La poésie du jeudi avec Hélène Cadou

IMG_2034chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Martine (et oui encore elle, la généreuse) a eu la gentillesse à Noël de m’offrir (entre autres) un recueil d’Hélène Cadou, dont je vous avais déjà parlé ICI. Elle est la veuve précoce de René-Guy Cadou après 5 ans de mariage et trois ans de longues fiançailles (1943-1946) Ils se marient en 1946 et il décède prématurément à 31 ans en 1951.. Elle lui a survécu longtemps jusqu’à l’aube du premier jour d’été 2014, le 21 juin et n’a eu de cesse durant ses longues années de veuvage de se démener pour promouvoir les oeuvres de son cher disparu, vivant entre ombre et lumière. La lumière qu’il lui a laissée dans son oeuvre, puisqu’elle était aussi sa muse et l’ombre de sa mort qui la fera écrire régulièrement à partir de 1955.. Grâce à Bruno Doucey qui re-publie ses oeuvres initialement éditées chez Seghers en 1956 (pour le poème  du jour) l’on (re)découvre qu’elle a beaucoup écrit depuis 1949, qu’elle avait une plume sensible, digne de son époux en tous cas derrière lequel elle s’est effacée humblement sans renoncer à écrire dans son style concis, clair et toujours lumineux malgré les ombres…. Personnellement je l’aime beaucoup, j’ai eu un mal fou à choisir un poème dans ce bien-nommé recueil intitulé  « Bonheur du jour », suivi  de « Cantate des nuits intérieures » et le poème d’aujourd’hui est extrait de cette partie « Cantate des nuits intérieures »…écrit en 1956… Lire la suite

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IL PLEUVAIT DES OISEAUX de Jocelyne Saucier

a il pleuvait des oiseauxUne lecture  commune avec Valentyne, notre galopante et facétieuse Jument Verte ! Un livre touchant, émouvant même,  malgré un début de lecture difficile (pour moi) car l’auteur nous présente les personnages un par un en alternance de chapitres, je ne savais plus qui parlait quand je reprenais le livre mais, je vous rassure ça n’a pas duré. On se laisse embarquer au fin fond du fond d’une forêt sauvage de l’Ontario par cette photographe, pivot narrateur du livre et ses trois  personnages octogénaires presque nonagénaires, en pleine forme,  qui ont fui la société des hommes pour des raisons différentes, vivent libres sous une fausse identité grâce à deux plus jeunes, l’un tenancier d’un hôtel fantôme (Steve) et l’autre (Bruno), producteur à grande échelle de marijuana sur les « terres » des trois anciens qui l’autorisent à le faire contre un système de troc qui arrange tout le monde. « L’hiver, je venais moins souvent. J’arrivais un peu comme le Père Noël avec mes poches de ravitaillement. Mon traîneau de skidoo en était plein. Des fruits, des légumes, des gâteaux, du frais et du moelleux pour mes p’tits vieux (…) parfois aussi des journaux. Ça les amusait de voir comment le monde se débrouillait sans eux » p.45 . Déjà ça commence de façon jubilatoire ! Lire la suite

LA CITÉ DES JARRES d’Arnaldur Indridason

IMG_2462C’est fait ! J’ai enfin découvert Erlendur, le flic fétiche d’Arnaldur Indridason qui a séduit tant de blogueuses avant moi, on me le vantait depuis quatre ans, en me conseillant vivement de « commencer dans l’ordre » car les personnages évoluent. Effectivement, j’ai lu le premier « La cité des jarres » qui date quand même de 2000 (2005 en VF). Englouti en même pas un week-end, c’est vous dire si les 327 pages sont addictives. D’ailleurs j’ai regretté de ne pas avoir La femme en vert (le second), je me serais jetée dessus…

Mais qu’a donc Erlendur pour déchaîner les lectrices, et les lecteurs si j’ai bien compris en lisant quelques avis masculins ? C’est un homme qui doit approcher de la petite cinquantaine, vous savez cet âge incertain vers cinquante ans où les hommes qui, n’ayant pas encore fini leur crise de la quarantaine entament déjà, à titre préventif, celle de la cinquantaine. Pour notre plus grand bonheur. C’est un homme taciturne, divorcé, fumeur compulsif malgré sa douleur dans la poitrine qui lui fait croire que l’infarctus va le faucher en plein vol. Mais il n’est pas alcoolique. Un taiseux aussi, quand il suit son idée, au grand dam de ses collègues. Un solitaire qui vit avec sa fille droguée, Eva Lin,  qui essaie de décrocher de l’héroïne sous l’oeil blasé de son père (en apparence). Il ne voit plus son fils depuis des années. Vu comme ça, vous me direz, oui, bof, le flic classique de polar… Ben non, car sous ces apparences, se cache un autre Erlendur, tout en sensibilité et surtout d’une intelligence redoutable, sans que ça semble incroyable (dans le sens de pas crédible) au lecteur. Un homme de chair et de sang doublé d’un flic consciencieux, méthodique surtout.

