LES PLUMES 43 – Les textes du désir d’avril 2015 !

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsA vos agendas ! Pour des raisons indépendantes de ma volonté je serai absente en juin (dates pas encore fixées), pour 5 semaines et je ne sais pas encore dans quelle mesure je pourrai utiliser l’ordinateur. Aussi, à la demande générale (malgré une réfractaire), il y aura deux sessions de plumes en mai, grâce à une âme charitable (qui tient à garder l’anonymat) qui collectera vos liens, me permettant ainsi de m’occuper des jeudis poésie qui tombent les mêmes semaines. Collectes les 4 et 18 mai pour des textes les 9 et 23 mai ! Alors heureux ? !

 A 22 heures hier soir, j’avais les liens (plus ou moins) des 24 fauteurs de troubles suivants  ! Par ordre d’arrivée des liens (plus ou moins) . Et 5 de plus ce matin. :

Monesille, Ghislaine53, Val-Grenouille59, LilouSoleil, Melle La Démone, Thiébault de Saint-Amand, Soène, Jacou33Martine27, Modrone-Eeguab, Cériat, Pascal Bléval, Mélusine80, Les mots d’Isabelle, Astrid-Toinette, Réjanie, EmilieBerd, Fred Mili-Choupi, Carnets Paresseux. Bizak, Martine Littér’auteurs, Marlaguette, DimDamDom59, Célestine. Eva, Janick. PatchCath. Merquin. MarieJo64.

Mon texte fait suite à une série mettant en scène « Mademoiselle » et dont le premier texte a été écrit en mai 2011 pour Des mots, une histoire chez Olivia, d’autres ont suivi, , ici, ou encore . Le texte  d’aujourd’hui est une forme d’épilogue même si Mademoiselle n’a pas encore dit son dernier mot…puisqu’elle m’est revenue quatre ans après !

LE VENT AVAIT POUSSÉ MADEMOISELLE…a mademoiselle sur lande gardenofwhimsy bs frSe pouvait-il que la pente douce des jours glissât enfin entre les doigts fébriles des matins d’avril, eux qui se levaient tôt dans une débauche de ciels flamboyants et de parfums grisants exhalés par les lilas refleuris ? Se pouvait-il que les griffures des années passées qui avaient balafré ses questions sans y répondre aient pris un tramway pour ailleurs ? Lui permettant de savourer la gourmandise de l’instant quand l’espérance valse avec la brise légère, ramenant dans son sillage d’anciennes promesses perdues au large, à la proue d’un navire jamais revenu du Timor oriental, les cales chargées d’épices, d’or et de liqueurs ambrées.a cargo tempête

