parce qu’il est des jours, et pas seulement les dimanches (que je hais comme dans la chanson), où nous prenons conscience avec plus d’acuité que d’habitude que certains êtres chers, en amour, en amitié sont menacés, qu’ils ne resteront pas éternellement avec nous. Nous non plus, d’ailleurs. Mais eux, peut-être partiront plus tôt et quand j’y pense, me vient instinctivement aux lèvres ce poème d’Aragon que chante superbement Jean Ferrat : Que serais-je dans toi ?

Que serions-nous sans ceux qui ont contribué à faire de nous la femme ou l’homme que nous sommes devenus, que même le temps, les ruptures, les séparations, n’ont pu couper le lien qui nous reliait encore à eux, petit fil fragile qui peut se rompre à tout moment.

A tous ceux là (il n’y en a pas beaucoup et ils se reconnaîtront), je leur dis simplement « Merci » et leur dédie cette chanson…

 

JEAN FERRAT…il y a un an nous quittait…

Qui n’a pas frissonné au moins une fois en écoutant une chanson de Jean Ferrat ? Cet artiste rare, inclassable malgré ses prises de position politique n’en demeure pas moins un de nos poètes-troubadours préféré. et aussi pour son engagement politique SINCERE et objectif, un homme qui ne se renie pas est un grand homme, d’autant plus quand il sait reconnaître les dérives du stalinisme et choisit d’en parler, n’en déplaise à la « nomenklatura » du parti…

J’ai usé mon argent de poche dans les années 1980 pour acheter au moins trois fois le vynile « Ferrat chante Aragon » ! Quoi de plus beau en effet que la rencontre talentueuse de la littérature et de la musique ? Mais pas que… « Deux enfants au soleil », « Ma môme », « Ma France » et tant d’autres qu’il serait trop long d’énumérer ici…

Je vous laisse écouter et surtout, si une larme venait à perler à vos paupières, laissez-la couler, il mérite bien cela, ce poète magnifique…