Le jeudi poésie des blogueurs !

Logo du jeudi poésie pour présentation d'un poète.

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C’est un jeudi « vert » sur le calendrier de ce printemps qui l’est beaucoup moins (vert), nous pouvions donc écrire un poème si la muse nous envoyait ses flèches inspirées. Et toutes catégories confondues, nous sommes quinze, mais c’est que vous y prenez goût ! 😆 Cette fois-ci j’en ai écrit un, la rime est hasardeuse, pour ne pas dire aléatoire… C’est un « Sursaut », pardonnez-moi ! 😉

Ont poétisé avec moi  : Lire la suite

Joyeuses Pâques et la recette demain !

a Pâques oeufs qui rient !Bon, le thème des Marmitonnes avec Syl à la batterie, aujourd’hui était L’OEUF ! Quoi de plus simple, de plus basique mais aussi de plus symbolique ? D’autant que j’en ai des tout frais pondus vendredi mais voilà…les circonstances ont fait que je n’ai pas pu faire la recette que j’envisageais hier, un oeuf ça ne réchauffe pas a priori, alors ce sera pour aujourd’hui mais la recette arrivera plus tard ! Lire la suite

L’OMBRE DE NOS NUITS DE Gaëlle Josse et rencontre-surprise avec l’auteure !

Une lecture commune avec Mindounet alias Mind The Gap. Accompagnée de la surprise que je vous annonçais dimanche, vous avouerez que pour nombre d’entre vous, habitués aux Salons et autres fréquentations de librairies ou bibliothèques, rien d’extraordinaire ! Sauf que… ce n’était pas prévu, tout à fait improbable mais Mindounet l’a fait !  De passage chez moi, comme tous les ans maintenant (nous sommes un « vieux couple » de la blogo, arf ! Un couple d’AMIS, je précise !), il me réservait une surprise pour le samedi matin ! Gaëlle Josse intervenait dans une médiathèque non loin de chez moi (une petite centaine de kilomètres quand même, il a fallu se lever tôt) où on lui remettait un Prix pour Le dernier gardien d’Ellis Island ! Nous avons failli nous retrouver à Paris (merci les GPS aux indications floues et les conducteurs distraits, hum hum) mais nous avons fini par arriver (en retard) et au début, à la place où j’ai pu m’assoir, je ne voyais que ça de Gaëlle :

IMG_2160Quand la voisine de devant bougeait, c’était légèrement mieux :IMG_2166Mais il a fallu attendre la fin du débat et la remise du Prix pour que je la voie entièrement !IMG_2167

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Mais le meilleur moment (pas de photos, je ne m’auto-prends pas en photo) fut celui de la rencontre, quand mon tour est arrivé pour dédicacer ses deux derniers livres que j’avais apportés (nous n’étions pas dans le grand barnum du Salon parisien). Elle s’est levée, m’a attrapée par les épaules pour m’embrasser et m’a dit avec un grand sourire : » Mais vous existez ! FaceBook s’incarne, prend chair ! »  Car elle est la seule auteure que je suive sur FB (en communiquant, pas en « likant » seulement), toujours élégante, discrète. Son mur est à l’image de ses livres, tout en nuances et respect des autres. Inutile de vous dire que l’émotion fut intense, je sais je sais, je suis peut-être une petite chose sensible mais ce moment a cristallisé tout ce que je ressentais à la fois pour la femme et pour la romancière.IMG_2225

Par ailleurs, avant la remise du Prix, elle a pu (un peu) parler de son  dernier livre, L’ombre de nos nuits (que j’avais lu en janvier), et j’ai été ravie de constater que mes post-it (assez voyants en jaune et orange) disaient la même chose qu’elle…avec d’autres mots bien entendu ! Mais je vous en reparle dans la chronique pour éviter les redites… IMG_2226

Alors tout d’abord, les bémols que j’ai ressentis en début de lecture du livre. Il n’est pas mon préféré (je les ai tous lus) car j’ai eu du mal à y entrer, déstabilisée par les trois voix qui s’y côtoient. Nous différencions très bien la voix de la jeune femme contemporaine qui raconte son histoire d’amour à la première personne de celle du peintre Georges de La Tour mais quand on ne peut pas le lire d’une traite (comme je le faisais avant, il n’y a pas si longtemps), et qu’on le reprend parfois le lendemain seulement, on peut confondre la voix de l’apprenti avec celle du Maître de La Tour. C’est mon seul bémol et il n’a pas duré longtemps, puisque j’ai profité d’une nuit blanche pour engloutir la deuxième partie d’une traite et les choses se sont éclaircies, illuminées même… Ci-dessous, le tableau « en entier ».

a Gaëlle Josse tableau entier

Saint Sébastien soigné par Irène de Georges de La Tour (dit « à la lanterne »).

C’est à la fois l’histoire d’un amour malheureux ,  une jeune femme s’adresse depuis Rouen en 2014 à celui qui l’a tant fait souffrir quinze ou vingt ans plus tôt, et celle du tableau de de La Tour (en 1639), de sa conception à son succès  intitulé Saint-Sébastien soigné par Irène. Image « extrait » du tableau reprise pour la couverture et qui nous éclaire tout au long de ce livre où les ombres sont omniprésentes dans les deux histoires. IMG_2227

Gaëlle Josse avait été touchée par ce tableau lors d’une visite imprévue dans un musée, un jour de pluie, et avait fait un rapprochement avec une histoire d’amour qui lui est personnelle, suffisamment pour que le livre naisse de son imaginaire fertile. En effet, on sait bien qu’enlever un couteau d’une plaie, ici une flèche, risque de tuer plus sûrement le blessé que de le sauver… Mais dans le cas présent, c’est surtout le non-désir de l’homme aimé à sortir de son chaos intérieur qui est en cause : « Trop tard. Je me suis perdue dans ta souffrance, jusqu’à ce moment où j’ai pris conscience de la mienne ; j’ai voulu te guérir et je n’y suis pas parvenue. La flèche était enfoncée trop profondément, et j’ai compris, trop tard aussi que tu ne désirais pas vraiment t’en débarrasser, plus effrayé encore par le vide qui allait prendre sa place que par la douleur qu’elle te causait ». (page 35).

