Le jeudi poésie avec Tristan Cabral (et mes poétiseurs !) pour « Dans la nuit survivante ».


chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Heureusement que la poésie adoucit les aspérités des jours et nous réconforte de nos maux. Bien que mon choix d’aujourd’hui…je ne sais pas si ce sera un réconfort mais après tout chacun voit ce qu’il veut dans un poème… Je vous parle longuement de l’auteur (enfin plus que d’habitude), vous n’êtes pas obligés de le lire…

Mes amis de la poésie aujourd’hui sont :

Soène qui n’en a plus nous présente « Tant de temps » de Philippe Soupault !
Monesille pacifise avec Martin Luther King,
Valentyne rêve avec  Idéal d’Albert Samain.
Carnets paresseux qui a pris goût à écrire un poème (du dimanche dit-il) nous propose « Les bouchées doubles » par lui-même ! Pour un Paresseux, un titre pareil… Et un autre : « Vétille et rêve de brindille ».
Modrone-Eeguab s’attendrit « Sur la mort d’une rose » de l’éternellement jeune Raymond Radiguet… (1903-1923)…
Sandrion est nostalgique de « Ma France » telle que la chantait Jean Ferrat.
PatchCath est très légère et très actuelle avec « Un regard vers toi » de R Charles.
EmilieBerd s’envole avec Joachim du Bellay vers l’Italie (mais pas que  😆 ) avec « Vers toi qui de Rome contemples ».
Même les sorcières lisent  (en retard hou hou^^) ont choisi le grand Albert Camus avec Neige sur Amsterdam.
Claudialucia,(trèès en retard) nous propose une « Vieille chanson du jeune temps » de Victor Hugo.

 DANS LA NUIT SURVIVANTEnuages peinturej’apprends très lentement à vivre à ciel ouvert

j’enterre la face humaine sous des gangrènes d’or
et j’ai abandonné des tessons de soleil
dans la chair oubliée des hommes inutiles

dans la nuit survivante les hommes sont contagieux
il y a des fusils plus lourds que les épaules
j’ai vu tomber la neige grise des phalènes
et le corps maternel excisé sous les arbresa cabral écorcemais quand l’écorce enfin aura pitié de l’arbre
quand les oiseaux aveugles chanteront malgré tout
les vagues arriveront jusqu’aux maisons ardentesa cabral oiseaua cabral statue pleurantealors nous irons seuls dans nos vêtements de pierre
nues sous leur peau les femmes allumeront l’aurore
et j’irai parmi vous comme un  crime qui revienta cabral Le grand Van Gogh by Catalano Marseille 2013

© Tristan Cabral, extrait du recueil Le passeur de silence – 1986

T. Cabral à la fin des années 1970.

T. Cabral à la fin des années 1970.

SUR L’AUTEUR :

