Cake au mascarpone, raisins secs et figues demi-sèches pour mon dimanche !

logo-pour-moi-de-syl-ce-que-je-veux-quand-je-veux-naBon, il n’y a pas une émission qui s’appelle « cauchemar en cuisine » ? Ce cake m’a fait passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ! Je sais bien que c’est Halloween mais quand même, je voulais une douceur italienne… Bon, je l’ai eue mais à quel prix ! Ma copine Samar du très bon blog Mes inspirations culinaires ne m’a jamais déçue alors je me suis dit que j’avais sûrement mis une araignée dans le potage (oui je sais avec Halloween, c’est petit ) ! Bah oui…quand on ne sait pas compter…on rame ! Quand on ne sait pas changer les ml en l (si,  je sais mais si je ne me concentre pas, j’inverse, dyslexie oblige)…

Donc Samar disait 10 minutes de temps de préparation, ça a duré 2h30 chez moi et les 40 minutes de cuisson …on arrive à 60 avec un gros moule à cake ! Quelle idée aussi j’ai eu de faire une recette « familiale » pour deux ! Arf ! Lire la suite

LE GARÇON DE MARCUS MALTE ≠ MRL2016 AVEC PRICEMINISTER

img_4954Mais qui  donc est ce « Garçon » dont tout le monde parle ?  C’est d’abord un auteur que j’affectionne, Marcus Malte  (ICI, , ENCORE ICI, ICI,  et SURTOUT LÀ) et que je félicite d’avoir obtenu le Prix Fémina avant-hier. Prix largement mérité pour ce livre inclassable, merveilleusement (bien) écrit et dont je vais essayer de vous parler. Le résumer est au-dessus de mes forces. Alors oui ce billet est trop long mais c’est comme ça ! C’est aussi une lecture commune avec Noukette, Hélène de Lecturissime et Moglug. Cest également ma participation pour les Matches de la Rentrée Littéraire 2016 orchestrée par Price Minister . a-logo-pm-mrl2016Et c’est plus qu’un coup de coeur.

Ce livre est un pavé de 535 pages,  il m’a fallu dix jours pour le lire, le savourer. Ce n’est pas un page-turner qu’on se le dise…même si une fois commencé, on ne le lâche plus.

Le Garçon n’a pas de nom, il pourrait être une pâle copie de « L’enfant sauvage » mais rien de cela. Il restera muet toute sa vie malgré les initiateurs qu’il rencontrera sur son long chemin de solitude, d’épines mais aussi de roses incandescentes. Long chemin parce que l’histoire se déroule entre 1908 et 1938, sur trente ans dont deux années de guerre pour ce Garçon et une guerre dont il ne sortira pas indemne, comme tous ceux qui n’en sont pas morts. Muet ou mutique, on ne sait pas vraiment, à l’inverse de « L’enfant sauvage », il ne sera pas étudié et disséqué. Et c’est tant mieux pour le livre. Et ce silence choisi par l’auteur permet une autre approche, d’autres sensations.

L’histoire est poignante, les digressions sous forme d’énumérations sont criantes et cruelles aussi, mais transcendées par l’écriture de Marcus Malte, les envolées lyrico-historiques m’ont rappelé les délires d’Ariane  dans Belle du Seigneur d’Albert Cohen. Rien que ça. Et je suis certaine qu’il n’a pas tout dit.  Mais revenons à notre Garçon.

Il naît dans le sud de la France, dans une zone reculée, une cabane quelque part, pas trop loin de la mer mais pas très près non plus. Le livre s’ouvre sur une nuit noire, le Garçon a 14 ans environ et porte sur son dos celle qui est sa mère mais il ne le sait pas. Sa mère ne lui a jamais rien dit, rien enseigné, ne l’a pas vraiment aimé d’après ce que l’on comprend. ils ont vécu en autarcie, loin du monde et elle veut qu’il l’emmène voir la mer avant de mourir. Il versera ses premières larmes mais pas les dernières. On devine dès les premières pages, l’immense page blanche qu’est ce Garçon, cette glaise brute et intouchée où tout reste à écrire, à modeler. « Tout homme laisse un jour derrière lui son enfance. Il ne la retrouvera pas. Seuls quelques très vieux ou très fous bénéficient parfois de cette seconde chance » (p.39).