En alternance, nous suivons la vie familiale du peintre La Tour qui n’est pas encore connu et n’a pas de particule, à Lunéville dans sa Lorraine natale, alors ensanglantée par la guerre de Trente ans,  ravagée par la famine et les épidémies.  Dans une maison bien tenue par Diane, son épouse, entouré de quelques domestiques, de ses enfants et des apprentis. Nous apprenons  comment il choisissait celle ou celui qui allait incarner le personnage de son prochain tableau. il s’agissait souvent d’une de ses filles ou de son épouse. Là, nous suivons donc l’histoire d’un jeune apprenti, Laurent, doué, qui est le souffre-douleur d’Etienne, le fils de La Tour, un odieux gamin nul en peinture au grand désespoir de son père (qui ne l’admet pas évidemment) … Cette guerre larvée entre les deux jeunes hommes et malgré l’amour que porte Laurent  à Claude, la fille du peintre et modèle pour la Irène du tableau, va le décider à partir, il sait qu’il doit trouver sa voie, seul malgré l’affection du Maître,  pourtant bourru, taiseux, obsédé par son art et perdu en lui : « Je peins le ravissement, l’oubli du monde, dans un bras tendu, une main posée. Je peins l’être qui se laisse atteindre dans des régions de lui-même ignorées. Sa meilleure part ».(p.143).  Je me suis amusée à remplacer, dans cette citation le verbe « peindre » par « aimer », et cela collait bien avec les sensations de la jeune femme contemporaine… On recoupe peu à peu ces trois voix, le tableau, personnage central s’il en est, pour suivre le cheminement de chacun vers une forme de délivrance au parfum de liberté. Même si son pendant est souvent l’amertume.

Et nous avons hâte de tourner les pages pour savoir ce qu’il adviendra de la jeune amoureuse, aveuglée par l’amour mais dont les yeux se déssillent douloureusement. Il est difficile d’admettre que l’on n’est pas aimé à la même hauteur que l’on aime, il est difficile de croire que les choses ne s’arrangeront pas. A fortiori quand on revit l’histoire à rebours, comme ici, avec le recul nécessaire laissé par le temps qui a passé et que l’on ose enfin poser des mots sur ce que l’Amour nous faisait perdre en lucidité. « Les arcanes et les figures du désir, un dédale que nous parcourions éblouis, avec ardeur, emportement, et jusqu’à la douleur. A chaque fois que tu t’abimais en moi, cette illusion de croire que nous avancions, allons, j’ose le dire, vers un destin partagé. » (p. 65 et 66).

Un roman qui mérite d’être qualifié de clair-obscur avec la plume toujours aussi sensible de Gaëlle Josse, douloureuse parfois car on perçoit comme il a dû être cruel pour elle de se battre pour sauver cet amour. Elle a dit, au cours de la rencontre que c’était son livre le plus abouti, qu’elle y avait mis énormément d’elle (comme dans tous ses livres mais là, davantage) et qu’elle se sentait mieux d’avoir dit à « cet homme » ce qu’elle ne lui avait jamais dit. Elle s’est tout de suite reprise (au sujet de « l’aboutissement ») de ce livre, en disant que c’était un sentiment personnel… De toute évidence, elle ressort grandie, plus forte après l’avoir écrit. Alors, je l’ai trouvé effectivement plus long que les autres (196 p.contre une centaine d’habitude et je m’en plains pas), plus développé aussi avec cette sincérité qui la caractérise, l’émotion toujours à fleur de mots, un subtil mélange de pudeur et de lyrisme qui en fait un très beau livre que je vous recommande.

L’ombre de nos nuits, Gaëlle Josse ©Les Éditions Noir sur Blanc (Notabilia), 2016. 196 pages.

Merci Martine de me l’avoir offert dès sa sortie, c’est un très beau cadeau…à double valeur puisqu’il est à présent dédicacé.

Allons voir ce que Mindounet en a pensé, il a été plus enthousiaste que moi mais a bénéficié de conditions de lectures plus favorables ! 😉

Extrait du LIVRE DES NUITS de Sylvie Germain (2 & fin) – et blabla…

Sylvie Germain vers 1985 ?

Sylvie Germain vers 1985 ?

Toujours avec Val, qui avait décidé de deux extraits de ce livre magnifique, je vous propose un autre extrait du Livre des nuits mais je reste sur ma faim,  aussi j’ai décidé de vous en toucher trois mots prochainement, pas comme pour un billet « classique », vu que je l’ai lu il y a 3 ans mais avec la formule « Ce qu’il m’en reste« , j’en ferais peut-être une rubrique vu le nombre de livres non chroniqués dont j’aurais tant aimé vous parler… Celui-ci en premier.

