L’AZEMMOUR – Pour l’Agenda Ironique d’avril avec Martine !


Mieux vaut tard que jamais, je suis sur le fil, puisque c’est le dernier jour pour remettre nos copies, alors, n’ayant pas eu le temps de remanier la mienne, je vous la livre telle que écrite le 9 avril, un soir, d’une traite… J’eus aimé m’y attarder davantage et compter mes mots en « ude » mais ce sera comme ça !!!

Les consignes en bref : raconter un voyage, avec nom des escales etc (voir chez notre turbulente Ecrevisse les détails) et y ajouter un dizaine de mots avec le suffixe « ude »… Pas plus de 1000 mots (j’ai bon). Allez, en route, l’équipage vous attend à bord !

L’AZEMMOUR

Je devais avoir cinq ans la première fois que j’ai pris le bateau. Un bateau qui reliait Alger à Marseille, le Sidi-Ferruch je crois. J’ai des photos devant cet immense bâtiment qui semblerait minuscule aujourd’hui face aux usines à touristes charriés par des croisiéristes sans âme. Je serai honnête, je n’ai aucun souvenir de cette traversée, aucun souvenir direct. Néanmoins,  depuis cette enfance bourlingueuse, j’ai toujours envie de monter à bord quand je vois un voilier, un chalutier, un vieux gréement ou un cargo.  Quand notre regard s’est abîmé une fois, une seule fois au-delà de la ligne infinissable de l’horizon, cette envie d’aller vers lui, de le dépasser ou de voir ce qu’il y a au-delà ne nous quitte plus. C’est ce qui m’est arrivé et ne me lâche jamais.

Et puis, à la deuxième longue traversée, Marseille-Casablanca, j’avais 3 ans de plus et là mes souvenirs sont d’une nettitude précise. J’en garde un éblouissement qui a dû participer à ce que je suis devenue par la suite. Que suis-je devenue d’ailleurs ? Parfois je me cherche sans me trouver, je ne me reconnais pas dans la glace (c’est la vieillitude diront les mauvaises langues) mais pas seulement. C’est le roulis qui manque sous mes pas, ce doux balancement qui provoque des nausitudes à beaucoup, me berce et m’emporte ailleurs.

Je vais vous raconter une histoire. A bord de l’Azemmour, nom du paquebot qui nous emmenait mes parents, mon frère et moi vers le Maroc pour quatre ans, c’était la vie des croisières d’antan, comme on en lit dans les livres du siècle dernier et de celui d’avant. La veille de l’arrivée (la traversée ne durait que deux jours et une nuit), le capitaine donnait un bal et bien sûr les enfants n’étaient pas conviés. La Méditerranée ce soir-là était aussi calme qu’un lac suisse. Seulement mon horloge interne n’était pas suisse du tout et je commençais à trépigner pour aller à ce bal quand je vis ma mère enfiler sa plus belle robe. J’étais insomniaque depuis la naissance et ma mère savait que si elle voulait la paix il faudrait m’assommer. Ce qu’elle fit, en me faisant ingurgiter une bonne grosse cuillérée de Théralène (oui j’entends les cris d’orfraie, non ma mère n’était pas indigne je vous rassure). Et moi qui n’étais jamais malade ni en bateau, en avion ou en voiture, j’ai rendu tripes et boyaux cette nuit-là ! Culpabilisant ma mère avec la cruauté des enfants sûrs de leur bon droit (et lui gâchant le bal au passage mais j’estimais que c’était bien fait !). C’est ainsi que pour le dernier jour à bord, juste avant l’arrivée, j’eus le droit de faire ce que bon me semblait sur ce paquebot aux mille cachettes. Rendue à ma solitude d’enfant intrépide, je descendis à la salle des machines où glougloutait le ventre du bateau et ceux qui veillaient à notre sécuritude. Un coup d’œil aux turbines fumantes et hop j’étais déjà repartie, ce n’était pas dans mes rêvitudes. Je croisai le capitaine qui ne put s’empêcher de me chanter « Isabelle si le roi savait ça » et je lui rétorquai que je n’avais pas pu mettre ma robe de dentelles puisque le bal était interdit aux princesses comme moi ! Interloqué, le vieux loup de mer tira une bouffée de sa pipe en corne en se raclant la gorge et me tapota gentiment les cheveux avec dans son regard quelque chose qui semblait dire « attends de grandir un peu jeune fille »… Ivre de vexitude, je continuai ma balade jusqu’à la proue, mon graal, mon fantasme absolu depuis que j’avais lu La petite sirène d’Andersen ! Je me rêvais en figure de proue, mystérieuse, fatale évidemment et inaccessible bien entendu.