Mademoiselle savourait son chocolat au soleil, assise sur les marches en pierre qui descendaient au ruisseau plissé de rides facétieuses, comme celles qui flottaient à la surface de son esprit exalté. L’envie de se tapir entre les verveines odorantes, d’écrire sur ces quatre dernières années la tenaillait. Écrire l’attente de cet amour disparu et toujours présent, velléité lancinante pour donner sens à ses errances et justifier sa nouvelle existence. Écrire son allergie au bitume parisien, pire que des sables mouvants, le travail dur, l’argent gagné pour retourner dans ce hameau proche de la lande où vibrait encore dans la mémoire des bruyères et des ajoncs l’écho de son amour pour Julien, faisant naître dans le ciel des étoiles filantes éphémères, mourantes sous la lune, au cimetière marin des poussières invisibles.OLYMPUS DIGITAL CAMERAElle devait retourner là où tout avait commencé, se mesurer à l’endroit où se tenait autrefois la maison à la brocante aux fenêtres brisées aux verres ébréchés, royaume des courants d’air et terrain d’envol pour les oiseaux ; elle devait être rasée maintenant que la mère était morte . Écrire aussi l’autocensure accrochée à des pans de sa vie d’enfant, qui, en occultant le déplaisir avait maintenu l’espoir d’y revenir un jour, sans trembler. L’argent gagné à Paris n’avait pas allégé les fardeaux que la vieille femme lui avait infligés. L’odeur de la misère ne l’avait jamais quittée.a mademoiselle maison à la brocante.
Elle sourit en regardant sa petite Suzanne endormie, sa peluche coincée entre le pouce et la joue. Elle fit chauffer le lait chocolaté. Des volutes odorants s’échappèrent et réveillèrent la fillette qui s’assit d’un coup dans son lit. Elle se leva et se jeta au cou de sa mère, lâchant son doudou sur le carrelage.
« Mange toutes tes tartines Suzanne », dit Mademoiselle d’un ton sérieux, nous allons faire une longue promenade aujourd’hui…
– Où ça ?
– Sur la lande où j’ai grandi…
– Là où il y a ta vieille maison ?
– Oui, mais elle n’existe plus …
– Et tu me raconteras l’histoire du bateau qui n’est jamais revenu du très loin voyage à cause de la tempête ?
– Peut-être Suzie, peut-être…
Elles marchèrent longtemps en cueillant des fleurs sauvages mêlées aux bruyères. Mademoiselle sentait l’impatience de l’enfant au fur et à mesure qu’elles approchaient.
– Regarde maman, regarde c’est ta maison !a maison bretonne volets bleusMademoiselle écarquilla les yeux de surprise. Un homme jeune, le cheveu blondi par le soleil, la peau creusée de sel et de sillons précoces, se tenait sur le pas d’une coquette porte repeinte en bleue. Les mains en éventail devant les yeux, il se protégeait des rayons obliques du couchant. Quand il reconnut Mademoiselle, il se précipita à sa rencontre. Il plongea ses yeux clairs presque transparents dans ceux de Suzanne et ils lui renvoyèrent un miroir. Aucune question n’était nécessaire.

C’est alors qu’une étincelle courut entre les bruyères autour de la maison aux volets bleus, un feu follet célébrait les retrouvailles des amants séparés et sous ce feu illuminant les herbes, ils sentirent un désir intact courir dans leurs veines et sur leur peau.
– On m’avait dit que… murmura-t-il en l’embrassant et en les broyant toutes deux contre sa large poitrine, Suzanne déjà accrochée à son cou, inquiète et pourtant béate.
Chuuut, répondit Mademoiselle avant de lui donner un baiser pour y croire, juste y croire.
– Hé monsieur tu me fais mal !
– Ce n’est rien mon petit, ce n’est rien, c’est de l’amour qui se rattrape…

©Asphodèle – 25 avril 2015 – 683 mots.

Les 26 mots imposés étaient :  Allergie, velléité, brise, espérance, étincelle, écrire, déplaisir, censure, enfant, gourmandise, première, tramway, rides, éphémère, envie, amour, voyage, peluche, chocolat, pair (animal ou verbe), envol, baiser , attendre ou attente, vibrer, volutes, valser.

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Aujourd’hui, je renonce -50/366 réels.

Bournezeau-20140524-04118

Le Moulin de la Cave à Bournezeau qui tourne toujours et fait aussi restaurant…

Que de renoncements qui ne disent pas toujours leurs noms dans une vie ! Pour les meilleures raisons qui soient, accompagnées des excuses que l’on se trouve, apaisant ainsi la conscience et rassurant l’ego. Il y a dans le renoncement ultime l’image subliminale de l’anachorète qui se retire du monde ou de la bonne soeur qui prend le voile. Cela dépasse mes capacités d’humaine pétrie de faiblesses. Je renonce à être meilleure que je ne le suis mais je renonce surtout, aujourd’hui à supporter des personnes qui ne me correspondent pas, qui ne m’apportent rien et tels des moulins, ne brassent que du vent. Je renonce à cautionner la bêtise si elle doit parasiter mon quotidien. Et de fait je refuse de m’en justifier. Il faut être cohérent non ?

©Asphodèle – 22 avril 2015.

Moins de 100 mots : euh…131 (je me suis laissé aller)
Sur le vif : oui
En accord avec le thème : oui
éléments du réel : oui !

