LA POESIE DU JEUDI avec Verlaine

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Après Rimbaud la dernière fois, voici un poème de son comparse, Paul Verlaine, qui sied bien à l’hiver qui avance… Et vous n’avez pas fini de m’entendre pleurer la neige, moi qui n’en ai jamais (ou si peu) dans ma région ! Je me console comme je peux…

Poétisent avec moi aujourd’hui : Valentyne, Natiora, Pyrausta, Béné31, MarieetAnne, LilouSoleil, Modrone-Eeguab. Lili (La petite marchande de prose), Claudialucia. Et Soène qui poétise le vendredi mais pourquoi pas ? Pour ne pas faire double emploi, les titres et les auteurs choisis par les participants figureront dans la page dédiée !

Dans l’interminable…plaine neige web météo

Dans l’interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?

Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.

Paul Verlaine, Romances sans paroles (1874)