Il n’y avait personne . Les gens étaient bien trop occupés à traîner leur langueur de lendemain de bal sur les transats du pont, sirotant une eau gazeuse réputée reconstituante et les plus atteints avaient recommencé les cocktails que le barman agitait dans son shaker avec la grâcitude des professionnels. Un piano lointain jouait des airs de jazz auxquels je n’étais pas insensible mais qui ne correspondaient pas au volcan qui bouillonnait dans mon esprit exalté . Il m’eût fallu un grand air d’Opéra que ma tante la diva  soprano de l’Opéra-Comique aurait chanté rien que pour moi : Carmen, La Norma, ah oui la Norma ! Drapée dans mon châle léger, mes cheveux embroussaillés aux quatre  ventitudes, j’avançai vers la proue, telle Phèdre vers son destin, enfin, à l’époque on va dire la petite sirène, l’air de la Norma en tête sur fond de mauvais jazz et… damned…je trébuchai sur un tas de cordes. Pourquoi donc y-a-t-il toujours des tas de corditudes mal intentionnées à bord des plus beaux bateaux ? Dans les films on ne les voit jamais, sauf quand ça sert à une manœuvre du héros comme Hemingway sur son rafiot ! Bref, je fis un vol plané…jusqu’à la proue et je n’avais rien de la belle mystérieuse dont j’aurais voulu être l’incarnitude à cet instant précis où le soleil au zénith laissait deviner les murs immaculés de Casa la blanche. J’en oubliais mon rôle de dramaturgitude et yeux grands ouverts, je réalisais que l’horizon venait à moi, qu’il y avait des palmiers et des maisons blanches dispersées sur des collines comme je n’en avais encore jamais vues. Est-ce que ça me rappelait l’Algérie de ma petite enfance ? Je ne sais pas. L’émotion qui me claquait les joues comme la brise qui venait de se lever me traversait de part en part, j’arrivais à « l’horizon ». La gamine de huit ans que j’étais alors venait de réaliser qu’il y a toujours un port au bout du voyage, qu’on l’attende ou pas, qu’il corresponde ou pas à ce que l’on en attendait, il est là, vivant, chargé d’odeurs inconnues. Pour moi ce fut un mélange d’épices, de fuel, de jasmin et  d’oranges amères que je n’ai jamais oublié…1000 mots,
©Asphodèle , le 9 avril 2017.

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96 réflexions au sujet de « L’AZEMMOUR – Pour l’Agenda Ironique d’avril avec Martine ! »

                • Dommage que tu ne vois pas ma tête ma Belette, j’ai la bouche en accent circonflexe là !!! 😆 Arf, pour l’instant pas de fuites (j’ai assez de celles de ma mère à gérer), non je pensais plutôt à un Alzheimer qui me ferait dire n’importe quoi !!! Hi hi ! Tu m’as tuée ! 😆 😀

                • Tu connais mon humour ras du plancher, tu me parles de fuites, je pense pampers, même si ce n’était pas le même genre de fuite puisqu’on parlait de celles du cerveau et comme logorrhée rime avec diarrhée… Mon dieu, je sors !!!

                  Bon, j’ai encore commis un crime de lèse-majesté… Allez, fous-moi à la porte et fissa !! 😉

                • Vi vi Belette tu as une faculté d’associations d’idées très freudienne (pipi-caca-popo 😆 ) !!! 😆 Arf !
                  Je n’arrive pas à te mettre dehors, tu me fais trop rire, ne me demande pas l’impossible ! 😀

                • Freud aurait pété un câble avec moi, j’en suis toujours au stade anal, fécal et phallique… je suis un cas pour la science, ils se battront pour analyser mon cerveau une fois que je serai mourue ! Les pauvres, ils ne savent pas sur quoi ils vont tomber… 😀

                  Bon, ben, je reste alors 🙂

  1. Très belle évocation de ce voyage inaugural ou presque. Latitude et longitude? Merci Aspho. Un peu plus âgé ,un bateau dans cette région me ramène à de vieilles images TV ou des journaux. de l’époque, qui effrayaient le gamin que j’étais. Inquiet, je comptais combien d’années me séparaient de l’âge de mes cousins partis là-bas. Bravo et bises à toi.