Il va faire des rencontres, des gens humbles, une star de cirque déchue mais magnifique, dans un premier temps puis des personnes cultivées, bourgeoises même mais un peu décalées si on les juge à l’aune de la société de l’époque, moi je dirais qu’elles étaient en avance sur leur temps et profondément humaines. Comme Emma. Qui va l’aimer, l’initier et cela nous vaut des pages torrides comme cela faisait longtemps que je n’en avais pas lues, c’est à dire de qualité… Mêler désir ardent et poésie, je n’en connais pas beaucoup qui savent le faire sans tomber très vite dans le vulgaire.  » (…) Marche à deux temps, deux battements par mesure, deux pulsations. Largo. C’est le cycle des lunes et des marées. Sac et ressac. La mer à boire, mais de miel, de sirop, un nectar. Et ce lent, très lent va-et-vient dure et dure encore.
Debout devant l’évier. » (p.258). Et encore, ne vous mettre que ce petit bout est réducteur, il ne traduit pas « l’émotion » réelle que l’on ressent.

Mais le saule sous lequel ils s’aiment, où les rayons du soleil éclairent leurs corps en été ne sera plus un refuge…Le 1er août 1914, les cloches carillonnent et ce n’est pas pour un mariage. La Guerre 14-18 vient d’éclater et on sait ce que la Guerre fait aux hommes, même aux plus tendres, même aux plus purs, surtout à eux. Elle leur fait mal et les renvoie changés dans un monde qu’ils ne reconnaissent plus. Eux-même ne se reconnaissent plus, ça y est, ils ont été touchés par la saleté du monde. La guerre oblige à de petites et grandes trahisons avec soi-même dont on a du mal à se remettre. « Ce qui n’a pas été pillé a été détruit  ou souillé. La lèpre pousse dans les chambres. Au royaume des déments qui sont les rois ? «  (page 423).

Le voyage initiatique du Garçon est loin d’être fini, la guerre est un révélateur du visage de l’Humanité, de ses multiples facettes les moins glorieuses même si l’Homme parfois n’a guère besoin de guerre pour être monstrueux. Je recule toujours devant les livres de « guerre », ici, la partie du livre qui lui est consacrée a achevé de me  bouleverser.

Quels seront les ravages sur un esprit pur comme celui du Garçon ? Quelle sera la suite de l’histoire d’amour avec Emma ? Emma la pianiste, la poète érudite qui a tout compris en renonçant à « éduquer » le Garçon, consciente de sa vanité, car au fond, l’éducation nous rend-elle plus heureux ou meilleurs ? C’est aussi je pense une des questions du livre, voire la question : qu’est-ce qui est encore vierge de toute corruption aujourd’hui, de la plus légère, celle dont parle Emma (ci-dessous) à celle qui se joue au sommet de l’État et des Académies prestigieuses ?

 » (…). Fatalement cela aurait une influence sur son esprit, sur sa façon d’appréhender le monde et les choses – corruption douce mais corruption tout de même-(…). Quand elle observait,  autour d’elle, les êtres constituant la prétendue bonne société, que voyait-elle ?
La civilisation est ailleurs. » (p. 232).

