L’OMBRE DE NOS NUITS DE Gaëlle Josse et rencontre-surprise avec l’auteure !


Une lecture commune avec Mindounet alias Mind The Gap. Accompagnée de la surprise que je vous annonçais dimanche, vous avouerez que pour nombre d’entre vous, habitués aux Salons et autres fréquentations de librairies ou bibliothèques, rien d’extraordinaire ! Sauf que… ce n’était pas prévu, tout à fait improbable mais Mindounet l’a fait !  De passage chez moi, comme tous les ans maintenant (nous sommes un « vieux couple » de la blogo, arf ! Un couple d’AMIS, je précise !), il me réservait une surprise pour le samedi matin ! Gaëlle Josse intervenait dans une médiathèque non loin de chez moi (une petite centaine de kilomètres quand même, il a fallu se lever tôt) où on lui remettait un Prix pour Le dernier gardien d’Ellis Island ! Nous avons failli nous retrouver à Paris (merci les GPS aux indications floues et les conducteurs distraits, hum hum) mais nous avons fini par arriver (en retard) et au début, à la place où j’ai pu m’assoir, je ne voyais que ça de Gaëlle :

IMG_2160Quand la voisine de devant bougeait, c’était légèrement mieux :IMG_2166Mais il a fallu attendre la fin du débat et la remise du Prix pour que je la voie entièrement !IMG_2167

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Mais le meilleur moment (pas de photos, je ne m’auto-prends pas en photo) fut celui de la rencontre, quand mon tour est arrivé pour dédicacer ses deux derniers livres que j’avais apportés (nous n’étions pas dans le grand barnum du Salon parisien). Elle s’est levée, m’a attrapée par les épaules pour m’embrasser et m’a dit avec un grand sourire : » Mais vous existez ! FaceBook s’incarne, prend chair ! »  Car elle est la seule auteure que je suive sur FB (en communiquant, pas en « likant » seulement), toujours élégante, discrète. Son mur est à l’image de ses livres, tout en nuances et respect des autres. Inutile de vous dire que l’émotion fut intense, je sais je sais, je suis peut-être une petite chose sensible mais ce moment a cristallisé tout ce que je ressentais à la fois pour la femme et pour la romancière.IMG_2225

Par ailleurs, avant la remise du Prix, elle a pu (un peu) parler de son  dernier livre, L’ombre de nos nuits (que j’avais lu en janvier), et j’ai été ravie de constater que mes post-it (assez voyants en jaune et orange) disaient la même chose qu’elle…avec d’autres mots bien entendu ! Mais je vous en reparle dans la chronique pour éviter les redites… IMG_2226

Alors tout d’abord, les bémols que j’ai ressentis en début de lecture du livre. Il n’est pas mon préféré (je les ai tous lus) car j’ai eu du mal à y entrer, déstabilisée par les trois voix qui s’y côtoient. Nous différencions très bien la voix de la jeune femme contemporaine qui raconte son histoire d’amour à la première personne de celle du peintre Georges de La Tour mais quand on ne peut pas le lire d’une traite (comme je le faisais avant, il n’y a pas si longtemps), et qu’on le reprend parfois le lendemain seulement, on peut confondre la voix de l’apprenti avec celle du Maître de La Tour. C’est mon seul bémol et il n’a pas duré longtemps, puisque j’ai profité d’une nuit blanche pour engloutir la deuxième partie d’une traite et les choses se sont éclaircies, illuminées même… Ci-dessous, le tableau « en entier ».

a Gaëlle Josse tableau entier

Saint Sébastien soigné par Irène de Georges de La Tour (dit « à la lanterne »).

C’est à la fois l’histoire d’un amour malheureux ,  une jeune femme s’adresse depuis Rouen en 2014 à celui qui l’a tant fait souffrir quinze ou vingt ans plus tôt, et celle du tableau de de La Tour (en 1639), de sa conception à son succès  intitulé Saint-Sébastien soigné par Irène. Image « extrait » du tableau reprise pour la couverture et qui nous éclaire tout au long de ce livre où les ombres sont omniprésentes dans les deux histoires. IMG_2227

Gaëlle Josse avait été touchée par ce tableau lors d’une visite imprévue dans un musée, un jour de pluie, et avait fait un rapprochement avec une histoire d’amour qui lui est personnelle, suffisamment pour que le livre naisse de son imaginaire fertile. En effet, on sait bien qu’enlever un couteau d’une plaie, ici une flèche, risque de tuer plus sûrement le blessé que de le sauver… Mais dans le cas présent, c’est surtout le non-désir de l’homme aimé à sortir de son chaos intérieur qui est en cause : « Trop tard. Je me suis perdue dans ta souffrance, jusqu’à ce moment où j’ai pris conscience de la mienne ; j’ai voulu te guérir et je n’y suis pas parvenue. La flèche était enfoncée trop profondément, et j’ai compris, trop tard aussi que tu ne désirais pas vraiment t’en débarrasser, plus effrayé encore par le vide qui allait prendre sa place que par la douleur qu’elle te causait ». (page 35).

