LA Poésie du jeudi -20- avec Louis Aragon et Les oiseaux déguisés

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Mi-octobre déjà et des flamboyances sanguines sur les arbres, dans les vignes vierges sur les vieux murs, des ciels tourmentés au crépuscule qui basculent de l’or au gris pour finir en incandescence quand la pluie ne s’en mêle pas… Les nuages passent par toutes les couleurs et j’aime ça ! Aragon est un de mes poètes préférés et ce poème, Les oiseaux déguisés, porte en lui des tristesses infinies qui ne guérissent pas , dit les mensonges que chacun commet pour vivre au mieux avec sa conscience, ce qui se voit, ce qui se cache, les pages qui se tournent avec le temps, au fil des saisons et encore plus en automne, ce passage symbolique vers une autre marche de la vie, avant le retour des printemps mais pas celui de la jeunesse enfuie et des illusions perdues… Lire la suite

L’automne pour ma balade du mercredi…

balade du mercrediUne balade avec mon amie Soène qui fait de très belles photos et c’est par ICI !Si vous ne le saviez pas…j’aime l’automne, c’est une de mes saisons préférées. Déjà, enfant, j’aimais l’odeur de la rentrée des classes, celle des champignons que je ramassais avec mon père et les rayons obliques du soleil qui allongeaient nos ombres toujours plus loin. J’ai glané quelques photos évocatrices sur mes Tumblr préférés et je vous invite à vous promener avec moi, si le coeur vous en dit… avec quelques définitions de l’automne tel que je le ressens. Les décors sont de Roger Hart, proviennent des Tumblr, le texte est de moi !!! 🙂 Lire la suite

L’HEURE TROUBLE de Johan Theorin

heure trouble de theorinMon deuxième Theorin en deux mois mais pas le dernier ! En fait, j’ai lu les deux que m’a offerts Liliba en une semaine !!! Je deviens accro aux polars suédois. Surtout avec ce cycle où chaque livre se déroule à une saison différente sur l’île d’Öland. Ici, nous sommes en automne mais l’histoire n’en est pas moins glaçante.

J’ai retrouvé avec plaisir le vieux Gerlof, figure tutélaire de ce cycle. Dans le Sang des pierres, il n’avait pas le rôle principal, ici ce n’est pas le cas. Bien que cet opus soit antérieur d’environ cinq ans, Gerlof est déjà perclus de rhumatismes, il a 80 ans, il vit en maison de retraite mais bon pied bon oeil malgré tout, il a un sens de l’observation digne de Sherlock Holmes. Aussi, quand il reçoit par la poste, une sandalette ayant appartenu à Jens son petit-fils disparu vingt ans plus tôt, ne prévient-il pas la police mais il demande à Julia, sa fille et mère de Jens de le rejoindre sur Öland. Julia ne s’est jamais remise de la disparition (non élucidée) de son fils. Elle est infirmière en arrêt de maladie et se soigne aux anti-dépresseurs arrosés de vin rouge le soir. Elle lutte pour ne pas sombrer complètement. Lire la suite