Le jeudi poésie avec Les papillons bleus de Jacques Viallebesset

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Il fallait que je vous le dise : l’Agenda Ironique ce mois-ci installé chez L’Ecrevisse Turbulente, rencontre un succès grandissant, avec des participations de qualité qui me réjouissent. Il  a été aussi, pour moi, matière à m’esclaffer cette semaine, quand deux participantes emportées dans le feu de leur conversation ont parlé des jeudis poésie d’Asphodèle, ajoutant pour l’une que ce nom  lui évoquait « les salons du siècle passé et même du siècle d’avant » !!! Inutile de vous dire qu’outre le fou-rire qui ne me lâche pas depuis quand j’entends « salon », je pense pampres et cotonnades fleuries, parfum d’iris et de violettes, gibus et crinolines froufroutantes ! Dodo m’ayant demandé un doigt d’angustura, je vais penser à concocter un goûter très XIXème d’ici peu pour nos délires poétiques ! Merci aux deux jeunes filles en fleurs qui ont rebaptisé ce jeudi en « salon du siècle dernier et même de celui d’avant » d’avoir fait ma semaine ! 😆

Un peu comme ça non ?

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L’AZEMMOUR – Pour l’Agenda Ironique d’avril avec Martine !

Mieux vaut tard que jamais, je suis sur le fil, puisque c’est le dernier jour pour remettre nos copies, alors, n’ayant pas eu le temps de remanier la mienne, je vous la livre telle que écrite le 9 avril, un soir, d’une traite… J’eus aimé m’y attarder davantage et compter mes mots en « ude » mais ce sera comme ça !!!

Les consignes en bref : raconter un voyage, avec nom des escales etc (voir chez notre turbulente Ecrevisse les détails) et y ajouter un dizaine de mots avec le suffixe « ude »… Pas plus de 1000 mots (j’ai bon). Allez, en route, l’équipage vous attend à bord !

L’AZEMMOUR

Je devais avoir cinq ans la première fois que j’ai pris le bateau. Un bateau qui reliait Alger à Marseille, le Sidi-Ferruch je crois. J’ai des photos devant cet immense bâtiment qui semblerait minuscule aujourd’hui face aux usines à touristes charriés par des croisiéristes sans âme. Je serai honnête, je n’ai aucun souvenir de cette traversée, aucun souvenir direct. Néanmoins,  depuis cette enfance bourlingueuse, j’ai toujours envie de monter à bord quand je vois un voilier, un chalutier, un vieux gréement ou un cargo.  Quand notre regard s’est abîmé une fois, une seule fois au-delà de la ligne infinissable de l’horizon, cette envie d’aller vers lui, de le dépasser ou de voir ce qu’il y a au-delà ne nous quitte plus. C’est ce qui m’est arrivé et ne me lâche jamais.

Et puis, à la deuxième longue traversée, Marseille-Casablanca, j’avais 3 ans de plus et là mes souvenirs sont d’une nettitude précise. J’en garde un éblouissement qui a dû participer à ce que je suis devenue par la suite. Que suis-je devenue d’ailleurs ? Parfois je me cherche sans me trouver, je ne me reconnais pas dans la glace (c’est la vieillitude diront les mauvaises langues) mais pas seulement. C’est le roulis qui manque sous mes pas, ce doux balancement qui provoque des nausitudes à beaucoup, me berce et m’emporte ailleurs.