En alternance, nous suivons la vie familiale du peintre La Tour qui n’est pas encore connu et n’a pas de particule, à Lunéville dans sa Lorraine natale, alors ensanglantée par la guerre de Trente ans,  ravagée par la famine et les épidémies.  Dans une maison bien tenue par Diane, son épouse, entouré de quelques domestiques, de ses enfants et des apprentis. Nous apprenons  comment il choisissait celle ou celui qui allait incarner le personnage de son prochain tableau. il s’agissait souvent d’une de ses filles ou de son épouse. Là, nous suivons donc l’histoire d’un jeune apprenti, Laurent, doué, qui est le souffre-douleur d’Etienne, le fils de La Tour, un odieux gamin nul en peinture au grand désespoir de son père (qui ne l’admet pas évidemment) … Cette guerre larvée entre les deux jeunes hommes et malgré l’amour que porte Laurent  à Claude, la fille du peintre et modèle pour la Irène du tableau, va le décider à partir, il sait qu’il doit trouver sa voie, seul malgré l’affection du Maître,  pourtant bourru, taiseux, obsédé par son art et perdu en lui : « Je peins le ravissement, l’oubli du monde, dans un bras tendu, une main posée. Je peins l’être qui se laisse atteindre dans des régions de lui-même ignorées. Sa meilleure part ».(p.143).  Je me suis amusée à remplacer, dans cette citation le verbe « peindre » par « aimer », et cela collait bien avec les sensations de la jeune femme contemporaine… On recoupe peu à peu ces trois voix, le tableau, personnage central s’il en est, pour suivre le cheminement de chacun vers une forme de délivrance au parfum de liberté. Même si son pendant est souvent l’amertume.

Et nous avons hâte de tourner les pages pour savoir ce qu’il adviendra de la jeune amoureuse, aveuglée par l’amour mais dont les yeux se déssillent douloureusement. Il est difficile d’admettre que l’on n’est pas aimé à la même hauteur que l’on aime, il est difficile de croire que les choses ne s’arrangeront pas. A fortiori quand on revit l’histoire à rebours, comme ici, avec le recul nécessaire laissé par le temps qui a passé et que l’on ose enfin poser des mots sur ce que l’Amour nous faisait perdre en lucidité. « Les arcanes et les figures du désir, un dédale que nous parcourions éblouis, avec ardeur, emportement, et jusqu’à la douleur. A chaque fois que tu t’abimais en moi, cette illusion de croire que nous avancions, allons, j’ose le dire, vers un destin partagé. » (p. 65 et 66).

Un roman qui mérite d’être qualifié de clair-obscur avec la plume toujours aussi sensible de Gaëlle Josse, douloureuse parfois car on perçoit comme il a dû être cruel pour elle de se battre pour sauver cet amour. Elle a dit, au cours de la rencontre que c’était son livre le plus abouti, qu’elle y avait mis énormément d’elle (comme dans tous ses livres mais là, davantage) et qu’elle se sentait mieux d’avoir dit à « cet homme » ce qu’elle ne lui avait jamais dit. Elle s’est tout de suite reprise (au sujet de « l’aboutissement ») de ce livre, en disant que c’était un sentiment personnel… De toute évidence, elle ressort grandie, plus forte après l’avoir écrit. Alors, je l’ai trouvé effectivement plus long que les autres (196 p.contre une centaine d’habitude et je m’en plains pas), plus développé aussi avec cette sincérité qui la caractérise, l’émotion toujours à fleur de mots, un subtil mélange de pudeur et de lyrisme qui en fait un très beau livre que je vous recommande.

L’ombre de nos nuits, Gaëlle Josse ©Les Éditions Noir sur Blanc (Notabilia), 2016. 196 pages.

Merci Martine de me l’avoir offert dès sa sortie, c’est un très beau cadeau…à double valeur puisqu’il est à présent dédicacé.

