LA CITATION DU JEUDI avec Bettina.

Avant de vous parler de ce  livre très épais (oui, il faudra attendre un peu) « Danser au bord des abîmes » de Bettina, une petite citation qui vous parle du métier de l’héroïne.

« C’est compliqué du coup. A mes débuts, si j’ai eu l’impression de me battre pour une cause laïque, je me rends compte que je me suis surtout lancée dans le métier le jour où mon étude de marché  a convaincu le banquier… mais je ne peux tout de même pas répondre à Lucien, que si j’écris  pour les morts,  c’est pour manger, que c’est une affaire qui marche. Après tout, il y en a d’autres qui font des trucs plus obscènes pour pouvoir vivre. « 

Sur une idée de Chiffonnette .

CITATION DU JEUDI

Sur une idée de Chiffonnette, .

 Avec Djebel de Gilles Vincent. Je vous parle bientôt de ce livre dense et fort que j’ai lu d’une traite. Un extrait pour patienter…

« Touraine et Mathias détournèrent leur regard. Un homme qui pleure reste pour les hommes un spectacle qui bouleverse. Et dans le ventre de ceux qui regardent un homme pleurer, les chagrins des petits garçons reviennent à la mémoire. »

LA CITATION DU JEUDI – avec Annie Ernaux

Sous l’égide de Chiffonnette, un passage sur la pseudo-égalité hommes-femmes dans le travail ET à la maison ! Rien de bien nouveau, avouons le ! Extrait de La femme Gelée, d’Annie Ernaux, p.181 :

« On se fait peur, on s’affole, inouïes, les capacités d’endurance d’une femme, ils appellent ça le coeur. J’y suis bien arrivée à l’élever, le second, et faire du français dans trois classes et les courses et les repas et les fermetures Eclair à reposer, et les chaussures des petits à acheter. Qu’est-ce qu’il y a d’extraordinaire, puisque, il m’en persuade toujours, je suis une privilégiée, avec cette aide-ménagère quatre jours et demi par semaine.  Mais alors, quel homme n’est pas un privilégié, sept jours sur sept sa femme de ménage favorite. (…) Moi aussi je vais m’y précipiter dans ce merveilleux refuge des femmes-profs qui-veulent-tout-concilier, le collége de la sixième à la troisième, nettement plus peinard. (…)  » Faire carrière », laisser ça encore aux hommes, le mien est bien parti pour. « 

Un extrait de Kundera pour mon jeudi…

Oui, je sais, je ne suis pas encore inscrite chez Chiffonette mais rien ne m’empêche de vous faire partager un extrait d’une de mes lectures en cours… (j’arrive Chiffonette, j’arrive…). Mais Milan Kundera n’attend pas.

Après avoir lu il y a longtemps La Valse aux Adieux, L’Insoutenable légèreté de l’être et le Livre du Rire et de l’Oubli, je me suis plongée dans l’Immortalité, paru en 1990 et pas encore ouvert. Bien m’en a pris ! Je retrouve cet auteur, son univers qui me touche au plus haut point et cet extrait de la page 45 m’a semblé terriblement actuel !

 » Elle pensa à la soeur de la reine d’Angleterre et se dit qu’à présent l’oeil de Dieu était remplacé par l’appareil photo. L’oeil d’un seul était remplacé par les yeux de tous. La vie s’était transformée en une seule et vaste partouze à laquelle tout le monde participe. Tout le monde peut voir sur une plage tropicale la princesse d’Angleterre fêter nue son anniversaire. Apparemment, l’appareil photographique ne s’intéresse qu’aux gens célèbres, mais il suffit qu’un avion s’écrase près de vous, que les flammes s’élèvent de votre chemise, pour que vous aussi soyez célèbre et inclus dans la partouze générale qui n’a rien à voir avec la jouissance mais annonce solennellement que personne ne peut plus se cacher nulle part et que chacun est à la merci de tous. « 

Et je continue ma lecture…