Aujourd’hui j’ai choisi  un passage du « cinquième livre« , intitulé « Nuit des cendres« , chapitre  7 : Si vous voyez des (…), c’est que je saute un passage peut-être clé, du moins avec des révélations sur les personnages et le but n’est pas de déflorer ce livre, juste vous donner envie de le lire ! Une dernière chose : je trouve (c’est complètement personnel et subjectif) que Sylvie Germain, comme beaucoup de grands écrivains avait déjà dans ce premier livre, des « tics » de langage ou d’écriture, notamment les  tirets après une virgule, ce qui était à la mode aussi à l’époque… Je me suis permise dans le dernier paragraphe, que je trouve superbe, d’en enlever les trois-quarts sans que cela ne nuise à la lecture, bien au contraire, les mots semblent libérés de cette posture-prison de ponctuation. Les puristes me pardonneront (en même temps si je ne l’avais pas dit…hormis l’auteure elle-même, qui aurait remarqué ?^^)….

a livre des nuits grand format Gallimard Blanche

 » (…)  Plus de monde pour lui (…)  Ce n’était même plus la nuit et le silence mais les ténèbres et le mutisme. Sachsenhausen. Ce mot lui martelait l’esprit sans répit, nuit et jour, à l’exclusion de tout autre mot. Nulle pensée, nulle image ne parvenaient à se former en lui, ni surtout à se poser. Sachsenhausen. Cela battait comme le bruit opaque de son propre coeur, – un même rythme aveugle. Les semaines, les mois passèrent, et rien n’y fit, le bruit s’obstinait à battre sa sourde cadence, tellement monotone. Sachsenhausen. Sachsenhausen.a germain Sachsenhausen

(…) Sa tête était si lourde, si lourde de vide, et avec ce sempiternel martèlement intérieur, elle ne savait même plus rester droite (…) Il ne connaissait plus la faim, ni le sommeil, ni la soif. Il ne souffrait même pas. Il était comme en-deçà ou au-delà de la souffrance. Il avait basculé dans une zone néante. Il subissait le terrible écoulement du temps, heure par heure, seconde après seconde. Un temps déjeté hors du temps, évidé de durée, – nul. Sachsenhausen. (…)temps et homme qui marche

(…) Sachsenhausen. Sachsenhausen. Il subissait l’épreuve de la nuit absolue, – la Nuit  où tout a disparu. La Nuit de l’aboli et il était assigné à une pure insomnie, à une présence folle saturée d’absence. Il ne pouvait pas ne pas être là – nulle part à veiller heure par heure – dans le jamais, l’impossible. Il ne pouvait pas ne pas voir, voir cela même qui ne se laisse pas voir,  voir le néant même de tout voir. Il voyait la Nuit, encre tout à la fois opaque et translucide, encre d’avant toute écriture, ou bien d’après. Nuit-d’encre noire où plus rien ne s’écrit, ne se dit, ne se lit. Nuit-d’encre illettrée où plus rien ne se passe. »

crédit photo : Aurélia Frey - Variations.

crédit photo : Aurélia Frey – Variations.

©Le Livre des Nuits de Sylvie Germain – Editions Gallimard, 1985. Extraits des pages 322, 323, 324.

Allons voir chez Valentyne, l’extrait qu’elle a choisi aujourd’hui !

 

PIRATEE ! AVIS ! Ne répondez pas à mes mails « bizarres » !

a piratageMa boîte mail Yahoo a été piratée ce matin alors que j’avais changé (à leur demande) mon mot de passe hier… Qui est le vrai Yahoo dans cette histoire ? Toujours est-il que  devant l’avalanche de courriels, de sms et je vois les comms qui commencent à arriver, alors je me décide à faire ce billet pour que, ceux qui ne me connaissent pas beaucoup ne répondent SURTOUT pas à ces mails, ce n’est pas moi qui les ait écrits mais tout mon carnet d’adresses les a reçus. Si vous recevez aussi des « liens Orange » suspects, ne les ouvrez pas ! Je vais contacter un organisme pour le signaler mais en attendant, je balise tout ! Je ne sais pas encore si je vais conserver cette boîte mail qui a toujours été source de soucis techniques, l’arrêter est compliqué car j’y reçois toutes les  Newsletters de mes amis Canalblog et Blogspot , ainsi que la plupart de mes mails persos… Et comme, récemment pour plus de facilité sur le smartphone, j’ai couplé mes trois boîtes mail, je suis un peu dans la panade ! Surtout ne répondez pas à ce genre de mail  ! Je suis désolée pour le dérangement ! 😦

CRUMBCAKE AUX MYRTILLES

logo syl gourmandises 2016Alors je vais vous faire une confidence, j’ai un ami blogueur qui adooore les myrtilles et les cakes en général ! Certaines d’entre vous l’ont déjà reconnu ! Comme il est passé un week-end au début de ce mois (pour une autre surprise dont je vous reparlerai le 24) (ha ha ça c’est du teasing ou je m’y connais pas !), donc je voulais sortir un peu du cake et du crumble (déjà faits) aussi ai-je tenté le « crumbcake » dont je vois des recettes fleurir un peu partout. Mais en gardant la forme du cake parce que…cake pour Mind of courseEt comme j’aime les valeurs sûres, j’ai repris la recette du cake « ultime » au citron de Bernard, ma recette de crumble, j’ai touillé et ça a donné quelque chose de pas mal du tout !IMG_4096Pour le CRUMBLE :

100g de poudre d’amandes, 100g de farine, 80g de beurre mou, 1 c à c. de cannelle : pétrissez le tout du bout des doigts, formez une boule, filmez-la dans du papier alimentaire et oubliez-la au frigo une heure minimum, la veille si vous le pouvez. La ressortir quand vous commencez à préparer le gâteau, une petite demi-heure avant.

