TRÊVE DE NOËL, PAUSE ! POUCE !

joyeux Noêl !Chers amis des plumes, de la Poésie et ceux qui lisez de temps à autre un billet de lecture égaré, il est temps de m’arrêter pour profiter de ma famille qui arrive pour Noël, de celle qui est là au quotidien et me demande beaucoup de soins,  d’attentions et de temps.

Il est urgent aussi que je me reprenne en main, cette pause c’est aussi un retour à un rythme que j’espère moins stressant pour ma tension et mon rythme cardiaque affolé… et pour ma tête qui n’est plus nulle part à force d’être partout !noel coeur rouge 2 christmas4uAlors je vous souhaite à tous de Joyeuses Fêtes, en espérant revenir le 1er janvier vous souhaiter la bonne année et vous donner le calendrier des Plumes et de la Poésie, pour l’instant je suis incapable de me projeter plus loin que le 30 décembre…

Amusez-vous, trinquez, embrassez ceux que vous aimez et profitez de cette trêve pour lire et faire ce qu’il vous plaît.coupette champ kir royalÀ très bientôt…hiver gif pommes pins bougiesP.S : je ne pourrais pas assurer le jeudi-poésie du 24 pour les liens mais ceux qui veulent poétiser y sont encouragés bien sûr !

Et je vous laisse sur « Les danses polovtsiennes de Borodine » » que j’aime écouter en cette période de l’année… (Mindounet, c’est pour toi, tu verras la danseuse est bien mieux que ta Katy Perry ! :D)

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LES PLUMES 47 – Les textes nous font leur chabada !

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsJ’ai voulu coupler mon texte avec les consignes données par Monesille (ICI) qui détenait les clés de l’agenda ironique ce mois-ci, consignes  qui demandaient de faire parler un animal observant les humains fêter le bout de l’An (hi han) tout en essayant de percer le secret de l’herbe d’Or… Inutile de vous dire que j’ai eu du mal…et je vous ai ressorti Hortense et Marcel, mon couple « épistolaire ». Pour ceux qui seraient intéressés, deux lettres ICI ET LA, d’il y a bien longtemps…Je pense que ça ne sera pas pire que mon loong texte d’aujourd’hui ! Vous ne m’y reprendrez plus !

Les chats-badeurs de Noël sont arrivés comme les rois mages, un par un par trois (se sont multipliés) et par  ordre d’arrivée des liens, nous avons 26 participants (moi incluse):

Arieste-Aymeline (une revenante^^ !), Thiébault de Saint-Amand, Marina Chili (ex Violette Dame Mauve), DomicanoSoène, Ecri’Turbulente (Martine), Patchcath, Pascal Bléval, Jacou, Monesille, Carnets paresseux, EmilieBerd, Ghislaine53,Valentyne, Cériat, Modrone, Martine27, MarieJo64, Mart, Célestine, Nunzi. Bizak. Janickmm. Eva and family. Adrienne (en retard mais là !^^).

BATIFOLER DANS L’HERBE  D’OR ?a plage dunes herbes OléronDans la ville fantôme réanimée par les lumières de Noël, Hortense arpentait les rues tristes, croisait des gens frileux malgré la clémence exceptionnelle de ce printemps venu s’installer en hiver comme  dernier espoir d’une douceur de vivre en perdition et au grand dam des climatologues. Elle sortait d’un cinéma désert où se jouait un navet qui n’avait de nom que la comédie romantique qu’il prétendait être. Elle avait soigneusement englouti un paquet de guimauves pour être au diapason de l’histoire d’amour navrante  (et pour ne pas énerver les rares voisins en faisant crunch-crunch avec ses Smarties préférés). Est-ce ainsi que les hommes reprennent courage ? En avalant du mièvre à la louche pour colmater les béances de leurs vies ? Les classiques chansons de Noël  ne parvenaient pas à la consoler ou à l’habiter de cet « esprit de Noël » vanté aussi bien par les nouveaux troubadours que par les mousquetaires-vampires des grands-messes commerciales. La magie devait être ailleurs (comme la vérité). Pour éloigner ses névroses noëlliennes, il devait l’auréoler de grâce au plus vite. Ses éditrices, Monesille de Bas-Résille et Martine de Taurus Ailé attendaient son roman avant la fin du mois et elle n’avait toujours pas percé les secrets de l’herbe d’or, incontournable fil rouge du livre. Les deux dames, fort aimables au demeurant gardaient les sourcils arqués (et la bouche en cul-de-poule) dès qu’elle leur parlait d’inspiration en berne. À bon entendeur…

Appeler Marcel ou lui écrire ? C’était lui laisser penser qu’elle ranimait une liaison anecdotique et accidentogène qui ne lui disait rien qui vaille. Pourtant, ce  demeuré était capable de fulgurances propres à lui redonner souffle quand sa spasmophilie la faisait ressembler à un carpeau hors de l’eau.

