R&B – LE GROS COUP de Ken Bruen

gros coup couvR&B : Les initiales de Roberts et Brant, les deux flics qui illuminent d’un soleil noir et opaque cette série de leur langage fleuri, langage qui en donne toute la saveur. C’est ici le premier tome d’une longue série.

Ambiance : un commissariat miteux dans les quartiers Sud de Londres, là où personne n’arrête vraiment les voyous ou alors en utilisant des méthodes à la fois musclées et tendancieuses… Non seulement ils sont borderline nos deux flics allumés mais des petits billets de banque qui arriveraient par-dessous la table ne les effraient pas : chochottes et politiquement corrects, passez votre chemin, nous ne sommes pas dans la caricature mais en plus, encore loin de la réalité qui plombe le quotidien des deux compères… Lire la suite

Publicités

GENESIS de Karin Slaughter

genesisVoilà un livre dont j’aurais aimé pouvoir dire du bien car l’auteure est vraiment une femme bien ! Elle se sert d’une partie de ses droits d’auteurs pour sauver les bibliothèques (Save the libraries) et pas seulement dans son état, la Géorgie mais à un niveau national. Je vous conseille l’article d’avril 2013, du Monde, ICI. Malgré ces considérations, hélas, je ne cautionne pas ce type de littérature, fût-elle pétrie de bonnes intentions. Lire la suite

HEATHER MALLENDER A DISPARU de Robert Goddard (Into The Blue).


heather mallender a disparuJe ne connaissais rien de l’auteur avant de recevoir ce livre en partenariat avec Le Livre de Poche et je suis ravie de mon choix de mars ! Robert Goddard est réédité chez Sonatine, ce qui est un bon point de départ pour faire connaissance. Into the Blue est le titre original.

Un roman-fleuve,  thriller psychologique plus que polar qui s’étire sur 714 pages et que j’ai pris le temps de savourer…

 L’action se passe à la fin des années 1980. Harry Barnett, 55 ans fatigué, vit à Rhodes depuis dix ans. Il s’occupe de l’entretien de la villa de son meilleur ami, homme politique influent, Robert Dysart. Il y a des descriptions de la vieille ville de Lindos qui sont très belles. Tout les éléments sont réunis pour mener une existence idyllique. Sauf que, socialement, ce pauvre Harry  n’est plus grand-chose, et sa soûlographie permanente ne l’aide pas à avancer. Sa vie va changer avec l’arrivée à Rhodes de la timide et effacée  Heather Mallender, jeune femme de 28 ans, qui se remet mal d’un choc émotionnel. Lors d’une balade sur le Mont Prophitis Ilias,  elle disparaît (dès les premières pages), mystérieusement, comme si sa nature l’avait prédisposé à ce phénomène de volatilité , à moins qu’on ne l’ait aidée… Harry se ressaisit, il veut la retrouver, il ne se résigne pas à la thèse floue de la mort supposée mais pour cela, il faut qu’il retourne en Angleterre, qu’il  se frotte à la réalité. Et pas facile de retourner chez sa mère, sans le sou, de constater l’échec qu’est sa vie. La quête qu’il entreprend pour retrouver Heather le fait retourner dans son passé, dans celui des autres et c’est une fresque sociale, politique de l’Angleterre des années 1940 à 1980 que nous brosse Robert Goddard. On s’aperçoit que la notion de « caste » sociale très victorienne n’a pas complètement disparu.  » Il n’avait pas remarqué Harry, ce qui n’avait rien d’étonnant, les piétons faisant partie pour lui des classes inférieures qu’il considérait comme quantités négligeables » (p. 192).

Piqué dans sa dignité et par amour pour Heather (même si c’est un amour qu’il ne s’avoue pas de suite), il va chercher à comprendre comment il en est arrivé là, comment il  a gâché sa vie bien qu’on l’ait un peu aidé à sombrer à un moment. Et comment depuis dix ans, il est entretenu par son ami Dysart dans cet état végétatif… mais aussi pourquoi !

De rebondissements en rebondissements, l’auteur nous ferre et il ne manque ni de style ni de souffle pour nous tenir en haleine sur une telle longueur ! Sa plume a la légèreté d’un tissu Liberty mais n’en est pas moins corrosive lorsqu’il s’attaque à la corruption du monde politique et financier tout en gardant un humour très british face à certaines situations consternantes :  » Était-ce cela la clé de la psychanalyse, se demanda Harry, le massage mental ? » (p. 327). Avec un final décoiffant, ce thriller psychologique et très fin mérite ses rééditions. L’oeuvre de l’auteur étant conséquente, il est certain que je le lirai à nouveau. Si vous ne savez pas quoi emmener pour vos vacances, n’hésitez pas à le glisser dans votre valise !