Pour savoir Comment, quoi et Qui ? Un clic sur le logo ci-dessous.Logo réels Queneau2

Aujourd’hui, plaque de rue – 49/366 réels.

a plaque de rueEn ouvrant le journal régional, la première chose que j’ai vue (et unique photo d’ailleurs de ce papier numérique) fut cette plaque indiquant le nom de la rue où une femme motorisée a fauché un piéton, un homme de 36 ans mort de ses blessures à l’hôpital d’Angers.  Quel souvenir pour les proches de cet homme quand ils repasseront dans cette rue ou entendront ce nom !  Ce n’est qu’un fait divers de plus diront les plus blasés mais je ne peux m’empêcher de penser que, désormais, derrière cette plaque s’en cachera une plus intime, commémorative et emplie de larmes…

©Asphodèle – 21 avril 2015.

©rédit photo : journal numérique FR3-Pays de Loire du 21 avril 2015.

moins de 100 mots : 96.
Sur le vif : oui
Éléments du réel : oui et non.
En accord avec le thème : oui.

Pour savoir Qui ? Quoi ? Comment, clic sur le logo ci-dessous !Logo réels Queneau2

LES PLUMES 43 – Résultats de la collecte pour « désir ».

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsBeaucoup de bavardages pour nos retrouvailles mensuelles et 23 mots qui ont réussi à s’échapper, suivis de mes trois mots en V (je finis l’alphabet), ce qui fait 26, vous avez donc le droit d’en ôter DEUX :

Allergie, velléité, brise, espérance, étincelle, écrire, déplaisir, censure, enfant, gourmandise, première, tramway, rides, éphémère, envie, amour, voyage, peluche, chocolat, tapir (l’animal ou le verbe au choix), envol, baiser (dans le sens que vous voulez), attente, vibrer, volutes, valser.

EDIT DE 23 H 11 : j’avais oublié « attente« , le mot de Soène ! 😥 Soène ça t’apprendra à me laisser ton mot au dernier moment quand je suis dans le billet de 20h, la tête dans les gifs  !!!

EDIT DE 10H34 le mardi 21.04 : on me souffle dans l’oreillette, en fait c’est Soène qui me souffle dans les bronches que  son mot n’était pas « attente » mais « attendre », où avais-je la tête hier ?  Aussi, vu que la plupart a du relever la liste, vous pourrez utiliser soit l’un soit l’autre !

La collecte, c’est aussi l’occasion de papoter, on l’avait compris, et bien sûr, il y a toujours des râleuses, des pas contentes, la NUMBER ONE en tête qui a passé son temps à me dire de faire les Plumes tous les deux mois !!! J’ai nommé mais… Lire la suite

Aujourd’hui, rouge – 48/366 réels.

IMG_2757Rouges, les fruits du printemps, fraise cerise et puis framboise en dernier. Rouge, la symbolique de la passion amoureuse, la rose de même couleur en boutonnière. Rouges les tulipes déjà fanées au jardin. Rouge, le flacon de mon lait parfumé d’un nom envoûtant de la route des Indes. Comme un éclat lointain, ensoleillant mon quotidien d’une fragrance capiteuse mais pas entêtante. Indispensable et addictive, comme les livres. Tous les jours après la douche…

©Asphodèle – 20 avril 2015.

Moins de 100 mots : 73
Sur le vif : oui
Éléments du réel : oui
En accord avec le thème.

Pour en savoir plus : comment ? Quoi ? Qui ? Clic sur le logo ci-dessousLogo réels Queneau2

LES PLUMES 43 – LA COLLECTE D’AVRIL !

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintocloudsC’est reparti pour un tour de Plumes, visiblement certains  les attendaient avec impatience et pour tout vous dire, moi aussi, vous m’avez manqués ! Finalement c’est long un mois, je vais réfléchir…

Tout de suite, les résultats du sondage où je vous demandais quelle formule vous préfériez, tadadam, verdict !

Thème (classique) : 41,94 %
La phrase : 25,81 %
Pas d’avis : 16, 12 %
Autre chose: 16, 13 % (ceux qui ont cliqué sur « autre chose »  sont priés d’émettre des idées  (viables tant qu’à faire) dans la boîte du même nom ! 🙂 ).

