LES PLUMES 37, les textes de la Nuit !

écritoire vanishingintoclouds(3)Semaine pas facile quand on n’a pas la technologie de son côté ! J’ai bien ramé, cherché, investigué mais rien à faire, il faudra que l’ordi passe entre les mains expertes d’un spécialiste pour débuguer, si cela relève de ses compétences ! Si ce n’est pas Orange le seul responsable… Mille excuses si je n’ai pas répondu à tous mais accéder au blog, aux mails s’est révélé périlleux certains jours…

Par ordre d’arrivée des liens, nous avons 29 participants (moi incluse) :

Nunzi, Ghislaine, Martine Littér’auteurs, Dan Gazénia, Monesille, PatchCath, Valentyne, Pascal Bléval, Célestine, Mariejo64, Modrone, Adrienne, BiancatMomo, Janick, Soène, WENS (LE RETOUR DU SURINEUR, youhou!!!), Isabel, Martine27, Cériat, Carnets Paresseux, Jacou33 . Lilou Soleil. ClaudiaLucia. Jean-Charles-Fed Mili-Choupinet. Camille Lysière (ajouté samedi matin, welcome !) EVALIRE (samedi soir) DimDamDom (Lundi matin).  Et mon texte ci-dessous.

J’ai repris l’histoire de Diego et d’Anastasia mais nul besoin de lire les épisodes (cahotiques) précédents pour comprendre. De toutes façons vous n’aurez pas le temps. Je vous mets quand même les liens (plus ou moins dans l’ordre) des textes écrits à ce sujet… 1, 2, 3, 4. (il en manque un je ne le retrouve plus, oups !)

DANS L’OUBLI DES NUITS…pnt de pierre montagnes rivière galets

Diego avait marché jusqu’à l’entrée du village, tenant son cheval par la bride pour ne plus le fatiguer, ils avaient galopé depuis les montagnes pendant tant de jours. Il s’était arrêté sur le vieux pont de pierres pour admirer la vallée qui ouvrait ses bras de bienvenue baignée d’aube pâle en cette fin d’automne. Un vieux chat blanc étique s’était enfui en le voyant. Rien ne changeait vraiment ici, pensa-t-il… Les mêmes pierres chauves côtoyaient celles hérissées de mousse au lit de la rivière qu’il connaissait par coeur. Des nuages d’ardoise sombre finissaient de se déchirer en une sarabande joyeuse, accompagnés de quelques étoiles perdues, accrochées au gris perlé du ciel bien que la nuit s’en fut allée.

Elles lui rappelaient ses propres égarements pendant ces quatre années d’errance . La nuit…les nuits… Il repensait, une nausée au bord des lèvres, aux bodegas où il allait boire jusqu’à l’ivresse du mauvais vin dans les bras de filles de hasard et d’amertume, la fesse et le sourire tristes à l’heure cruelle des petits matins. Les draps ne se froissaient pas sur la voluptueuse idée qu’il avait de l’amour. Comme une fête tronquée où l’on garde son masque. Pour ne pas y entrer vraiment et surtout pour ne jamais oublier  ce qu’il y eut avant, avant et ses chants des départs et des recommencements. Pour ne pas perdre espoir , continuer à rêver des ciels étoilés qui ne s’invitent jamais dans les sommeils de plomb qui suivent les illusoires petites morts… Ne laissant à l’âme aucune chance de se ressourcer, aspirée dans le vortex de ténébreuses abysses.

C’est alors qu’un vol d’oies sauvages passa haut dans le ciel ; il y vit un message. Une intimation à refaire le chemin en sens inverse. Regagner le berceau de ses premiers bonheurs. Et oublier. Oublier l’obsession de la montagne qui le culpabilisait encore d’être le survivant de sa femme et de sa fille. Chasser les nuits d’insomnies suivies d’épuisantes journées à broyer du vide, à se battre avec des ombres qui enténèbrent le regard de fantômes hallucinés.

La voix cristalline d’Anastasia s’insinuait en lui à présent. La tentation Anastasia. Qu’il avait fuie pour ne pas avoir à lui offrir des miettes imméritées. Il imaginait… Son regard d’ancolie transfiguré quand elle le verrait apparaître au campement, là-bas dans la vallée. Et le visage d’Izia en surimpression, Izia disparue mais toujours là, glissée dans les limbes d’une présence invisible, derrière ou devant lui comme pour lui dire qu’il était l’heure de devenir ce passeur, d’une rive à l’autre, ce passeur de soleils et d’amour enfouis afin qu’ils retombent en mots de feu à la suite du prologue inachevé, celui à peine ébauché, à peine écrit sur le grand livre écorné de leurs vies. Pour que renaissent les éclats joyeux de la rivière et les rires d’Anastasia, ces murmures perdus dans le silence du vent. Là où finissent enfin de mourir les nuits de grande solitude  quand arrive la fin du voyage…cheval blanc e-p-o-q-u-e tumblr

 Les mots imposés étaient :  vol, chat, transfigurer, chauve, blanc, solitude, silence, matin, se ressourcer, ivresse, ténébreux, épuisant, insomnie, étoilé, fête, rêver, sommeil, voyage, chanson fesse, recommencement, voluptueux, sarabande, passeur, prologue, pavillon.

Il y en avait 26, au-delà de 25, nous pouvons en laisser deux de côté, je n’ai pas utilisé pavillon.