L’histoire en bref (si tant est que ce billet ait quelque chose de bref) :

Cela commence par un crime  « typiquement islandais« , c’est-à-dire pas de quoi fouetter un chat, puisque la victime, un vieil homme dans les soixante-dix ans, Holberg a été tué d’un coup de cendrier. Mais ce sont trois mots écrits à la hâte sur une feuille posée en évidence sur les lieux du crime qui vont interpeller Erlendur, flanqué de son adjoint gradé (Erlendur ne l’est pas, on apprend qu’il n’est jamais monté en grade mais que son expérience du terrain en fait un homme craint et respecté), son adjoint nommé Si-machin-Oli (je ne retiens déjà pas les doubles prénoms français alors les noms islandais, bonjour !) (Sigurdur Oli il me semble). Un Oli très classe à côté d’Erlendur tout chiffonné. Et c’est là que se met en marche « la mécanique » Erlendur alors que nous ne saurons pas tout de suite ce qu’il y avait d’écrit sur cette feuille (haaa suspense !) : il part sur des pistes improbables, n’hésitant pas à remonter quarante ans en arrière, à remuer la boue marécageuse (au sens propre comme au figuré) des victimes, qu’elles soient présumées coupables ou encore innocentes. Ses adjoints dont Oli mais aussi une femme, vive, bavarde et futée (ça change des taiseux, prénommée Elinborg le suivent aveuglément, sans trop demander, de toute façon pas le temps, ils le croient à un endroit, il est déjà ailleurs.

Entre-temps, quand il lui arrive de rentrer chez lui avec de la junk food ou un plat micro-ondable inmangeable, il croise sa fille, Eva Lin, droguée jusqu’aux yeux, décharnée mais qui a décidé de s’en sortir pour cause d’embryon qui pousse dans son ventre et le désir secret et inavoué de faire de son père un grand-père. Les relations entre ces deux-là sont passionnantes, on passe d’une quasi indifférence au début, voire une lassitude désenchantée, (celle des parents ayant des enfants drogués) à des situations explosives où certaines vérités vont éclater violemment et la complicité retrouvée, pas à pas, mais avec l’amour qu’ils se portent au-delà de leurs défauts respectifs. Erlendur, le brut de pomme est émouvant quand sa carapace se craquèle ! Que c’est bon quand l’homme se réveille après des pages de non-dits, de silences de plomb et de nuits qui ne semblent jamais finir sur Reykjavik et ses habitants  ! Il lui arrive plus souvent de dormir tout habillé qu’en pyjama et son petit air froissé lui donne un côté attendrissant qui n’est pas pour me déplaire même si je préfère le côtoyer sur papier que dans la vraie vie !

Reykjavik en hiver.

Reykjavik en hiver.

Je ne vais pas vous raconter l’enquête ce serait une hérésie tant les diverses avancées s’apparentent à des rebondissement qui en font tout le sel. Juste vous dire que partir de ce crime banal pour arriver à une thèse sur le génome humain croisé avec la généalogie, encore une spécificité islandaise  (qui a fait grand bruit en 1999), en passant par la découverte de ce qu’était « la cité des jarres » est absolument stupéfiant. On apprend p.172 seulement ce que recelait la Cité des jarres, donc à plus de la moitié du livre, ce qui me fait encore dire que les quatrièmes de couverture des éditions Points en disent toujours (beaucoup) trop (ce n’est pas la première fois que je note ce détail).

L’action se situe à Reykjavik et dans ses grandes banlieues pour ne pas dire campagnes, il nous parle aussi d’autres endroits d’Islande, celle des geysers, des fjords, des sources, des volcans, de la nature sauvage et hostile, une balade que j’ai beaucoup aimée. On pourrait croire que l’enquête n’est qu’un prétexte pour nous brosser un tableau de l’Islande d’hier et d’aujourd’hui, mais non, Erlendur EST l’enquête, il ne vit que par elle, pour elle, avec elle tant que son idée n’a pas abouti sur une piste plausible, dût-il remuer les bas fonds, plonger dans des passés sordides et ne pas dormir plusieurs jours de suite ! Cette alchimie doublée d’une construction parfaite rend la lecture fluide et surtout sans répit malgré la lenteur toute relative propre aux écrivains du Grand Nord. On n’a pas affaire aux énervés texans décérébrés qui dégainent leur Glock avant de savoir s’ils tirent sur une canette de bière ou un cerveau humain. La deuxième partie est le contrepoint parfait de la première, un sans fautes jusqu’au dénouement amené avec soin, pas bâclé comme dans la plupart des polars américains de dernière génération. Et l’amour me direz-vous ? On ne peut pas affirmer qu’Erlendur ait une libido échevelée vu le style de vie qu’il mène mais à la faveur d’une rencontre avec une pétulante professeur d’université il retrouvera des couleurs, furtives certes,  mais on se prend à rêver qu’il y a du potentiel sous le costume froissé ! À suivre : j’espère dans les autres opus. Je précise que l’action se déroule en automne sous une pluie glacée et quasi permanente : frileux s’abstenir ou prévoir un plaid pour savourer avec une bonne tasse de thé/café/chocolat chaud.