Donc les urnes ont parlé même si ce n’est pas la majorité absolue, j’essaierai d’alterner thèmes et phrases en fonction de ma propre inspiration pour vous les trouver ! Aujourd’hui on repasse au thème classique…

Avec le retour du printemps qui a l’air de vouloir s’installer, je vais vous demander ce que vous inspire (dans tous les sens du terme s’il vous plaît) le mot DÉSIR. (Toute tentative pornographe sera refusée, merci de votre compréhension)…

Vous avez jusqu’à 20 heures pour laisser votre mot en commentaires. Pour les nouveaux qui souhaiteraient participer, je conseille d’aller lire le nouveau règlement avant, merci !

Quelques images cueillies pour vous hier !

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Cerisier en fleurs, à son paroxysme !

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Cerisier au petit matin, de loin vu de ma chambre.

Je vous souhaite un bon lundi  !

Aujourd’hui, mains touchées – 47/366 réels

a mains touchées ou pas !Mains touchées par la maladresse depuis leur plus jeune âge. Mains qui n’ont jamais pu effectuer un travail manuel correctement sans casser quelque chose ou se retourner un doigt. Mains dispensées de vaisselle (et d’essuyage) à huit ans, depuis qu’elles ont lâché un verre du précieux service de la tante Angèle. Mains privées de couture à force de piquer de travers ou à côté. Mains déliées par l’emploi abusif du stylo pour compenser leur inactivité, spécialisées dans le tournage de pages ! Aujourd’hui, mains touchées par la grâce car elle n’ont rien fait de travers et on peut marquer les jours d’une pierre blanche quand ça arrive…

©Asphodèle – 19 AVRIL 2015.

Moins de 100 mots : 95
Sur le vif : oui
Éléments réels de la journée : oui
En accord avec le sujet : oui

DEMAIN 20 avril 2015 : « rouge ».

Pour plus d’explications sur cet exercice et connaître une partie des participants, clic sur le logo ci-dessous.Logo réels Queneau2

LE TAG DE L’ENFANCE… pour mon 1010ème billet !

isa18mois 2 (2)Pour ce qui devait être mon 1000ème billet, Syl. m’avait offert ce tag mais avec les « réels », je n’ai pas eu le temps…ni vu le temps passer ! Alors, soyons fous, voici le 1010ème billet tout chaud, bien que vous n’ayez plus grand-chose à apprendre de moi … Je commence à radoter là ! C’était ça ou un chanteur mort, or en pleine période du mois belge, je vous laisse deviner ce à quoi vous auriez eu droit ! Pour votre plus grand plaisir bien sûr ! Voici ce que dit Syl. de ce tag de l’enfance:

« Sur le modèle du « Je me souviens » de Georges Pérec, je vous invite à revenir en arrière, à vos premières années et à vous rappeler qui vous étiez alors…
Si vous acceptez ce retour en enfance, confiez-nous une photo de cette époque, répondez comme moi aux questions et taguez trois autres personnes (ou plus !) » Lire la suite

UNE ENFANCE LINGÈRE DE GUY GOFFETTE

IMG_2737Une enfance lingère, c’est l’histoire d’un petit garçon, de sa naissance à ses dix ans, dans les Ardennes familiales, qui nous confie comment les tissus, le toucher, le contact avec eux a éveillé sa sensualité pour ne pas dire sa sexualité. Mais avec la poésie que l’on connaît à Guy Goffette dont je vous ai souvent parlé, ICI (Elle, par bonheur et toujours nue), (de la poésie avec L’adieu aux lisières), là encore (Géronimo a mal au dos). Lire la suite

Aujourd’hui, chaleur de – 44/366.

pensée mauve sous la pluie

Pensée après l’ondée…

La chaleur subite (et vite disparue) de ces derniers jours  me fait penser aux promesses électorales non tenues. N’en reste que l’avant-goût. En nous rendant à la fraîcheur  d’avril, le ciel nous renvoie à l’intérieur de nos maisons, le temps que la pluie cesse. Non pas chaud devant mais chaud dedans aujourd’hui. Une petite main qui se glisse dans la mienne, confiante parce que la maman est occupée ailleurs. Chauds les mots qui terminent la pensée de l’autre. Chaud le regard pétillant. Une douceur qui vaut bien toutes les canicules…

©Asphodèle – 17 avril 2015

Moins de 100 mots : 90
Sur le vif : oui.
Éléments du réel : oui
En accord avec le thème : oui.

