Tant qu’il restera un seul mot à écrire…

Les mots et les livres ne sont-ils pas ce qu’il reste de notre capacité de penser, de nous émouvoir quand le monde autour de nous s’écroule ? Ne sont-ils pas cette fenêtre sur laquelle vient souffler le vent de l’espoir, du « tout est possible » ? Parce qu’on peut les brûler, les jeter, les noyer, il en naîtra d’autres, il en restera toujours  quelque part malgré les cataclysmes ou les autodafés. Eux seuls ont eu le pouvoir de nous aider, pauvres humains, à nous « civiliser », à comprendre l’Histoire et la nôtre, à n’être pas demeurés un petit grain de sable inconsistant et vide sur la grande roue du temps.

Parce qu’un livre sera toujours la nourriture fondamentale à la croissance d’un esprit sain. Dès que nous avons ingéré l’alphabet, que de possibilités infinies s’offrent à nous ! Les mondes imaginaires ont parfois autant de puissance que le monde où je vis.

Et puis… on pourra m’emprisonner, me bâillonner, tant qu’il me restera un livre à lire ou à écrire je saurai que je suis vivante, je saurai transmettre à ceux qui me suivent, partager tous ces mots afin qu’ils allument des lumières dans les yeux de ceux que j’aime.

Même en plein désert, géographique, social ou affectif, je sais qu’un livre ouvert, écrit ou à écrire viendra me secourir et quand les pages s’envoleront, alors je saurai ce que j’ai vécu…

Voilà le texte que m’a inspiré la vidéo ci-dessous, Fantastic Flying Books de Morris Lessmore, vue chez Pyrausta, il y a deux jours, je n’ai pu m’empêcher de vous la faire regarder. Certes, elle dure quinze minutes, posez-vous, prenez votre temps et regardez bien ! Ou pas… (ce serait dommage…) EDIT de 9 h : la vidéo mise hier soir a été supprimée pour cause de « droits d’auteur », je viens de la remettre (rien n’est spécifié sur Youtube à ce sujet). En espérant que ça marche !