Keflavik - Islande - Endroit qui a son importance dans le livre...

Keflavik – Islande – Endroit qui a son importance dans le livre…

Après ce billet interminable qui vous a j’espère bien traduit ma montée dans les tours à l’occasion de cette lecture, dois-je préciser que c’est un coup de coeur et que je vous la recommande chaudement ! D’ailleurs, comme je regrette d’avoir attendu quatre ans… (soupir).coup_de_coeur_d'asphodèleJe ne recense pas ceux qui l’ont lu, je pense que c’est le cas des trois quarts de la blogo mais parmi les fans, de mémoire, je peux citer mon amie Somaja  qui me l’a offert cet été et je la remercie chaudement, Syl. Sharon,et Aifelle qui lit son Indridason tous les ans, du moins dès qu’il en sort un si j’ai bien compris !logo challenge à tous prix

Il a obtenu le Prix Clé de verre et  Le Prix mystère de la Crique 2006, il compte pour mon challenge « à Tous Prix« 

arnaldur indridasonQuant à Arnaldur Indridason, pour en savoir plus sur lui, c’est par ici !

DES LIVRES ET UNE ROLLS de Francis Scott Fitzgerald

IMG_2085Tout d’abord, pour ceux qui me suivent depuis les débuts de ce blog en 2011,  vous savez ma passion (incontrôlée et inexplicable) pour Fitzgerald, son couple, sa vie de météore fragile dans un monde qui l’a encensé et recraché à peine dix ans après, jusqu’à sa mort à l’âge de 44 ans, prince déchu, malade à cause de l’alcool mais le coeur rongé par les effets collatéraux de sa légende écornée. Ce livre m’a vraiment bouleversée. Il s’agit en effet d’une compilations d’interviewes accordées entre 1920 et 1936, de ses débuts fracassants à quatre ans avant sa mort. Le contraste entre les premières et les dernières est saisissant. Gloire et déchéance. Infinie tristesse. D’autant que les ITW de l’époque étaient écrites, elles rapportaient certes quelques dialogues mais souvent reflétait l’impression du journaliste. Avec les interprétations que l’on peut imaginer mais pas tant que ça ! J’ y ai retrouvé des choses lues dans « Lettres à Zelda et autres correspondances » et des « anecdotes », en revanche pas vraiment inédites mais qu’on n’imaginait pas qu’elles aient compté autant, comme le complexe de ses pieds qui le mortifiait, il suppliait ses parents de pouvoir se baigner en chaussettes ou encore cette fête d’enfants qu’il organisa à 6 ans et où aucun invité ne viendra…le laissant seul dans son joli costume marin, avec le sentiment d’avoir vécu là sa première tragédie.

Je ne vais pas énumérer les ITW, j’en retiens deux, bouleversantes « Des livres et une Rolls », magistrale, publiée par le Smart Set en avril 1924. C’est d’une honnêteté douloureuse. Quant à la dernière « L’envers du paradis : Scott Fitzgerald a quarante ans, englouti dans le désespoir », publiée le 25 septembre 1936 par Michel Mok dans The New-York Evening Post, le lendemain de ses 40 ans, anniversaire  qu’il a passé avec les journalistes, elle est synonyme de curée pour moi, elle montre ce que Fitz était devenu à ce stade de sa vie, oublié, n’écrivant que des nouvelles pour survivre et elle m’a brisé le coeur. Un petit tas de kleenex gisait à côté de moi, témoins de mon émoi…

a fitz by roger violletFitzgerald était, en plus d’être un très bel homme selon les canons de l’époque, yeux verts au regard « pénétrant« , un vrai gentil, naïf presque par moments, et, comme le souligne fort justement Charles Dantzig dans sa préface,  Fitzgerald c’était l’inverse d’une posture, il a même sûrement été trop franc, étourdi, n’a pas vu venir la perfidie bien dissimulée de certaines questions où il n’était absolument pas forcé de répondre,  il a laissé dire les chacals jaloux de son succès, de sa vie de carte postale avec Zelda et Scottie leur fille, le beau couple à la mode, un homme à qui tout réussit trop facilement. Les journalistes sont tous tombés sous le charme, déconcertés par son naturel et sa sincérité parfois très maladroite, concernant les femmes notamment quand on lui demandait ce qu’il voulait que fasse sa fille plus tard : « Pas qu’elle soit fameuse, sérieuse, mélancolique et inhospitalière, mais riche, heureuse et artiste. je ne veux pas dire que l’argent amène forcément le bonheur. Mais avoir des choses, rien que des choses, des objets, rend une femme heureuse. La bonne sorte de parfum, une paire de souliers élégants. Ce sont de grandes consolations pour l’âme féminine. » (p.113 – in « Ce que pense « un romancier à flappers » dans The Courier Journal – 1923).gif scott zelda scottie

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Couverture originale de la première édition.