Elle en était là de ses réflexions, les yeux rivés à une vitrine Natures & Recouvertes lorsqu’ un bourdonnement strident lui vrilla les tympans ! Une énorme abeille montait et descendait au-dessus de  sa main. Elle esquissa un mouvement de recul, ça pique ces bêtes là et réalisa qu’en décembre… une abeille ? Hein ? Mais que se passait-il. Elle marmonna pour elle même : « mais qu’est-ce qu’elle fait là l’abeille, la veille de Noël ? » et… hoooo…étaient-ce encore ses acouphènes, elle l’entendit zézayer :

– Ze fais l’animazion de zette boutique, ze dois donner envie de manzer du miel d’or aux pazzants pour leur faire dizérer leurs exzès dizproporzionnés » … Quoi ? Une abeille qui parle ! Hortense pensa immédiatement à un gadget en 3D concocté par la marque à la Pomme et fabriqué en Chine mais un mot tilta dans son esprit pas tout à fait éteint. Sans espérer obtenir de réponse (assez  proche du baragouinage) elle essaya malgré tout :

– Dis moi, pour obtenir ce miel d’or, tu  butines où ?

– Sur l’herbe d’or des prairies qui longent la mer, vous appelez ça des plages vous les humains .

– Mais il n’y a pas d’herbe sur les plages !!!

– Bzzz….C’est bien ce que je pensais. Va donc acheter un pot de miel et nous en reparlerons, si je suis encore là…

– Hey l’abeille, je te vois venir avec tes essuie-glaces de bagnard et ton balai de sorcière ! Tu ne vezounes plus en me parlant et maintenant tu me pousses à la consommation ? C’est quoi cette arnaque ?

– Que tu crois femme naïve qui vit dans le paraître et l’avoir, que tu crois ! Sais-tu seulement ce que c’est être et ne rien posséder ? Être riche de l’invisible ? Non bien sûr. Je t’en bouche un coin ? Alors ne me crois pas et laisse ce miel, d’autres sauront l’apprécier.

Hortense se dépêcha d’aller acheter un pot d’un kilo qu’on refusa de lui faire payer (cadeau exceptionnel de la maison), prit sa voiture et fila droit vers la mer, enfin droit… Arrivée sur la côte d’Opale, la bien nommée, elle ouvrit le pot et en avala deux cuillérées. Cette saveur fondante … Jamais elle n’avait goûté quelque chose d’aussi exceptionnel. Soudain le sable de la plage émit un long murmure et de fines tiges fragiles semblables au blé en herbe frémirent sous la brise océane. La mer grise de décembre virait au bleu et à l’horizon se profilaient des navires aux flancs lourds, les cales  pleines de rêves parfumés.

Elle reprit du miel et une envie folle de danser là, face à la mer, les pieds nus s’empara d’elle. Elle ne sentait que le sable, alors que l’herbe à présent était en fleurs, un tapis d’or ondulait à l’infini…

Elle ne le vit pas arriver, les bras ouverts il lui souriait et l’invitait à danser. « Marcel ! » « Mais comment… ?! » Il ne dit rien, l’enlaça tendrement et son baiser alluma trente-six chandelles dans son ventre. C’est alors que l’herbe disparut, une bise fraîche lui glaça le cou et les vagues s’écrasèrent méchamment sur la grève . L’herbe avait disparu. Elle se détacha de Marcel et aboya : « Mais qu’as-tu fait encore, tête de bouc ? »

– Tu ne croyais tout de même pas que j’allais te laisser manger ce miel toute seule. Je veux le fabriquer et devenir riche !

– Mais tu n’as rien compris, triple buse ?

– Compris quoi ? 

– Rien…tu ne comprendras jamais rien…Ce qui a de la valeur ne s’achète pas, ne se vend pas. Tu viens de ruiner ma magie de Noël, disparais avant que je ne t’étrangle et te donne en pâture aux poissons !