Allons voir ce que Mindounet en a pensé, il a été plus enthousiaste que moi mais a bénéficié de conditions de lectures plus favorables ! 😉

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96 réflexions au sujet de « L’OMBRE DE NOS NUITS DE Gaëlle Josse et rencontre-surprise avec l’auteure ! »

  1. Ping : L’ombre de nos nuits de Gaëlle JOSSE (2016 ) – Mind The Gap : blog non littéraire qui parle aussi de livres …mais pas que…

    • Ho merci Val, j’avais peur que ce soit trop long mais je n’avais pas non plus envie de faire « court », quitte à parler de cette rencontre autant tout en dire ! 😉 Bisous 🙂

  2. Ahhhhhhhhh la la la la, quelle belle surprise pour toi Miss Aspho la cachottière 😉
    Comment as-tu fait pour garder ton secret tant de temps ? 😆
    Trop bien, cette rencontre. Que d’émotions. Un vrai grand bonheur double, celui de voyager et se perdre avec Mindounet pour enfin être reconnue par Gaëlle Josse.
    Ce sont des moments éphémères qui marquent le coeur et la mémoire.
    Je reviens plus tard lire ton billet sur ce livre.
    Gros bisous

    • Ouiiii So’N, ce fut une belle surprise et un heureux hasard que Gaëlle Josse intervienne ce week-end là pas trop loin d’ici ! Mais je sais garder mes secrets qu’est-ce que tu crois ??? 🙄 J’attendais que Mindounet aie lu le livre ! 😀
      La vie n’est faite que de moments éphémères, c’est le principe même de « l’instant », alors à nous de les rendre inoubliables ou au moins en faire de jolis souvenirs ! 🙂 Où vas-tu encore ??? A tout à l’heure ! Bisous 😉

    • Jostein, mais vu ta cadence, tu n’as pas à rougir, un livre de Gaëlle Josse est toujours une garantie de passer un bon moment entre ses mots …avec sa sensibilité exacerbée ! 😉 Même si j’ai moins aimé (chaque livre nous « parle » différemment) celui-ci que son précédent, je le trouve plus « abouti » que « Nos vies désaccordées », par exemple ! 😉

  3. Enfin un compte-rendu de ta sortie surprise ! Comme j’avais rencontré Gaëlle Josse la semaine d’avant, je retrouve bien l’atmosphère. Son livre est dans ma PAL, mais c’est fou ce que les livres se sont accumulés dans la période où je ne lisais pas bien, maintenant le tri dans les urgent-moins urgent-peu attendre mais pas trop .. est délicat.

    • Dis donc Aifelle, comment ça « enfin » ??? 😆 Bah oui ce n’est pas facile et ce genre de billets me prend beaucoup de temps ! 😀 Et puis Mind n’avait pas lu le livre donc j’ai attendu que ce soit le cas pour que nous en parlions ensemble ! Oui, je sais que les livres s’accumulent dès que nous avons une baisse de régime, je ne le sais que trop bien ! Maintenant, hormis ceux que j’ai envie de lire « tout-de-suite », je vais dans mes « piles » et je prends celui qui me fait de l’oeil, ce n’est pas forcément un qui vient de sortir ! 😉

  4. Un billet circonstancié que j’ai aimé lire, il y a toujours un rare bonheur à rencontrer les auteurs qu’on aime (lire), ça ne s’explique pas,c’est comme de vieux amis et ce livre je le rajoute à ma pile (la peinture c’est mon dada,dirait Val) et Gaelle Josse à découvrir. merci Aspho et belle journée

    • Domi, merci de ton appréciation, ça fait plaisir de donner envie de lire un(e) auteur(e) que l’on affectionne particulièrement ! J’ai lu ses cinq romans parus à ce jour (il n’y a que Noces de Neige que je n’ai pas chroniqué mais ça viendra) et sincèrement, je les ai tous aimés, avec une échelle différente, je ne les mets pas tous au même niveau mais c’est très subjectif ! Contrairement à S. Germain que j’adore aussi mais dont je n’arrive pas à lire certains livres… Bises et bonne journée à toi aussi !

  5. Je n’ai jamais lu Gaelle Josse mais je vais le faire, promis. Tu as tant d’enthousiasme que je veux voir ça. Par contre j’ai aimé Le livre des nuits de S.G. qui est maintenant parmi les auteurs français actuels l’une de celles que j’ai le plus lues. Bises et à ttds, je suis content du bon moment que tu as passé. Ce n’est pas toujours le cas lors de ces rencontres, parfois frustrantes.