Fitz voulait être riche en méprisant l’argent et les riches, son oeuvre postérieure (« Gatsby le magnifique » notamment) en est la preuve ultime. Mais à ce moment de sa vie, après avoir fait fortune en 15 jours après les 100 000 exemplaires vendus de « l’Envers du paradis« , ce n’est pas flagrant dans les déclarations fanfaronnes qu’il fait à la presse. Comme le dit si bien Le Smart Set dans « Des livres et une Rolls » en avril 1924 : « C’est ici l’histoire d’un garçon qui, il y a quelques cinq ans, jeta une pierre dans les eaux placides de la littérature américaine, avec une telle force que l’éclaboussure s’entendit dans tout le pays et que les vagues continuent de s’abattre pour former de plus grands cercles, en amenant dans leur sillage d’étranges objets qui continuent de captiver l’ensemble du monde » (p. 129-130).Il y est aussi question de Zelda qui assiste à certaines interviewes et ne dément pas qu’elle écrit avec Scott, que ce dernier « pille » ses carnets. Là, j’émets un bémol, comme pour d’autres phrases sorties de leur contexte, prononcées sur le ton de la dérision mais reprises au premier degré. Oui Zelda a co-signé des nouvelles avec son mari, oui elle a écrit un livre en 1933 « Accordez-moi cette valse » mais nous n’avons pas la preuve que Fitz « pillait » ses carnets, même s’il est  acquis qu’elle a été une source d’inspiration puisque dans toutes ses héroïnes, il y a beaucoup de Zelda…

Puis, on s’éloigne peu à peu de « L’envers du paradis » écrit en 3 mois sous Coca-Cola et non imbibé de gin comme l’imagine déjà la plupart des gens.  Zelda est la « flapper« , cette créature féminine née en même temps que L’envers du paradis et c’est à elle que l’on demande la définition du terme. Fort bien expliquée pages 105-106, aussi bien physiquement que psychologiquement. N’oublions pas que l’on sortait de l’ère victorienne et L’envers du paradis a fait l’effet d’une bombe, remisant au grenier tout ce que l’on savait de la jeunesse. Scott se veut « l’écrivain de son époque » et surtout de cette jeune génération qui révolutionne les schémas du passé. Entraînant avec lui toute la jeune Amérique pressée de jeter les convenances et les corsets aux orties.gif flappers plumes le lundizelda jeune« Suis-je ambitieuse ? répéta-t-elle en écho à la question suivante. Pas vraiment mais j’ai beaucoup d’espérance. Je ne veux pas appartenir à des clubs. Ni à des comités. Je n’ai pas une nature « agrégative ». Rien qu’être moi-même et jouir de la vie »,dans le The Courier Journal – 1923, page 112.  La suite nous dira qu’elle n’en a pas joui longtemps en sombrant dans la dépression, on ne disait pas encore bi-polaire…avec les traitements barbares qu’elle dût subir à l’époque. Mais c’est une autre histoire. Je m’égare !

Ce que je retiens de ces instantanés qui auraient pu se contredire, recéler des incohérences est justement cette unité de ton, cet accord intime entre l’homme et ses écrits, son amour de l’écriture, du travail soigné au-delà de la chronologie qui retrace les étapes de la vie des Fitzgerald et surtout de Scott. Dans le chapitre « Les six générations de Fitzgerald », interview d’Antonio Buttitta dans le News and observer du 1er septembre 1935, on peut lire « Malgré ses trente-huit ans c’est toujours un gaillard d’allure juvénile. Il a l’urbanité et la finesse de certains de  ses meilleurs personnages – il pourrait sortir d’un de ses livres en réalité. » page 196.  N’y a-t-il pas plus beau compliment ?

Pour conclure, Fitzgerald n’était pas un homme parfait, parfois même un peu « limite » dans sa mysoginie (compréhensible) et surtout liée à l’époque , à son éducation XIXème (bien qu’il ait contribué à piétiner le Victorianisme ambiant). C’était un génie à sa façon, un être intègre qui a vécu autant ses rêves que ses désillusions, voire l’enfer à la fin de sa vie. Un homme fragile et sensible qui n’a pas failli à ses devoirs de père et de mari malgré les internements de Zelda, travaillant d’arrache-pied pour payer les factures des cliniques et les lycées, puis l’université de sa fille. Alors oui, ce livre signe l’apothéose d’une vie et son crépuscule décadent, la chute d’un ange désenchanté a toujours des accents douloureux…

Merci à Sharon de m’avoir offert ce livre que j’aurais dû lire bien plus tôt ! Il compte pour mon Challenge Fitzgerald que je vais transmettre à Sharon demain, amoureuse elle aussi de notre cher Fitz . Je vous donne les détails demain (le 17-18) avec le récapitulatif final de ce challenge qui a été mon premier « bébé » et que j’étais triste d’arrêter… Passer le témoin me rassure. Son billet très intéressant sur ce livre, ICI !