Je vais vous raconter une histoire. A bord de l’Azemmour, nom du paquebot qui nous emmenait mes parents, mon frère et moi vers le Maroc pour quatre ans, c’était la vie des croisières d’antan, comme on en lit dans les livres du siècle dernier et de celui d’avant. La veille de l’arrivée (la traversée ne durait que deux jours et une nuit), le capitaine donnait un bal et bien sûr les enfants n’étaient pas conviés. La Méditerranée ce soir-là était aussi calme qu’un lac suisse. Seulement mon horloge interne n’était pas suisse du tout et je commençais à trépigner pour aller à ce bal quand je vis ma mère enfiler sa plus belle robe. J’étais insomniaque depuis la naissance et ma mère savait que si elle voulait la paix il faudrait m’assommer. Ce qu’elle fit, en me faisant ingurgiter une bonne grosse cuillérée de Théralène (oui j’entends les cris d’orfraie, non ma mère n’était pas indigne je vous rassure). Et moi qui n’étais jamais malade ni en bateau, en avion ou en voiture, j’ai rendu tripes et boyaux cette nuit-là ! Culpabilisant ma mère avec la cruauté des enfants sûrs de leur bon droit (et lui gâchant le bal au passage mais j’estimais que c’était bien fait !). C’est ainsi que pour le dernier jour à bord, juste avant l’arrivée, j’eus le droit de faire ce que bon me semblait sur ce paquebot aux mille cachettes. Rendue à ma solitude d’enfant intrépide, je descendis à la salle des machines où glougloutait le ventre du bateau et ceux qui veillaient à notre sécuritude. Un coup d’œil aux turbines fumantes et hop j’étais déjà repartie, ce n’était pas dans mes rêvitudes. Je croisai le capitaine qui ne put s’empêcher de me chanter « Isabelle si le roi savait ça » et je lui rétorquai que je n’avais pas pu mettre ma robe de dentelles puisque le bal était interdit aux princesses comme moi ! Interloqué, le vieux loup de mer tira une bouffée de sa pipe en corne en se raclant la gorge et me tapota gentiment les cheveux avec dans son regard quelque chose qui semblait dire « attends de grandir un peu jeune fille »… Ivre de vexitude, je continuai ma balade jusqu’à la proue, mon graal, mon fantasme absolu depuis que j’avais lu La petite sirène d’Andersen ! Je me rêvais en figure de proue, mystérieuse, fatale évidemment et inaccessible bien entendu.

Il n’y avait personne . Les gens étaient bien trop occupés à traîner leur langueur de lendemain de bal sur les transats du pont, sirotant une eau gazeuse réputée reconstituante et les plus atteints avaient recommencé les cocktails que le barman agitait dans son shaker avec la grâcitude des professionnels. Un piano lointain jouait des airs de jazz auxquels je n’étais pas insensible mais qui ne correspondaient pas au volcan qui bouillonnait dans mon esprit exalté . Il m’eût fallu un grand air d’Opéra que ma tante la diva  soprano de l’Opéra-Comique aurait chanté rien que pour moi : Carmen, La Norma, ah oui la Norma ! Drapée dans mon châle léger, mes cheveux embroussaillés aux quatre  ventitudes, j’avançai vers la proue, telle Phèdre vers son destin, enfin, à l’époque on va dire la petite sirène, l’air de la Norma en tête sur fond de mauvais jazz et… damned…je trébuchai sur un tas de cordes. Pourquoi donc y-a-t-il toujours des tas de corditudes mal intentionnées à bord des plus beaux bateaux ? Dans les films on ne les voit jamais, sauf quand ça sert à une manœuvre du héros comme Hemingway sur son rafiot ! Bref, je fis un vol plané…jusqu’à la proue et je n’avais rien de la belle mystérieuse dont j’aurais voulu être l’incarnitude à cet instant précis où le soleil au zénith laissait deviner les murs immaculés de Casa la blanche. J’en oubliais mon rôle de dramaturgitude et yeux grands ouverts, je réalisais que l’horizon venait à moi, qu’il y avait des palmiers et des maisons blanches dispersées sur des collines comme je n’en avais encore jamais vues. Est-ce que ça me rappelait l’Algérie de ma petite enfance ? Je ne sais pas. L’émotion qui me claquait les joues comme la brise qui venait de se lever me traversait de part en part, j’arrivais à « l’horizon ». La gamine de huit ans que j’étais alors venait de réaliser qu’il y a toujours un port au bout du voyage, qu’on l’attende ou pas, qu’il corresponde ou pas à ce que l’on en attendait, il est là, vivant, chargé d’odeurs inconnues. Pour moi ce fut un mélange d’épices, de fuel, de jasmin et  d’oranges amères que je n’ai jamais oublié…1000 mots,
©Asphodèle , le 9 avril 2017.

