LES PLUMES 44 – LES TEXTES DE MAI !


Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsVous me pardonnerez la longueur de mon texte (qui ne dépasse cependant pas les 700 mots) mais j’ai eu du mal cette semaine. J’avais encore la tête à la poésie espagnole lue la semaine dernière dans le cadre du mois espagnol de Sharon, ce texte est né sous l’influence de ces lectures… Rien à voir mais vous m’avez laissé beaucoup de « liens courts » WP et souvent ils ne fonctionnent pas en programmation, n’hésitez pas à remettre votre « lien long  » en commentaires si tel était le cas ! Pas de panique non plus pour les matinaux qui me disent « le lien ne marche pas », c’est souvent que le billet n’est pas paru, je dois être une des rares à programmer pour 6 heures. Par ordre d’arrivée des liens ont participé, nombreux, vingt-six plumitifs que je remercie : 28 textes avec le mien car Pascal Bléval en a écrit deux…

Sharon, Ghislaine, Réjanie, Marlaguette, Jacou, CélestineMartine Littér’auteursValentyne, Martine27Janick, Thiébault de Saint-Amand, Cériat, Merquin, Pascal Bléval : deux textes, un hors atelier mais qui est la suite de La naissance d’une fée (Plumes 43) et un autre, ICI, pour ces Plumes 44. Carnets paresseux, Grenouille-Val, MarieJo64, Astrid/Toinette, EmilieBerd, Mélusine80, PatchCath. Fred Mili-JC-Choupi. Les mots d’Isabelle. L’Ornithorynque (lien en attente). DimDamDom (texte hors Plumes, faute d’inspiration, on comprend Domi !). Eva. Et PatiVore que je n’ai rajouté que dimanche soir !

 Les 27 mots imposés étaient : Feu, chocolat, pelote, courage, croquer, branche, pleurer, folie, logiciel, admiration, couture, s’évader, play-boy (ou playboy), abeille, clope, plaisir, raquer, tunes (ou thunes), caramel, articulations, céder, raccommoder, vernis, allumette, amour, courses (dans le sens de shopping),  tonnerre .

Il était possible de se passer de deux. Je n’ai pas pu placer raquer, désolée Thiebault ! 🙂 Mon texte ci-dessous :

DERRIÈRE LES OMBRES portes de l'été se referment vanishingintoclouds« Au coeur des longues nuits de poudre qui s’abattent sur notre pays étouffé par la force et la folie de quelques puissants, les poètes naissent dans le feu et la cendre. Ils sont comme des soleils écartelés. Ils redonnent un peu de lumière, d’espoir et de courage aux hommes tout en pleurant les étoiles qui meurent chaque jour sous les lames des saigneurs. Ils essaient de faire frémir les âmes empierrées de chagrin et voilées de noir. Hier on a fusillé Federico à Grenade*, je pars pour Madrid rejoindre Antonio**, nous envisageons de nous réfugier en France. Je te dirai quand tu pourras venir avec Paquito. Je t’embrasse Clémentina mon amour, serre fort Paquito tendrement,  je t’écrirai bientôt, prie pour moi. Je t’aime.  Ton Pedro ».

Parc Maria Luisa à Séville. La gloriette...