    • Claude, Gaëlle Josse est la seule auteure contemporaine dont j’ai lu tous les romans (avec Carole Martinez) 😀 Je pense que tu vas aimer son style, ce n’est pas possible autrement même si, comme avec Mind, nous n’aimons pas les mêmes livres avec la même intensité, c’est humain ! 😉
      Pour les rencontres, je connais Mind et sa Douce depuis 5 ans et cela fait quatre ans qu’ils viennent deux fois par an alors pas de mauvaises surprises, tu t’en doutes ! ;). Les rencontres « frustrantes » ou tièdes, je n’insiste pas pour réitérer… Bises et à ttds ! 🙂

  6. Tu as été triplement choyée!!!, le cadeau du roman, la visite et la surprise de Mind et la rencontre avec l’auteur. Sa dédicace te va comme un gant!
    Je ne sais pas si j’ai déjà lu cet auteur. Mais si je devais la découvrir ou la redécouvrir je ne commencerai pas par ce roman.
    En ce moment je lis un roman de Bobin, lui pense que c’est plus important d’aimer que d’être aimé (bon il ne le dit pas comme ça..) mais c’est à l’opposé de ce que ressent la jeune amoureuse de Josse  » Il est difficile d’admettre que l’on n’est pas aimé à la même hauteur que l’on aime ».
    Bises

    • Louise, je suis trop gâtée, je reconnais ! 😉 Si je devais te conseiller, je choisirais celui qui est mon préféré (ils sont deux à quasi égalité) et ce ne sont pas les mêmes que préfère Mind, alors c’est délicat !
      Ha Bobin, ça ne m’étonne pas ce que tu me dis, il est souvent très « exalté » et sa « foi » incite à ce genre de discours ! Je persiste à croire qu’un véritable amour est celui ou nous aimons « à égalité » mais hélas dans la « pratique », il y en a souvent un qui aime plus que l’autre. D’ailleurs je t’ouvre les yeux, c’est moi qui dis que « la jeune amoureuse a du mal à admettre qu’elle n’est pas aimée à la même hauteur ». C’est une synthèse du constat que fait l’auteure-narratrice dans le livre, comme un bilan post-mortem de cet amour…

  7. Belle chronique dis-moi, je ne suis pas surpris. Je suis d’accord, c’est son livre le plus abouti, il fait un peu la synthèse des autres si l’on excepte le Dernier gardien. Il n’est pas plus long que les autres, en pages peut être mais vu la mise en page justement…
    Oui une belle journée et une belle rencontre…et moi aussi j’ai ma petite dédicace !!
    Bisous Grande Prêtresse !

    • Merci mon Poussin (bientôt de Pâques 😆 ) !C’est sûr que de tous ses romans « d’amour » c’est le plus abouti (parce qu’elle allée elle-même au bout de cette histoire d’amour). Mais quand on lit tous les livres d’un auteur contemporain, on a toujours tendance à préférer le dernier, alors qu’avec le recul, il s’avère que le classement change un peu, de très peu mais c’est significatif ! Mais je n’oublierai pas cette rencontre, ce qu’elle a apporté aussi à mes interprétations de ses deux derniers livres…
      Gros bisous♥

      • Au fait, je ne sais pas si je t’ai remerciée pour m’avoir offert ce livre…Warf :
        Hé ho, tu as bien plus de commentaires que moi…WTF ?
        Ha mince, je viens d’en rajouter un 😀 😀 😀 ;D

        • Papy Mindounet, arrête de me remercier (3 fois aujourd’hui il va neiger), tu vas sucrer les fraises si ça continue !!! 😆 Tu me fais trop rire avec tes commentaires ! 😀 😀

    • Luocine, tant mieux alors ! Passé l’enthousiasme de la rencontre, restent les livres et je les ai tous lus, aimés, chacun différemment ! Mais si je les ai tous lus, c’est qu’il y a quand même une raison ! Je te conseille de la découvrir, quel que soit le roman que tu choisiras, celui qui t’attirera le plus ! 🙂

    • Yuko, elle a été longue à bouger !!! Il faut dire que ce que disait Gaëlle Josse était captivant, tout le monde buvait ses paroles, elle est aussi bonne à l’oral qu’à l’écrit ! 🙂 Bisous 😉

    • Jean-Pierre, je t’invite vraiment à la découvrir, en plus ses livres sont très courts, certains se lisent même en une heure ! Elle est reine pour en dire le maximum avec une économie de mots assez remarquable ! Tu peux aller voir sur mon blog dans « mes livres chroniqués » à J, il doit y en avoir 3 ! Ça te donnera une idée ! Bises

  8. C’est beau ce que tu racontes !! Je comprends que tu aies été remplie d’émotion… très belle dédicace qui te rappellera un moment précieux. Tu me donnes évidemment envie de découvrir ce roman !