Joyeuses Pâques !

Pas de recettes aujourd’hui, ma journée d’hier (et d’avant-hier) s’est passée au téléphone avec mon opérateur téléphonique puisque je change de smartphone et passer de la Pomme au Coréen n’est pas sans rebondissements puisque ma carte SIM n’est TOUJOURS pas déverrouillée ou elle l’est mais plus de réseau depuis samedi matin 11h, alors je suis avec deux appareils inutiles ! La poisse continue ! Malgré un parapluie agressif pour parer aux mauvais coups (du sort) !Et comme je dois rattraper mon retard aujourd’hui, je vous offre mes souhaits de gaieté, gavez-vous de chocolats, c’est le moment ou jamais et prenez soin de vous !Que les cloches soient avec vous, sans pluie, ce serait mieux !  😀Je vous souhaite un bon dimanche et un lundi de Pâques reposant, digeste surtout ! 😉

Allez quelques images fleuries du jardin…jungle comme dirait mon amie Lili !

Le jeudi-poésie vert (et printanier), d’avril 2017.

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent…

Mars fut long et pluvieux, j’ai sauté un jeudi (comme ça m’est déjà arrivé), aussi je suis ravie de vous retrouver en ce début avril ensoleillé, bouillonnants de sève printanière, la plume fourmillante d’inspiration !

Ont poétisé ce jeudi, nombreux, les fidèles de toujours :

CEUX QUI ONT ÉCRIT UN POÈME ou UN/DES HAÏKU(S) :

1 – Carnets Paresseux arrive (courbaturé) sur les bosses de ses « Trois baleines d’avril » !
2 – Jacou nous offre aussi un « Pré Vert », de son cru, en hommage à Prévert, vous l’avez deviné !
3 – Val, qui a remis une selle à sa Jument Verte s’interroge sur son futur moyen de transport ? Puisque c’est « Bateau ou papillon » ?
4 – Modrone-Eeguab-Edualc nous offre « trois haïkus voyageurs« ….
5 – Eléonore, la douce, nous revient avec « Quelques vers silencieux »
6 – EmilieBerd, que Mindounet avait sauvagement déshabillée (ICI), a remis sa cornette et nous emmène sur le chemin de la « Profession de foi » !
7 – Soène , en haïku (mais habillée), a fondu devant le charme d’une « Violette » urbaine.
8 – SYL. s’échappe dans la campagne à la poursuite de « La mûre et l’enfant »…
9 – Célestine (hé oui tout arrive, même en retard 😉 ) empoigne la vie « À bras le coeur », comme elle sait si bien…
10 – Asphodèle ci-dessous : un haïku (EXIL) et un poème : FEINTES DE PRINTEMPS.

CELLES QUI PRÉSENTENT UN POÈME :

1 -Martine , « prévertissime » en ce mois d’avril qui célèbre les quarante ans de la mort de l’auteur nous emmène dans le « Futuralisme » de ce cher Jacques Prévert. (Extrait du recueil « Choses et autres »). Publié la semaine dernière également mais comme on ne se lasse pas de la poésie…
2 – Claudialucia nous présente une photographe-poète,  Nia Dadle, « Entre photographie et poésie »
3 – Sharon & Nunzi nous offrent le 26ème sonnet des Regrets de Joachim du Bellay.

***

Je commence par le haïku

EXIL

Sombre périple
De l’exil non désiré,
Bateau naufragé.

Et un poème  sur l’arrivée du printemps, quand on n’y croit pas encore tout à fait…

FEINTES DE PRINTEMPS Entends-tu toi aussi mon ami
la musique souterraine
de la terre qui s’éveille en charivari
tout au long de la plaine ?IMG_0744.JPG

Sens-tu, à l’aube, le parfum des roses
encore lointain, imperceptible
que l’on devine en toutes choses
qui disent l’indescriptible ?

Caresses-tu de ta main si douce
le satin des anémones et des crocus
comme si le chant de la source
descendait en roulant avec les cumulus ?

