THE QUEEN IS DEAD d’Aurélia Bonnal (abandon)

QUEEN IS DEADCe n’est pas souvent qu’il m’arrive d’abandonner un livre, pas depuis Freedom en septembre 2011, mais après quatre tentatives , je déclare forfait ! Je n’arrive pas à aller au-delà de la page 50 ou 60, peu importe c’est « tellement pareil »… Je me triturais les méninges pour savoir comment vous en parler, donc je vais d’abord vous présenter la quatrième de couverture, livre publié chez Buchet Chastel, maison d’éditions que j’aime bien, a priori…

« Elo a la trentaine parisienne, un mari, une petite fille, un humour caustique et des doutes sur sa carrière d’écrivain. Bert est employé chez un marchand de vin près de Perpignan ; guitariste dans un groupe amateur, il aime le rock et sa copine Gilberte.
Une porte a été claquée entre eux il y a vingt ans -définitivement, croyaient-ils…
Une histoire d’amitié, de communication virtuelle et d’accession à l’âge adulte qui se lit d’un seul souffle. Un roman brut et rock. »

Le premier souci pour ma lecture a été l’alternance continuelle des chapitres : un pour Elo, un pour Bert, sans lien évidemment, donc j’ai été perdue de suite, à chaque fois je reprenais la fin du chapitre précédent pour me remémorer. Alors que le procédé en général permet de rebondir et donne envie de savoir la suite.

Ensuite, je n’aime pas les livres écrits comme on parle aujourd’hui. Ce que j’aime dans la littérature, même contemporaine, c’est pouvoir m’évader de mon quotidien,  me sentir transportée. Je n’aime pas entrer comme ça dans l’intime d’inconnus qui me sont restés inconnus, la distance mise n’étant pas la bonne, trop près ou trop loin : « Sur le lit au carré est lové mon collant, boule tendre et sombre, vivante et un peu sale (…). Je suppose que ma culotte et mon soutien-gorge s’ébattent dans le couloir. » p. 38.

Je ne me suis pas du tout identifiée à l’un ou l’autre des personnages, je les trouve « légers », pas finis, mais bon c’est peut-être ce qu’a voulu dire l’auteure, vu l’âge charnière des héros. Je n’y ai pas vu de faute majeure de style, hormis le langage qui ne me convient pas :  » (…) pour l’instant, ah lala, Bert, tu es doué, c’est peut-être dommage que tu n’insistes pas plus, j’ai passé l’âge de ces conneries, Bibi, je lui souriais, le constat n’était même pas amer (…) »  et la phrase n’est pas finie… (p.31).

Et je ne me sens pas du tout concernée par les dernières lignes de la quatrième de couverture, puisque non seulement je ne l’ai pas lu d’un « seul souffle » et je n’ai malheureusement pas  rencontré cette ambiance « brute et rock ». Dommage. Ne l’ayant pas lu jusqu’à la fin, je ne peux argumenter sur la totalité du roman, il va de soi.

L’avis de Clara, nettement plus enthousiaste !

Merci à Babelio et aux éditions Buchet Chastel  pour cet envoi. Sur le site de Buchet Chastel, en suivant ce lien vous pourrez voir une vidéo d’Aurélia, elle est née en 1974 et c’est son premier roman, sorti le 22 août 2012.