    • Merci Sandrion, j’ai gardé ça depuis le 5 mars alors que j’avais vraiment envie de le partager mais c’est pas plus mal, avec un peu de recul, l’instant nous semble encore plus précieux ! Et tant mieux si je te donne envie, c’est un livre superbe malgré que j’aie eu du mal à y entrer (mais tu connais mes conditions de lectures depuis octobre, pas facile !) 😉 Ça n’enlève rien à la beauté des deux histoires qui se côtoient, se fondent et finissent par se rejoindre quand on y regarde plus près…

  9. Tu le racontes si bien ! (Mind aussi d’ailleurs…)
    Je suis sous le charme. Et pas que de l’histoire ! J’aime aussi ce mystère quand l’écrivain raconte la source de son inspiration.
    Noté !

  10. Une très belle surprise ! Gaëlle Josse est un de mes auteurs favoris. Ses romans sont toujours très beaux, et en plus elle est sympathique (je l’avais croisée au Salon du Livre au moment de la sorte de son 2e roman).
    Ton billet m’a donné envie de me plonger très vite dans le dernier roman, qui attend sur ma PAL.

    • MrsPeppys, ce fut vraiment une belle surprise mais aussi une belle rencontre ! Comme toi, elle fait partie de mes 5 auteurs chouchous et j’attends ses livres avec impatience ! 😉 Je sens que tu ne vas tarder à le lire ! 😀

    • Rhooo Violette, c’est impardonnable d’autant que ses livres ne sont pas des pavés et se lisent vraiment très vite ! J’irai voir ce que tu en penses quand tu en auras lu un ! 😉

  11. C’est donc pour toutes ces raisons que tu étais épuisée ce fameux lundi des Plumes😂
    Cela a dû être une belle journée, de rencontre et d’émotions.
    J’ai lu Noces de Neige que j’ai bien aimé. Je le note!
    Bisous

    • Oui Emilie :roll:, non mais tu imagines un peu ! Parce que … ensuite le Poussin m’a traînée dans Nantes (par les cheveux à la fin, tellement je n’en pouvais plus, les talons qui se tordent sur les pavés, arf !), nous avons fait une descente chez Coiffard (Rilke^^ et d’autres) et nous sommes rentrés ; le lendemain, matin : courses, déjeuner et plage en plein vent l’après-midi !!! Le lundi matin, réveil à 5h15 pour le départ ! Alors tu vois quand j’ai enchaîné avec les Plumes je n’étais pas au mieux de ma fraîcheur mais j’étais stimulée aussi, c’était une bonne fatigue après un week-end pareil ! 😀 Bisous

  12. La lecture de ton billet va peut-être stimuler mon envie de reprendre ce roman, que j’ai abandonné aux environs de la page 70, perturbée par ces trois voix et par une difficulté à identifier, non seulement le[la]quel[le] s’exprime, mais aussi quel est son dessein. Je ne suis pas parvenue à établir un lien entre les trois personnages principaux et à trouver une cohérence dans le récit. Mais rien n’est jamais perdu, surtout quand il s’agit d’un texte de Gaëlle Josse, dont j’aime la finesse de l’écriture, la qualité d’expression des sentiments (moi aussi, j’ai lu tous les romans précédents, et c’est la première fois que je renonce à poursuivre jusqu’au terme).
    Peut-être ne suis-je pas, en ce moment dans un état d’esprit suffisamment « ouvert » pour accompagner cette histoire d’amour qui, jusqu’à ce premier tiers, ne m’a pas touchée.
    Affaire à suivre, Miss 😀
    Je n’abandonne pas, je diffère et sursois…
    Bisous ! Et heureuse d’avoir contribué à ce plaisir d’une rencontre exceptionnelle 🙂

    • En fait je peut-être tu trouves que ce tableau est un prétexte pour raconter une histoire d’amour douloureuse qui aurait pu faire l’objet de tout le livre ? Pourtant c’est simple je trouve ces 3 voix…c’est juste le point de vue du Maître et de son disciple que la création du tableau, ce qu’ils ressentent et n’expriment pas puisqu’ils ne parlent pas ente eux…
      Mince, j’ai encore laissé un commentaire de plus… 😀