Parc Maria Luisa à Séville. La gloriette…

Clara avait longé les rives du Guadalquivir qui traversait Séville et se dirigeait vers le Parc Maria Luisa pour y trouver un semblant de fraîcheur sous les opulentes branches d’arbres centenaires. Elle espérait que la gloriette  ne serait pas occupée par des amoureux, elle voulait relire au calme cette dernière lettre envoyée par son arrière-arrière grand-père à sa trisaïeule pendant la guerre civile qui avait ravagé son pays de 1936 à 1939. Sa grand-mère, Cristina, avant de mourir  lui avait donné une boîte en fer blanc où quelques chromos de caramels enrubannés s’effaçaient peu à peu du couvercle. Dessous, un paquet de lettres échangées entre Clémentina et Pedro. Elle lui avait fait promettre de les garder toujours et de les transmettre à qui elle voudrait ensuite, si elle n’avait pas d’enfants, « tant qu’elles seront entre des mains amies ».
Pedro n’était jamais revenu, on ne savait pas où il était mort, quand…Il aurait 175 ans aujourd’hui…
« Ce n’était pas un playboy, il n’avait pas de thunes, ce n’est pas comme s’il était parti acheter des clopes et des allumettes  pour s’évader d’un enfer conjugal », pensa Clara. Mais il écrivait. « Tout le temps » avait insisté Clémentina en transmettant la boîte à Cristina. Par la suite, ses descendants,  mon arrière-grand-père,  mon grand-père, puis mon père, n’avaient jamais voulu remuer cette histoire, ils avaient tous eu un haussement d’épaule quand le sujet revenait ; ils en voulaient à Pedro d’avoir abandonné sa famille, même au nom d’une noble cause,  dans les circonstances troubles de l’époque. Selon eux,  il aurait dû emmener Clémentina et Paquito. Mais cette dernière, éternelle amoureuse en admiration devant son fantôme de mari était persuadée qu’on retrouverait des écrits permettant d’expliquer sa disparition. « Lis les lettres, imprègne-toi de ses mots, on les reconnaît entre tous. Tu lis beaucoup Clara ? Alors tu le retrouveras avec ton Internet. Tu es une femme, tu peux comprendre ces choses-là », avait insisté Cristina, les yeux brillants, la voix suppliante.

Clara relisait d’autres poèmes, des lettres plus anciennes et une  la décida à retourner chez elle, après qu’elle eût fait quelques courses chez le traiteur : quelque albondigas*** et des petiños**** pour le dessert, suivis d’une glace abricot-amande. Elle allait croiser les écrits de l’aïeul avec d’autres sur un logiciel de recherche, un algorythme pour être exact.  Elle relut deux fois ce passage : « En ces heures de tonnerre qui tremblent sous les incertitudes, mon vernis d’homme libre cède parfois sous les coups bas répétés de l’ennemi. J’entends au loin les cris de douleur de nos amis, j’entends déjà les articulations des phalangistes craquer en maniant la pelote de haine avec laquelle ils nous tuent. Ce n’est plus le son du chocolat que nous croquions autrefois. J’envisage de vieillir sous un figuier en écoutant les abeilles bourdonner un jour de plein été, après la sieste et le plaisir que tu m’auras donné. Je m’imagine te regardant raccommoder les coutures de mes vieilles chemises déchirées en me disant que les princes ne sont pas ceux qui habitent les châteaux. Pourtant il existe des maisons mauresques près de Grenade où il ferait bon vieillir ensemble et mourir dans les bras l’un de l’autre en écoutant le chant de la fontaine du patio. Une vieille gitane m’a prédit que nous aurions une fille après Paquito.  Clémentina, aurais-je le temps de te faire une fille ? »

Clara avait pris sa décision. Ses recherches la ramenaient toujours à Federico et à un ami moins connu, édité en France. Il fallait commencer par le début. Demain, elle partirait pour Grenade…

à suivre (ou pas !)…
690 MOTS AVEC LE TITRE.
©Asphodèle – 15 mai 2015

Réfugiés espagnols, en mars 1939, conduits vers un camp entre Argelès et Barcarès. Photo de Robert Capa.

Réfugiés espagnols, en mars 1939, conduits vers un camp entre Argelès et Barcarès. Photo de Robert Capa.

Ce texte est une pure fiction, c’est pour cela que je n’ai mis que les prénoms de : *Federico Garcia Lorca et **Antonio Machado. Le premier est mort, fusillé à Grenade en 1936,  à 38 ans et le second a succombé à 63 ans à Collioure en 1939, alors qu’il venait juste de quitter l’Espagne. Sa mère est morte trois jours plus tard.

*** Les albondigas sont des petits beignets de viande ou de poisson, typiquement sévillans ainsi que les ****petiños, petits beignets enrobés de miel à la cannelle et au sésame.