Elle retourna à sa voiture, remit le contact. L’éteignit. Elle vit des maisons au loin, derrière les dunes, les premières lumières s’allumaient. Et si elle restait ici terminer son livre ? Elle savait à présent qu’il existait des failles derrière les nuages du temps dans lesquelles il faisait bon se glisser et que le miel n’y était pour rien. A défaut d’esprit de Noël, elle avait trouvé l’illustration pour la couverture de son livre. Restait à trouver un peintre, ce ne serait pas Marcel !a abeilles fleur d'or©Asphodèle – 18 décembre 2015.

Les mots à placer étaient : espoir, guimauve, comédie, musique, plage, liaison, mièvre, baragouinage, égalité, classique, chanson, inspiration, essuie-glace (facultatif, balai, navet, roman, abracadabrantesque (facultatif), louche, amoureux, batifoler.

LES PLUMES 47 – résultats de la collecte chabada !

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsHou mes aïeux, heureusement que c’est bientôt les vacances, Noël et que certains sont occupés parce que ceux qui restent sont des enfants terribles… Je vous en reparle ! Voici les 20 mots de cette collecte anorexique dont deux sont facultatifs ! Le dernier mot est le mien. J’espère ne pas en avoir oublié, n’hésitez pas à me le dire !

Espoir, guimauve, comédie, musique, plage, liaison, mièvre, baragouinage, égalité, classique, chanson, inspiration, balai, (essuie-glace : facultatif), navet, louche, roman, abracadabrantesque (facultatif), amoureux(se) et batifoler.

Parce que Soène pour une fois n’a pas mis le bazar…a SoeneToujours à palabrer pour trouver mieux que le Vizir Iznogoud… Elle avait même…

a soène warf !…gardé son déguisement d’Halloween mais elle est partie se rhabiller pour Noël en S’ABSTENANT pour laisser un mot 😥 ! Sauf que Martine…aspho plumes danse de la joie…voyant le terrain libre a ouvert la danse de la joie, faut dire…que Monesille écrit LE livre….a Martine à la recherche de l'herbe d'or !… »Martine à la recherche de l’Herbe d’Or« , déjà épuisé avant parution.. A propos d’épuisé… notre cher Dodo (alias Carnets Paresseux)… a carnets quand il décide d'être vraiment paresseuxtoujours en train de procrastiner pour savoir quel mot il va me laisser… Il suffit que Martine passe tous « saints » à l’air ou presque…plumes quand Mindounet s'accroche à la djeunesse…pour qu’il bugue et bégaie « essuie-glace-balai-essuie-glace-balai-rien »… Epuisant j’vous dis ! Pendant ce temps… on a perdu Mind…a carnets qui change d'avis dès qu'il voit martine !…qui vient de fêter ses 26 ans…Mindounet quand il pense à ses vacancesBDN (Bande  De News) me dit dans l’oreillette qu’il est resté perché dans un bouge du East End… On pense à lui… Monesille, ha Dame Camomille…a monesille depuis l'herbe d'orAdmirez le résultat depuis qu’elle a trouvé l’herbe d’or !!! Magique non ! D’ailleurs…Plumes sorcières après Halloween elles braillent que c'est fini !nos trois Sorcières (et un seul balai, c’est la criiise) en sont ma-la-des ! Par contre…les hommes de la blogo…Plumes Gif trois mousquetaires…approuvent, bien sûr. Ce qui a poussé PatchCath et Célestine (au centre)…Plumes femmes années 50 qui dansent à monter un girlband (à gauche et à droite Martine et Syl les ont rejointes)… Fabuleuse cette herbe d’or… Mais vous saviez pour Val ?a val quand on la libère après le wend !elle serait prisonnière même le week-end ! Il faut la libérer !jument multicolore morianart blogspot comavant qu’elle ne change de couleur…déjà là ça commence… Du coup, Syl, Martine et moi…a plumes syl somaja et moi en vacances !avons décidé d’utiliser le balai de Carnets Paresseux au mieux et de prendre le large ! Voilà l’heure c’est l’heure, c’est finiii ! aspho blablabla aspho c'est fini !je pars à la recherche de l’herbe d’or !

Bonne semaine à tous et soyez inspirés ! Que l’esprit de Noël ou l’esprit tout court vous vienne !

Les PLUMES (47) DE DÉCEMBRE font leur cinéma ! Collecte chabadabada !!