A vous de lire ce chef-d’oeuvre (non je n’ai pas peur du mot), ce livre au souffle épique qui a coupé le mien plus d’une fois (au propre comme au figuré), mélange tous les genres, dans une musicalité de style parfaite, harmonieuse, malgré la cacophonie des obus et les lamentos épistolaires d’Emma pendant la guerre. Le musicien mélomane qu’est Marcus Malte a écrit une symphonie parfaitement achevée. Le livre d’or de la maturité…

Nous avons beaucoup discuté avec Noukette et Hélène hier en faisant nos billets, ce livre nous a vraiment chamboulé. Allez lire leurs billets ! Noukette, Hélène de Lecturissime et Moglug

De nombreuses chroniques ont fleuri que je n’ai pas encore lues, sauf celles de ma LiliGalipette (il y a longtemps)  et Yvan  (après mon billet) que je vous conseille car vous y trouverez le lien vers une interview de M. Malte (en septembre, avant le Fémina), très édifiante. Et bien sûr l’étude de Mazeppa de Claudialucia (en lien avec V. Hugo et la poésie), dont elle a parlé ICI . Je ne voulais pas trop en savoir avant de commencer ce livre et bien m’en a pris. Recueillis ce matin, les avis de Claudia Lucia, Kathel, Pr. Platypus, Yv, Zazy
et la chronique très « sexy » de Lorentzradfin

SUR L ‘AUTEUR  ???

Photos Soène, Quais du polar 2013.

Photos Soène, Quais du polar 2013.

What else ? Je vous ai déjà tout dit dans mes précédents billets et avec le Fémina, vous apprendrez certainement à mieux le connaître, cet anarchiste bad boy, discret, charmeur et intranquille… ! (ce descriptif n’engage que moi, je tiens à le préciser, j’assume !).

Lien pour poster chronique PM / MRL-2016: http://bit.ly/2cC07yP

Oyez oyez, le jeudi poésie en vers et en pas mûr revient avec les poètes amateurs …et les autres !

Logo du jeudi poésie pour présentation d'un poète.

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Retour du jeudi poésie « vert » où nous pouvions (pour ceux qui le souhaitent)  écrire un poème en vers, en prose avec ou sans rimes, peu importe, l’idée étant de se faire plaisir. Ayant eu un début de semaine difficile, j’ai fait court… vous ne m’en voudrez pas ?

Ont poétisé avec moi aujourd’hui, les poètes du « dimanche » (expression chère à notre Carnets) et les autres…

Ceux qui présentent un poème :

1 –  Martine, l’écriturbulente se laisse bercer par la « Rumeur des mots » de Bernard Mazo, , extrait du recueil LA VIE FOUDROYÉE.
2 – Sharon nous offre du Brassens avec « Mourir pour des idées »  !
3 – Sandrion a rencontré Queneau qui lui a dit « Si tu t’imagines… »

Ceux qui ont écrit un poème :

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent...

Logo des jeudis poésie pour ceux qui écrivent…

1 – Carnets Paresseux est allé sonder l’obscurité avec « Une nuit, la nuit » à travers   un petit conte ironique avec des vrais morceaux de poésie ? (sic) (CQFD) !^^
2- Jacou, quant à elle, nous emmène « Quelque part », allons découvrir !
3 – Soène innove (et intrigue) avec  « Imagillusions » !
4 – Asphodèle ci dessous avec ses « vestiges » !

 

VESTIGES

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Et nous remonterons le courant
une fois de plus, le coeur boîtant,
la ride au front creusée,
espérant voir dans la nuit
quelques réverbères allumés,a-poeme-reverbere
sur ce qui nous a fait vibrer,
à midi ou à minuit,

sur ce qu’il reste en dépit de tout :

Photo Aifelle

Photo Aifelle

Cet or qui nous a rendu fou
Et que nous garderons serré,
dans le creux de nos âmes.a-baiser-lor

Vestige sacré
d’un destin de poussière et de brindilles
car l’on sait bien
qu’à la fin
la vie nous déshabille…

©Asphodèle – octobre 2016.

Risotto aux deux champignons, poulet et Marsala…

logo-pour-moi-de-syl-ce-que-je-veux-quand-je-veux-naLe mois Halloween de Lou et Hilde fait rage mais il se partage avec le mois italien d’Eimelle qui m’inspire bien davantage, comme vous pouvez vous en douter mais je vais bien trouver un nom horrifique pour ce risotto et le faire passer dans les deux challenges !  Non ? Comment ça c’est de la triche ? Mais pas du tout, c’est de la créativité, gnê ! Alors ce risotto pour Halloween se nommera « Riz aux yeux noirs de strega ivre  » ! (Demandez à Syl pour « strega », c’est sorcière en Corse….je crois !)