Le CAKE (un peu revisité)

  • 200g de myrtilles (ici, surgelées) (à dégeler la veille dans une passoire avec  un peu de sucre pour qu’elles rendent un maximum de jus et d’eau)
  • 200 g de sucre
  • 170 g de beurre fondu
  • 3 oeufs gros (j’ai utilisé 2 oeufs de cane tout frais pondus, 2 car ils sont plus gros)
  • 150g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 c à c. de jus de citron pressé.

PRÉPARATION  :

Dans une jatte, mélanger le sucre et le beurre, sans trop blanchir, y ajouter les oeufs un à un puis la farine en pluie additionnée de levure, le jus de citron (au goût). Remplir le moule à cake avec la moitié de cette préparation, j’ai pris un moule à cake large en pyrex, parsemer de myrtilles et émiettez du crumble. Rajouter l’autre moitié de la préparation, remettre de la pâte à crumble et le reste des myrtilles. Enfourner à 180° pour environ 3/4 d’heures. C’est cuit quand vous enfoncez la lame d’un couteau et qu’elle ressort sèche.

à la sortie du four...

à la sortie du four…

et...dans l'assiette !

et…dans l’assiette !

Alors oui, il était bon, les oeufs de cane donnent un moelleux incroyable, la texture croquante-fondante est très bien mais personnellement j’aime quand les myrtilles sont mélangées avec des framboises, je trouve ça plus goûtu ! Mon invité a eu l’air d’apprécier, (pas que lui d’ailleurs) mais je pense qu’il aurait aimé une petite chantilly avec, c’est un vrai gourmand !

Je vous souhaite un bon dimanche ! Allons voir chez Syl, ce qu’ont fait les autres marmitonnes :

Louise – Cookies abracarambar !
Sandrion –
Nahe – Cookies extra
Marion – Cookies salés : Olives Noires, Tomates Confites & Pignons de Pin
Estellecalim – Cookies aux cranberries

Le jeudi poésie avec Henry Bauchau.

a Printemps des Poètes 2016 18ème édition affiche le Grand XXèmeLe Printemps des poètes touche à sa fin (20 mars) . Cette dix-huitième édition célébrait les poètes du XXème siècle, car le vingtième siècle fut un grand cru en poésie. Or… j’ai découvert récemment la poésie d’Henry Bauchau, décédé en septembre 2012 à quatre mois de sa centième année (quand je vous dis que la poésie conserve). Il a donc traversé le XXème siècle (né en 1913) et une décade du XXIème. Il a écrit des  poèmes, romans, essais, nouvelles, pièces de théâtre tout en exerçant le métier de psychanalyste. Cet auteur belge qui vivait à Paris depuis 1975, a vraiment rayonné. Je vous propose « Mérence » un poème tiré du recueil « L’escalier bleu« , paru en 1966 aux Éditions Gallimard, également à la fête puisque le Printemps des Poètes saluait les cinquante ans de la collection Gallimard-Poésie. Dans « Mérence« , il y a les mots « mère » et « errance », j’y ai vu l’image d’une mère fantasmée ou réelle…Je ne sais pas… je vous laisse y mettre ce que vous y verrez…

Ont poétisé avec moi aujourd’hui :

1 – Monesille qui n’a jamais le coeur bien loin de la Botte (transalpine) nous offre « Ô nuits » d’Ungaretti.
2 – Valentyne  a « Le coeur au bond » de René-Guy Cadou.
3- Emilie, (toujours en pleine mutation) nous propose un poème sans titre ou tiré de « Métamorphoses » de Bernard Sellier.
4 – Marie, une des Sorcières-qui-lisent, a soif de « Renouveau » de Stéphane Mallarmé.
5 – Modrone-Eeguab nous présente notre poète national, centenaire et encore vert : Georges-Emmanuel Clancier avec une « Chanson de la rose des vents ».
6 – Martine nous envoie ses bons baisers du mont Olympe avec un bel Adonis traduit de l’arabe par Vénus Khoury-Ghata avec « Prends-moi, chaos, dans tes bras ».
7 – Marina Chili nous cueille une des « Fleurs du Mal » de Baudelaire avec « Élévation ».
8 – PatchCath a pris le TGV en compagnie de « La chenille et l’escargot » et ça va tellement vite qu’elle repassera pour nous dire qui en est l’auteur ? 😉
9 – Claudialucia qui prépare activement son voyage dans le grand Nord est en immersion depuis un mois et c’est sous « La neige tombe, ardente et vive » de Johan Welhaven qu’elle nous invite au voyage…
10 – Nunzi nous chante du Victor Hugo (aidée de Sharon) avec Dolorosae.
11 – Soène en retard mais elle les a « Bien placés, bien choisis » de Raymond Queneau

MÉRENCEa bauchau fenêtre de l'enfance

À la fenêtre mansardée
à la fenêtre de l’enfance
l’amour avait un arbre vert
le coeur avait son arbre rouge
et les pluies s’écoulaient sur les pentes d’ardoises.a bauchau John Singer Sargent Louise Lefevre 1882

Portée par les branches du ciel
ouverte par un chant d’oiseau
la fenêtre cachait ton image indulgente
Mérence
qui devient plus réelle à la tombée du jour.