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsAprès un week-end chargé (à préparer depuis vendredi, à vivre, à voter, à cuisiner)( j’suis claquée), j’ai vraiment manqué de temps pour vous suivre régulièrement et je vous adresse mes plus plates excuses, je n’arrive pas à me dédoubler, y’à rien à faire ! En plus, je me suis engagée à participer à l’agenda Ironique, organisé par Monesille (allez-voir, c’est quelque chose !) ce mois-ci et comme les dates de publication se juxtaposent, le Dodo (alias notre cher Carnets paresseux) m’a suggéré de faire du shampoing (du deux en un). Soit ! Sauf que j’avais déjà choisi ce thème « cinématographique » pour vous inspirer les délires les plus fous, donc je sens que ça va être épique ! Nous n’avons peur de rien, je vous propose malgré tout ce « Chabadabada » plus ou moins inspiré de Claude Lelouch mais c’est le mot ou le cinéma « chabada » en général qui pourra vous inspirer ! C’est parti !

Vous avez jusqu’à 20 heures pour me laisser votre mot en commentaires et pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l’intraitable règlement, c’est PAR ICI que ça se passe (à lire) !

Et un peu de musique (décalée, amateurs sur la vidéo, pas Nicole Croisille !), de souvenirs aussi pour certains avec ces images…pour nous faire démarrer la semaine d’un pas léger dans la pré-ambiance nowélienne de circonstance !

Je vous souhaite un bon lundi !

Le jeudi poésie avec Tristan Cabral (et mes poétiseurs !) pour « Dans la nuit survivante ».

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Heureusement que la poésie adoucit les aspérités des jours et nous réconforte de nos maux. Bien que mon choix d’aujourd’hui…je ne sais pas si ce sera un réconfort mais après tout chacun voit ce qu’il veut dans un poème… Je vous parle longuement de l’auteur (enfin plus que d’habitude), vous n’êtes pas obligés de le lire…

Mes amis de la poésie aujourd’hui sont :

Soène qui n’en a plus nous présente « Tant de temps » de Philippe Soupault !
Monesille pacifise avec Martin Luther King,
Valentyne rêve avec  Idéal d’Albert Samain.
Carnets paresseux qui a pris goût à écrire un poème (du dimanche dit-il) nous propose « Les bouchées doubles » par lui-même ! Pour un Paresseux, un titre pareil… Et un autre : « Vétille et rêve de brindille ».
Modrone-Eeguab s’attendrit « Sur la mort d’une rose » de l’éternellement jeune Raymond Radiguet… (1903-1923)…
Sandrion est nostalgique de « Ma France » telle que la chantait Jean Ferrat.
PatchCath est très légère et très actuelle avec « Un regard vers toi » de R Charles.
EmilieBerd s’envole avec Joachim du Bellay vers l’Italie (mais pas que  😆 ) avec « Vers toi qui de Rome contemples ».
Même les sorcières lisent  (en retard hou hou^^) ont choisi le grand Albert Camus avec Neige sur Amsterdam.
Claudialucia,(trèès en retard) nous propose une « Vieille chanson du jeune temps » de Victor Hugo.

 DANS LA NUIT SURVIVANTEnuages peinturej’apprends très lentement à vivre à ciel ouvert

j’enterre la face humaine sous des gangrènes d’or
et j’ai abandonné des tessons de soleil
dans la chair oubliée des hommes inutiles

dans la nuit survivante les hommes sont contagieux
il y a des fusils plus lourds que les épaules
j’ai vu tomber la neige grise des phalènes
et le corps maternel excisé sous les arbresa cabral écorcemais quand l’écorce enfin aura pitié de l’arbre
quand les oiseaux aveugles chanteront malgré tout
les vagues arriveront jusqu’aux maisons ardentesa cabral oiseaua cabral statue pleurantealors nous irons seuls dans nos vêtements de pierre
nues sous leur peau les femmes allumeront l’aurore
et j’irai parmi vous comme un  crime qui revienta cabral Le grand Van Gogh by Catalano Marseille 2013

© Tristan Cabral, extrait du recueil Le passeur de silence – 1986

T. Cabral à la fin des années 1970.

T. Cabral à la fin des années 1970.

SUR L’AUTEUR :