Un bon risotto demande juste 30 minutes mais 30 minutes de présence derrière la gazinière sans le lâcher une seconde… Un peu de préparation avant mais si peu…

INGRÉDIENTS  pour deux personnes (mais ça peut faire 2 repas) :img_3204

  • 2 verres de riz Arborio ou riz rond de votre choix ;
  • 1 petit verre de Marsala (pas aux amandes ni à la crème, du nature) ;
  • 2 échalotes coupées menues, 1 gousse d’ail, 1 bouquet de persil ;
  • champignons de Paris, pleurotes (parce que j’en avais mais mieux vaut les champignons de Paris si vous aimez le goût du champignon, la pleurote est assez fade)… Je n’ai pas pesé mais je dirais 500g de chaque, à faire revenir légèrement (pas trop non plus) avant avec de l’ail, une échalote, du persil, ça réduit beaucoup.
  • 2 escalopes de poulet fermier : la veille, les débiter en lanières puis en dés, les mettre à mariner dans de l’huile d’olive avec un oignon coupé fin, pratiquement haché, persil, thym, laurier, sel, poivre) et réserver au frais, filmé, jusqu’au lendemain. Vous pouvez aussi dépiauter les restes d’un poulet rôti…déjà cuit (mais  ce sera moins …bref…pas pareil).
  • 1 petite marmite (une marmitonne ?) de bouillon de poulet (idéalement fait maison), sinon un cube de bouillon de poule légèrement tiédi dans la « marmitonne » fera l’affaire. J’ai toujours du bouillon de poule maison au congél pour ces occasions !
  • et beaucoup beaucoup de parmesan, à râper au moins deux fois pendant que l’on mange (le garder à portée de main !img_3272

ACTION ! img_3258

Détaillez les échalotes finement (il me restait un oignon rouge, j’en ai profité et le(s) mettre à suer avec de l’huile d’olive dans une grande casserole. Dès qu’il (elles) est (sont)transparent(es), ajoutez les champignons juste précuits et les dés de poulet hachés avec l’huile de marinade.  Dès que c’est juste doré, ajoutez vos 2verres de riz et attention, la difficulté commence ! La seule, il faut que le riz devienne translucide sans attacher (et je n’ai pas choisi la facilité en l’ajoutant en dernier mais j’y ai gagné en saveurs). Dès que c’est fait, ajouter le verre de Marsala (et croyez-moi c’est bien meilleur que le vin blanc dans le cas présent), remuer un ou deux tours et ajouter une première louche de bouillon de poule/poulet.img_3262 img_3263Renouveler l’opération dès que ça prend au fond (avant que ça ne prenne au fond serait plus juste, arf !), jusqu’à ce que votre riz ne croque plus sous la dent (oui il faut goûter). Normalement et c’est ce qui fait le crémeux du riz, enfin pour moi (j’en connais certaines que je ne dénoncerai pas qui ajoutent de la crème fraîche, hérésia !!!), donc quand le riz est tendre et que vous avez l’impression qu’il reste trop de bouillon, comme ça :img_3270Oui c’est flou, mais il y a de la buée, c’est chaud hein ! Donc là, vous éteignez le feu, et vous recouvrez d’une assiette pendant 5 petites minutes et …img_3269 vous servez, c’est prêt-crémeux ! On peut ajouter une ou deux noix dont le goût se marie bien avec le champignon :

img_3271

Le parmesan est absorbé immédiatement, alors pensez à garder la râpe ! Buon appetito !

