LA CITATION DU JEUDI avec Belle du Seigneur…

Vous allez commencer à le savoir… que je suis plongée (par à-coups disons-le) dans la lecture de Belle du Seigneur d’Albert Cohen et comme il me reste encore 700 pages environ, je ne ferai pas de billet rapidement, je tourne au ralenti en ce moment, je m’en excuse ! Ce livre est hors norme, inclassable, il y a des passages avec des envolées lyriques tout simplement incroyables, on peut je pense à la fois le détester et l’adorer ! Sans oublier le grain de folie qui sublime l’histoire… grain de folie que j’adore ! Lisez plutôt… Lire la suite

La citation du jeudi avec Fitzgerald !

Comme vous le savez, j’ai un gros faible (qui vire à l’obsession…) pour Francis Scott Fitzgerald et pour sa vie, vu que celle-ci  domine largement son oeuvre. J’ai lu Lots of Love pendant les « vacances », je vous en parle longuement très vite, mais je vous laisse un aperçu de ce qu’il écrivait à sa fille Scottie dans ce livre dédié à leur correspondance de 1936 à 1940. Il lui conseillait des lectures, voire les lui ordonnait, lui disant en même temps ce qu’il pensait d’elle, parfois violemment mais sans se départir d’un sens de l’humour (souvent)  grinçant … Lire la suite

La Citation d’un demi jeudi…

Je m’explique : un demi jeudi car cet après-midi,  je vous présenterai le petit livre « Lire est le propre de l’homme » que m’a adressée L’école des loisirs , que l’on peut se procurer gratuitement,  ICI, et qui est un collectif de témoignages et réflexions de plusieurs auteurs sur la lecture. Extrait : Lire la suite

LA CITATION DU JEUDI avec Olivier Adam.

Le coeur régulier, d’Olivier Adam,  est un titre qui me convenait parfaitement ces temps-ci. Mais je n’ai pas tout à fait fini, je vous laisse un extrait, une femme partie au Japon à la recherche…d’un temps perdu :

 » Puis marcher, s’asseoir et se laisser envahir. Par la lumière, les bruits les parfums, sentir sa peau et tout ce qui la touche, l’effleure, la caresse. Respirer. (…) Je sais que c’est ce dont j’ai besoin. Me délester, sentir. M’oublier, m’ouvrir. Recueillir. Laisser le soleil chauffer ma peau, l’air pénétrer mes poumons, l’eau me diluer. Sentir battre en moi un coeur régulier. (…) Même si je n’y parviens pas toujours. Trop souvent ça bourdonne, et le sang bout, je me sens frénétique et vibrer pour rien, une guêpe piégée par le verre à l’envers. »

C’est fou ce qu’on peut se reconnaître parfois dans les livres !

sous l’égide de Chiffonnette :

LA CITATION DU JEUDI avec Bettina.

Avant de vous parler de ce  livre très épais (oui, il faudra attendre un peu) « Danser au bord des abîmes » de Bettina, une petite citation qui vous parle du métier de l’héroïne.

« C’est compliqué du coup. A mes débuts, si j’ai eu l’impression de me battre pour une cause laïque, je me rends compte que je me suis surtout lancée dans le métier le jour où mon étude de marché  a convaincu le banquier… mais je ne peux tout de même pas répondre à Lucien, que si j’écris  pour les morts,  c’est pour manger, que c’est une affaire qui marche. Après tout, il y en a d’autres qui font des trucs plus obscènes pour pouvoir vivre. « 

Sur une idée de Chiffonnette .

CITATION DU JEUDI

Sur une idée de Chiffonnette, .

 Avec Djebel de Gilles Vincent. Je vous parle bientôt de ce livre dense et fort que j’ai lu d’une traite. Un extrait pour patienter…

« Touraine et Mathias détournèrent leur regard. Un homme qui pleure reste pour les hommes un spectacle qui bouleverse. Et dans le ventre de ceux qui regardent un homme pleurer, les chagrins des petits garçons reviennent à la mémoire. »

LA CITATION DU JEUDI…À l’épée de l’encre.

Sur une idée de Chiffonnette, ici.

Je ne peux pas encore vous donner de citations de ma lecture en cours (trop récente) ; je n’ai rien trouvé (pour une fois) dans Les Années d’Annie Ernaux non plus, alors ce sera de la poésie dont je vous parle bientôt, il me faut juste la relire, comme souvent la poésie…avec ce recueil intitulé :  À L’ÉPÉE DE L’ENCRE de Béatrice  Arnaud Gorecki.

L’horloge à son rouet

Dévide le temps

A mots de suture

je greffe un ventre

à mes entrailles

Ecrire

c’est recoudre

aussi

Je suis désolée que sur WordPress, nous ne puissions choisir les interlignes (nous en avons un et demi à chaque retour) car la disposition de ces poèmes est très particulière. Je l’ai retranscrit le plus fidèlement possible.