SUR L’AUTEUR :

Robert Goddard est né en 1954 en Angleterre. Journaliste, enseignant puis proviseur pendant plusieurs années, il décide de se consacrer entièrement à l’écriture au milieu des années 1980. Longtemps souterraine, son oeuvre vient d’être redécouverte en Angleterre et aux Etats-Unis où elle connait un succès sans précédent Source : LDP).

Merci au Livre de Poche !logo ldp

Robert Goddard ©1990, puis Sonatine ©2012 et Le Livre De Poche © mars 2013 – 714 pages.

Une participation au Challenge Thrillers/Polars de Liliba, une pour le Pari Hellène de Nathalie (l’action se déroulant aussi en Grèce). logo-le pari hellène

Logo Thrillers & Polars chez Liliba

UNE CHANCE DE TROP de Harlan Coben

coben couvSachant qu’Harlan Coben, « le maître de nos nuits blanches » serait aux Quais du Polar, j’ai fait l’effort de déterrer ce livre de ma PAL, histoire de me faire une idée et, pourquoi pas  le faire dédicacer. Mais euh…, je n’ai pas été vraiment enthousiasmée, je me suis contentée de regarder le monsieur de loin (en plus il y avait la queue, très peu pour moi !) .

Marc se réveille à l’hôpital après 12 jours d’inconscience totale. Le réveil est difficile : on lui apprend que sa femme n’a pas survécu à la fusillade dont ils ont été victimes, un matin au petit déjeuner. Tara leur fille de six moix a été kidnappée. Grâce à la fortune de son beau-père et sur les conseils de son meilleur ami avocat, Mark va remettre la rançon exigée, mais le FBI étant prévenu, l’opération loupe, les ravisseurs prennent l’argent mais on ne lui rend pas sa fille. Hagard, il reprend son travail de chirurgien plastique tout en continuant son enquête, sachant que le mari est toujours présumé coupable par la police et cela bien qu’il ait failli mourir… Une course contre la montre commence où notre héros doit échapper à la vigilance des fédéraux, renouer avec son premier amour, et ne pas perdre espoir de retrouver sa fille vivante.

Il y a beaucoup de morts dans ce livre, et peu d’enterrements. Les salauds sont laissés sur place et n’ont que ce qu’ils méritent. «  L’homme était mort. Pas besoin d’être médecin pour le constater. La moitié de son crâne avait été arrachée. De la cervelle coagulée, blanc rosé maculait le bois. » (p 319). Soit. Il faut quand même attendre les 40 dernières pages pour un dénouement honnête, qui sauve le reste parce qu’il n’est pas politiquement correct. Il pose le cas de conscience : qu’aurions-nous fait à la place de certains ? Un peu d’humanité dans ce monde de brutes était bienvenue. Soit. Justement, quarante pages sur la somme de 470 sont un peu justes pour faire passer la pilule. Par ailleurs, les ficelles utilisées (dont je ne peux vous parler sans spoiler) ne sont pas nouvelles et il n’est pas difficile de se faire une petite idée des vrais coupables avant le dénouement. Quant aux ravisseurs, ils sont eux aussi énormément cliché. Le style ? Si tant est qu’il y ait un style, ne m’a absolument pas séduite, j’ai même peiné pour poursuivre pendant les cent premières pages (après on s’y fait). C’est aussi une image très répandue et très déjà vue de l’Amérique middle-class du début des années 2000 : ils s’habillent tous chez Gap (déjà repéré chez Douglas Kennedy), les enfants jouent à la Game Boy Advanced en écoutant Britney Spears. Avec ça… Je n’ai pas passé de nuits blanches, ça ne m’a pas déplu totalement sinon j’aurais abandonné, juste bof-bof !

Et hop, une participation au challenge Thrillers/Polars de Liliba.

Logo Thrillers & Polars chez Liliba

L’HEURE TROUBLE de Johan Theorin

heure trouble de theorinMon deuxième Theorin en deux mois mais pas le dernier ! En fait, j’ai lu les deux que m’a offerts Liliba en une semaine !!! Je deviens accro aux polars suédois. Surtout avec ce cycle où chaque livre se déroule à une saison différente sur l’île d’Öland. Ici, nous sommes en automne mais l’histoire n’en est pas moins glaçante.