Des Livres et une Rolls de Francis Scott Fitzgerald, Préface de Charles Dantzig. Traduit de l’anglais par Guillaume Villeneuve – Editions Grasset & Fasquelle – ©2013 pour la présente édition et la traduction française – 265 pages – 17 €uros.

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Tobie des marais de Sylvie Germain

tobie des marais(1)Comment ai-je pu laisser dormir ce livre un an dans ma PAL ? Voilà ce que je me suis dit après la lecture de ce roman magique porté par l’écriture magnifique de Sylvie Germain. Un grand merci à ma pourvoyeuse Somaja qui tape toujours dans le mille …

Ce livre vient de loin, de la nuit des temps, comment en parler sans le défigurer, en lui prêtant un sens qu’il n’a peut-être pas, car il est comme dupliqué sur la véritable histoire du livre de Tobit, récit biblique retrouvé en 1947 avec les manuscrits de la Mer Morte. Mais ça je l’ai su après ma lecture en allant me renseigner sur l’auteure. Comme quoi, rien n’est figé ou imposé dans ce roman, chacun y met sa propre part de rêve… Lire la suite

ELLE, PAR BONHEUR ET TOUJOURS NUE de Guy Goffette

elle par boheur de guy goffetteVoilà une parenthèse de deux heures qui a enchanté mon samedi. Quand c’est un poète comme Guy Goffette qui nous parle d’un peintre et de sa muse, la rencontre est d’une luminosité incomparable, servie par des mots qui ne le sont pas moins…

Il ne s’agit pas d’un tableau figé dans les ors d’un musée mais du portrait d’une femme, jeune et belle pour l’éternité, aimée par le peintre Pierre Bonnard pendant quarante-neuf ans. « Marthe, cent qurante-six fois peinte, Marthe, sept cent dix-sept fois croquée dans les carnets ». « Les larmes ont beau sécher, l’amour n’a pas de fin, et ce qui fut demeure dans la chambre à côté ».coeur chromo ana-rosa Lire la suite

LE CAFÉ DE L’EXCELSIOR de Philippe Claudel

Claudel« Nous délaissent sans prévenir les plus beaux de nos jours et les larmes viennent après, dans les après-midi rejouées de solitude et de remords quand nous avons atteint l’âge du regret et celui des retours ». (p.83).
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LE SOLEIL DES SCORTA de Laurent Gaudé

le soleil des scorta de laurent gaudéUn petit rappel des circonstances de lecture : livre lu en novembre dernier. En fait, après avoir été transportée par « Et pour seul cortège », je me suis ruée sur ma PAL pour en sortir celui-ci que m’avait offert Soène début octobre 2012 (une télépathie étrange). Elle savait que ce titre m’obsédait alors que je ne connaissais rien de son auteur. Pour tout vous dire, je suis encore envoûtée, je ne sais pas si ce billet sera objectif, malgré le temps et d’autres livres qui sont passés… C’est un coup de foudre littéraire (d’ailleurs j’ai lu trois « Gaudé » en un mois et demi (Tonino, tu es détrôné, passe ton chemin !). Vous devez connaître ce sentiment, quand on commence un livre un dimanche matin, qu’on reste en pyjama, impossible de s’arrêter, on saute un repas, on plante là toutes « affaires urgentes » (et qui ne l’étaient donc pas), et perdre le sens de la réalité, s’immerger dans le livre et oublier l’heure, tout oublier…sous le Soleil brûlant des Scorta !

Et pourtant le début du livre m’a laissée perplexe, quand Luciano Mascalzone (un nom de pizza ?) arrive sur son âne, à l’heure de la sieste, étouffante de chaleur, l’heure de la « mort » dans ce petit village des Pouilles qu’est Montepuccio. Nous sommes en 1875, il vient de purger quinze ans de prison avec pour seule obsession, celle de posséder une femme, Philomena Biscotti (nom de biscotte ?). Cette scène d’introduction, bien que magnifiquement écrite m’a rappelé un western spaghetti de Sergio Leone, ne manquait que la musique d’Il était une fois dans l’Ouest !

Trêve de plaisanterie, Luciano, maudit par le village sait qu’il signe son arrêt de mort en violant celle qu’il pense être Philoména et qui est la jeune soeur de la défunte, Immacolata, vieille fille vierge. De cette « erreur » naîtra un orphelin, Rocco puisque Immacolota ne survivra pas à l’accouchement. Fruit de la honte et du péché, Rocco, recueilli et protégé par le curé du village , puis par une famille de pêcheurs du village voisin (et ennemi) , survivra la haine au ventre. Brigand, violeur, tous les moyens sont bons pour devenir riche et ainsi en remontrer aux montepucciens qui le méprisent. Il épousera une muette, sans nom qui lui donnera trois enfants : Carmela, Domenico et Giuseppe.  C’est avec eux que le nom de Mascalzone va tomber aux oubliettes, ils ne garderont que Scorta (inventé par Rocco) et redevenus pauvres comme Job après que Rocco les ait déshérités à sa mort, ils vont s’élever à la force de la sueur, (et on transpire beaucoup dans ce livre), du travail pour gagner la respectabilité qu’ils n’ont jamais eue. Pour faire oublier les paroles terribles de Rocco : « Je descends dans la tombe, la liste de mes crimes est une longue traîne qui glisse sur mes pas. Je suis Rocco Scorta Mascalzone. Vous attendez que je me mette à genoux et que je prie pour ma rédemption. (…) Je crache par terre. La miséricorde de Dieu est une eau facile dans laquelle les lâches se lavent le visage. (…) Car si vous crachez sur mes crimes, vous ne pouvez réprimer en vous le vieux respect puant de l’homme pour l’or. (…) Et je ne laisse rien, je disparais avec mes couteaux et mes rires de violeur. » (Pages 52-53). Malgré cela, malgré le fait de ne rien laisser à ses enfants, Rocco qui lègue sa fortune à l’église exige que chaque Scorta jusqu’à la fin des temps soit enterré comme un prince…