LE JEUDI, C’EST CITATION avec Romain Gary (encore !)

On ne s’en lasse pas, avouons-le et puisqu’il y a challenge officiel chez Delphine, on ne va pas se cacher non plus. Et il y a aussi lecture commune pour le 14 juillet (je vous mettrais les noms dans mon billet), donc c’est normal d’avoir envie de citer notre lecture en cours, m’enfin ! Il s’agit de  » Au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable ». Non, ce n’est pas du « teasing » comme on me l’a déjà fait remarquer lors de précédentes citations juste avant le billet, c’est simplement que j’ai déjà envie de parler de ce livre, pas trop non plus, bien sûr, on attend le 14 juillet et les feux d’artifices !! (photo qui correspond relativement  bien au livre ) :

« Je sors de l’eau et commence à rôder dans l’appartement qui se vide de plus en plus à chaque minute qui passe. Il y a quatre fauteuils, un divan dans le salon et ils ont l’air béants ; chaque bibelot est touché d’absence. Tout autour de moi est moitié. Les objets les plus familiers sont devenus les vestiges d’une vie trompeuse qui aurait peut-ête réussi à faire illusion jusqu’au bout, si je ne t’avais pas connue. Sans toi, Laura, je ne me serais même pas aperçu que je n’étais pas là. On dit tant de bêtises sur la naissance ! Il ne suffit pas de venir au monde pour être né. « Vivre », ce n’est ni respirer, ni souffrir, ni même être heureux, vivre est un secret que l’on ne peut découvrir qu’à deux. Le bonheur est un travail d’équipe. Je laisse passer les secondes et les minutes et cette lente caravane est chargée de sel de bonheur, car elle va vers toi. » 

Sur une idée de Chiffonnette

La citation du Jeudi avec Tonino !

Sous l’égide de Chiffonnette.

 Je ne vous présenterais pas comme on aurait pu s’y attendre une citation de La délicatesse de David Foenkinos mais un extrait d’Homo Erectus de mon cher Tonino Benacquista !

« Un léger vent de stupeur courut dans les rangs ; ceux qui fréquentaient depuis longtemps les rendez-vous du jeudi avaient entendu toutes sortes d’élucubrations (…).

– Chaque fois que l’un de vous, Messieurs, se rend coupable de sexisme, de discrimination, de muflerie, de harcèlement, de misogynie,  de tyrannie domestique, de brutalité , c’est moi qui en subis les conséquences.

Elles ne contentaient pas de l’ignorer,  elles se vengeaient. Pour tout ce que les hommes leur avaient fait endurer depuis la nuit des temps, Denis payait, et seul.   Elles s’étaient passé le mot pour lui rappeler  qu’il avait plus besoin d’elles qu’elles n’avaient besoin de lui, et qu’il pouvait se carrer sa belle virilité où bon lui semblait ».

Jubilatoire…

LA CITATION DU JEUDI – avec Annie Ernaux

Sous l’égide de Chiffonnette, un passage sur la pseudo-égalité hommes-femmes dans le travail ET à la maison ! Rien de bien nouveau, avouons le ! Extrait de La femme Gelée, d’Annie Ernaux, p.181 :

« On se fait peur, on s’affole, inouïes, les capacités d’endurance d’une femme, ils appellent ça le coeur. J’y suis bien arrivée à l’élever, le second, et faire du français dans trois classes et les courses et les repas et les fermetures Eclair à reposer, et les chaussures des petits à acheter. Qu’est-ce qu’il y a d’extraordinaire, puisque, il m’en persuade toujours, je suis une privilégiée, avec cette aide-ménagère quatre jours et demi par semaine.  Mais alors, quel homme n’est pas un privilégié, sept jours sur sept sa femme de ménage favorite. (…) Moi aussi je vais m’y précipiter dans ce merveilleux refuge des femmes-profs qui-veulent-tout-concilier, le collége de la sixième à la troisième, nettement plus peinard. (…)  » Faire carrière », laisser ça encore aux hommes, le mien est bien parti pour. « 

Un petit bout de Romain Gary pour mon jeudi !

Je vous en dirai plus le 5 juin sur Clair de Femme, une LC que je fais avec Martial mais ce livre me « chavire » et je pourrais vous mettre trois tonnes de citations, tant le livre est beau, juste, touchant. Aujourd’hui j’ai choisi cet extrait :

« Je baissai les paupières, pour mieux garder. Je vivrai jusqu’au plus grand âge, pour te donner ma mémoire. J’aurai toujours patrie, terre, source, jardin et maison : éclair de femme. Un mouvement de hanches, un vol de chevelure, quelques rides que nous aurons écrites ensemble, et je saurai d’où je suis. J’aurai toujours patrie féminine et ne serai seul que comme une sentinelle. Tout ce que j’ai perdu me donne une raison de vivre. Intact, heureux, impérissable…Eclair de femme. « 

C’est beau non ? Sur une idée de Chiffonnette