RESURRECTION ROW de Anne Perry

Voici un billet que je viens de retrouver dans ma « corbeille » et qui a été publié  le 7 mai dernier ! Je le cherchais partout pour l’ajouter à a liste d’auteurs lus, quelle surprise !  Je le remets en ligne ! Ha les mystères de l’informatique…

Et voilà le quatrième de la série, lu pendant le STAR de Liyah (semaine 3). Patacaisse l’a lu en même temps et nous avons décidé d’en faire une LC ! Je suis juste un peu en retard, mais avec les émotions des derniers jours, vous ne m’en voudrez pas ! De plus ce livre m’a été offert par Sharon, qui comme vous le savez connaît bien Anne Perry… Lire la suite

LE CRIME DE PARAGON WALK de Anne Perry

Troisième épisode de la série ! Je m’attache de plus en plus à Thomas et Charlotte Pitt et j’avoue que celui-ci est particulièrement réussi ! (J’ai lu aussi le quatrième que j’ai trouvé bâclé niveau écriture)… (Mais je vous en parle plus tard pour ne pas vous soûler) ! Lire la suite

LE MYSTÈRE DE CALLANDER SQUARE de Anne Perry

J’avais hâte de lire ce deuxième volume de la série « Thomas et Charlotte Pitt » ! je l’ai dévoré en deux jours à peine… Et je freine pour ne pas mordre dans le troisième qui m’attend sagement… Pas pour longtemps… Lire la suite

L’ÉTRANGLEUR DE CATER STREET d’Anne Perry

Encore une découverte en ce qui me concerne et ce, grâce à ma douce Aymeline qui commence à bien me connaître ! Découverte et coup de coeur pour de multiples raisons. Ce livre nous tient en haleine du début à la fin, les 381 pages sont englouties en deux jours (deux fois trois heures environ). Et pourtant l’époque confite de l’Angleterre victorienne de la fin du XIXème siècle ne me tentait pas plus que ça ! Mais c’est aussi une LCI (Lecture Commune Inopinée) avec George car nous l’avons commencé et fini ensemble sans le vouloir ! Lire la suite

SI… Tu seras un homme mon fils, poème de Rudyard Kipling

Poème que j’ai dans ma bibliothèque depuis dix-neuf ans ans sous forme de livre-lettre des Nouvelles Éditions Tchou, illustré et très agréable à lire, relire ou feuilletter, mais je vous dis ce que j’en pense après… Paru en 1910 en Angleterre et traduit en 1918 par André Maurois sous le titre « Tu seras un homme mon fils ». Lire la suite

LA REINE DES LECTRICES de Alan Bennett

Oh My God ! La reine d’Angleterre, maintenant âgée de 80 ans a une nouvelle passion dévorante et incompatible avec sa charge : la lecture ! Ses conseiller, premier ministre et autre « filtre » qui la coupent du monde vont bien essayer de tout faire pour l’en détourner, que ce soit en lui cachant ses livres, en sabotant les colis qui en contiennent, en virant un tabellion fraîchement embauché qui partageait sa passion, rien n’y fera ! Lire la suite

LES GRAND-MÈRES de Doris Lessing

Ou comment se fait-on avoir au rayon  livres de poche d’un supermarché ???

Vous voyez cette jolie couverture « aguicheuse » avec « Prix Nobel de Littérature 2007″ qui claque comme un gage de qualité ? Doris Lessing, qui plus est, on se dit, allons-y ! Sans prendre la peine de lire la 4ème de couverture… Juste en dessous « Les grand-mères », vous voyez aussi tout comme moi le mot « roman », hein ? Quelle mascarade !! Je ris encore de m’être fait avoir comme une bleue et ça m’apprendra aussi à ne pas mélanger les livres et les salades, quoique…les deux se mélangent allègrement dans ce « roman »… Bon, je vous en parle quand même, maintenant qu’il est lu !!

Tout d’abord,  ces malheureuses 95 pages eussent mérité le titre de nouvelle plutôt que roman ; sous cet angle là, l’impression d’avoir été flouée serait amoindrie. C’est une correcte longue nouvelle et un mauvais petit roman. Cela peut arriver aux meilleurs… Surtout quand la fin et le début ne font qu’un…Oui, j’oubliais, la fin est dite, même développée dès le début, donc la chute  est….bof !

