ADIEU à ma petite chienne…

Quel vide glacial et lugubre règne dans la maison. Déjà quatre heures que je  suis revenue de chez le vétérinaire. Il a piqué ma petite chienne Philo qui venait d’avoir douze ans le 16 mars.

Après avoir passé deux jours et deux nuits à la veiller, à espérer qu’elle allait encore se relever et faire un pied-de-nez à son diabète, aux tumeurs mammaires qui la rongeaient et bien non, le cancer, en touchant ses poumons a gagné. Blanchie de chagrin, je l’ai bercée, portée, nourrie à la seringue pendant ces deux jours et ces deux nuits. Jusqu’à ce qu’elle demande grâce, en gémissant pour la première fois de sa vie, pour autre chose qu’un caprice.

Pour l’instant, je me demande comment je vais faire pour ne plus la voir partout, son pas toujours réglé sur le mien, ne plus l’entendre japper à tout moment. J’avais besoin d’exorciser cette douleur qui me noue le ventre depuis deux jours et que mes larmes arrêtent de couler. J’entends encore le vétérinaire de garde (même pas celui qu’elle connaissait, cet étranger me dire : « Vous avez fait le bon choix », ???…, je n’ai pas pu répondre. Je suis repartie, son petit corps encore chaud enroulé dans sa couverture, sous la pluie, une pluie qui roulait sans cesse sur mes joues. Une place l’attend sous le cerisier dans le jardin, où repose déjà un petit pékinois depuis longtemps.

Ce n’est pas une page qui se tourne mais un livre qui se ferme et je ne suis pas près d’en rouvrir un sur le sujet. Ça finit toujours mal…