    • Claude, je n’ai pas fait de gros efforts « littéraires » pour raconter ce voyage, c’est venu tout seul, c’est banal ! Mais j’ai participé ! 😉 J’ai pris l’avion à 2 ans (les premières caravelles), puis le bateau, je n’ai jamais eu peur de rien, pour moi c’était à chaque fois une nouvelle aventure ! 😆
      On engrange beaucoup d’images, d’instantanés à cet âge… Gros bisous et à ttds.

        • Hi hi Claude, hormis créer un avatar avec ton compte WP, tu n’y peux rien, en l’absence d’avatar, mon blog en génère, mais là je viens de changer de « génération » (il faut suivre les soubresauts de l’histoire, même à contre-coeur 😉 ) ! Tu apparais un peu plus dénudé mais sobre ! 😆 Bises mon ami et àttds ! 😀

    • Moi aussi Dodo, je passe lire ta participation et celle des autres demain, ce soir je n’en peux plus ! Ha ces élections (et le reste, plus trivial 😦 ) ! 😉 Et merci de ton mot d’encouragement ! 😉

  2. Ping : Agenda ironique, la récapitulitude de vos appareillages. – Écri'turbulente, c'est en écrivant qu'on devient écrevisse.

  3. Ha mais c’est génial ce récit, je comprends pourquoi tu vas aimer Sigolène Vinson si tu lis ses 2 premiers livres. Je ne savais pas tout ça, enfin quelques bribes seulement. Déjà insomniaque à 8 ans…c’est rude . Et est ce que tu y es retournée en Algérie et au Maroc après tes 8 ans? Où bien n’y a t-il eu ensuite que le Gabon?

    • Je suis contente que tu apprécies ce récit, ça change de mes textes habituels pourtant ! 😆 Je suis sûre que je vais aimer Sigolène Vinson, même si ça va être dur après le Caillou, mais j’y crois ! Je ne t’avais jamais raconté cette histoire, arf ? J’en ai encore en stock tu sais !!! Alors, pour répondre à ta question, oui je suis retournée au Maroc très souvent (de 91 à 97 tous les ans faire une thalasso à Casa et des escapades à Marrakech, car j’y ai vécu 3 ans) mais hélas jamais en Algérie… Dans les années 90, le FILS sévissait et c’était déconseillé…de faire du tourisme ! ;). Quant au Gabon, c’est ma période pension, je n’y allais qu’aux grandes vacances, Dieu merci !!! 🙄 😀 Sinon, je suis insomniaque depuis la naissance, la rançon de la guerre je pense ! On en reparlera ! 😉 Bisous.

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  5. Très joli récit de voyage avec ou sans zitude. On ne peut pas lâcher cette petite aventurière des premières découvertes du monde des hommes et de la nature. Merci Aspho. Qu’est-ce que je suis contente d’avoir rejoint l’Agenda ! Et j’attends tes plumes sans impatience.

    • Hi hi merci Anne, je suis plus facile à suivre maintenant qu’à l’époque, j’étais une vraie diablesse paraît-il ! Dommage que je n’aie plus le temps et la disponibilité pour les Plumes, ça reviendra peut-être mais là, c’est juste impossible, j’ai trop de « charges » sur les bras et ça devient trèèès lourd, hélas… Je vais prendre le temps d’aller lire les dernières turpi-tudes de Sibélius qui a dû s’en donner à coeur joie pour cette voyagitude en mer déchaînée de l’intranquillitude ! 😆

  6. Je me demande bien pourquoi mon programme d’ordinateur, l’imbécile, a décidé d’un coup de supprimer mon abonnement à ton blog. Vraiment, l’informatique restera pour toujours un de ces mystères impénétrables. Mais j’ai mis le holà à son intervention intempestive. Me revoilà dans la file d’attente impatiente de tes lecteurs.