Le tempo du roman est à deux voix puisque Carmela, en parallèle de la chronologie de l’histoire, raconte sa vérité, la vérité des Scorta, mais aussi leurs secrets. Carmela va fédérer ses frères en ouvrant dans les années 1930, le premier tabac de Montepuccio, chacun donnera de sa personne. A leur famille, à l’union sacrée qu’ils se sont jurée est venu s’ajouter Raffaele, un ami d’enfance qui prendra le nom des Scorta, renonçant  en le faisant à épouser Carmela qu’il a toujours aimée. Raffaele est un pilier de tendresse dans le monde âpre des Scorta. Et c’est en enterrant la Muette, leur mère qu’ils décident de ne jamais se séparer : « Nous n’avons pas de parents, nous sommes les Scorta. Tous les quatre. Nous en avons décidé ainsi. C’est ce nom qui nous tiendra chaud désormais. Que la Muette nous pardonne, c’est aujourd’hui que nous naissons vraiment.  » (p.77).

S’ensuivent donc des pages merveilleuses où chacun travaille, brigande, se marie, meurt sous le ciel  de Montepuccio, au fil des ans. Même mariée, Carmela a conservé le nom de Scorta. Elle vieillit en continuant d’écrire au curé, avant que l’oubli ne recouvre sa mémoire d’un voile opaque que personne ne pourra traverser. Car ils se sont aussi promis les quatre Scorta de transmettre un souvenir, un savoir, un secret à l’un de leur descendant (enfant, neveu). Partis du néant, il veulent transmettre, donner et mériter ce qu’ils ont. La scène du repas où ils sont tous réunis sur le « trabucco » retapé par Raffaele, face à la mer est sidérante de beauté et déjà empreinte de nostalgie car on se demande si de tels moments reviennent aussi intensément : « On mange dans le Sud avec une sorte de frénésie et d’avidité goinfre. Tant qu’on peut. Comme si le pire était à venir. Comme si c’était la dernière fois qu’on mangeait. Il faut manger tant que la nourriture est là. C’est une sorte d’instinct panique. (…) Il faut manger avec joie et exagération.  » P. 129. Car après, hélas le vent peut tourner et les vieilles malédictions refaire surface… Mais je ne vous en dis pas plus, j’en ai déjà dit beaucoup !

Cette fresque familiale dans l’Italie du Sud retrace aussi l’évolution apportée par le temps, mais même si quelques touristes se hasardent aujourd’hui à Montepuccio, l’or de cette région restera toujours la sueur des hommes qui transpirent pour récolter la principale richesse, l’huile d’olive, qui coule dans leurs veines autant que le soleil qui les fait mûrir :  » Lorsque le soleil règne dans le ciel, à faire claquer les pierres, il n’y a rien à faire. Nous l’aimons trop cette terre. (…) Nous sommes nés du soleil Elia. Sa chaleur nous l’avons en nous. (…) Et nous ne cessons de le manger, de le croquer à pleines dents. Il est là dans les fruits que nous mangeons. Les pêches. Les olives. Les oranges. C’est son parfum. Avec l’huile que nous buvons, il coule dans nos gorges. Il est en nous. Nous sommes les mangeurs de soleil. »Page 150.

De multiples avis sur BABELIO

Un coup de coeur !gif coeur perles couleurs

laurent gaudéLaurent Gaudé,  né le 6 juillet 1972 (qu’il est jeune !), a obtenu le Prix Goncourt pour cet ouvrage en 2004. Pour en savoir plus sur cet écrivain merveilleux, c’est ICI.