Tristan Cabral, de son vrai nom Yann Houssine est né à Arcachon le 29 février 1944 (punaise une année bi-sextile en plus). Il vit à Nîmes où il a exercé le métier de professeur de philosophie pendant plus de trente ans ; après un « début d’études » pour être pasteur, il a bifurqué vers la philosophie. Que dire de cet homme au parcours atypique, aux blessures nombreuses ? Blessure originelle de sa naissance : enfant de la guerre (dans tous les sens du terme) et de l’amour interdit, il était dans les bras de sa mère lorsqu’elle fut tondue à la Libération pour avoir aimé au grand jour un médecin allemand (et non « s’être allongée pour collaborer« , nuance que ne feront pas les « tondeurs »). Parce que l’amour avait gommé le reste. Quand son beau-père est revenu d’un camp de travail et son géniteur retourné à jamais en Allemagne, il a vécu dans les silences et questionne :  » Sommes-nous le résultat de ce qui n’a pas été dit, pas été fait  » ? Par bonheur, à 7 ans, il découvre « Les effarés » de Rimbaud avec son instituteur et va être ébloui par le pouvoir des mots. Pour la petite histoire (qui rejoint sûrement la grande), son chemin de poète s’ouvre sur un coup de théâtre : quand il sort son premier recueil « Ouvrez le feu » en 1974 préfacé par un certain Yann Houssine, il est « suicidé » depuis 1972. Il rencontre un succès immédiat (les poètes morts qui ont le bon goût en plus de mourir jeunes ont-ils plus de chance ?). Il va réapparaître en 1978 avec les poches pleines d’écrits et est connu pour ses engagements politiques, humanitaires à travers le monde pour défendre tous les opprimés. Il en est revenu, un peu las, désillusionné quand il arpente le monde d’aujourd’hui, en disant comme Rimbaud « le monde a sombré« . Les révolutions dont il avait rêvé n’ont pas eu lieu, les remises en question de celles qui ont échoué n’ont pas suivi. En 2004, il tente de se suicider mais en réchappe. Il sera interné en psychiatrie quelques temps puisqu’en 2006 il sort un livre sur les horreurs de ce milieu. Et il écrira enfin  l’histoire de sa mère dans « Juliette ou le sentier des immortelles« , en souvenir de ce qu’elle vécut et des longues balades qu’ils faisaient ensemble sur les plages du Débarquement, près des blockhaus. Elle confectionnait toujours un bouquet d’immortelles sur le chemin du retour… Le moins que l’on puisse dire, que l’on aime ou pas, est que cet homme n’est pas lisse, ni consensuel, Tristan Cabral est vrai avant tout. Dans ce qu’il est et dans ce qu’il écrit. En concordance, toujours même s’il avoue  « être en guerre avec le monde, avec lui-même ». Il cultive aussi ces silences, on ne le voit pas dans les médias, il est un peu plus présent sur le web, au hasard de quelques interviewes et autres articles dont je vous ai fait une rapide synthèse. Et comme toutes les synthèses, cela peut être réducteur, le meilleur moyen de connaître un auteur est encore de le lire… Ha ! j’oubliais de vous dire pourquoi Tristan Cabral quand on s’appelle Yann Houssine ? Parce qu’il n’aimait pas son nom, il ne se reconnaissait pas en lui, c’était celui de son beau-père que sa mère n’aimait pas (et lui non plus).  Quand, dès le berceau, on possède une identité aussi écartelée, on peut comprendre, alors ce sera Tristan pour « Tristan et Yseult » et Cabral pour les chèvres insaisissables qui sautillent de rocher en rocher sans se faire attraper avant qu’il n’apprenne plus tard que c’était aussi le nom d’un révolutionnaire angolais Amilcàr Cabral, assassiné en 1973. En retrouvant ce vieux recueil dans ma bibliothèque attestant que je l’ai lu en 1991, je ne savais pas que c’était un homme, une belle âme que je redécouvrais…et je ne vais pas m’arrêter là…a cabral le passeur de silence 2

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58 réflexions au sujet de « Le jeudi poésie avec Tristan Cabral (et mes poétiseurs !) pour « Dans la nuit survivante ». »

  1. … « Les hommes sont contagieux »… alors c’est tant mieux parce qu’il y aura encore du bon et de bien à venir …
    ça donne envie d’en lire plus, merci Aspho

  2. Ce texte est splendide… la langue est belle à couper le souffle ! Dis, je peux te redonner mon lien ? J’ai eu encore un pb avec la planification de l’article qui n’a pas marché ! On voyait l’article en cliquant sur ton lien mais il n’apparaissait pas sur mon blog lui-même ! Du coup j’ai fait un copié/collé pour le publier vraiment et voici le lien avec lequel il faut remplacer celui que je t’ai donné : https://dautresviesquelamienne.wordpress.com/2015/12/10/instant-poesie-18/ désolée pour le cafouillage !!