    • Anne, ne te demande pas pourquoi, moi aussi, de temps en temps, il me supprime des abonnements et deux mois après ou moins, ou plus, va savoir, ça revient ! Je l’ai eu pour Carnets, Martine et d’autres… WP doit buguer aussi de temps en temps malgré sa légendaire perfectitude ! 😆 Je ne publie plus énormément mais je suis contente, contente de te revoir, c’est un vrai bonheur !!! 😀 Bisous ma chère Anne de Louvain La Neuve ! 😆

  7. Ping : Bienvenue à bord (recapitulitude de l’agenda ironique d’avril) | Carnets Paresseux

        • Hi Frog !!! La fleur des Enfers, ha mais je ne le savais pas ! 👿 Ça colle à mon côté diablesse mais ça écorne quand même ma réputation de vieille dame bien sous tous rapports, arf ! 😆

          • J’ai entendu parler de tes jeudi poésie et cela me fait bien envie ! Est ce que je pourrais participer ? Est ce qu’on donne un poème de quelqu’un d’autre ou un des siens ? 🙂

            • Frog, hi hi !!! Tu as entendu parler de « mon salon du siècle dernier », c’est ça ? 😆 Alors il y a un calendrier sur la Page dédiée (sous la bannière, clic), c’est deux fois par mois : une fois comme jeudi 27 avril, on présente un poème d’un auteur de notre choix (prose, vers, ce qui nous plaît) et un jeudi « vert » par mois où l’on peut écrire un poème, un ou des haïkus ou même présenter un poème si l’inspiration n’est pas au rendez-vous ! Si tu souhaites participer, tu me laisses ton lien dans les commentaires de cette Page (je te préviens, il y en a beaucoup et il faut faire scroller la souris), la veille minimum mais il arrive que j’en ajoute le jour même (c’est moins drôle car nous fonctionnons ensemble en général). Je pense que tu sais tout mais si tu cliques sur la page Jeudi Poésie 2016-2017 : laissez vos liens ici, tu en sauras encore plus ! A bientôt j’espère dans mon vieux salon qui sens l’iris et la violette , arf ! 😀

    • Alphonsine, la salle des machines attire mais perso, j’ai eu peur il me semble, ça ne correspondait pas à ce que j’en attendais, j’étais peut-être trop jeune aussi ! Il y a tant à découvrir sur un paquebot à taille humaine quand on est enfant… 😉

  8. Alors, là, je te découvre en aventurière des temps modernes ! Attends un peu que je te fasse prendre (toi qui aimes les vieux raffiots) le voilier tout pourri de la saga des émigrants ! Tu préféreras presque les affreux monstres des croisières actuelles.

    • Hi hi Claudia, mais j’ai été aventurière aventureuse dans une autre vie, on ne dirait pas à me voir maintenant ! J’ai hâte de le prendre ce rafiot de la saga des émigrants, je vais me la commander pour cet été !!! 😉 J’ai hâte ! Je ne sais pas si je préfèrerais un bateau des croisiéristes actuels, genre « Dys-Foncordia », c’est cornélien comme choix… 😉

  9. Un très beau texte. Bravo. Je suis avec plaisir ces pérégrinations dans les parfums de l’enfance. Et ça me fait repenser à la mienne d’enfance où moi aussi, je voyais toutes les choses d’un autre oeil.

    • Merci V.s et bienvenue ici ! Il faut être prudent avec les souvenirs d’enfance car il y a ceux que l’on nous a racontés et qui sont donc fabriqués et les autres, ceux que notre mémoire a gardés..précieusement !

  10. Pas d’incertitude, les mots en « une » sont nombreux. Heureusement que je savais pourquoi ils étaient là, ou alors, j’aurais buté dessus et t’aurais rejointe la tête en avant près de la proue du navire ! Plus que la petite sirène, je t’aurais bien imaginée comme l’héroïne du Titanic. Cheveux au vent et collier de jasmin. 😀 Bises

    • Hi hi Marie-Jo, oui effectivement dix ça fait beaucoup ! Nous aurions chu ensemble, le fondement dans les cordages, quelle histoire ! Le Titanic ne faisait pas partie de mon imaginaire d’enfant à cette époque ! 😆 La lecture primait encore sur le cinéma ! Bisous itou ! 🙂

  11. Splendide!!
    Un vol plané sur un bateau! Voilà que tu ne fais pas dans le commun 😀
    J’aime prendre le bateau et ton billet m’a rappelé ces sensations vagabondes sur ces îles mécaniques!!
    Et puis, il y a cette petite phrase, l’avant-dernière de ton texte…Qui en fin de compte est selon moi la parfaite conclusion de tous les voyages… La vue du port, quand la nostalgie du voyage submerge déjà et qui n’est après tout que la promesse d’un nouveau départ!
    Gros bisous ❤
    PS: Je n'ai pas pu participer ce mois-ci mais je me réjouis déjà de voter, cesera bien plus drôle que certaines élections 😉 😀