Roz et Lil sont amies depuis l’enfance et quand je dis amies, c’est siamoises, jumelles de coeur. Elles vivent tout pareil dans un paradis bleu où tout n’est que luxe, calme et volupté, passant de leur maison enchantée à la plage juste après la route, sirotant des jus de fruits, se baignant et bronzant dans leur tout petit bikini, insolentes de beauté qui défie le temps (comme dans les meilleurs romans vous dis-je !). Elles vont bien sûr se marier en même temps, faire un fils la même année, réussir dans leurs carrières, oubliant parfois qu’elles sont mariées, ce qui va faire fuir le mari de Roz et fort à propos, celui de Lil décèdera, laissant nos deux inséparables enfin seules avec leurs fistons. Le fils de Roz, Tom et celui de Lil, Ian sont évidemment, comme leurs mères, indissociables depuis l’enfance. Mais voilà que les deux muchachos atteignent l’âge de dix-sept ans, qu’ils sont beaux et blonds à tomber, avec « cette aura poétique » qui les fait ressembler à de « jeunes dieux ». « Il arrive que leur famille ou leurs amis soient intimidés par ces êtres qui ont l’air de visiteurs venus d’une atmosphère plus pure ». (vapeurs…). Tadam !!  L’inconcevable va se produire, les deux fils vont se faire déniaiser par la mère de l’autre avec un naturel déconcertant, et chose toute aussi naturelle, l’aventure de ce quatuor va durer jusqu’à ce qu’ils aient presque trente ans. Là, Roz, la plus énergique décide qu’il est temps de mettre fin à ce jeu, qu’elles vieillissent, qu’elles vont être de plus en plus vieilles et qu’il leur faut fonder une famille, qu’elles soient enfin de vraies grand-mères dignes et respectables !! Enfin, voyons !

Cela se fera, dans la douleur car les bambins sont très amoureux (les mamans aussi), ils se marieront et procrééront par nécessité et pour oublier l’impossibilité de leur premier amour mais pas l’objet de cet amour, à jamais en eux, indélébile (han, re-vapeurs).

Ah ah ! Mais c’est sans compter sur les deux épouses, pièces rapportées mais soudées, amies de faculté qui décident un jour de monter leur affaire à elles deux, comme pour se démarquer de ce clan où elles se sentent un peu exclues malgré tout, bien qu’ayant accouché d’une fille, l’une après l’autre. Petites-filles dont les grand-mères s’occupent volontiers tout en continuant leurs activités professionnelles respectives. Mais voilà qu’un jour Mary, la femme de Tom et bru de Roz tombe sur un paquet de lettres que Lil et Tom se sont écrites durant des années. Patatras ! Le beau rêve de ressembler aux belles-mères tourne au cauchemar écoeurant pour ces jeunes femmes trop bien élevées.  Elles s’enfuient loin de ces deux « monstres » à jamais, leurs filles sous le bras ! Et c’est fini !! Vous attendiez plus ? Moi aussi, mais bon, je vous avais prévenu, c’est une nouvelle, pas un roman et les nouvelles peuvent se permettre de finir en queue de poisson…pas ce qui est vendu comme un « roman ».

Livre écrit en 20o3, quand on sait que Doris Lessing est née en 1919, elle avait donc 84 ans. Qu’elle ait voulu bousculer, comme elle a su le faire dans ses oeuvres précédentes, les codes de la morale bien-pensante, en voulant parler de la différence d’âge dans le couple, différence que l’on accepte chez l’homme et qui  pour la femme, on a inventé le nom charmant de « cougar » soit, que l’amitié fusionnelle à la limite de l’amour homosexuel chez les deux héroïnes soit légèrement abordé et bien que le mot ne soit jamais prononcé, peut-être l’inceste, encore soit, mais qu’elle nous offre cette bleuette pour adolescentes enfiévrées, non !! Pas Doris Lessing ! L’idée était bien trouvée mais aurait dû figurer dans un recueil de nouvelles. Vous l’aurez compris, ces Grand-mères ne me laisseront pas un souvenir impérissable et ne me feront pas réfléchir plus avant sur ces formes d’amour qui ne choquent plus grand-monde à notre époque ! Je n’ai même pas envie de vous en dire plus sur Doris Lessing qui pourtant le mérite, ayant un autre livre d’elle dans ma PAL, j’espère revenir vous en parler avec plus d’émotion. Et lui rendre les honneurs qui lui sont dûs.