    • Oui Sandrion j’ai vu, mais tant qu’on voit la bannière, en cliquant dessus, on arrive au billet, peu de gens pensent à le faire, c’est mieux d’avoir le bon lien pour après mais en attendant, il y a aussi cette méthode ! En plus ce matin, l’ordi m’a fait des mises à jour pendant une heure, au démarrage, j’étais coincée ! il a trop chauffé hier soir !!! (et ce matin très tôt) ! 😉 Contente que tu aimes ce poète ! 😀

  3. « Je suis plein de nuits blanches ;
    Des rafales d’étoiles mortes
    M’ont couché sur le sable ;
    Des bêtes aux yeux d’amantes
    Roulent parmi les vagues ;
    C’est encore la guerre… »

    Je ne connaissais pas du tout ce poète, et j’ai trouvé ces vers sur le net ; ils me semblent dire merveilleusement bien l’histoire traumatique de cet homme qui écrit merveilleusement !
    Merci pour cette belle découverte, Lisa 😀 Bisous

    • Ma Tine, ha ben alors là je suis contente de te faire découvrir un poète ! Oui celui-ci n’est qu’un échantillon de sa belle plume ! 😉 La « guerre » et « la mer-mère » reviennent souvent … Bisouxxxx 😀

  4. Hello Miss Aspho
    Trop dur pour un matin, trop dur pour cette période d’avant Noël que l’on voudrait légère.
    Est-il plus facile d’écrire de beaux poèmes quand la vie fait mal ?
    Pas de bol, cet homme né en plus un 29 février 😆
    Il me fait penser à un comédien (je ne retrouve plus le nom…)
    Découvrir Rimbaud à 7 ans, ça doit marquer aussi 😉
    Je ne connaissais pas ce contemporain. Je lui souhaite de trouver la paix intérieure pour sa fin de vie 🙄
    Ma Cocotine, prends un peu de vitamine, je te trouve un peu tristounette…
    Grrros bisous et bonne fin de semaine
    Attention, collecte pour tes Plumes lundi 14 😉

    • Coucou Soène, alors je te rassure, je ne suis pas triste , pas triste dans le sens neurasthénique hein !!! 😆 Juste fatiguée par ce qui pèse sur mes épaules ! J’avais choisi ce poème il y a déjà longtemps et si je l’ai mis aujourd’hui c’est parce que j’avais le même qu’Edualc ! J’aurais pu laisser mais bon, tant qu’à faire… Je pense qu’il a trouvé une forme de paix mais je n’en suis pas certaine, cet homme sera un révolté jusqu’à la fin, ce n’est pas une posture comme chez beaucoup avant lui (et après) mais un réel état d’être…
      Je ne vais pas me reposer, j’ai ma cousine et son mari ce week-end ! Mais ça devrait être cool et agréable ! Bises ma So’N ! 🙂 . T’inquiète j’ai déjà tapé mon billet pour lundi, avec le thème ettouétou ! 😉

  5. Un texte très fort d’un auteur que je ne connaissais pas, qui semble un peu ni mort ni vivant, ailleurs. Très fort, encore une fois. Je lui trouve un air de Théophile Gautier, ou d »autres poètes du XIXéme. Et puis un souffle… Cabral c’est aussi le nom d’un des « inventeurs » du Brésil. Bises et merci pour ces beaux jeudis que l’on aime tant. A ttds.

    • Claude, c’est un auteur peu connu aujourd’hui et pas médiatisé du tout (comme beaucoup) mais qui a beaucoup de talent ! Il ne court pas après la notoriété non plus… Il a un style fin XIXème début XXème parfois mais c’est magnifique ! Bises et à ttds !

  6. Ah, très très belle découverte! J’adore ce rendez-vous, même si je ne suis pas très fidèle. Je vais essayer de me procurer un recueil de cet homme qui a l’air d’être tout à fait comme je les aime! 🙂

    • Je pense Gwen que c’est un auteur que tu vas aimer (aussi bien l’homme que sa plume) ! Il a écrit une douzaine d’ouvrages… tu devrais trouver ton bonheur en biblio ! 😉 Bises et ne t’inquiètes pas pour la « fidélité », je la place au-dessus des visites bloguesques, je sais que tu l’es d’une autre façon ! 😉