      • Mind, ha non je n’ai jamais dit que le tableau était un prétexte, loin de là ma pensée ! Le tableau cristallise les émotions des TROIS dans ce qu’il a de douloureux, dans la main qui veut soigner, soulager. L’apprenti c’est autre chose : outre le « making-of » du tableau, il nous apporte la fraîcheur d’un regard extérieur et la fin en dit long mais je ne veux pas en parler ici pour ceux qui ne l’ont pas lu. C’est en cela aussi que je le trouve abouti… C’est comme une musique qui monte vers l’allegro, doucement mais sûrement, en passant par toute une gamme plus ou moins légère, sombre, légère… Et le clair-obscur domine, ce jeu de lumière et d’ombres permanent sur les personnages en fait un petit bijou ! Mais chacun y voit ce qu’il y voit, en fonction se son vécu, de ses propres émotions, etc… Je dis juste comment je l’ai perçu…et après aussi avoir écouté Gaëlle Josse en parler, ça m’a aidée ! D’ici un an, je le relirai et là je suis certaine de l’appréhender différemment… 😉 Bises, bavard ! 😀

    • Ma Tine, ça me l’a fait jusqu’à la page 50 environ : ensuite j’ai compris que l’apprenti parlait en italiques et on ne peut pas confondre la narratrice contemporaine et de La Tour, écrits normalement. Donc ça a été beaucoup mieux, ceci une fois élucidé !Il faut le lire jusqu’au bout pour mieux cerner les desseins de chacun qui finalement se recoupent ! Le tableau en personnage principal te donne des clés, mais aussi les rapports apprenti-maître (dominant-dominé). Reprends le à tête reposée avec l’envie de le finir ! Un jour où tu auras du temps devant toi, pas à la va-vite ! Nous en reparlerons ! 😆
      Merci pour ce beau cadeau, dédicacé à présent ! Je vais en prendre soin ! 😉
      gros bisous♥

      • Le principe de l’écriture italique, ça je l’avais compris. Non, ne n’est pas ce qui me gêne. C’est que je ne comprends pas la cohérence du récit. Mais, oui, je le reprendrai, c’est sûr !

        • Tine c’est vers la fin (avant) que tout s’éclaire ! Mais ce n’est pas un livre à lire en le posant longtemps ! Tu me diras quand tu le reprendras ! 😉 Laisse décanter ! Bisous♥

    • Lydia, je n’ai pas une mentalité de « groupie » à la base, je ne l’ai jamais été ado, ni plus tard donc ça ne va pas commencer aujourd’hui mais avec Gaëlle Josse, je ne sais pas comment l’expliquer, il y a un courant qui passe et la rencontre a confirmé ce que je ressentais déjà, ce fut un vrai bonheur ! 😀

  13. Je ne connais pas l’auteur mais lire ton billet était prenant ! On sent que tu as aimé ta journée ! Bravo, c’est toujours sympa de croiser des auteurs, surtout si tu discutes avec eux via le Net.

    • Belette, c’est vraiment la seule avec qui je discute et je ne demande pas aux auteurs que j’aime d’habitude d’être « amis » avec eux, pour ne pas mélanger justement ou influencer mes lectures ! Mais là, je venais déjà de lire deux livres d’elle, avec le même enthousiasme, ça s’est fait tout seul ! Nous ne discutons pas tous les jours non plus mais à l’occasion et elle n’a pas de « masque », n’a pas la grosse tête, un plaisir ! 🙂

      • C’est agréable des gens qui n’ont pas la grosse tête ! Oui, embêtant d’être ami avec un auteur et si on lit un de ses livres et qu’on aime pas, difficile de faire un billet !

        • Belette c’est même très rassurant de voir que malgré la notoriété, certains gardent les pieds sur terre ! C’est pour ça que je ne prends plus d’auteurs comme « amis Fb », à une ou deux exceptions près…

            • @Belette : le pire, c’est que j’ai « accepté des amis FB » (parce qu’ils étaient déjà amis avec des blogueurs en qui j’ai confiance), il s’avère que certains sont des auteurs totalement inconnus et auto-édités (en plus, je déteste) et ce sont eux les pires ! Ils pensent avoir écrit un chef-d’oeuvre et être des génies méconnus ! J’en ai même viré deux qui prenaient mon mur pour une vitrine publicitaire ! 🙄 Ha mé ! 😆

              • Les amis des amis ne sont pas des amis, en effet… faut toujours se méfier, et puis, les auto-édités doivent vendre leurs bouquins, alors, s’ils font pas de pub ou ne font pas le forcing, ils vendront jamais. Donc, ils nous bourrent le mou ! mdr

                Et quand tu dis gentiment non, ils se fâchent, parce que pour eux, un non, c’est la cata !