Si Sharon le veut bien, je l’inscris à son challenge du mois espagnol ! Elle m’a dit oui !^^logo mois espagnol de sharon

 

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90 réflexions au sujet de « LES PLUMES 44 – LES TEXTES DE MAI ! »

  1. La lettre de Pedro à Clementina est magnifique .
    Ce doit être terrible pour la famille (surtout Clementina de ne pas savoir ce qu’il est devenu …)
    Bisessss Asphodèle 🙂

    • Merci Val, je pense aussi qu’il est toujours terrible de perdre quelqu’un et en plus de ne pas récupérer le corps… Mais j’ai une idée d’où il se trouve, il faut juste que je continue cette histoire ! 😉 Bisouxxx et bonne fin de week-end :).

    • Merci beaucoup Domi, d’autant que j’ai eu du mal cette semaine, l’histoire continue de me trotter dans la tête, je l’écrirai avant les prochaines plumes dont je ne peux pas encore fixer la date moi-même…je vais essayer de conclure ! 🙂

    • Merci Jacou, oui pas facile d’écrire sur cette époque quand on sait qu’elle a été douloureuse (et mortelle) pour beaucoup. J’ai eu la chance de connaître une vieille très vieille « Clémentina » qui avait connu ces horreurs et s’était enfuie d’Espagne, bien qu’aveugle, avec ses enfants, ça m’a aidée…

    • Rhooo merci Estelle, j’ai la suite en tête, me reste à l’écrire ! 😉 Contente que ça t’ait plu, je n’ai pas beaucoup « travaillé » ce texte, le premier paragraphe est un premier jet, laissé tel que ! 🙂

  2. Hello Aspho. un très bel hommage aux poètes par une autre poète (Aspho). Très bien orchestré avec cette culture de l’ancêtre et cet éventuel recours à la techno, logiciel, logarithmes, la poésie s’affranchissant du temps. Sur un terrain géographique qui n’est pas trop le mien. Un peu en retrait comme tu le sais je t’embrasse et à ttds.

    • Claude : algorithmes pas logarithmes (je serais bien en peine si je devais utiliser des logarithmes 😆 ) ! Merci à toi, je sais que l’Espagne n’est pas ta zone de « confort » et de prédilection… J’espère que ta « retraite » ne va pas durer trop longtemps, bises et à ttds♥

      • Pardon pour cette inversion amusante, les deux mots étant parfaites anagrammes, et moi, en mathématiques, situé entre l’huître de Marennes et le protozoaire. 😛

        • Claude, je n’avais même pas vu qu’il y avait anagramme, tu es plus fort que moi à ce jeu (,’est-ce pas Edualc ?^^) et pourtant je suis une scrabbleuse acharnée !!! Alors moi en maths, je ne me situe même pas, je ne suis rien du tout (un trou noir peut-être, une faille spatio-temporelle) ! Je serais incapable de te dire ce qu’est un logarithme ni à quoi il sert (un algorithme oui^^)… Bon dimanche et à ttds !

    • Merci Marla, la suite trottine doucement dans ma tête… 🙂 Me reste à la coucher sur le papier avant de la taper ! Je n’avais écrit qu’un paragraphe jeudi, je ne pensais pas que ça allait prendre cette tournure : où nous mènent les mots, parfois ? Bisous et bon week-end.

      • Je suis d’accord avec toi… Les mots nous mènent parfois d’une étrange manière… Et là, je fais référence à mon texte… Je ne sais pas pourquoi je suis partie sur un texte aussi glauque 😦

        • C’est un mystère ! Car souvent nous partons avec une idée en tête (plus ou moins d’ailleurs) et nous arrivons à tout autre chose ! Ecrire ne remue pas que notre conscience, il y a des choses plus enfouies qui remontent ou des vieux rêves (ou cauchemars)… Va savoir ! 🙂

    • Merci Lydia, je vais essayer de l’écrire avant les prochaines Plumes dont je ne peux moi-même fixer la date et pendant que c’est « chaud » dans ma tête ! 🙂 Bisous et bonne fin de long week-end (ou de week-end tout court) :D♥

    • Syl, ça ne m’étonne pas de toi (pour la suite 🙄 ) !!! Figure-toi que je n’avais écrit que la « lettre » avant de commencer mon texte, j’y suis allée au radar… Bises Bichette♥

    • Merci ma batracienne préférée ! 😆 je sens que je vais être obligée de l’écrire cette suite ! Ça va, j’ai déjà quelques idées qui infusent…
      Bises à toi aussi pour cette fin de semaine plutôt grisouille !