UNE ODEUR DE GINGEMBRE d’Oswald Wynd

George m’avait diablement tentée ICI, elle m’a offert ce livre l’an dernier pour mon anniversaire, je l’avais commencé et …bon ce n’était pas le moment. Et puis Mango, dernièrement m’a convaincue qu’il était temps de l’ouvrir ! J’ai passé cinq jours merveilleux, oscillant entre la joie des espoirs du début et la suite qui est d’une infinie tristesse, poignante, mais il s’agit d’une douleur sobre, tout en retenue et émotions. J’avoue avoir versé quelques larmes bien avant la fin… Je vous raconte tout , enfin pas tout justement ! Lire la suite

JANE EYRE de Charlotte Brontë

J’ai enfin terminé les 633 pages de cet autre monument de la littérature anglaise ! Après Wuthering Heights d’Emily, j’attendais beaucoup de la soeur aînée, je ne fus pas déçue ! Merci à Aymeline de m’avoir offert cet exemplaire…gothique !!! Lire la suite

GARDEN OF LOVE de Marcus Malte

Ne vous fiez pas au titre (ni à l’horrible couverture) ! Les « jardins d’amour » de Marcus Malte sont des marécages ensorcelants,  peuplés d’une faune bien particulière. Malgré la fascination-répulsion qui s’exerce, nous ne pouvons lâcher le livre… Il dégage une force stylistique incroyable et bien qu’écrit sous la forme d’un roman policier, Marcus Malte ausculte les méandres obscurs de l’esprit et de l’esprit « dérangé » qui plus est ! Nous plongeons avec délices dans la schizophrénie ! Il a failli me rendre maboule ! Mais c’est un coup de coeur ! Lire la suite

WUTHERING HEIGHTS d’Emily Brontë

Que dire encore de ce chef d’oeuvre de la littérature anglaise qui a traversé deux siècles en conservant sa puissance évocatrice, romantique et terriblement violente ? Dire que je n’avais gardé en souvenir qu’un fantôme errant sur la lande dans une atmosphère oppressante… Et depuis que j’ai lu quelques éléments sur la vie des soeurs Brontë, mon regard sur le livre est plus affûté. C’est mon ami Mind The Gap qui m’a donné envie de le relire, ICI (sur les soeurs Brontë)  et Là, pour Les Hauts de Hurlevent… Lire la suite

LE CHOIX DE JANE, FILM.

J’ai regardé hier soir sur Arte, le Film Le choix de Jane de Jeremy Lovering avec Olivia Williams dans le rôle de Jane et ce film m’a bouleversée… Ici, ce sont les deux-trois dernières années de Jane Austen qui sont évoquées, elle approche de la quarantaine au début du film et s’éteindra à 41 ans, malade et épuisée.

Sa nièce Fanny est sa plus fidèle admiratrice, allant même jusqu’à confondre les livres de sa tante avec la réalité, une complicité très forte la lie à elle, et Jane, mi-amusée, mi-amère lui donne quelques conseils (vivement sollicités par la nièce) pour qu’elle ne fasse à aucun prix un mariage « sans affection ».

© toutes les photos viennent d’allô ciné

Ce film est basé sur la correspondance avec l’être qu’elle chérissait le plus au monde : sa soeur Cassandra. Et on se doute, consciente de sa mort prochaine que le bilan de sa vie a enfin sonné. Ses amours mortes avant que d’être, le mariage d’argent qu’elle a refusé au dernier moment et dont son ancien prétendant lui demandera juste avant de mourir de lui avouer ses regrets  (la suppliant de mentir ! ) … Ce à quoi elle répond : « Pourquoi maintenant ? » avec un petit sourire mystérieux et une infinie lassitude dans le regard.

Ses frères qui jusque là prospéraient plus ou moins sont ruinés Henry le banquier) et le cottage où elle écrivait risque de disparaître. Elle se débat avec ses éditeurs qui veulent lui acheter l’ensemble de son oeuvre pour la misère de 450 000 £ivres… Dans les derniers moments, si regrets il y a, son orgueil lui empêche de les avouer et même si elle a conscience de finir sa vie dans la solitude et la pauvreté, elle remercie le ciel d’être restée une femme libre. Et à sa mère qui lui reproche d’être à l’origine du malheur de sa famille, elle rétorque : »J’aurais dû me vendre pour de l’argent ? », alors que la maladie en a fait l’ombre d’elle-même… Mais la petite Fanny a bien veillé à ce que Cassandra, effondrée après la mort de Jane  ne brûle pas toute la correspondance qu’elles avaient échangée… Une fin infiniment triste pour cette femme qui s’est battue contre les corsets de la société, et qui a laissé le dernier mot à sa plume, le choix de Jane, s’il a impliqué des sacrifices était le seul qu’elle pouvait faire pour continuer d’écrire…et de survivre à sa condition féminine muselée. Un très beau film !! Qui m’a fait verser une larme, ce qui est rare !