J’ai retrouvé avec plaisir le vieux Gerlof, figure tutélaire de ce cycle. Dans le Sang des pierres, il n’avait pas le rôle principal, ici ce n’est pas le cas. Bien que cet opus soit antérieur d’environ cinq ans, Gerlof est déjà perclus de rhumatismes, il a 80 ans, il vit en maison de retraite mais bon pied bon oeil malgré tout, il a un sens de l’observation digne de Sherlock Holmes. Aussi, quand il reçoit par la poste, une sandalette ayant appartenu à Jens son petit-fils disparu vingt ans plus tôt, ne prévient-il pas la police mais il demande à Julia, sa fille et mère de Jens de le rejoindre sur Öland. Julia ne s’est jamais remise de la disparition (non élucidée) de son fils. Elle est infirmière en arrêt de maladie et se soigne aux anti-dépresseurs arrosés de vin rouge le soir. Elle lutte pour ne pas sombrer complètement. Lire la suite

LES HARMONIQUES de Marcus Malte

harmoniquesC’est ma troisième lecture de Marcus Malte que j’aime beaucoup. Un roman (classé dans Folio policier) « musical » comme son titre le laisse suggérer. Le rythme est beaucoup moins effréné que dans Garden of Love et pourtant je trouve cet opus beaucoup mieux maîtrisé. Du début à la fin, alors que dans Garden, on pourrait émettre l’objection d’une fin rapide par rapport à la frénésie du départ… Venons-en aux faits !

Cette lenteur sensuelle, jazzy laisse la part belle aux morceaux musicaux choisis, donnés en play-list par l’auteur juste avant de commencer le livre. Et c’est un petit plus pour qui aime la musique !

Mais que sont les « harmoniques » ?  « Les notes derrière les notes, dit Mister. Les notes secrètes. Les ondes fantômes qui se multiplient et se propagent à l’infini, ou presque. Comme des ronds dans l’eau. Comme un écho qui ne meurt jamais. »  (p. 323).

Mister est un homme  tendre, pianiste le soir dans un club de jazz parisien. Il a appris que Véra Nad , son « amie », est morte brûlée vive et que les deux présumés coupables sont passés aux aveux. Mais quelque chose le chiffonne, il en parle à Bob, son meilleur ami. Bob, la soixantaine bien entamée, ancien chauffeur de taxi parisien, qui roule toujours dans une antique 404 Peugeot, jonchée de cassettes des plus grands du jazz. Mister était amoureux de Véra, même s’il ne s’était encore rien passé entre eux, même s’il la connaissait mal, il lui reste le souvenir de leur complicité autour du piano quand elle venait l’écouter certains soirs de blues…

Mister et Bob commencent à enquêter, sans l’aide des flics, ils remontent la filière serbo-croate installée à Paris. Marcus Malte, à travers Mister nous brosse un portrait sanglant et sans complaisance de la guerre qui a ravagé l’ex-Yougoslavie dans les années 1990 et à laquelle beaucoup n’ont rien compris (moi la première)… Les enjeux n’étaient pas que l’épurement de la race : des puissances  occultes s’en sont mêlées, des personnalités de pouvoir (connues) attirées par l’odeur sans nom de l’argent :   » – Tout est possible dit l’homme, pourvu qu’on y mette le prix ! L’argent se fout des lois mathématiques. Dans notre monde, l’argent est au-dessus des lois. De toutes les lois. L’argent EST la loi !… » (p. 381). Certains passages font frémir car ils sont non seulement d’une réalité évidente mais absolument logiques et …crédibles ! Quel rapport avec la jolie Véra, croate, amoureuse de théâtre et qui posait nue pour un peintre serbe ?  Dans sa quête de vérité, Mister va en apprendre plus qu’il ne le cherchait au départ, bien loin au-delà de l’horreur et de la simple barbarie que l’homme sécrète comme un poison sans fin. Car Mister, lui à de l’oreille, il est capable d’entendre ces fameuses harmoniques, ces notes inaudibles et qui continuent bien après que la musique ait cessé…

Mais il y aussi de l’humour chez Marcus Malte et un chapitre avec un quiproquo désopilant. Mister travaille dans une boîte de jazz et le serveur est gay ! Renato est secrètement amoureux de Mister. Mais quand il croit que la réciproque est vraie, c’est à mourir de rire (p. 265 à 275 environ).
Et tous ces chapitres en italiques, qui portent un titre de standard musical où nous découvrons Véra, la Bosnie, les dessous de l’affaire et les liens qui la sous-tendent.
Mais aussi la révolte larvée de l’auteur face à cette boucherie sans nom qu’a été la guerre dans les Balkans :  » Parce que le monde savait. Le monde ne pouvait pas l’ignorer. Le monde observait et attendait parce que le monde est patient, le monde est diplomate. Pourquoi se précipiter ? Des usines de chaussures, des églises baroques : il n’y a plus d’urgence. Et bien sûr quand il est trop tard les commis du monde débarquent aux basques des barbares. » (p136).