Pour plus d’explications sur l’exercice, clic sur le logo ci-dessous.Logo réels Queneau2

Aujourd’hui faux et usage de faux – 44/366.

a arsène lupin faux et usage de fauxJe ne vis pas dangereusement, pas au point de falsifier des documents, d’avoir à me teindre en blonde, me coller des lentilles bleues ou vertes dans les yeux ! Tiens mais j’y pense ! Comment font-ils tous ces gens qui n’ont plus rien de « vrai » sur eux ? Faux nez, faux seins, fausse bouche, faux cheveux. C’est un métier, une attention de chaque instant, une grande souplesse aussi d’user de faux. Si le but est de tromper les autres, au risque de se perdre soi-même en chemin, qui est lésé au bout du compte ?  J’ai beau regarder ma journée, rien de faux à usage délictueux ne s’y cache …

©Asphodèle – 16 avril 2016

Moins de 100 mots :  111… hum !
Sur le vif : Oui
Éléments du réel : oui et non !
En accord avec le thème : oui.

Pour plus d’explications sur cet exercice et avoir une liste (non exhaustive) des participants, clic sur le logo ci-dessous.Logo réels Queneau2

La poésie du jeudi sera belge aujourd’hui ! Avec Maurice Maeterlinck

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Pour participer un peu au mois belge d’Anne et Mina, voici un poète (auteur de théâtre et essayiste surtout) que j’ai eu plaisir à re-découvrir. Je vous en parle après le poème… pas vraiment de saison mais si évocateur !

Je remercie ceux qui poétisent avec moi aujourd’hui :

1) Valentyne : Sur un air de reproche de Gaston Couté
2) Nadael : Vieillir de raymond Queneau
3) Melle La Démonne : Ma chouette et Ceux qu’on met au monde de Linda Lemay (chansons).
4) Marie et Anne : Ceux qui ont le goût difficile de Jean de la Fontaine.
5) Soène : Cythère de Paul Verlaine.
6) Monesille : La rose et le réséda de Louis Aragon
7) Modrone-Eeguab : L’Étrangère de Gabriela Mistral.
8) DimDamDom59 : Roméo et Juliette par grand Corps malade

 

Heures ternes

hiver oiseaux et femme seuleVoici d’anciens désirs qui passent,
Encor des songes de lassés,
Encor des rêves qui se lassent ;
Voilà les jours d’espoir passés !

En qui faut-il fuir aujourd’hui !
Il n’y a plus d’étoile aucune :
Mais de la glace sur l’ennui
Et des linges bleus sous la lune.

a mind pleine luneEncor des sanglots pris au piège !
Voyez les malades sans feu,
Et les agneaux brouter la neige ;
Ayez pitié de tout, mon Dieu !a maeterlinck agneaux neigeMoi, j’attends un peu de réveil,
Moi, j’attends que le sommeil passe,
Moi, j’attends un peu de soleil
Sur mes mains que la lune glace.a maeterlinck lune tristesse brumes Maurice MAETERLINCK (1862-1949)

a maeterlinck mauriceMaurice Maeterlinck est né à Gand en 1862 et mort à Nice en 1949 à l’âge de 87 ans. Issu d’une famille flamande, bourgeoise et catholique il sera d’abord avocat (très peu de temps). Les auteurs belges étaient « suspects » à cette époque en France dans le sens très péjoratif de peu crédibles, aussi est-ce par hasard qu’il deviendra célèbre en 1880, du jour au lendemain grâce un article de Gustave Mirbeau dans le Figaro sur « La princesse Maleine ».  Il est à ce jour le seul belge ayant obtenu le Prix Nobel de littérature, en 1911. En 1921, il s’opposera, en signant un manifeste, à la « flamandisation » de l’université de Gand jusque-là francophone. Après avoir passé les années 1939 à 1947 aux Etats-Unis, il se réinstalle dans son palais du Cap Nice, une villa féérique, la Villa Orlamonde (acquise en 1919-1920) où, avec sa jeune épouse, il a donné de nombreuses fêtes dignes de Gatsby…a maeterlinck palais orlamonde niceRacheté en 2012 pour 48 millions d’€uros, ce palais est aujourd’hui divisé en 18 appartements de luxe, de 125 à 400 mètres carrés, mètre carré oscillant entre 25 000 et 40 000 €uros…a materlinck palais orlamonde aujourd'huiPour le mois belge d’Anne et Mina (liens en début de billet).logo mois belge anne et mina