Ma première participation au challenge Jane Austen d’Alice

LE PETIT ASSASSIN de Ray Bradbury (nouvelle)

Comme je vous l’ai dit ICI, je voulais commenter cette longue nouvelle à part, tant elle est criante de vérité mais aussi de surnaturel. Pas de SF ici, du fantastique mêlé de réel qui fait froid dans le dos. Je ne la conseille pas aux jeunes parturientes ni aux futures mamans…

L’histoire débute pendant l’accouchement de Alice Leiber qui a failli mourir de sa césarienne et qui flotte encore dans les vapeurs de l’anesthésie. Malgré cela, elle est persuadée que le bébé a voulu la tuer et veut encore la tuer. Au début, devant le désamour viscéral qu’elle éprouve pour le nouveau-né qui va rester sans prénom d’ailleurs, on pense au baby-blues, à un délire dû à l’anesthésie (quand on sait les anesthésies des années 1950-60). Mais pas du tout. « On m’assassine sous leurs yeux. Ces médecins, ces infirmières ne se rendent pas compte de la chose cachée qui m’est arrivée. David ne le sait pas. Sauf moi et le tueur, le petit meurtrier, le minuscule assassin. » Lire la suite

SUKKWAN ISLAND de David Vann

Émotionellement, je me remets juste alors que j’ai fini ce livre vendredi matin, le souffle coupé et une boule dans la gorge. Comment l’aurais-je ressenti si je l’avais lu avant Désolations et sans rien savoir du drame de l’auteur (son père s’est suicidé alors qu’il avait treize ans, le même âge que Roy le héros de Sukkwan, coïncidence ?) ? Je pense que la violence du récit m’aurait atteinte de la même façon… « Il lui manquait trop d’années pour arriver jusqu’à son fils ». Une petite phrase du livre qui en dit long sur le drame qui va se dérouler à huis clos, sous nos yeux entre un père et son fils, partis pour un an sur une île d’Alaska, Sukkwan Island, non habitée, dans une cabane « luxueuse » pour le père mais sans eau et électricité et avec juste des provisions pour deux semaines. Lire la suite

SAGAN, UN CHAGRIN IMMOBILE de Pascal Louvrier

Ou quand Sagan traverse le mur de la légende, à fond la caisse pour faire exploser les clichés avec lesquels elle a dû composer sa vie entière. Une biographie coup de coeur !

Beaucoup de choses ont été déjà dites sur Sagan mais l’auteur nous prend par la main et semble nous dire : « comment cela a-t-il été dit » ? Cette biographie est si bien écrite que je ne savais plus par moments, qui de l’auteur ou de Sagan écrivait. C’est en appui chronologique sur son oeuvre que Pascal Louvrier nous raconte ce qu’il fallait lire entre les lignes de certains livres. Car c’est souvent là qu’on retrouvait Françoise. Le portrait est réaliste, enfin épuré du tapage que son simple nom évoquait. Les clichés y sont MAIS débarrassés de ce qui en faisait (justement) des clichés. La photo est nette ! Lire la suite

LA SOURIS BLEUE DE Kate Atkinson

Attention ! Livre gigogne où trois histoires vont s’imbriquer les unes dans les autres avec une aisance et une fluidité dignes d’un menuisier ébéniste ! Le départ est déconcertant  car Kate Atkinson nous livre à la suite, un chapitre après l’autre, trois histoires de trois familles différentes, comme s’il s’agissait de courtes nouvelles se déroulant à une époque antérieure. Il faut mémoriser les noms de personnages car on se doute bien que ce n’est pas innocent et qu’ils vont se croiser à un moment ou un autre…Coup de coeur pour l’humour de l’auteure qui dédramatise ces histoires de façon désopilante ! Merci à Syl., ma « swappée » qui me l’a offert ! Lire la suite

HAUTE SOCIÉTÉ de Vita Sackville-West

Après ma lecture de Virginia et Vita de Christine Orban, j’ai voulu découvrir ce qu’avait bien pu écrire Vita Sackville-West, pas facile de rivaliser avec Virginia Woolf, eh bien ce fut une très bonne surprise ! Merci à Somaja de m’avoir prêté ce livre avant même de l’avoir lu… (c’est ça les amies !)… Et je trouve  que la couverture est superbe ! Lire la suite

NE TIREZ PAS SUR L’OISEAU MOQUEUR d’Harper Lee

Prix Pulitzer 1961, ce livre est devenu un classique étudié dans le monde entier et écoulé à ce jour à plus de 30 millions d’exemplaires. Unique roman de l’auteure dont il est fait état dans le prologue d’Isabelle Hausser, la dernière traductrice, cette histoire plus vraie que nature fut un coup de coeur et rend hommage à l’innocence de l’enfance en soulevant les problèmes engendrés pat la ségrégation raciale dans ces années 1935 post prohibition où le racisme atavique des états du Sud américain ne se souciait guère des dégâts irrémédiables causés par des jugements de valeur qui prédominaient sur la vraie Justice… Lire la suite

L’ÉTRANGLEUR DE CATER STREET d’Anne Perry

Encore une découverte en ce qui me concerne et ce, grâce à ma douce Aymeline qui commence à bien me connaître ! Découverte et coup de coeur pour de multiples raisons. Ce livre nous tient en haleine du début à la fin, les 381 pages sont englouties en deux jours (deux fois trois heures environ). Et pourtant l’époque confite de l’Angleterre victorienne de la fin du XIXème siècle ne me tentait pas plus que ça ! Mais c’est aussi une LCI (Lecture Commune Inopinée) avec George car nous l’avons commencé et fini ensemble sans le vouloir ! Lire la suite