                • Oui mais avec le temps, j’ai perdu ma naïveté ou gagné en assurance (ce qui revient un peu au même) et je les envoie bouler direct ! J’ai autre chose à faire et tant de livres passionnants à lire… 😉

                • Presque ! C’est poubelle, au bac, basta… mais on ne sait pas toujours foutre à l’huche (la porte) les bouffeurs d’énergie.

                • Des fois c’est compliqué pour les virer, surtout quand on a affaire à des glus qui ne « comprennent » pas ou ne veulent pas comprendre ! Dans ces cas-là, je ne dis rien et je vire systématiquement leurs posts (quand ils postent sur MON mur ! 🙄 ) et si c’est par mail, je ne réponds pas, ils se fatiguent avant moi ! 😀

                • Il est facile des les virer lorsque ce n’est pas en real life, sur FB, on vire, on efface, mais dans la réalité, on aimerait dire « casse-toi, pauv’c*n » mais on ne peut point…

                • Oui dans la réalité c’est plus compliqué mais maintenant je prends moins de gants et je vire en prenant des gants (plus ou moins) mais je ne perds plus de temps avec des gens toxiques ou incompétents… Un des avantages de vieillir !!! 😆

                • La chance ! La marraine de ma mère, très gentille, mais quand elle repart, on est nazes, sans énergie, avec l’envie de dormir, tant ses conversations endorment. Mais on ne peut pas la jeter, ça se fait pas et on ne le voudrait pas ! Mais on lui dit de temps en temps qu’elle nous vampirise l’énergie.

                • Hi Belette ! Tu me fais rire ! Tant que c’est de la vampirisation « gentille » et que vous pouvez vous permettre de lui dire, ce n’est pas méchant… Moi j’ai carrément coupé les ponts avec l’aînée des cousines (10 ans de plus que moi) et qui voulait me dire ce que j’avais à faire, qui se répandait en médisances auprès de mes tantes (qui l’ont aussi virée), résultat elle se retrouve seule avec son mari et sa fille ! Et attends, le pire : on ne s’est jamais vraiment fréquentées (distance, jamais en vacances avec nous) et là, depuis qu’elle est à la retraite, elle voulait régenter tout le monde ! Avec moi elle est tombée sur un os (c’est le cas de le dire !!! :lol:) (petite mais pas poire) ! 😀 Et je vis très bien sans elle comme j’avais très bien vécu auparavant sans la voir ou alors une fois tous les 5 ans…

                • Je n’aime pas les gens qui veulent régenter la vie des autres, ma mère avait un cousin ainsi, mais chez nous, il n’a jamais réussi, mais ce n’est pas pour autant qu’il ne tentait pas le coup et mes parents étaient épuisés aussi après son passage, mais, a contrario, tu lui aurais demandé de venir te rechercher au fin fond du trou du cul du pays qu’il serait venu de suite !

                  Le pire, c’est que ceux qui régente ta vie (ou qui essaye) on bien souvent foiré dans la leur !! Disputes avec madame, les enfants qui ne s’entendent plus, tensions, bref, le bordel !

                • Belette, moi ce n’était pas le cas de la cousine en question : on pouvait crever dans notre coin, elle d’abord, la major en chef ! Et puis donneuse de leçons quand on a cocufié son « cher mari » toute sa vie, qu’on est resté pour le fric, elle était mal tombée avec moi ! Je lui ai mis le nez dans son caca et ouste ! Pas de nouvelles depuis 7 ans mais ça ne manque à personne ! 😉 Alors certes, on ne choisit pas sa famille mais on peut choisir de ne plus la fréquenter quand elle est infréquentable , voire toxique ! 😆

                • Oui, on peut choisir de ne plus fréquenter des gens, mais tu remarqueras que dans ce cas, nous serons considérées comme les méchantes de l’affaire… 😛

                  Pour juger les autres, faut être sans taches, et ta cousine ne l’était pas… mdr

                  On peut conseiller, aider, donner une piste ensuite, les gens font ce qu’ils veulent, et j’avais une connaissance qui lui ne disais rien ! Il laissait causer et n’intervenait pas.