Que je t’ai bien créée Mérence bien rêvée
dans la peur et l’amour et la frayeur d’amour
Quand tu venais le soir portant la bougie blanche
avec le chandelier du coeur.a bauchau femme à la chandelle Godfried Schalcken

Engourdi je voyais la reine des abeilles
sa beauté qui veillait
l’ombre et l’or apaisés sur son ventre précieux
et si tu te penchais sur mon corps endormi
en toi je m’éveillais blessé du dard très doux.a bauchau Sargent two girls

©Henry Bauchau, L’escalier bleu, Gallimard, 1966 – 79 p.

Logo du jeudi poésie pour présentation d'un poète.

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Extrait du Livre des Nuits de Sylvie Germain.

livre des nuits de s germainIl ne vous aura pas échappé que je n’ai jamais chroniqué ce livre, lu fin 2013. Non pas par désir de ne pas partager cette lecture éblouissante mais plutôt par crainte de ne pouvoir restituer cet éblouissement dans lequel il m’avait plongée… Alors quand j’ai vu que Valentyne allait consacrer deux dates (le 15 et le 23 mars) pour des citations de ce livre, je lui ai proposé de faire « citation commune » ! Vous trouverez ci-dessous non pas l’incipit, mais une bonne moitié du chapitre 1 (p15-16) de la première « Nuit » de cet ouvrage qui en contient six. En espérant vous donner envie de le continuer…

NUIT DE L’EAU

En ce temps-là les Péniel étaient encore gens de l’eau-douce. Ils vivaient au fil presque immobile des canaux, à l’horizontale d’un monde arasé par la griseur du ciel, – et recru de silence. Ils ne connaissaient de la terre que ces berges margées de chemins de halage, bordées d’aulnes, de saules, de bouleaux et de peupliers blancs. La terre, alentour d’eux, s’ouvrait comme une paume formidablement plate tendue contre le ciel dans un geste d’attente d’une infinie patience. Et de même étaient tendus leurs coeurs sombres et pleins d’endurance.
La terre leur était éternel horizon, pays toujours glissant au ras de leurs regards, toujours fuyant au ras du ciel, toujours frôlant leurs coeurs sans jamais s’en saisir. La terre était mouvance de champs ouverts à l’infini, de forêts, de marais et de plaines rouis dans les laitances des brumes et des pluies, paysage en dérive étrangement lointains et familiers où les rivières faufilaient leurs eaux lentes dans le tracé desquelles, plus lentement encore, s’écrivaient leurs destins.
Ils ne connaissaient des villes que leurs noms, leurs légendes, leurs marchés et leurs fêtes, racontés par l’écho qu’en donnaient ceux d’à-terre qu’ils croisaient aux escales.
Ils en connaissaient les silhouettes, gravures fantastiques esquissées sur fond de ciel et de lumière en perpétuelle métamorphose, rehaussées sur champs de lin, de blé, de jacinthes, de paille et de houblon. Villes minières, villes drapantes, villes artisanes et commerçantes, dressant à cru leurs tours et leurs beffrois dans le vent monté depuis la mer, là-bas, et s’attestant cités d’hommes graves et laborieux à la face de l’histoire -et de Dieu. Et de même étaient dressés leurs coeurs, à cru dans l’immensité du présent. (…)

©Sylvie Germain, Gallimard, 1985. 337 pages.

Allons voir chez notre Jument Verte, l’extrait qu’elle a choisi !

Les plumes 50 – Les textes pour la célébrité !

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsComme beaucoup le savent déjà, du moins ceux qui ont lu le règlement (petit toussotement), le thème du lundi ne sert qu’à récolter des mots et le texte que nous écrivons peut très bien s’émanciper du thème !

Les valeureux participants, au nombre de 25, (moi incluse) sont, par ordre d’arrivée des liens :

Thiébault de Saint Amand, Marina Chili, Martine l’Écriturbulente, Réjanie, Mind The Gap alias Mindounet,Marie-Jo64, Lydia, Valentyne, Domicano, Anne de Louvain-la-Neuve, Monesille, Cériat, Soène, Carnets paresseux alias le Dodo, La Licorne, Astrid, Claudialucia, EmilieBerd, Lilousoleil. Bizak, PatchCath. Jacou sur le fil ce matin ! Et Célestine qui ne m’a pas envoyé son lien, ni laissé en commentaires (tout fout le camp) ! Eva, également, qui ne l’a pas laissé en commentaires et que j’ajoute ce mardi 15 !

Les mots imposés étaient au nombre de 22, nous pouvions donc en laisser un de côté :

Vedette, fragiliser, fortune, film, projecteur, fumé, paparazzi, moi, fanfreluche, réputation, prétention, chanteur, oublier, local(e), gros, météorite, étoile, talent, chaleur, lumineux, diva, barricader.

Je n’ai pas pu placer chanteur.

Mon texte est une lettre à Rainer Maria Rilke, petit par la taille mais immense écrivain du début du siècle dernier et dont je viens de lire le sublime opuscule « Lettres à un jeune poète »…a RMR lettres à un jeune poète couv'Cher Monsieur Rilke,

a RMR manuscrit sceau en cire rouge

Depuis que j’ai lu vos « Lettres à un jeune poète » entre dimanche et hier soir, j’ai la sensation exaltante d’être entrée dans une autre dimension. Que j’eusse aimé les lire bien plus tôt, avant que je ne sois cette vieille dame fragilisée par les ans et qui ne restera qu’une « écrivante » sans devenir…

J’ai été soufflée par la modernité de votre coup de projecteur qui balaye la critique, toute la critique d’Art, sur ceux qui en font une pose, davantage qu’un sincère exercice ! Ces quelques pages sont à elles seules un film sensible en clair-obscur que n’aurait pas renié le grand Bergman.