  3. Ton texte ne m’a pas paru si long que ça et donc je n’ai rien à te pardonner, j’ai adoré cette phrase, puisses-tu dire vrai ! » Ils redonnent un peu de lumière, d’espoir et de courage aux hommes tout en pleurant les étoiles qui meurent chaque jour sous les lames des saigneurs » qui me semble tout à fait d’actualité encore.
    J’attends la suite, comme tous, et j’espère que ta santé te permettra de nous revenir bien vite. Quant à moi, de retour depuis trop peu, je suis encore sous le charme des ors de la renaissance Italienne, ce qui fera que tu me pardonneras mon absence de participation cette semaine.
    Bises

    • Monesille, merci beaucoup ! Je n’avais que cette « intro », dédiée aux poètes quand j’ai commencé mon texte et tu vois comment j’ai extrapolé, me voilà bien maintenant avec la suite à écrire, mouarf ! Bien sûr que tu es pardonnée, tu étais en vacances, c’est sacré les vacances !!! Tu n’avais pas tes lunettes de soleil ? Ce serait moche que les ors aient aggravé ta cataracte !!! 😀 Bises et bonne fin de week-end (ici en tout cas tu ne risques pas le coup de soleil^^)…

      • Ma cataracte ???-???? euh j’ai mal à beaucoup d’endroit, mais pas aux yeux encore, quoique ! je me creuse la tête, qu’as-tu bien pouvoir voulu dire ? A moins que ce soit toi ?
        Bises ensoleillées mais pas trop !

        • Monesille, je rigolais bien sûr ! Nous sommes trop jeunes pour avoir la cataracte !!! Mais ça arrive vite ce genre de désagréments ! 😆 Ne réfléchis plus, je ne savais plus ce que je disais ! Bisous sans plus une goutte de soleil, ça c’est dangereusement couvert…

  4. Comme Monesiile, j’ai beaucoup aimé la phrase avec les poètes, les étoiles et les saigneurs.
    Je pense que tu devrais creuser l’affaire, faire un plan en quelque sorte, un déroulé…et écrire cette histoire. Il y a tout, le dépaysement, le passé, l’histoire, le présent, l’amour, la guerre, et le coté épistolaire…tout pour faire un beau roman fictionnel…y a plus qu’à… 😀 mais vraiment c’est un beau sujet et une belle entrée en matière. Je n’ai pas eu l’impression que ton texte était plus long que les autres…en es-tu certaine ?? En plus, il est facile à suivre…
    Bises et bonne fin de semaine…j’ai repéré les 6 textes qui m’intéressent… 😀

    • Merci Mindounet de ton soutien indéfectible…pour tirer des plans sur la comète !!! 😆 J’ai une petite idée mais de là à en faire un roman !!!! Je vais déjà essayer de faire une suite ! Bises…

      • Mais si, pense à un scénario, une histoire, décris les personnages et zou, après tu remplis les cases…pffff faut tout t’expliquer comment écrire quand même… 😀 😀 😀

        • Mindounet, c’est ton côté requin-attaché-de-presse qui parle là ! remplir des cases, non mais je n’en suis pas encore aux quizz !!! 😆 Mais j’ai ma petite idée pour la suite…

  5. Ton très beau texte sur la transmission m’a remis en mémoire ces deux magnifiques chansons de Ferrat, peut-être Clara retrouvera-t-elle Pedro dans la première

    • Merci Martine pour ces deux chansons que j’adore (comme toutes chansons d’Aragon chantées par Ferrat d’ailleurs) ! Je ne sais pas si Clara va trouver des réponses à Grenade, du « premier coup »… Mais Fédérico a un petit rôle ! 😉

  6. Je te remercie Aspho d’avoir donné mon lien malgré mon manque d’inspiration . C’est vrai que ça tombait un peu mal, j’ai tenté hier soir de faire un texte mais trop de mots que je n’arrivais placer dans un contexte. Je n’ai pas encore lu le tien mais maintenant que j’ai trois semaines devant moi où je n’ai des comptes à rendre qu’à moi même, je prendrai le temps de visiter tout le monde de façon plus assidue.
    Bisous ma belle d’âme, prends bien soin de toi.
    Domi.