    • Merci Emilie, splendide, n’exagérons rien, je l’ai écrit à l’arrache un soir, d’une traite et sans modifs, j’eus pu mieux faire mais bon…hein…voilà ! 😆 C’est vrai que la chute dans les cordages m’a permis de prendre conscience de l’arrivée et j’ai vécu cette arrivée intensément, c’était nouveau et un peu connu aussi…étranges sensations que ce voyage, peut-être aussi que la dositude de Théralènitude a-t-elle joué !!! 😆 On ne le saura jamais !
      Pour le vote, tu sais, ça ne me met pas la rate au court-bouillon, moins que les élections, les autres dont tu parles ! 😉 Bisous ma belle♥

  12. Les mots sont souvent porteurs de voyages, et lorsqu’ils parlent et racontent des souvenirs aussi vivants ils reflètent d’autant de jolis moments. 🙂
    Merci du partage Asphodèle

    • Et merci à toi Laurence pour ce joli commentaire ! 😉 J’ai tellement voyagé et déménagé de ma naissance à la quarantaine, que depuis dix ans, je ne bouge plus ! 😉 Envie de se poser à un moment et de faire des voyages immobiles, plus contemplatifs et apaisés ! 😉

    • Merci Dodo, je parle rarement des péripéties de ma vie aventureuse et mouvementée (enfin, jusqu’à un certain point) mais c’est sûr que j’en ai encore beaucoup en mémoire des histoires comme ça ! 😉 Il faut prendre le temps de les écrire, arf ! 😉

        • Je n’ai aucun mérite, l’Azemmour a vraiment existé, je n’ai fait que remonter le fil de mes souvenirs tandis que toi, tu es un créatif, un vrai !!! 😆 😉 . Pour la suite, ce serait l’arrivée à Meknès, première ville du Maroc que nous avons habité mais il faudrait un thème qui s’y prête ! 😉 Ou pas…d’ailleurs, j’aimerais feuilletonner moi aussi mais je n’ai pas ton talent et ta ponctualitude (surtout ça d’ailleurs qui me freine 😦 ) !

            • J’adore quand tu « tututes » ! 😆 Si j’écris la suite, il va falloir que j’invente certaines choses, car j’ai quand même de grands blancs dans cette masse de souvenirs mais cette époque reste nette malgré tout, ça pourrait le faire… La ponctualité ne dépend pas que de moi, tu t’en doutes, j’ai à charge…et la charge s’alourdit de jour en jour avec la vieillitude ! 😉 Je vais voir ce que je peux écrire ce soir quand le « bébé » sera au lit…

                • Si tu savais comme j’aimerais que ce soit le « plus important » que j’ai à faire ! 😉 D’ailleurs, je ne mets pas d’échelle dans les « importances » que j’ai à traiter, écrire est aussi important et vital que ce que je suis obligée de faire malgré moi…mais je n’ai pas vraiment le choix… Sinon, je serais devant mon écran bien plus souvent, comme à la grande époque et je vous soûlerai avec mes Mémoires !!! 😆 Ça viendra sûrement mais là c’est très compliqué ! Malheureusement… 😉

  13. Ah, la, la on a vraiment des points communs, moi aussi j’ai découvert la mer enfant en croisière entre Cannes et l’ile sainte Marguerite 1/4 d’heure fabuleux à la pointe du bateau (rouge et blanc) et à ma mère qui avait le mal de mer ! et qui avait peur que je tombe à l’eau mon père a répliqué de me f…icher la paix pour une fois !

    • Hi hi ! Nous avions pas le droit d’être malades mon frère et moi, fallait suivre (merci la Gendarmerie) mais il en reste de bons souvenirs sans trop de képis à supporter car outre-mer, souvent, nous vivions hors casernes et c’était top ! Tous les ans on remontait en voiture du Maroc (Marrakech) jusqu’en Vendée et on traversait le Détroit de Gibraltar , on prenait le bateau à Tanger, j’adorais !

      • Oui, j’avais des copines comme ça qui arrivait au lycée, racontaient des mondes étranges, lointaines et exotiques, en obtenaient plein de passe droit auprès de la directrice et repartaient au bout de quelques temps vers d’autres vies nous laissant rêver au bout du monde !
        M’enfin de là à dire vive la Gendarmerie !)