Tristan Cabral, de son vrai nom Yann Houssine est né à Arcachon le 29 février 1944 (punaise une année bi-sextile en plus). Il vit à Nîmes où il a exercé le métier de professeur de philosophie pendant plus de trente ans ; après un « début d’études » pour être pasteur, il a bifurqué vers la philosophie. Que dire de cet homme au parcours atypique, aux blessures nombreuses ? Blessure originelle de sa naissance : enfant de la guerre (dans tous les sens du terme) et de l’amour interdit, il était dans les bras de sa mère lorsqu’elle fut tondue à la Libération pour avoir aimé au grand jour un médecin allemand (et non « s’être allongée pour collaborer« , nuance que ne feront pas les « tondeurs »). Parce que l’amour avait gommé le reste. Quand son beau-père est revenu d’un camp de travail et son géniteur retourné à jamais en Allemagne, il a vécu dans les silences et questionne :  » Sommes-nous le résultat de ce qui n’a pas été dit, pas été fait  » ? Par bonheur, à 7 ans, il découvre « Les effarés » de Rimbaud avec son instituteur et va être ébloui par le pouvoir des mots. Pour la petite histoire (qui rejoint sûrement la grande), son chemin de poète s’ouvre sur un coup de théâtre : quand il sort son premier recueil « Ouvrez le feu » en 1974 préfacé par un certain Yann Houssine, il est « suicidé » depuis 1972. Il rencontre un succès immédiat (les poètes morts qui ont le bon goût en plus de mourir jeunes ont-ils plus de chance ?). Il va réapparaître en 1978 avec les poches pleines d’écrits et est connu pour ses engagements politiques, humanitaires à travers le monde pour défendre tous les opprimés. Il en est revenu, un peu las, désillusionné quand il arpente le monde d’aujourd’hui, en disant comme Rimbaud « le monde a sombré« . Les révolutions dont il avait rêvé n’ont pas eu lieu, les remises en question de celles qui ont échoué n’ont pas suivi. En 2004, il tente de se suicider mais en réchappe. Il sera interné en psychiatrie quelques temps puisqu’en 2006 il sort un livre sur les horreurs de ce milieu. Et il écrira enfin  l’histoire de sa mère dans « Juliette ou le sentier des immortelles« , en souvenir de ce qu’elle vécut et des longues balades qu’ils faisaient ensemble sur les plages du Débarquement, près des blockhaus. Elle confectionnait toujours un bouquet d’immortelles sur le chemin du retour… Le moins que l’on puisse dire, que l’on aime ou pas, est que cet homme n’est pas lisse, ni consensuel, Tristan Cabral est vrai avant tout. Dans ce qu’il est et dans ce qu’il écrit. En concordance, toujours même s’il avoue  « être en guerre avec le monde, avec lui-même ». Il cultive aussi ces silences, on ne le voit pas dans les médias, il est un peu plus présent sur le web, au hasard de quelques interviewes et autres articles dont je vous ai fait une rapide synthèse. Et comme toutes les synthèses, cela peut être réducteur, le meilleur moyen de connaître un auteur est encore de le lire… Ha ! j’oubliais de vous dire pourquoi Tristan Cabral quand on s’appelle Yann Houssine ? Parce qu’il n’aimait pas son nom, il ne se reconnaissait pas en lui, c’était celui de son beau-père que sa mère n’aimait pas (et lui non plus).  Quand, dès le berceau, on possède une identité aussi écartelée, on peut comprendre, alors ce sera Tristan pour « Tristan et Yseult » et Cabral pour les chèvres insaisissables qui sautillent de rocher en rocher sans se faire attraper avant qu’il n’apprenne plus tard que c’était aussi le nom d’un révolutionnaire angolais Amilcàr Cabral, assassiné en 1973. En retrouvant ce vieux recueil dans ma bibliothèque attestant que je l’ai lu en 1991, je ne savais pas que c’était un homme, une belle âme que je redécouvrais…et je ne vais pas m’arrêter là…a cabral le passeur de silence 2

Poème d’humeur du jour d’après…

Un très court poème d’Anne Perrier, poétesse contemporaine, encore trouvé chez Schabrières et qui m’a émue, qui résonne encore plus fort ce soir, alors quand vous le lirez demain…vous me direz ce que vous en pensez. Il n’y avais pas de titre mais j’aurais envie de l’appeler « Monde englouti »…a étoile monde voie lactée homme seul

N’y a-t-il pas quelque part cette nuit
Une étoile qui meurt
Un monde de bonheur
Possible auquel on n’a pas assez cru
Et qu’on a si mal défendu
Contre la nuit
Qu’elle nous l’a repris

anne périerAnne Perrier est née en 1922 à Lausanne, Suisse. Pour en savoir plus sur elle, je vous conseille cette interviewe où elle parle de sa façon d’écrire et de son oeuvre :