    • Domi, c’est exceptionnel, que ce soit ton manque d’inspiration ou le lien que je laisse hors atelier ! 😉 Profite de ces 3 semaines pour te reposer, te « poser » surtout ! Bises à toi 🙂

  7. Tiens ça doit être un défaut d’Isabelle de ne pas arriver à raquer 🙂 J’ai souri en voyant le mot que tu n’étais pas arrivée à placer 🙂
    Quel joli texte rempli d’émotions, je suis comme tout le monde j’attends la suite 🙂

    • C’est rigolo Isa pour « raquer » ! Pourtant je paye mes factures plus souvent qu’à mon tour mais j’emploie rarement (voire jamais ?) le mot raquer, alors quand on ne le dit déjà pas à l’oral…à l’écrit ça se complique ! 😀 La suite est en marche : dans ma tête !!!^^

  8. C’est pompeux, c’est style soutenu, c’est romantique… malgré le contexte tragique! Contrastant avec la belle lettre de Pedro, le language que la dame use en pensée détonne, ce qui me désenchante plutôt. Mais faut dire qu’ils étaient durs à placer… Cependant ça reste un beau texte ! Boujoux.

    • ^^Merquin c’est « pompeux » ??? Je ne sais pas comment je dois le prendre ! 😆 Moi aussi j’ai été « désenchantée » d’avoir à utiliser certains mots qui ne font pas vraiment partie de mon vocabulaire, alors je veux bien croire que ça choque et que ça tranche avec le reste mais c’est le jeu ma pôv’ Lucette ! ^-^

      • Prends le comme un compliment parce que c’en est un ! Je révise mon opinion : j’aurais du dire « grandiloquent » pour appuyer sur le language soutenu du récit ! J’aurais du dire également que le récit a un « ton sérieux et plutôt noble ». Pour moi, le mélange de deux fait « pompeux ». Ce qui me fait sentir tout petit quand je lis. Et tout rêveur – on ne parle plus comme ça de nos jours, on l’écrit seulement !
        Parfois les jeux sont pas justes, mais ça fait travailler les méninges! Bon dimanche, M’ame Asphodèle !

        • Merci Merquin, même si grandiloquent et pompeux restent péjoratifs 😆 je vais le prendre comme un compliment !!! Lol ! Tu as raison, on oublie le vocabulaire élémentaire à force de ne plus s’en servir, d’où l’intérêt de ces jeux ! 😆 Bonne semaine à toi et le bonjour à tes soeurs !^^

    • Merciiii Thiébault, bah dis donc je n’en attendais pas tant ! L’écriture a été un peu « hachée »… Je vais essayer d’écrire la suite, j’ai un plan dans ma tête, il ne faut pas que je l’oublie ! 🙂

  9. Tu as écrit un fort beau texte, malgré une vilaine blogueuse qui t’a piqué trois heures de ton précieux temps. Plein de nostalgie, de parfums, de couleurs. Et toujours aussi bien écrit. L’histoire des réfugiés espagnols, j’ai eu l’occasion d’en parler lors de mon voyage à Elne et ma visite de la « maternité »…J’en avais fait des billets, d’ailleurs.
    ma phrase préférée:  » les princes ne sont pas ceux qui habitent les châteaux »…
    bises ma très chère amie
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • bonjour Célestine 😉
      je viens poster mon comm sur ton texte ici car blogspot me snobe (et me propose des sushis et des nouilles !! pour valider mon commentaire)

      « Bonjour Célestine
      Je suis triste que tu sois triste
      « astro, marmots, fado » je crois qu’il faut arrêter le fado (trop « nostalgique » ) Peut être essayer Olivia Ruiz et son petit coeur écorché ? https://www.youtube.com/watch?v=uduL7z8BkOs
      et puis non reste comme tu es (lol) https://www.youtube.com/watch?v=R_uUVDmec70

      Je t’embrasse »

      et j’embrasse aussi Asphodèle, of course 😉

      • Val, j’espère que Célestine repassera par là voir ce gentil mot ! Moi j’ai eu des steaks la dernière fois, on peut dire que BS met le paquet pour faire fuir les lecteurs !!! 😆 J’aime la viande mais des steaks après le petit déj’, beurk, sans parler du fait que c’est compliqué, on ne comprend pas la question !!! 😆

        • Hi hi tu vas rire, mais j’ai pas compris tout de suite qu’il fallait cocher tous les hamburgers qui ressemblaient à celui de la photo du haut…ils sont forts quand même, c’est mieux que les mots flous qu’on voit jamais…warf !