Mais allons voir chez Syl  notre Cheffe bien-aimée les noms et plats des participants…

logo-mois-italien-deimellePour Le mois italien d’Eimelle et si elles veulent encore de moi, les sorcières Lou et Hilde, pour le challenge Halloween…logo-halloween-lou-hilde

Je vous souhaite un bon dimanche…

Le fruit de l’arbre sec

Je reblogue rarement un article mais là… quand l’Ecriturbulente se lance dans un concours de nouvelles et a besoin de votes, de soutien, je n’hésite pas, surtout quand j’ai aimé ladite nouvelle ! Vous trouverez les liens pour aller voter, c’est simple comme bonjour ! Ne vous en privez pas ! Merci à vous !

Écri'turbulente, c'est en écrivant qu'on devient écrevisse.

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Je me suis lancée (si si, j’ai osé) dans un challenge d’écriture organisé par Short Édition et le Département de l’Isère, pour le Prix Short Paysages. C’est la Médiathèque départementale – Service de la lecture publique du Département de l’Isère qui pilote ce concours de nouvelles (suivez les liens en rouge).

Le thème du jeu est « Paysage – Paysages isérois» et c’est sur ce thème qu’il faut créer une œuvre, un Très très court (une micro-nouvelle) ou un Poème.

Tous les genres littéraires seront acceptés : romance, thriller, fantastique, science-fiction, instant de vie… tant que l’oeuvre mentionne un paysage isérois, en toile de fond ou en sujet principal.

Trois catégories sont proposées :

  • Très très court : micro nouvelle d’une longueur de 6000 signes maximum (espaces compris) au ton, à la forme, au style de votre choix.
  • Poème : il n’y a pas de longueur minimum ou maximum requise et…

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Je confiture ! Et ça colle !

logogourmandiseshalloween15Vous vous demandiez où je disparaissais ces derniers jours ? Brusquement… Derrière mon chaudron de sorcière pardi puisque Halloween (je me retiens de lancer une insulte en arabe à l’encontre d’Halloween mais ça me démange ! 😀 ). Aussi, avant de vous révéler la recette de ma confiture de pommes (version très personnelle, je ne suis pas normande), voici quelques photos de ma confiture de melon selon Samar, sa recette délicieuse ICI, et comme j’avais aussi fait un pot de gelée de mûres, j’ai mélangé les deux un matin sur mon pain grillé et ma foi, c’était délicieux ! Lire la suite

Le retour du Jeudi-Poésie avec Guénane !

Logo du jeudi poésie pour présentation d'un poète.

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Nous revoilà au pied des rimes amis randonneurs de la poésie, avec nos vers en bandoulière pour faire craquer les feuilles d’automne et les bûches dans la cheminée. Quoi de mieux qu’un poème le soir au coin du feu quand le jour s’en va trop tôt ? J’ai choisi une poétesse que ma chère Martine m’a fait découvrir en m’envoyant un de ses recueils intitulé « La sagesse est toujours en retard« , joli programme non ? Je vous parle d’elle à la fin, en attendant, je vous fais découvrir un de ses  poèmes qui m’a particulièrement touchée, bien que le choix ait été difficile. Et Martine, je ne te remercierais jamais assez pour ces belles découvertes que tu me fais faire régulièrement…

Ont poétisé avec moi aujourd’hui ceux qui ont pu, ceux qui ont voulu, quelques uns de ceux qui m’accompagnent dans ce rendez-vous depuis trois ans…. :

1 – Modrone  qui goûte actuellement aux charmes et à la gastronomie bolognaises nous fait partager « La Felicita » dea Giovanni Pascoli
2 – Nunzi et Sharon ont regardé  partir « Les oies sauvages » de Guy de Maupassant
3 – Soène , toujours en vadrouille est partie à la recherche du « Temps jeune » (oui facile celle-là) avec Henri Bauchau ;
4 – Jacou nous met « Les points sur les i » avec Luc Bérimont ;
5 – Martine qui propose un jeu (vous jouez si vous voulez) mais aussi un superbe poème de Jean Rousselot : Maille à partir.
6 – Claudialucia avec Mazeppa de Victor Hugo dans (et en lien) Le Garçon de Marcus Malte

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Nos jeunes années
les vieilles qui viennent
lesquelles servent de lanternes ?
Sur une feuille réapparue
sous l’encre déteinte
affleure l’enfant perdue.ecrire-mains-dentelle-nature-and-culture Faut-il se retourner Orphée ?
Faut-il mourir pour abandonner
nos souvenirs coriaces
ne plus humer ce qui se trame sous nos crânes ?

