LA POÉSIE DU JEUDI avec William Butler YEATS

Yeats La Rose pour jeudi poésiePour honorer au moins une fois ma participation au mois anglais de Titine, j’ai choisi un poème de Yeats, ce célèbre poète irlandais (une légende à Dublin et dans toute l’Irlande), Les blancs oiseaux, tiré d’un recueil intitulé La Rose, offert par un ami très cher, Edualc pour ne pas le citer et en hommage à une amie qui se reconnaîtra, elle qui aime tant les roses : même s’il n’en est pas question directement, c’était pour la symbolique…! La lecture est exigeante car il y a beaucoup de notes de bas de pages et de références orientales, celtes ou mythologiques… Les poèmes sont tous enchâssés les uns dans  les autres, tendus vers l’unicité si importante à Yeats qui revendiquait sa modernité prosodique tout en disant qu’il était un des « derniers romantiques ». Aucun poème n’est anodin, il s’inscrit dans l’oeuvre à une place bien précise, ourlant de mélancolie un passé disparu, éclairant une zone plus sombre, mais les bras et le coeur ouverts sur l’avenir qui se profile. Un avenir où l’Irlande serait indépendante, où la femme aimée ne disparaîtrait plus pour devenir elle aussi « un grand oiseau blanc », autrement dit une âme morte (en l’occurrence sa Maud, passionaria des guerres d’Indépendance, fut un amour impossible). Merci Claude  pour ce livre qui m’a permis de découvrir la « prosodie » magnifique de Yeats plus avant, c’est un bonheur ! Et je salue aussi Jean Briat, le traducteur qui a respecté le rythme des couplets, des phrases même, tels que le poète les avait conçus. J’ai lu ce  poème sur d’autres sites et la traduction était loin d’être aussi brillante. Lire la suite