            • Célestine, j’en déduis que tu reçois les notifications du fil de commentaires WP toâ !!! Non mais ce n’est pas de ta faute tu sais, mais franchement c’est une obsession très BS ça de prouver qu’on est pas des robots, ils sont prêts à tout pour nous compliquer la vie ! 😆 Bises ma belle, je ne commente pas toujours mais je te suis !!! Pas le choix ! Qu’est-ce que je ne ferais pas pour toi !

          • Poussin, je ne ris pas, il m’est arrivé la même chose d’autant que les steaks ne ressemblaient pas à des steaks (j’avais une sauce bolognaise à cocher, j’ai pas coché, une bolo c’est pas un steak pour moi ! 🙄 donc il m’ont éjecté le comm je ne sais où et moi je suis partie 😦 )) bref ils nous cuisinent sur BS !!! 😆

    • Ho vilaine tu crois ? Dans ce cas j’ai été une victime plus que consentante !!! 😉 J’étais déjà en retard, alors je pense que plutôt que se ronger les ongles ou mordiller son stylo de dépit, mieux vaut faire des « pauses » comme celle que nous avons faite ensemble, ça remet du coeur à l’ouvrage ! Mes voyages en Espagne remontent mais pour y être allée 8 ou 10 fois, c’est un pays qui a marqué mon enfance puis mon adolescence, j’aime son histoire…et sa langue ! Bises à toi aussi♥

  10. Il est vraiment puissant cet amour fou…malgré la guerre, la distance et les générations…
    Très beau et pas long du tout! La lecture est passionnante…
    Je t’embrasse

    • Merci de me rassurer Emilie, je le trouvais plus long que d’habitude mais avec les mots imposés et « opposés », j’ai rajouté des paragraphes, de fil en aiguille… Les femmes, à cette époque, pour peu qu’elles fussent catholiques pratiquantes avaient des capacités de patience incroyables et pouvaient attendre jusqu’à la mort, le retour improbable d’un époux (volage ou pas) ! 😉

  11. ah que j’aime l’Espagne et particulièrement l’Andalousie ! Grenade et l’Alhambra et la puerta del sospiro del moro : « llora como una mujer un reino que no suspite defender como un hombre »
    Le parc Maria-Luisa et ses calèches, ses azuleros.
    Interruption, le téléphone sonne, Nanou, ma frangine. je lui lis ce que je viens d’écrire, elle rigole et me rappelle le puissant strabisme du conducteur de la calèche. À fond les gamelles dans les allées du parc ! On riait tellement qu’on ne comprenait rien à ses explications et on se demandait s’il n’allait pas nous « planter » au détour d’une de ces allées ! C’est marrant la coïncidence ! 😀
    Bon, je n’ai pas que ça à faire…je file manger, Jean m’appelle à grands cris, qu’est-ce qu’ils ont tous ? Je pensais être tranquille, enfin… 😀
    Bisous et bravo pour ton texte

    • Coucou Mijo, moi aussi hier, j’ai été dérangée sans arrêt ! Ça a l’air plus calme aujourd’hui et en plus le soleil est revenu ! 🙂 J’aime aussi beaucoup ces deux villes d’Andalousie (davantage que Madrid ou Barcelone), j’en garde aussi des souvenirs émus : « le soupir du maure », franchement rien que le nom de cette porte me fait rêver ! Les calèches, nous en prenions déjà pas mal à Marrakech, je ne me souviens pas. à Séville.. mais les azulejos, alors ça oui ! Ce parc particulièrement et l’Alhambra à Grenade… Bonne fin de dimanche, bises.

  12. Bonjour,

    « …j’entends déjà les articulations des phalangistes craquer en maniant la pelote de haine avec laquelle ils nous tuent. »
    Très belle phrase, douloureuse.
    Une histoire qui demande une suite c’est certain.