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Oublier ou retenir ?
Vouloir les deux est-ce avoir deux fois tort ?
S’accommoder est si mal commode.

©Guénane, p.54 du recueil « La sagesse est toujours en retard » paru chez Rougerie en 2016. 77 pages. 13€img_3228

SUR L’AUTEURE :

Guénane en 2014.

Guénane en 2014.

Guénane Cade de son nom « complet » est né un 26 juillet 1943 du côté de Lorient, à Pontivy exactement, en Bretagne. Ses parents avaient quitté Lorient peu avant pour fuir les bombardements. « Elle a grandi au bord d’un fleuve marin, non loin de l’estuaire, et a vite compris que chacun porte en lui ses propres marées » ( Source Wikipédia). Ne se souvenant pas avoir appris à lire et écrire, elle commence le violon à 7 ans et entamera des études de lettres à Rennes. Touche-à-tout, elle a aussi fait du théâtre, a vécu longtemps en Amérique du Sud, explorant d’autres paysages, d’autres poésies. Sa rencontre à 20 ans avec René Char a été marquante et lui a inspiré le titre de son premier recueil, Résurgences (Éditions Rougerie, 1969). « Un mot emprunté à René Char. Resurgere / renaître ; insurgere / s’insurger; toute sa démarche d’écriture est contenue dans ces mots. Renaître toute la vie à sa manière » (Source Wikipédia). C’est donc une poétesse française, auteure également de romans et de nouvelles. Elle vit actuellement « en rade de Lorient ».
« Le titre de son recueil « Couleur Femme » a été repris comme thème du Printemps des Poètes 2010. » (Wikipédia).

Outre Wikipédia, un site beaucoup plus intéressant qui parle d’elle, ICI .

FRÉNÉGONDE – Quand la fratrie s’emmêle – de LYDIA BONNAVENTURE

img_4944On ne va pas se mentir : quand une amie blogueuse, Lydia Bonnaventure et pour ceux qui la connaissent en tant que blogueuse, elle officie sous le pseudo Lydia66, récemment changé en Lydia B.,  écrit un livre et me l’offre généreusement car j’aime sa plume, je suis tout de même un peu angoissée ! Que faire si je n’aime pas ? Le lui dire sans la blesser ? Faire un billet de complaisance ? Non ça jamais ! Bien que ce ne soit pas son premier livre (elle a déjà commis un essai intitulé « La maladie et la Foi au Moyen-Âge » aux prestigieuses Éditions La Louve, spécialistes de l’époque) mais c’est son premier « bébé » en terme de roman. Et si je vous dis que je l’ai dévoré en deux après-midis sitôt reçu, que j’ai ri, admiré le travail de recherche(s) et la facilité avec laquelle ce roman se lit est en soi une prouesse car nous rendre le Moyen-Âge ainsi accessible, comme si cela se passait à notre époque quasiment en y mêlant de l’amour, de l’humour, une intrigue policière, des religieuses et des faits historiques ayant réellement existé, ce n’est plus une prouesse mais un livre de santé publique que tous les réfractaires à cette époque devraient lire, ainsi que les ados ! Bon, mais trêve de digressions et autres états d’âme, de quoi ça parle ???