        • Rho zut alors ! Les biblios en général n’ont pas souvent un rayon poésie très musclé…surtout pour les poètes contemporains et pas médiatisés… Mais je t’assure, si tu as lu l’article de Ballast, et d’autres vers de lui sur la Toile, tirés d’autres recueils, tu vas avoir envie d’en lire plus ! Moi j’ai noté « Juliette ou le chemin des immortelles », sur sa mère (sa première blessure)… Bisous et on se tient au courant ! 😉

  7. Bravo pour tes illustrations, toujours recherchées, la dernière photo est surprenante et belle. je ne comprends pas le sens du texte mais c’est normal et peu importe ! Gros bisous, bonne fin de semaine !
    PS : moi ça m’aurait rendu malade d’avoir mon anniv un 29 février, tu te rends compte, des cadeaux seulement tous les 4 ans…la loose !

    • Mindounet c’est vrai que quand on en sait plus sur sa vie, sa naissance surtout, on comprend mieux certaines images mais tu peux aussi y mettre tes émotions à toi ! La dernière image est celle d’un sculpteur contemporain (j’ai noté mais je n’ai pas son nom sous les yeux), elle était exposée à Marseille en 2013 ! Etonnant non ? Trouvée sur Pinterest ! J’ai bien ramé pour l’illustrer ce poème car il y a beaucoup de silences entre les mots et ça on ne peut l’illustrer mais le ressentir…
      P.S. (réponse) : toi né un 29 février mais tu te serais déjà pendu !!! 😆 J’en ai connu une née un 29/02 et elle faisait quand même quelque chose le 28, mais tous les 4 ans c’était la grosse teuf ! 😀

    • Ouiii Keisha, il me semble que je l’avais vu chez toi et tu précisais que lire de la poésie relevait du « miracle » chez toi ! Je savais que ce nom me disait quelque chose, je l’ai lu plus jeune et ayant beaucoup déménagé depuis, mes livres ne suivent pas toujours ou réapparaissent on ne sait comment ! 😉

    • Syl, oui pas évidente du tout à résumer en deux mots… et mais elle éclaire beaucoup ses écrits ! Moi aussi je ramassais des immortelles, il y a longtemps et Mind m’en avait envoyée une séchée de Corse, elle embaume un carnet… J’adore cette odeur de plage et de vent…

    • Oui oui y’a quelqu’un !!! 🙄 Bah oui y’a toujours des liens qui ne marchent pas mais j’ai réparé dès que j’ai pu, mon ordi a choisi ce matin pour faire des mises à jour au démarrage 😥 et j’ai eu 4 visites dont 2 livraisons !!! Alors j’peux pas me dédoubler, d’autant que je suis restée jusqu’à une heure ce matin (déjà) réparer des liens !!! Faut pas pousser non plus hein !!! Bises

  8. Un très bel hommage à cet homme poète: merci Aspho pour cette présentation sensible et documentée qui donne envie d’en connaitre plus sur le personnage. Il ne laisse pas indifférent et ses mots sont forts.

    • Merci Domi, j’ai mis plus de temps à me documenter effectivement (Wikipédia restant toujours assez impersonnel) qu’à taper et illustrer le poème mais je pense que là, il était nécessaire d’en savoir plus sur sa vie pour mieux appréhender ce poème même si on peut y voir ce que l’on a envie ! Comme tu le dis, il ne laisse pas indifférent, qu’on aime ou pas…

    • Isa, oui il n’est pas très gai, c’est plus un cri entouré de silences qu’un murmure de joie…mais il y a quand même quelques notes positives ! Après tout la poésie s’interprète aussi au fil de nos humeurs… 😉 Bisous.

  9. C’est très beau. Bon, j’ai encore zappé le jeudi poésie… (il faut dire que j’ai la tête ailleurs en ce moment, nous sommes en train d’acheter une maison…) Je t’embrasse.