Vois-tu ce ciel gris là où tu es ?
La brume qui ne veut pas céder,
la pluie qui s’obstine à ruisseler
donne aux fleurs du jardin
la mélancolie des répudiées.Vierges effarouchées par le matin,
sans grâce avec la moue du chagrin.

Écoute et chéris les souvenirs silencieux
qui ont encore du jus de cerise aux lèvres ;
Souffle sur la fleur de pissenlit avec cette fièvre
qui  amène la flamme à  tes yeux…

Et fais un voeu : celui de m’aimer après la fin.
Au-delà de la faim ,
Au-delà de la soif…
En ces jours où la vie te coiffe
au poteau et te cloue dans la main
un baiser sans lendemain…

©Asphodèle – Avril 2017

Un été à quatre mains de Gaëlle Josse

Montage personnel.

Recevoir un nouveau livre de Gaëlle Josse est une joie intime qui m’assure un moment de lecture privilégié, entre art(s) musicaux, peinture, ses domaines de prédilection, style poétique mais aussi envolée de l’imaginaire à partir de recherches et de déductions absolument crédibles et infiniment possibles… Comme elle le dit dans son avant-lire : « Chaque histoire de vie, chaque destin possède ses trous noirs, ses terres d’obscurité et de silence, ses creux et ses replis. On devine parfois qu’ils « bourdonnent d’essentiel » comme l’écrivait René Char. On devine qu’en leur secret, derrière le rideau, se sont joués des moments décisifs, dont les harmoniques continuent à irradier la vie, longtemps après. » (page10).

Je connaissais Schubert, sa célèbre « Truite », « Rosamonde » car mon père nous berçait de classique mais de Franz je ne connaissais rien et ce fut une découverte surprenante.

Une toute petite partie des classiques qui ont bercé mon enfance (un peu moins mon adolescence rock & roll) !

Ce sont quelques mois de la vie de Schubert, entre la fin du printemps jusqu’à l’automne 1824 que nous conte Gaëlle Josse. La possibilité d’un amour à portée de main, de coeur et d’âme et son impossibilité à se réaliser.

En 1824, Franz Schubert a déjà composé ses plus beaux morceaux mais reste un compositeur pauvre qui vit à Vienne avec ses amis une vie de bohème qui lui convient parfaitement, sauf ses échecs auprès de ceux qui font la pluie et le beau temps dans le monde musical. Autrement dit les critiques car ses pairs ont reconnu le génie en lui. Aussi quand il est invité à Zseliz, villégiature prisée de la campagne hongroise, chez la riche et haute aristocrate famille hongroise EsterHazy, comme maître de musique, pour la deuxième fois après 6 ans, les deux jeunes filles dont il a la charge ont bien grandi. L’aînée, Marie, 21 ans est déjà une mondaine comme sa mère sans réel intérêt pour Franz, alors que Caroline, âgée de 19 ans, lui a laissé un souvenir timide, portée par l’amour de la musique, par leur jeu à quatre mains pour lequel il a composé nombre de lieds et autres partitions qui sont passées depuis à la postérité. A l’époque il est hanté par « La belle meunière« .

Il n’a que 27 ans et mourra quatre ans plus tard, malade de la syphilis,  il est déjà empâté, transpirant, court sur pattes mais a une âme et une sensibilité de gentleman. Et surtout, il a besoin d’argent après les « bides » de son année 1823. « Sa musique à lui n’est qu’intériorité, tendresse, joie simple et mélancolie, mais il est difficile de renoncer à ces rêves de gloire qu’il vit les yeux ouverts, dans le secret de ses nuits… » (page 24). Aussi, les mécènes que sont les Esterhazy lui offrant le gîte, le couvert et une belle somme d’argent ne se refusent pas. Mais Franz conscient qu’il en a besoin place sa musique avant les mondanités et leurs hypocrisies. Sa musique seule compte, il est habité par elle, écrit sans cesse sur son papier à musique et trouve en Caroline un écho fait de grâce, de mystère et de talent  qui l’envoûte peu à peu. « Franz ne peut penser à une possible idylle avec elle. Leurs noces demeureront secrètes et spirituelles. La vie doit-elle toujours en aller ainsi ? De douleur en déception ? De tendre songe en cruelle réalité ? » (page 60).