Votre absence de fortune, votre mode de vie sans prétention était bien éloigné de celui des vedettes d’aujourd’hui. Pour la plupart, elles ne sont que météorites éphémères, se téléscopant dans les ciels surchargés des rentrées littéraires de notre siècle, plus préoccupées de leur réputation dans les salons à la mode que de la qualité et du bien-fondé de leurs écrits. Barricadées et bâillonnées qu’elles sont dans leurs fanfreluches sociales, locales, assujetties à la norme, à l’image, à l’argent et à la bien-pensance qui font rage aujourd’hui. L’idéologie a supplanté la créativité pour nombre d’entre eux. Quand je pense que vous ne pouviez même pas acheter vos livres pour les offrir…

Monsieur Rilke, votre talent épistolaire est aussi lumineux que la plus belle des étoiles au firmament d’un ciel d’été. J’avais l’impression, en buvant vos mots de danser sous la voûte céleste, ivre de reconnaissance , éblouie par la justesse et la sincérité de votre réflexion sur le monde. Je pensais aussi à votre générosité, votre capacité  à donner autant, gracieusement, malgré les ombres fumées de votre existence modeste et les gros soucis de santé qui ont ralenti l’élaboration de votre oeuvre. En fait j’ai eu l’impression que c’était à moi que vous vous adressiez !a rêves femme by Francesca Woodman Polkadots 1975-1978Vous avez fréquenté les grands artistes de votre époque (Lou Andréa-Salomé, Rodin, Camille Claudel,etc) avec l’humilité qui était vôtre, sans besoin excessif d’immortaliser ces moments rares à la face du monde comme le font nos artistes contemporains (escortés de paparazzi) qui se prennent (souvent) pour des divas. Très peu de clichés de vous avec ces monuments de l’art,  les photos aussi devaient être chères si elle ne vous étaient pas offertes.

...avec Lou Andréa-Salomé et d'autres...moins connus en 1909.

…avec Lou Andréa-Salomé et d’autres…moins connus en 1909.

Comme tous les poètes dignes de ce nom, ceux qui ne transigent pas avec leurs idéaux, qui ne trichent pas avec leur conscience, vous avez écrit comme vous avez vécu. Entre vos ombres dévorantes dans la solitude que vous chérissiez plus que tout et dans la lumière des amours que vous portiez très haut. Elles  auréolaient vos vers d’une pureté cristalline, telle votre âme aussi claire qu’une source vive née d’un torrent de montagne, semblable au  battement d’ailes d’un oiseau émerveillé qui prend son envol vers le soleil.a RMR oiseau en volPour conclure et bien que j’aie encore une infinitude de choses à dire de vous, sur vous, sur cette correspondance,  il me faut vous parler des bienfaits qu’elle m’a procurée. Votre langage épuré reste universel malgré l’intime chaleur créée par l’échange avec ce jeune poète que vous conseillez sans vouloir lui donner de leçons. C’est là que réside la force de ces lettres. Dans les silences des mots que vous ne dites pas. Merci Monsieur Rilke d’éclairer encore le monde des Lettres à travers les siècles. Je sais maintenant pourquoi je ne vous oublierai pas…

Asphodèle – le 10 mars 2016

731 mots pour TOUT le billet, (bla-bla avant texte, liste des mots et liens compris).

LES PLUMES 50 – Résultats de la collecte pour « célébrité » – mars 2016

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsHo ho  ! Voilà un thème qui (en majorité) ne vous a pas inspiré que de la sympathie ! Et pour cause… Mais c’est aussi cela l’intérêt : « dégager » des mots qui sortent un peu de notre « zone de confort » habituelle ! J’espère que malgré mes yeux à demi fermés je n’en ai loupé aucun mais je sais que vous saurez me le rappeler si tel était le cas ! Voici les 22 mots (le dernier étant le mien) recueillis *:

Vedette, fragiliser, fortune, film, projecteur, fumé, paparazzi, fanfreluche, réputation, prétention, chanteur, oublier, local, gros, météorite, étoile, talent, chaleur, lumineux, diva,  barricader. EDIT DE 21h00 : j’ai oublié le « moi » de Mindounet ! C’est de sa faute, j’attendais qu’il me précise si c’était « moi », pronom personnel ou le nom commun ! Vous l’emploierez donc comme bon vous semble ! 😀 Et Merci Bizak d’avoir recompté … Allez, bonne nuit à tous, je crois qu’il est temps en ce qui me concerne ! 😥

  • *22 mots : vous pouvez donc en laisser un de côté (petits veinards !)

J’avais dit (mais c’était il y a un certain nombre d’heures) que je ne ferai pas de 20 heures vu mon état apocalyptique et puis, devant l’insistance de certaines (qui m’ont même envoyé des GIF par mail pour me soutenir), je ne pouvais pas me défiler. Alors cela risque d’être à l’image de ma « mollitude » du jour . Ce matin, pour…Plumes quand j'essaie de suivre un lundi matin avec la tête dans le gaz !…arriver jusqu’au blog, ce fut terrible ! J’ai même dû…plumes quand je me suis levée ce matin après deux jours échevelés !…éviter les miroirs… ! Heureusement…plumes quand Monesille ne peut pas s'empêcher de laisser un mot bien que débordée !la belle et fraîche Monesille, débordée au travail… m’a envoyé deux mails pleins de bisous ! Faut pas croire…elle…
..plumes quand monesille qui n'a pas le temps essaie de cliquer sur mon blog pour me laisser un comm sans être vue de son patron !

