LE TEMPS DES CERISES – sON HISTOIRE ET MOULOUDJI

 
 

(Cerise sur le gâteau -oui bon facile-, pour les amateurs de Mouloudji vous avez La Complainte de la Butte, Comme un p’tit coquelicot en bonus…)

Le temps des cerises est arrivé, et oui, elles mûrissent à grands pas, les oiseaux sont contents, nous beaucoup moins, il n’y en aura plus dans 15 jours, donc profitons-en et pourquoi pas réécouter cette vieille chanson que j’ai toujours entendu, chantée par ma grand-mère et qui m’énervait à l’époque ; ce n’était pas très rock ! Mais quand j’ai appris son histoire, j’ai appris à l’aimer !

Poème-chanson, écrit(e) en 1866 par Jean-Baptiste Clément. Au départ, il s’agissait d’une « romance » puis, lorsque la guerre de 1870 éclata, l’auteur en aurait changé le dernier paragraphe pour le dédier à Louise Michel (en 1871), alors infirmière de La Commune, avant sa déportation en Nouvelle-Calédonie. « A l’infirmière de la rue de La Fontaine-au-Roi »… Cette chanson est restée comme celle de La Commune, et le Parti Communiste l’a reprise par la suite pour les manifestations. Mais pas que…

Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur.
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court le temps des cerises,
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles.
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendant de corail qu’on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour,
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai point sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et dame Fortune en m’étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur.
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.

Photo prise le 21.05.2010, à peine mûres et elles sont déjà plus avancées, mais il pleut, donc je ne suis pas descendue dans mon jardin ce matin !! Celle du haut c’était le 23 juin 2010, quand je vous disais qu’il n’y avait plus de saison !!

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Viva la revoluciòn !! – dimanche poésie 7 –

EL DERECHO DE VIVIR EN PAZ (le droit de vivre en paix) de Victor Jara.

Je vous ai présenté Pablo Neruda cette semaine, je ne pouvais pas laisser passer Victor Jara, chanteur, auteur, compositeur et contemporain de Pablo puisqu’il mit en musique et chanta  nombre de ses poèmes et mourut  juste huit jours avant lui mais pas de la même façon…

En effet, lors du putsh militaire du 11 septembre 1973 au Chili, il fut emprisonné et torturé à l’Estadio Chile (qui aujourd’hui porte son nom). Il n’eût pas le temps de finir son dernier poème, le 15 septembre, les militaires l’assasinèrent après lui avoir sectionné les doigts à la hache ! Enterré à la va-vite et dans une semi clandestinité le 18 septembre, il aura fallu attendre le 5 décembre 2009 et l’arrivée au pouvoir de Michelle Bachelet pour qu’il soit inhumé au Cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie (précédée de trois jours d’hommages) rendue aux côtés de sa veuve, de ses deux filles, Amanda et Manuela, entourées d’une foule de 5000 personnes.

Après un parcours dans les rues de Santiago, ses restes furent apportés au Memorial de Detenidos Desaparecidos (Mémorial des Détenus Disparus). Le public présent  reprit certaines de ses chansons les plus connues (Te recuerda Amanda, Piegara a un labrador…) dans un ultime hommage.

Je ne reviendrais pas sur l’Histoire de ce pays comme sur celle de beaucoup d’autres, encore aujourd’hui qui ont connu ou connaissent la barbarie des tyrans. La courte vie de cet auteur de talent parle à elle seule. (Source Wikipédia, abrégé ). Je souhaite un bon 1er mai à tous et à toutes, même si le muguet est déjà fané dans beaucoup de jardins…