Une ballade désabusée, qui ne finit pas spécialement bien où il n’est pas besoin de piocher des images de crimes dans les faits divers, pas seulement, il y a des guerres pour cela ! J’ai beaucoup aimé cette lecture. Et j’ai du mal à la classer en « polar » !

Je remercie Babélio et les Editions Folio de cet envoi, dans le cadre de la dernière Masse Critique.

Une participation au challenge Thriller/Polars  de Liliba, d’Anne, des Notes et des Mots, une pour Lystig  et « Vivent nos régions », avec Paris et la grande banlieue. Et j’avais oublié : pour celui de Laure « Challenge à tous prix« , puisqu’il a obtenu le Prix Mystère de la critique 2012 !!! Shame on me !

Logo Thrillers & Polars chez Lilibachallenge-Des-notes-et-des-mots-4Challenge Lystiglogo challenge à tous prix

LE SANG DES PIERRES de Johan Theorin

sang des pierresVoici un polar suédois d’un auteur que je découvre et qui malgré ses 521 pages, fut dévoré en un week-end. Il faut dire que l’intrigue psychologique prédomine et est d’une efficacité redoutable. Les pages se sont tournées d’elles-mêmes. Et je ne suis pas une accro du genre…

L’action débute pendant la nuit de Walpurgis sur l’île d’Öland, en Suède, un homme est recouvert d’essence dans la carrière de pierres de l’île, il entend le craquement d’une allumette et des noms défilent dans sa tête. Cette nuit-là  célèbre le retour du printemps, alors, qui distinguera un feu criminel d’un feu de joie ? Lire la suite

LE CINQUIÈME JOUR de Maud Tabachnik

Ce livre a une petite histoire très sympathique puisque c’est Soène qui me l’a offert, dédicacé par l’auteure après avoir fait le pied de grue deux jours aux Quais du Polar à Lyon en avril dernier ! Une rencontre amicale qui a laissé pantoise notre pauvre Soène de voir que les auteurs étaient des gens (presque) comme tout le monde. Maud Tabachnik est l’une de mes écrivains préférées en matière de polar et je vous assure qu’elle vaut bien un auteur américain dans ce genre ! Un conseil cependant : âmes sensibles s’abstenir…

L’HISTOIRE (sans spoiler)

New-York 2001. Stan Levine est inspecteur de police à Brooklyn. Un été chaud, poisseux où l’orage gronde au loin mais n’éclate pas. Où toutes les misères, sociales,  humaines  sont exacerbées.
Stan Levine est un bon flic, célèbre car passé à la télévision pour avoir arrêté un terroriste qui voulait faire sauter le pays. Sa femme Sarah, pour tenir une promesse concernant un de leur trois enfants (Jonathan, Amélie et Judith) est devenue « religieuse » et respecte scrupuleusement le Shabbat tous les vendredi soir. Et Stan considère ce moment (bien que peu convaincu par la religion) comme une parenthèse enchantée pendant laquelle ils sont enfin tous réunis. Alors que cette famille ordinaire s’apprête à partir à Cape Cod pour le week-end, une femme et son fils adolescent débarquent au commissariat pour signaler l’enlèvement de leur fille et soeur, Gloria, par un inconnu « respectable » l’avant-veille. Il s’agirait d’un certain Mosley venu proposer du travail au fils qui avait postulé par petites annonces. Dans le même temps, un archiviste méticuleux, père de famille, la soixantaine grise et passe-muraille mène lui aussi une vie calme et équilibrée. Juste après, un prostitué est retrouvé égorgé, puis c’est le tour du jeune Albert, pas tout à fait normal. Ca sent la pédophilie. Ca sent mauvais. Levine et son équipe sont sur les dents quand ils découvrent l’horreur des cadavres mutilés. Le tueur va s’en prendre à Judith, la fille cadette de Lévine, il le nargue, il nargue l’Amérique. L’impossible et l’indicible prennent forme sous nos yeux, les crimes sont monstrueux mais quand nous savons QUI les commet, les bras nous en tombent ! Le monstre a enfin un visage et pas celui qu’on voudrait. Il ressemble trop à notre gentil voisin de palier, celui qui nous tient la porte et nous aide à porter nos commissions. Mais je ne vous en dit pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte…