Néanmoins, le coeur déchiré, alors qu’il repartira mi-octobre, heureux aussi de retrouver les joies de la liberté de sa vie viennoise, l’écharde est dans son coeur et ne va cesser de grandir puisqu’il composera ouvertement une oeuvre qui lui sera dédiée ainsi que toutes ses compositions à quatre mains. N’y a-t-il pas eu des signes qui ne trompent pas un coeur amoureux pendant cette parenthèse enchantée à Zseliz ? Des frôlements, une main qui s’attarde sur son poignet…mais aussi le vert, la « mauvaise couleur » à chaque fois qui le conforte dans son désespoir solitaire et son destin contrarié (aujourd’hui on dirait mauvais karma). Ou ne devrait-on pas préciser que le désespoir de se voir refuser ses pièces au profit d’auteurs à la mode  le plonge dans des abîmes de tristesse inconsolable.

En donnant vie à une possible histoire d’amour entre Franz et Caroline dont on ne sut jamais rien de la réciprocité, sauf que Caroline ne se maria que 20 ans plus tard et que son mariage fut déclaré nul à sa mort en 1851 ! N’est-ce pas pas un signe de plus qui a poussé Gaëlle Josse à broder sur cette histoire ? Sa plume est toujours aussi aérienne comme les quatre mains fiévreuses de Franz et Caroline au piano lors de cet été suspendu dans la chaleur estivale de Zseliz.  » À la fin de la leçon, Caroline se lève, remercie pour la leçon, prend congé sans un sourire. Franz croise un regard d’une insondable tristesse.Un appel muet qui lui déchire le coeur. » (page 80).

La dimension musicale, historique, le décor de Vienne côté bohème et de Zseliz qui est une démonstration de profusion des richesses brossent aussi un tableau de l’époque qui s’avère passionnant. Je ne dis pas tout, bien que dans l’avant-lire Gaëlle Josse ne laisse aucune place au « suspense », si c’est ce que vous cherchez, passez votre chemin mais malgré cela, on se prend à espérer, à rêver que…peut-être…au dernier moment Frantz enlèverait la sage Caroline à son milieu luxueux…

J’ai lu tous les livres de Gaëlle Josse et avec celui-ci, j’ai l’impression (qui n’engage que moi) que son oeuvre est comme un puzzle inachevé (et inachevable ?) dont elle reconstitue un morceau à chaque livre en parcourant des chemins à la fois familiers et vierges qu’elle s’évertue à rassembler, recoudre. Mais chaque romancière n’est-elle pas un peu la couturière de son âme ? Et je ne peux qu’espérer que le puzzle est loin d’être achevé et que d’autres broderies aussi fines nous attendent…

Merci à Gaëlle pour cet envoi gracieux et fort apprécié. Une lecture que je vous conseille, si comme moi, vous aimez l’Histoire, la musique mais aussi et surtout la petite histoire qui fait la différence…

« Un été à quatre mains » de Gaëlle Josse aux éditions HD ateliers Henry Dougier, sorti le 23 mars 2017.87 pages (trop vite lues). 8,90€. Un très bel objet-livre, ce qui ne gâche rien !

Et pour finir une « Fantaisie pour piano, à quatre mains » qui a dû résonner au-delà des hautes fenêtres du petit palace qu’était la demeure des Esterhazy, soufflant sur la campagne surchauffée de Zseliz ses notes mélancoliques dont les harmoniques résonnent encore au-delà du temps…

Ratage en cuisine, appareil photo qui crame, bref, une humeur de haïku !

