UN DEUIL DANGEREUX d’Anne Perry…et à propos d’Over-Blog, au passage, sur la reddition de Sophie !

Ça faisait longtemps que je ne vous en avais pas parlé ! Depuis que Valou me traite de « pauvre Asphodèle » (^^) je modère mes billets Anne Perry mais celui-ci a vraiment quelque chose de plus, c’est pour moi le meilleur que j’ai lu à ce jour et c’est un Monk, le deuxième, pas un Pitt… et pourtant le premier tome ne m’avait pas emballé plus que ça, je vous dis pourquoi ! Aymeline, ma partenaire de Lecture Commune Approximative (LCA), vous en parle également, PAR ICI, qui publiera dans la journée, dans son tout nouveau nid douillet estampillé WordPress ..!

Quatre mois après l’Affaire Grey, l’Inspecteur Monk est toujours amnésique. Ce qui n’arrange pas ses relations sociales et professionnelles mais il s’en sort. Il doit enquêter sur le meurtre d’Octavia, une jeune veuve et fille de Sir Basil Moidore, fine fleur de l’aristocratie londonienne. Comme le meurtrier n’a pas pu ressortir, les soupçons se portent sur un résident de la maison et forcément sur les domestiques. Il y a moult détails dans ce livre sur le fonctionnement « backstage » de ces maisons victoriennes et cela m’a rappelé la minie-série « Downtown Abbey » ou quelque chose comme ça… Toujours est-il que ces coulisses sont un véritable monde parallèle.
Nous retrouvons Hester, embauchée comme infirmière dans un hôpital et pas vraiment heureuse, il faut dire que les chirurgiens de l’époque étaient encore l’équivalent des barbiers et ne considéraient pas l’avis des infirmières, ils les mettaient au même rang que les filles de salle… Ambiance donc avec la « douce » Hester qui, après avoir vécu les horreurs de la Guerre de Crimée aux côtés de Florence Nightingale, espérait que la médecine allait enfin évoluer : « Même si la reine d’Angleterre avait reçu Florence Nigthingale avec les honneurs,  le corps médical n’était pas près d’accueillir des jeunes femmes caressant des idées de réforme. Hester en avait pris conscience à travers de nombreuses confrontations explosives…et vouées à l »échec ».
Heureusement la bonne et bienfaitrice Lady Callandra, déjà vue dans le premier tome veille sur la situation matérielle de nos deux héros qui ont un souci avec la hiérarchie. Ils se détestent toujours autant, ils sont pareils, sauf quand il s’agit de défendre une cause juste, ils arrivent à communiquer sans trop de dégâts… Mais voilà que l’intrigue policière, très bien menée par ailleurs et bien étayée, fait entrer un avocat brillant et connu, Rathbone et ce dernier ne laisse pas Hester indifférente. Il y a même un baiser (plutôt chaste vous imaginez pour l’époque, soit,  mais sur les lèvres quand même !!!!) … Cela redonne du piquant à la série, pour qui bat le coeur d’Hester ? Vite, le tome 3 !!! Encore une fois et sans nous ennuyer, Anne Perry nous parle avec maestria de cette maudite Guerre de Crimée, elle nous donne des détails sur l’incompétence des généraux Raglan et Cardigan. Mais surtout et c’est en cela que je l’ai trouvé particulièrement réussi, outre les qualités précédentes, il y est longuement question de la Justice, du système judiciaire anglais de l’époque, de l’iniquité des procès quand s’y confrontent un domestique face à un Lord…et ce malgré le meilleur avocat de la ville (rien de nouveau me direz-vous, eh bien si justement)! On sent qu’Anne Perry  qui a eu affaire (ou à faire) avec cette Justice en 1954, je vous en parlais ICI, est concernée par le problème et notamment la peine de mort : « Monk n’avait jamais aimé cet homme (en parlant du condamné à mort) (…) mais avait perçu la conscience de son identité. (…) A l’instant où la trappe s’était ouverte et la corde tendue, on avait commis un nouveau meurtre. Un meurtre que Monk n’avait pu éviter, malgré tous ses efforts et ses réflexions. En cet instant, c’était tout Londres qui se voyait diminué, peut-être même tout le royaume, parce que la loi, censée protéger, venait de faire le mal. » Alors oui, un épilogue intelligent et émouvant avec des surprises comme de coutume au dernier moment. Là, Hester et Monk n’en sortent pas indemnes, et nous mesurons vraiment l’importance des classes sociales (je dirais même castes, comme en Inde), à cette époque victorienne, alors même que le pays s’industrialise. Et le portrait élégant des caractères humains, de l’âme humaine dans ce qu’elle a de grandiose et de décadent nous saute au visage dans cet opus ! Un grand cru…

Ma première participation au Challenge « I Love London » chez Maggie et Titine, une de plus (et oui !) à celui de Syl, « Avec l’auteur.. Anne Perry » (qui a migré elle aussi sur WP) et encore une au Challenge Victorien d’Aymeline. Le Challenge Justice de Yuko. Deuxième participation à celui de Liliba, ‘Polars/thrillers.Mais aussi Voisins, voisines chez Anne, des Mots et des notes (nouvelle WordPressée également, une hécatombe !). Et je suis d’autant plus ravie de ces migrations qu’OVER-BLOG est la plate-forme qui a sommé Sophie, la blogueuse amie dont nous avons beaucoup parlé ces derniers jours, ICI chez Catherine et Là, chez George, pour qu’elle RETIRE un billet négatif sur une lecture qu’elle n’a pas aimé pour un livre acheté 25€, après que l’éditeur ait contacté la dite plate-forme ! L’éditeur est un crétin, disons-le mais qu’OVER-BLOG n’ait pas défendu la blogueuse qui est libre légalement de s’exprimer (liberté de penser) est scandaleux ! Nous avons un accord « tacite » avec nos hébergeurs, un accord de déontologie de base, à savoir ne pas promouvoir la pédophilie, le racisme et autres choses qui tombent sous le sens, mais faire retirer un billet qui ne plaît pas à un éditeur à l’ego chatouilleux, est proprement (salement) impensable ! Alors, continuez de migrer en masse, mais n’alimentez plus des gens malhonnêtes dans tous les sens du terme ! Et Sophie, je te renouvelle mon soutien, je comprends (relativement) ton attitude liée à tes craintes et à ton non-désir d’être davantage procédurière que ce goujat mais ne te laisse pas abattre, comme, malheureusement le laisse supposer  ton dernier billet, nous sommes là et prêtes à monter au créneau si nécessaire !!! Si tu le souhaites surtout…

Oh, Boy ! de Marie-Aude Murail

Quand j’ai acheté ce livre estampillé « école des loisirs », mon libraire m’a simplement dit : « Un classique ! » .  Arrivée à la maison, j’ai regardé le © et quand j’ai vu 2000, j’ai pensé : »Un peu jeune pour un classique » ! Mais j’ai plongé dedans la tête la première et n’ai pas pu le lâcher avant la fin. Mon premier coup de coeur  de l’année et c’est un livre Jeunesse ! (Médium de la catégorie). En plus, un livre qui offre une citation de Romain Gary en entrée, ne pouvait que me plaire : « L »humour est une déclaration de dignité, une affirmation de la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrive ». Lire la suite