 

 

 

 

 

…SE BAT pour taper un mot en faisant peur à son patron, elle doit être DRH pour avoir autant de ressources en elle ! Et puis, sur ce, telle une star overlookée est arrivée…plumes quand émilie malgré ses lunettes ne peut pas prendre son bain de soleil !     Emilie ! Haaa Emilie !…. Que serions-nous sans ses états d’âme ! Elle avait mis ses lunettes pour son fameux bain de soleil (CLIC pour lire) mais cherchait encore ses enfants…qui…

…en faitplumes émilie quand ses enfants vont se cacher loin d'elle !…en fait (bis) ont eu la trouille et sont partis se cacher loin d’elle ! Du coup, l’oeil cerné, le mascara coulant comme du camembert, ravagée de chagrin…a émilie qui cherche l'inspiration !…elle a fini son poème pour le 31 mars et commencé son texte pour samedi ! Alleluia ! Et puis, en passant…qui vois-je ? Une revenante !gif betty boop quand lylou me fait la danse du ventreLilouSoleil, de retour du Maroc qui (croyais-je) faisait une danse du ventre ! Comme là-bas dis ! Que nenni…puisqu’elle…plumes quand Lilousoleil en forme me dit qu'elle est au régime j'ai peur !m’a dit être au régime, quelle tristesse ! C’était bien la peine de faire des réserves ! Là encore,surprise, autre revenante, DimDamDom, vous vous rappelez ? Quand…domi figée face à l'écran…elle a fait son burn-out « internet », elle ne pouvait plus voir un écran ! Ça c’était avant, là, elle remonte la pente…et…domi s'est mise au sport !…s’est mise au sport, ça va mieux ! Mais n’oublions pas Soène qui…bien que très peu présente…Plumes quand Mindounet rentre chez lui après un week-end avec une fille complètement naze !Vous pensiez qu’elle s’était mise au yoga ? Tsss, elle a …plumes quand Soène remet JP du Var en place !…encore maltraité ce pauvre JP du Var qui avait laissé sont mot en minuscules et n’a pas fait de texte samedi alors qu’il est nouveau…plumes quand Soène se demande comment elle va punir jean pierre du var !Elle a même tenté la torture chinoise ! Mais j’ai mis le holà… et en sortant (pour ma pause déjeuner) qui je croise ?plumes quand Val se fait un film vacances anticipées !Val, notre Jument Verte, tellement verte cette année que son patron l’a mise en vacances anticipées (matos inside)… et juste derrière elle… a Soène qui punit les mauvais élèves !…encore Soène qui jouait à un jeu bizarre avec ce pauvre Jean-Pierre… Va-t-on le revoir ? Sinon, Célestine… célestine en Picardie pour un duo avec edualc !…de retour de son atelier-guitare avec Edualc….a Célestine qui explique son mot !… l’oeil plus bleu-perçant que jamais après son séjour vivifiant dans les roseraies de Picardie a retrouvé sa pédagogie d’instit’ (inst’ un jour instit’ toujours) pour m’expliquer son choix de mot, en long, en large, en biais, en diagonale (j’arrête là, ce serait indécent)…Mais, attendez,  vous n’aviez quand même pas pas oublié cette pauvre Monesille, ma Dame Camomille… plumes quand Monesille est interdite de blogging par son patron !…séquestrée depuis ce matin par son patron (il a l’air gentil comme ça, c’est faux !)…du coup…plumes quand Soène me dit qu'elle ne va pas y arriver aujourd'hui !…elle a pété un câble et essaie de nous rejoindre ici, on t’a vue Monesille, j’envoie les secours (les pompiers de Paris et les Marins-Pompiers de Marseille ça ira ?) ! …Mais, Carnets Paresseux dit Le Dodo, alors là c’est grave !…a carnets quand il cherche à faire sortir son renard de l'assiette !Il erre sur une plage bahaméenne et réfléchit à la façon de faire sortir son renard de l’assiette (ICI, c’est trop bien !) !!! Voui… Avec ce qu’il a dans les mains, je crains la chute…de l’histoire… Et puis, soudainement (comme dans un rêve) j’ai vu (ou ai-je cauchemardé ?), méconnaissable en brune…a Emilie quand elle plonge direct dans l'anti cernes ! Emilie qui avait plongé sa tête directement dans l’anti-cernes ! Mais pire… non contente d’être brune…(donc choc potentiellement dangereux pour ses enfants)…plumes quand Emilie s'apprête à prendre un bain de soleil dès le lever alors qu'il neige encore !…regardez ce qu’elle amène quand ses enfants reviennent  ! et la trouvent dans cet état… Après un bain de soleil dans la neige ! Misère…Heureusement que a Mind le poussin de printemps est arrivé !…Mindounet alias Le Poussin, de retour de villégiature chez toi, chez moi, chez lui (je ne sais plus) avait mis le son en veilleuse (et sa tenue pascale) (jamais en retard l’animal) ! Parce que Syl...(depuis qu’elle regarde X-Files et me pond des billets en mars datés de février)…Plumes quand on attend le 20 h !…est partie chercher des copines (bizarres) pour le 20 h !!! Et elle attend…sagement…amoureusement lovée…a Syl et Mister B attendent le 20 heures !entre les papattes de son Mister B ! D’ailleurs j’ai aussi un Mister D. avec Martine, mon écriturbulente, qui attendent dans les froidures du Dauphiné…plumes quand syl et mister B attendent le 20 h depuis trop longtemps…ils vont pouvoir se mettre au chaud (même s’ils étaient bien couverts) ! D’ailleurs à propos de chaleur …chez Sharon et Nunzi, je sais pas comment vous le dire mais…ça continue…les malades ? Oui …mais, pas que…plumes quand Nunzi cherche Vitamine encore en train de batifoler ou chablis ! …Voici Vitamine surnommée « Chôchôde » en quête d’un mâle disponible… vu que…plumesPaprika, l’étalon de la Félinerie Normande est en catalepsie ! Mais bon, je ne vais pas tout vous dire…l’heure tourne et là c’est moi qui commence à…plumes moi ce soir après 96 heures de nuits courtes et une collecte !…fumer de partout, mes neurones se révoltent, alors c’est finiiii pour ce soir !plumes c'est fini je vous embrasseet comme tous les lundis soirs, je vous remercie, je vous embrasse et vous dis à samedi pour la lecture ! N’oubliez pas de m’envoyer votre LIEN vendredi soir, idéalement avant 18h ! Bonne semaine à tous !