    Triste photo que celle de ces réfugiés espagnols. Je n’en avais jamais vu…
    Tout ce ci m’a fait penser à un livre de Léonor de Recondo Rêves oubliées. La fuite d’une famille espagnole en 1936 et sa vie en France après…

    • Bonjour Bracieux ! 🙂 Il existe beaucoup de photos de Robert Capa sur cette guerre et ensuite sur la guerre qui va secouer l’Europe, c’était un grand photographe, qui a pris des risques… J’en ai trouvé pas mal sur le Net !
      Sinon je n’ai lu que Pietra Viva de Leonor di Recondo et je ne sais pas si je lirais autre chose, j’avais aimé mais j’avais été un peu déçue…Quant à son dernier « Amours », il ne me tente pas du tout, alors je lui redonnerai une chance avec le titre dont vous me parlez, ça m’intéresse ! 🙂 Merci !

  13. Merci Janick, moi aussi j’aime et je me sens à l’aise avec le style épistolaire, c’est plus facile de construire une fiction autour d’un échange de lettres ! Mais il faut tenir la distance ! Bonne fin de dimanche à toi ! 🙂

    • Marci Pati, je vais essayer de faire la suite pendant que nous sommes encore dans le mois espagnol, dans l’ambiance ! Même si là on est loin des castagnettes y sombreros ! 😉

  14. Ton texte est superbe, on n’a pas l’impression que tu l’as écrit en peu de temps. 😀 Cette histoire, met du baume au cœur. 😀 Je ne sais pas comment tu fais, mais tu parviens toujours à ébranler nos âmes, avec des mots simples, mais qui nous transpercent profondément. 😀 J’aime ! 😀
    Bises 😀

    • Cériat, des fois, pour tout t’avouer, même moi je ne sais pas comment je fais, quand je suis dans l’urgence, j’écris, ce n’est pas toujours « heureux » mais tant que ça touche, je suis contente ! 🙂 merci ! Gros bisous et bonne semaine♥

  15. Hello Miss Aspho
    Ni lecture ni écriture, tu t’en doutes, juste un petit coucou à mes Copinautes et de gros bisous pour toi

  16. ça y est, j’ai enfin lu ton texte… J’ai commencé par les liens et puis toi en dernier pour venir glaner les liens que j’aurais effacés par inadvertence.

    Magnifique ce texte qui me rapproche de l’histoire de mon père. Il ne faut pas oublier que beaucoup de républicains se sont aussi « évanouis » dans la nature sous d’autres patronymes et ont refondé une famille en laissant pour « mort » l’ancien… C’était tellement simple.

    Témoignage : Je savais qu’un de mes oncles était vivant en France sous un autre nom que celui de naissance. Pour des raisons que j’ignore, mon père ne voulait pas en entendre parler. En 2004, j’ai passé un avis de recherche sur un site de généalogie et il est tombé dessus par hasard. Il m’a contacté et il a ainsi appris à 60 ans que son père ne portait un nom d’emprunt et qu’il avait 12 cousins et cousines germaines « connus ».. Sa soeur et lui ne savaient rien ça a été un grand choc pour lui ^^
    Voilà pourquoi ce texte me touche tant

    Bisous ma belle

    • Réjanie, rhaaa je sais tout ça, tu racontes une partie de mon histoire là, il va falloir que je trouve autre chose (ou pas)! 😉 J’ai un ami dont le grand-père a disparu (littéralement) pendant leur marche… Je suppose que ce serait moins facile aujourd’hui avec la généalogie, l’ADN etc mais c’est le fait de « vouloir » changer de nom, de personnage qui m’intrigue beaucoup…Ça doit faire drôle de se retrouver avec 12 cousins d’un coup ! 🙂 Gros bisous ma jolie !

      • ça lui a fait tout drôle et il ne saura jamais pourquoi ce changement de nom, car il était fâché avec son père et les infos que je lui ai donné lui ont donné envie de le retrouver
        Je me suis mis en quête et j’ai trouvé sa trace dans les Pyrénées avec un autre cousin on y est allé et à la mairie on nous a dit qu’il était décédé depuis un mois et qu’ils cherchaient les héritiers …
        Du coup, mon cousin ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire.

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