        • Ha ben, tes copines étaient pistonnées dis donc, je n’ai jamais eu de passe-droit moi ! 😦 Il fallait que je m’adapte fissa et que les résultats suivent, quand on change d’école tous les deux ans…tu te doutes qu’il faut être un peu caméléon ! Je disais « merci la Gendarmerie » (pas Vive) au second degré bien sûr, dans le sens où nous faisions partie du paquetage !!! 😆 Mais on peut aussi la remercier d’avoir permis ces voyages…et je peux assure que l’adage est vrai, celui qui dit que « les voyages forment la jeunesse » ! 😀

          • Je garde rancune à une qui a été dispensée de latin, alors que j’y avais été obligée, bien qu’avec le recul je bénis le ciel, ou ce qui en tien lieu de m’avoir offert cette opportunité !
            J’ai pas mal voyagé étant jeune sans aucun lien avec la gendarmerie, mais la SNCF !)

  14. Whouah ! Princesse Asphodèle, Il y a du rêve et de la papotitude dis-donc ! C’est une croisière qui fait couler autant l’encritude que l’émotion, qui ne laisse pas indifférent.
    L’Azemmour m’a littéralement embarquée dans tes jeux d’enfant.
    Super l’idée de la croisière exploratrice souvenir. Merci du partage. .

    • Hi Jo, oui comme tu dis de la papotitude, ça finit toujours comme ça ici, personne ne peut garder son sérieux !!! 😆 Tu sais, quand j’ai lu les consignes de Martine, je n’ai pas eu à chercher bien loin , je l’avais la « croisière »… ! 😉

  15. Intrépide petit bout de femme ! Ecris-nous tes souvenirs, ils nous font voyager.
    Je ne supportais le bateau que sur le pont, à l’air, même l’hiver. 5 à 8 heures interminables…

    • Intrépide, c’est tout à fait ça Syl, je crois que je n’avais peur de rien à cette époque ! Mais toi tu avais déjà le foie délicat des Comtesses, c’est pour ça !!! 😆 Hi hi ! Et tous les ans (pendant 4 ans) on prenait le bac pour traverser le Détroit de Gibraltar , à l’aller et au retour…

  16. On te lit avec plaisir et la traversée du texte se fait d’une traite, sans escale, on se laisse porter par le courant de tes mots qui savent nous faire voyager dans le passé…
    Merci pour ce bon moment ! 🙂

  17. quelle jolie histoire, hier je n’ai pas pu la lire car une grosse migraine s’est déclenchée et cela va durer 3 jours. Je pense que j’avais le même âge que toi quand j’ai pris le bateau avec maman et ma tante mais je n’en ai aucun souvenir ; c’est maman qui me racontait que quand on était en mer je n’arrêtais pas de dire que la terre bougeait hahah ! C’était Oran-Marseille 🙂
    bisous

    • Merci Samar, je n’ai eu qu’à remonter dans mes souvenirs pour écrire cette petite histoire ! Des souvenirs à moi car comme tu le soulignes, nous avons aussi nos souvenirs « fabriqués », ceux qui se rapportent à des évènements dont nous ne nous rappelons pas mais nous avons l’impression de les avoir vécus tellement on nous en a parlé ! 😆 Nous sommes partis d’Algérie, j’avais 5 ans et là j’avoue que mes souvenirs sont flous, voire inexistants sur plein de choses mais pour le Maroc c’est différent… En Algérie, quand nous rentrions en France, nous prenions plus l’avion, le bateau ça n’est arrivé qu’une fois ! Pour le Maroc, nous rentrions en voiture (deux-trois jours de Marrakech à la Vendée, en passant par l’Espagne et/ou le Portugal, alors je m’en souviens bien !!!).
      Ho ma pauvre, c’est terrible les migraines chroniques, j’ai une amie qui comme toi en souffre, à chaque fois ça la bloque 3-4 jours ! 😦 J’espère que tu vas mieux, je te fais de gros bisous 😉
      P.S. : Tadadam , lundi je me lance dans le gâteau au chocolat de Cyril Lignac avec TON glaçage, j’espère que je ne vais pas me planter, j’ai de la famille !!! 😆 Je publierai si je le réussis ! 😀

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