    • Nadège, tu sais, si ce n’était pas moi qui organisais, je crois que je zapperais aussi !!! 😥 je ne vois rien passer depuis octobre !!! C’est super ce que tu me dis !!! C’est génial d’avoir sa maison à soi ! Je te souhaite bien du courage, c’est un parcours chronophage et souvent compliqué ! Bisous ma belle, et ne t’inquiètes pas, il devrait y en avoir d’autres où tu pourras participer dans la sérénité ! 😉

  10. Il n’est pas triste. Il est même plein d’espoir dans sa structure même.
    Je reconnais la force de l’écriture.
    Même si je préfère quand même Cabrel à Cabral, sur ce coup-là… 😉
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Célestine, je n’ai pas choisi son poème le plus facile et le plus serein (avec lui il n’y en a pas des tonnes non plus) mais cette écriture est d’une violente beauté, douloureuse aussi quand il parle de « la mère excisée »…C’est pour ça que j’ai fait un « Sur l’auteur » plus détaillé qu’à l’accoutumée, ça aide à mieux comprendre… Cabrel est autre chose, plus lisse aussi ! 😉 Bises ma belle !

    • Ho Claudia ! Je viens de recevoir ta News, tu sais bien que BS les envoie 24 h plus tard, et comme je savais que votre week-end avait été chargé, je pensais que tu ne participais pas !!! 😥 Je t’ajoute de suite ! Bisous, moi aussi j’ai du mal ! Prend ton temps, je ne publie pas tous les jours tu sais !!!

  11. Il vit à Nimes dis-tu ? Lui qui a vécu parle bien de la résilience . Ton commentaire est très utile a la compréhension, cela a dû en effet te prendre un temps fou.
    J’aime « lorsque l’écorce aura pitié de l’arbre »
    Bises

    • Monesille : c’est ce que j’ai lu dans plusieurs articles en tous cas et dans Wiki ! il a enseigné à Nimes pendant plus de 30 (ou 40) ans la philo, il doit être connu dans la région ! Ça m’a pris d’autant plus de temps que je m’y suis prise tard, quand j’ai vu que Modrone-Eeguab et moi avions choisi le même poème de Radiguet (sans nous concerter), j’ai voulu éviter le doublon et pris celui-ci prévu plus tard, mais je tenais à faire ce « Sur l’auteur »… Ouiii j’aime beaucoup aussi « Lorsque l’écorce aura pitié de l’arbre »…c’est fort et ça dit beaucoup de choses… placé dans le contexte que je pense être juste (celui de la tonte de sa mère) (mais je peux me tromper)… J’ai ramé aussi pour les photos ! 😉

  12. 13 poèmes à la douzaine, pour cette édition du Jeudi-Poésie, Miss Aspho 😆
    Bonne fin de semaine en cousinitude 😆 et grrros bisous

    • Ma So’N, il y a eu du monde c’est vrai à cette session ! Le week-end cousinage fut réussi mais ça m’a pris du temps, de l’énergie… 😥 J’peux plus être et avoir été ! Qué misère ! Bisous 🙂

  13. C’est assez bouleversant quand même l’histoire de ce poète, démarrer une vie comme ça sur les ruines d’un amour interdit, c’est quelque chose. Il n’a écrit que de la poésie ou bien le livre sur sa mère est plus de l’ordre du roman ?
    C’est émouvant l’histoire de ce poète.

    • Galinette, je suis bien d’accord avec toi… Si on le lit au premier degré, c’est beau, certes mais ça peut sembler abscons, quand on connaît sa vie, tout s’éclaire ! Je pense que le livre sur sa mère est en prose ! Keisha (qui n’est pas franchement poésie) en avait parlé avec fièvre ! 🙂

  14. Bonjours Asphodèle
    Ciel ouvert / tesson de soleil /
    Vêtement de pierre / gangrène d’or … Que de belles images
    Merci pour la découverte de cet auteur
    Bises Asphodèle

    • Bisous Cériat, je reviens après un week-end très occupé qui m’a demandé cuisine, préparatifs, etc…+ le reste qui est toujours d’actualité ! Alors le temps se rétrécit comme une peau de chagrin, le temps pour bloguer, c’est de ça dont il est question ! 😥 Courage ma belle et j’espère que tu auras des vacances très bientôt ! 😉

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