MON AVIS

C’est là que Maud Tabachnik frappe fort, elle nous retourne l’estomac sans nous laisser une minute de répit, le suspense est haletant et…bien écrit ! Amateurs de « happy end », passez votre chemin, pas d’espoir ici et l’auteur nous enlève nos dernières illusions  en nous promettant des nuits sans rêves ! Contrairement au cinéma où l’on peut détourner les yeux,  la lecture est frontale et parfois douloureuse, douloureuse jusqu’à l’absurde ! J’aime ce genre de policier quand il est sans temps mort et absolument crédible !

Maud Tabachnik s’est librement inspirée d’un serial killer qui a sévi aux USA dans les année 1930 et qui, lors de son passage sur la chaise électrique provoqua un court-circuit à cause des aiguilles qu’il avait dans le corps !! Arrgh ! Mais Soène m’a aussi fait dédicacer « Ne vous retournez pas » où je vais retrouver Sam Lévine/Goodman quelques années plus tard ! Encore des frissons en perspective… È

SUR L’AUTEURE

Maud Tabachnik est née le 12 novembre 1938 à Paris. Après avoir exercé le métier de kinésithérapeute-ostéopathe pendant une vingtaine d’années, elle décide de se lancer dans l’écriture en 1991 (bien lui en a pris) et compte à ce jour une trentaine de romans.  » Sa spécialité : le thriller politique et féministe » (sic son éditeur). Elle tient un site que je vous conseille d’aller visiter, ne serait-ce que pour sa bibliographie ! PAR ICI

Livre lu pendant le STAR de Liyah (oui je suis encore en retard de deux billets, ça vient) et qui compte pour le challenge Thriller de Cynthia.

JOURNAL D’UN TUEUR SENTIMENTAL de Luis Sepúlveda

Voilà un petit livre riche en testostérone et rebondissements dont les brèves 82 pages ont enchanté (joyeusement) mon réveil… Envoyé par mon amie Réjanie il y a quelques semaines, je l’avais commencé (trois pages) et bof-bof ! En le lisant d’une traite ce matin, l’impression est toute autre ! Certes ce n’est pas un chef-d’oeuvre mais quel talent pour nous raconter cette histoire en si peu de pages ! Idéal pour participer aux jeudis de George (voir à la fin du billet) ! Lire la suite

FREAKY FRIDAYS de Brigitte Aubert

Freaky Fridays de Brigitte Aubert – Collection Vendredi 13 des  Éditions La Branche (elb) 15 €, 221 pages, 8 janvier 2012. Et ma note : 4/5.

Quatrième opus de cette  collection dont les livres ont en commun le thème du Vendredi 13 ! La présentation et la couverture sont très soignées, j’aime beaucoup le style épuré mais…convaincant, l’oeil qui nous fixe, l’oeil de Moscou ? Hé hé, on n’en est pas si loin. Vous faire partager ma lecture aujourd’hui était une évidence ! Ne soyez pas superstitieux, vous risquez de croiser le pire… Et méfiez-vous des mamies en robe-blouse à qui on donnerait le bon Dieu sans confession ! Lire la suite

CODE SALAMANDRE de Samuel Delage

 Editions Belfond, ©2011, 308 pages. Livre voyageur envoyé par Lystig qui m’avait tentée, ICI, et que j’ai dévoré en deux jours à peine.

Un policier ésotérique dans le milieu de l’histoire de l’art, bien écrit et « haletant », qui n’est pas sans rappeler certains méandres du Da Vinci Code, en plus clair et surtout plus crédible. Lire la suite

CITATION DU JEUDI

Sur une idée de Chiffonnette, .

 Avec Djebel de Gilles Vincent. Je vous parle bientôt de ce livre dense et fort que j’ai lu d’une traite. Un extrait pour patienter…

« Touraine et Mathias détournèrent leur regard. Un homme qui pleure reste pour les hommes un spectacle qui bouleverse. Et dans le ventre de ceux qui regardent un homme pleurer, les chagrins des petits garçons reviennent à la mémoire. »