L’action se situe à Alzey , petit bourg situé dans le Palatinat du Rhin (Allemagne aujourd’hui) en 1135 (je sais depuis toujours que Lydia a un faible pour les collections automne-hiver de cette époque) (elle enlève son hennin mais on voit bien la marque sur sa chevelure délicatement ondulée). Le livre s’ouvre sur les hurlements (en majuscules) de Dame Frénégonde, Dame apothicaire depuis la mort de son mari (l’époque de la peste et autres maladies décimaient des familles rapidement si on n’avait pas une santé de fer). Elle a une quarantaine d’années, est plutôt bien charpentée et costaud et ne s’en laisse pas remontrer. Elle a aussi un fils, Gottfried qui lui succèdera mais pour l’heure, il partage son temps entre l’échoppe et les roucoulades avec  sa promise…

Lydia Bonnaventure est donc une pro du Moyen-Âge, elle s’y promène en habituée, tape sur l’épaule de tout le monde avec une aisance déconcertante. Aussi quand elle prend le risque d’inclure Hildegarde Von Bingen, qu’elle adore et qui fut en son temps une religieuse bénédictine visionnaire, érudite aussi bien en littérature, musique qu’en pharmacopée (tiens, comme Frénégonde) c’est encore un pari osé mais qui se tient car la pauvre et frêle Hildegarde, emmenée à l’âge de huit ans au monastère, était la dixième d’une fratrie de dix enfants (et avait un « don »). Comme on ne connaît pas bien deux de ses frère et soeur,  l’auteure s’est engouffrée dans cette lacune historique pour créer Frénégonde et un autre frère qui arrivera plus tard dans le livre. Mêlant donc ainsi allègrement fiction et réalité avec un bonheur certain et absolument crédible ! Ha la scène où Frénégonde se prend une cuite avec une bourgeoise coincée… au monastère ! J’en ris encore !

Pour l’heure, Frénégonde est aux prises avec un jongleur-voleur qui lui a volé une  « chevrette », ces pots d’apothicaire qui possédaient pour la plupart un sceau en leur fond, attestant de la propriété de l’apothicaire et là Frénégonde voit rouge  et rugit un « PAR  SAINTE GAUBURGE «  retentissant qui réveille tout le quartier. Il faut dire qu’elle a une verdeur de langage parfois surprenante ! Les autres personnages sont pas mal non plus.

Je vous passe les rebondissements incessants qui font qu’on ne lâche pas le livre si je ne veux pas le déflorer plus avant pour vous laisser des surprises ! Mais Lydia est gourmande et l’on sait bien qu’à cette époque, hormis chez les Seigneurs, la classe moyenne se contentait de produits rustiques et simples. Mais bien cuisinés, elle a réussi à me faire saliver avec un poulet grillé aux carottes rôties, moi qui n’aime que très modérément les carôôttes ! Trop forte ! Et sans parler des pommes au four qui étaient un must !

Même quand elle parle en termes « Moyen-Âge » à son fils amoureux, on comprend et on sourit :

« Serais-tu en train de m’engigner ? Vas-tu me dire d’où tu sors avec cet air de coquebert ? » Page 26.

Vous trouverez en préface et postface la part de fiction et les évènements/personnages réels que Lydia a tenu à départager et malgré la fin qui ne laissait pas entrevoir de suite, après renseignements tombés comme par magie dans mon oreillette, il y en aura une, c’est O-BLI-GÉ comme hurlerait Frénégonde.

Mais ne vous méprenez pas sur ce « livre sans prétention » comme le qualifie humblement Lydia Bonnaventure, la fluidité du style, le sens de l’action, les dialogues percutants et la précision des faits historiques en font une petite pépite que je vous recommande chaudement….

FRÉNÉGONDE
Quand la fratrie s’emmêle de Lydia Bonnaventure, 161 pages, sorti en août 2016 par MON PETIT ÉDITEUR.

Vous pouvez l’acheter en librairie en le commandant à votre libraire préféré ou sur le site de l’éditeur, ICI !

Si vous êtes abonnés au site ou au blog de Lydia (qui quitte enfin CB pour WP (Les autres CB, là dans les rangs, prenez-en de la graine 😉 ), elle consacre régulièrement des articles avec photos sur les lieux du livre et je dois dire que cela a été un plus pour ma lecture.