 

LES PLUMES 50 – Collecte de Mars , eh oui…

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsBon, le calendrier ne tombe parfois pas au meilleur moment quand il faut intercaler Plumes et Poésie… Mais en plus, quand vous avez des amis qui viennent passer le week-end, qu’il est dimanche soir à table et que vous dites « mais au fait demain y’a Plumes » …!!! Je suis très fatiguée malgré l’excellent week-end que je viens de passer alors je vous demanderais d’être sage et ce  que vous inspire (ou pas) la

CÉLÉBRITÉ !

N’oubliez pas de laisser votre mot en MAJUSCULES et vous êtes priés d’aller lire le règlement, ICI,  si vous êtes nouveau ou si vous vous posez des questions ! 😀

Je vous souhaite un bon lundi !

La Faute-sur-Mer hier... Que la mer est loin quand un vent glacé de face vous coupe le souffle mais qu'est-ce que c'est bon !

La Faute-sur-Mer hier… Que la mer est loin quand un vent glacé de face vous coupe le souffle mais qu’est-ce que c’est bon !

La poésie du jeudi avec Jean Joubert.

Logo du jeudi poésie pour présentation d'un poète.

Logo du jeudi poésie pour présentation d’un poète.

Hum… oui, je sais qu’il eût été mieux d’écrire un poème, c’était un jeudi « vert » mais le temps m’a pris de court et  je n’ai (vraiment) pas pu en écrire un ! J’ai donc choisi Jean Joubert dont j’ai déjà parlé et qui nous a quitté en novembre dernier à 87 ans ans. Son dernier recueil, « L’alphabet des ombres » est une petite merveille ! Et c’est qui qui… ? Martine qui me l’a offert. Elle avait d’ailleurs rendu hommage à Jean Joubert sur son blog et m’avait fait aimer cet « Alphabet des ombres », dans lequel on sent le poids des ans peser sur les épaules du poète, et des ombres, une ombre qui chaque jour dans la clarté de l’aube se précise…

Ont poétisé avec moi aujourd’hui beaucoup de « rimailleurs » et… les autres ! 😉

CEUX QUI ONT ÉCRIT UN POÈME :

1 – Valentyne nous joue une « Symphonie en vers« …
2 – On n’arrête plus Soène qui nous invite à respirer son « Eau de rose »
3 – Monesille cultive son jardin avec « Le bonsaî »
4 – Jacou qui accompagne Val notre Jument Verte dans son verdoiement annuel nous flashe avec « Le rayon vert »
5 – EmilieBerd n’est pas en retard pour prendre un « Bain de soleil » !
6 – Claudialucia rend hommage à un peintre norvégien, Harlad Sohlberg avec « Nuit d’hiver ».

7 – Gwenaëlle nous fait tourner la tête avec « Circumambulation »
8 – Violette Dame Mauve nous fait partager son « Angoisse ».
9 – DimDamDom59 (très en retard) nous propose « Rendez-vous avec vous ».

CEUX QUI PRÉSENTENT UN POÈTE :

1 – Martine nous fait découvrir Richard Rognet avec un extrait de « Élégies pour le temps de vivre ».
2 – Les Sorcières ont répondu au « Premier sourire du printemps » de Téophile Gautier.
3 – Modrone-Eeguab aussi inspiré que moi nous envole en compagnie de « Les colombes » de Théophile Gautier.
4 –  PatchCath est passée par la Chambre des Métiers et nous amène « Le peintre et le cuisinier »….de ?
5 -Asphodèle : La signature de l’orage de Jean Joubert, inspiré par le tableau « La mémoire » de Magritte.

LA SIGNATURE DE L’ORAGEa joubert ossuaire Douaumont2Tard est venu le temps de la mémoire
sur ce pays de brume
qu’un brusque éclair ravive.
Le rideau est levé, le théâtre s’étire.
Ah ! Vois ce ciel peuplé de songes

et ce rivage où l’amoureusea joubert femme sable plagejadis entre ses doigts tissait le sable.
Vois ce visage qui livrait
message bleu et tendre image
de jour et de nuits mêlés
dans la houle des corps.a Joubert amoureux du quai du louvre franck Horbat 1955 ParisAlors dans son regard volait le feu.

Voici, les yeux fermés, la jeune morte,
désormais buste de pierre
avec au front l’éclat de sang :
la signature de l’orage.a Joubert Magritte La mémoire 1948, tableau de l'état belge

D’après Magritte, « La mémoire ».

©Jean Joubert, 1928-2015, extrait de L’alphabet des Ombres, Éditions Bruno Doucey, 2014.