Ma chère Syl, ce mois japonais est bien mal parti en ce qui me concerne. Entre le manque d’inspiration et celui d’ingrédients (et une motivation en berne), on ne va pas aller loin. Alors, j’ai voulu, en voyant.l’image ci-dessous faire des makis de spaghettis bien que je me sois longuement interrogé comment j’allais faire tenir DEBOUT des spaghettis cuits !!! Bon… le site Garofalo ne voulant pas que j’enregistre l’image, clic sur le lien pour voir la jolie chose…

http://www.pasta-garofalo-ristorante.fr/maki-de-spaghetti-garofalo/

Non mais c’est comme retourner le soleil pour qu’il chauffe le ciel cette histoire. L’image était belle, moi pleine de bonne volonté et de créativité, sauf que ça a vite viré au cauchemar…quand l’iPhone n’a plus voulu faire de photos (on divorce la semaine prochaine, c’est irréconciliable et je me remarie avec la marque Coréenne qui a de la mémoire elle !!!) et que l’APN a loupé la seule où le dit maki tenait à peu près debout (Galéa reviens vite avec ta loose et sors de mon corps s’il te plaît !!! Je t’en sup-plie !), aussi a-t-il fini en boule de spaghettis, avec la tapenade noire et les perles de citron (celles de yuzu étaient trop chères pour mon budget) et ce fut délicieux pour accompagner le lapin en sauce ! Certes, ce n’était pas vraiment une recette japonaise, mais il y avait de l’idée non ?  Pffffff…………….

J’avais pourtant bien commencé à aligner mes spaghettis, choisi une tapenade offerte par Martine d’une excellente maison niçoise, des perles de citron de Menton, bouh !

Mes spaghettis cuits, bien alignés, juste avant que l’Iphone lâche !, je m’apprêtais à mettre la tapenade au centre et à rouler…

L’histoire a  hélas fini ainsi…

Makis spaghettis
Mélange fou de saveurs,
Décomposition…

Perles de citron
Pétillement en bouche
 c’était délicieux !

Aussi, on va fêter le lilas revenu avec cette chanson de Barbara que j’aime beaucoup, déjà que je n’ai rien pu publier cette semaine (je me rattrape la semaine prochaine et j’ouvre le bal avec le très beau « Un été à quatre mains » de Gaëlle Josse, avant Le Caillou de Sigolène Vinson, l’Homme du lac d’Arnaldür Indridason et La part des flammes de Gaëlle Nohant, oui oui je lis beaucoup quand même et des pavés pour certains !!!)

Mais qu’ont donc fait les marmitonnes ce dimanche ? Bonne question ! C’est chez Syl que nous le saurons !

Et je vous souhaite un bon dimanche sous le soleil revenu !

Pour toi Edualc ! 😀

Un dimanche pas japonais mais très citron-Limoncello !

EDIT de 13 h 32 : dans mon état « limoncellé », j’avais oublié de taper les haïkus que notre amie Syl nous avait demandé….rhaaa…je les ajoute dans le billet (3) au fur et à mesure !

Voui voui, je sais, le mois japonais est entré dans nos cuisines avec ses baguettes, ses rituels et ses mets délicats… Mais ayant été prise de court par les ingrédients que je voulais pour un poulet yakitori, j’ai fait un poulet tandoori indien suivant une recette d’Edda ( du blog incontournable,  Un déjeuner de soleil), donc je suis hors sujet mais il ne fallait pas perdre le poulet, donc pour la recette (suivie scrupuleusement et délicieuse), c’est ICI mais il faut quand même que je vous parle de mon gâteau « nuage » (plus les miniatures) qui ont accompagné la soirée « citron-Limoncello » hier soir. Vous m’excuserez pour les fautes si j’en laisse échapper mais j’ai encore des effets secondaires très agréables du Limoncello  …qui me poussent dans les bras de Morphée ! 😀 Mindounet m’a offert une bouteille de Limoncello de Menton à Noël et ce fut une révélation ! J’ai donc repassé commande « Au pays du citron », avec des citrons de Menton (je ne vous dis pas la taille et l’odeur qui emplit la cuisine quand on les zeste, rien à voir avec les autres, je leur reproche cependant leur manque de jus mais bon, passons, vu que c’est le résultat qui compte ! Lire la suite