UNE CHANCE DE TROP de Harlan Coben

coben couvSachant qu’Harlan Coben, « le maître de nos nuits blanches » serait aux Quais du Polar, j’ai fait l’effort de déterrer ce livre de ma PAL, histoire de me faire une idée et, pourquoi pas  le faire dédicacer. Mais euh…, je n’ai pas été vraiment enthousiasmée, je me suis contentée de regarder le monsieur de loin (en plus il y avait la queue, très peu pour moi !) .

Marc se réveille à l’hôpital après 12 jours d’inconscience totale. Le réveil est difficile : on lui apprend que sa femme n’a pas survécu à la fusillade dont ils ont été victimes, un matin au petit déjeuner. Tara leur fille de six moix a été kidnappée. Grâce à la fortune de son beau-père et sur les conseils de son meilleur ami avocat, Mark va remettre la rançon exigée, mais le FBI étant prévenu, l’opération loupe, les ravisseurs prennent l’argent mais on ne lui rend pas sa fille. Hagard, il reprend son travail de chirurgien plastique tout en continuant son enquête, sachant que le mari est toujours présumé coupable par la police et cela bien qu’il ait failli mourir… Une course contre la montre commence où notre héros doit échapper à la vigilance des fédéraux, renouer avec son premier amour, et ne pas perdre espoir de retrouver sa fille vivante.

Il y a beaucoup de morts dans ce livre, et peu d’enterrements. Les salauds sont laissés sur place et n’ont que ce qu’ils méritent. «  L’homme était mort. Pas besoin d’être médecin pour le constater. La moitié de son crâne avait été arrachée. De la cervelle coagulée, blanc rosé maculait le bois. » (p 319). Soit. Il faut quand même attendre les 40 dernières pages pour un dénouement honnête, qui sauve le reste parce qu’il n’est pas politiquement correct. Il pose le cas de conscience : qu’aurions-nous fait à la place de certains ? Un peu d’humanité dans ce monde de brutes était bienvenue. Soit. Justement, quarante pages sur la somme de 470 sont un peu justes pour faire passer la pilule. Par ailleurs, les ficelles utilisées (dont je ne peux vous parler sans spoiler) ne sont pas nouvelles et il n’est pas difficile de se faire une petite idée des vrais coupables avant le dénouement. Quant aux ravisseurs, ils sont eux aussi énormément cliché. Le style ? Si tant est qu’il y ait un style, ne m’a absolument pas séduite, j’ai même peiné pour poursuivre pendant les cent premières pages (après on s’y fait). C’est aussi une image très répandue et très déjà vue de l’Amérique middle-class du début des années 2000 : ils s’habillent tous chez Gap (déjà repéré chez Douglas Kennedy), les enfants jouent à la Game Boy Advanced en écoutant Britney Spears. Avec ça… Je n’ai pas passé de nuits blanches, ça ne m’a pas déplu totalement sinon j’aurais abandonné, juste bof-bof !

Et hop, une participation au challenge Thrillers/Polars de Liliba.

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