  14. Je n’ai lu que son roman sur Ellis Island qui m’a déçue mais par contre, j’adore ton billet et le suspense pour découvrir enfin totalement la tête de Gaëlle Josse.

    • Merci Valérie ! Oui c’était rigolo ce jeu de « têtes qui bougent-bougent pas » ! Sinon je sais qu’il y a des auteurs qui sont faits pour nous et d’autres pas, donc je ne te forcerais pas à la lire mais qui sait ? Dans quelques temps lui redonneras-tu une chance, c’est ce que je vais faire avec CC qui pour l’instant m’a déçue ! 😉

    • Merci ma Béa ! Oui je frétillais ce jour là et l’émotion était au rendez-vous ! Mais il faut dire aussi que Gaëlle Josse me fait déjà cet effet quand je la lis, alors c’était vraiment un plus ! Bon week-end pascal à toi aussi, ce qu’il en reste pour profiter de Poupouce et de ton Homme ! Gros bisous♥

  15. Un beau billet ! pour un livre que j’ai failli acheter hier avant de finalement choisir autre chose. Il est vrai aussi que j’ai toujours « Les heures silencieuses » dans ma PAL…

    • Margotte, quand tu auras lu Les heures silencieuses, si u l’aimes (et ça ne te prendra pas plus d’une heure pour le savoir) alors tu auras envie d’aller plus loin ! 😉 Contente de te revoir ! 🙂

  16. Je recommence mon commentaire pour la 3e fois, mon petit doigt gauche indélicat effaçant mes meilleures pensées 😉 😥
    Donc, j’essaie de te dire que Ecrire c’est peindre les mots ! (ce n’est pas de moi et c’est du réchauffé, mais j’aime bien la formule !)
    L’armada de mots à notre disposition (surtout toi qui a un vocabulaire faramineux et littéraire) est infiniment plus importante que la palette de couleurs d’un peintre et permet de mieux rendre les ressentis.
    Egale à toi-même, Miss Aspho, tu as l’art d’écrire juste, de traduire juste, et d’aller loin dans ton analyse qui fait que tu nous charmes.
    Lorsque l’on a la chance de rencontrer les auteurs, en vrai, on apprécie plus leurs écrits. En plus, tu entretiens une correspondance avec cet auteur bien aimé 😉 Face Book n’a pas que des mauvais côtés !
    Un roman à deux voix est parfois difficile à comprendre, alors à 3 voix, je peux imaginer qu’il faille encore plus de concentration à la lecture, surtout quand on lit « haché » comme je le fais 🙄

    Des Pyrénées à la Vendée, le courant émotionnel et amical passe 😆
    Gros bisous
    Toujours en cuisine ?
    On verra demain, donc

  17. Merci ma So’N d’avoir lu ce billet en entier et je suis ravie qu’il t’ait plu ! 😉 Avec Gaëlle Josse, pas de problèmes de vocabulaire ni de difficultés majeures, ses romans sont souvent à deux voix ! Et ça ne m’avait jamais gêné ! Mais là, je n’ai pas pu le lire d’une traite, j’ai même dû le poser quasiment trois jours et quand je l’ai repris, je ne suivais plus mais ça s’est très vite dissipé ! Je suis certaine que tu aimerais sa plume sensible et délicate ! 😉
    Oui des Pyrénées à la Vendée, la route est longue mais tu connais le Poussin, rien ne l’arrête !!! 😆 Et depuis 4 ans qu’ils viennent deux fois par an, on commence à bien se connaître…
    En cuisine, oui mais pas pour la recette à base d’oeufs (la maman est dérangée) donc je cuisine pour moi et pour elle, alors demain ce sera « tradi » et basta !
    Gros bisous et bon lundi de Pâques ! 😀

    • Claudia, j’ai découvert le peintre (je connaissais juste de nom) et la symbolique de ce tableau est justifiée dans l’histoire d’amour de la jeune femme contemporaine, c’est sûr que tu l’apprécierais ! 😉

    • Nadège, oui c’est un joli souvenir que cette rencontre très chaleureuse et j’ai tout lu d’elle, je l’aime vraiment beaucoup ! Je pense que tu aimerais ce livre, mais aussi Le dernier gardien d’Ellis Island que j’ai aimé autant que Les heures silencieuses. Après c’est difficile quand on a tout aimé d’un auteur (pour différentes raison) d’établir un classement, ça peut être réducteur ! 😉

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