Aujourd’hui, je ne sais pas – 43/366réels.

a je ne sais pasCe que je ne sais pas mais que je peux encore apprendre. Ce que je ne saurai jamais. Ce que je ne veux surtout pas savoir. Ce qu’il me faudrait absolument savoir ! Qui détermine « l’absolu » en toutes choses ? Hein qui ? Aujourd’hui, un (e) médecin au téléphone qui n’a toujours pas de dates à me fournir et je ne sais pas si ça ne va pas m’énerver d’ici juin. Ne pas savoir ce que l’on ignore complètement est moindre mal, ignorer ce que l’on pourrait connaître est agaçant !

©Asphodèle – 15 avril 2015.

Moins de 100 mots : 80
Sur le vif :oui
Éléments du réel : oui
En rapport avec le thème : oui.

Pour en savoir plus sur cet exercice de style et avoir une liste (non exhaustive) des participants, clic sur le logo ci-dessous.Logo réels Queneau2

Aujourd’hui, sac – 42/366 réels –

IMG_2731Fut une époque où le sac à main était une pièce maîtresse de ma garde-robe, les sacs devrais-je dire. Assortis à mes tenues, de saison, grands, petits, toujours chargés et mal rangés. Ce dernier point n’a pas changé ! Je trimballe ma vie dans mon sac mais j’ai opté pour le petit modèle, je m’allège ! A savoir qu’il me suit la journée entière puisque je passe d’un étage à l’autre et à chaque fois, il me faut des indispensables.Tant qu’un livre format Poche rentre, je ne le range pas, quand ça coince je vide ! Ce n’est pourtant pas un sac poubelle…

©Asphodèle – 14 avril 2015 .

Moins de 100 mots : 100
Sur le vif : oui
Éléments du réel : oui
En rapport avec le thème : oui.

Pour plus d’explications et une liste (non exhaustive) des participants, clic sur le logo !Logo réels Queneau2

Aujourd’hui, ils vont bien ensemble – 40/366.

Je pourrais parler de la poésie et du curcuma (Martine sait pourquoi), du rose et du vert que j’aime associer, du Muscadet avec les huîtres et tant d’autres choses qui vont bien ensemble. Mais aujourd’hui, une amie m’a envoyé la photo de son plus jeune fils embrassant sa jeune chérie. Ou l’inverse. On revient toujours à l’amour. L’amour et la littérature forment certainement le plus vieux jeune couple du monde, immortel, éternel, sans cesse recommencé . Dans le meilleur comme dans le pire. Force est de constater qu’ils vont bien ensemble. Comme la poésie, le curcuma…et l’amitié.

©Asphodèle – 12 avril 2015.IMG_2708

Moins de 100 mots : 98
Sur le vif  : oui
Éléments du réel : oui !
En accord avec le thème : oui.

Pour en savoir plus sur l’exercice et une liste, non exhaustive, des participants, cliquez sur le logo.Logo réels Queneau2

Aujourd’hui, moment professionnel 39/365 réels –

livres phrase+++ Cows on FBAlors là vraiment, un thème pareil un samedi, même si j’avais travaillé, c’eût été difficile. Eurêka ! Un écrivain et accessoirement ami sur FB m’a envoyé un mail édifiant sur le monde du livre ! Il a trois maisons d’éditions dont Hachette qui vient de mettre au point « la vente à la demande » ! Pour certains livres qui n’étaient disponibles qu’en numérique et surtout pour contrer le géant A***on,  nous en sommes arrivés là. Quid des clients lambdas comme moi qui parfois achètent sur un coup de tête ? Si je ne vais en librairie QUE pour acheter les livres de ma liste, que deviendront les achats d’impulsion ?  J’en frémis un peu quand même. Merci Thiébault pour m’avoir inspiré ce réel !

©Asphodèle – 11 avril 2015 –

Moins de 100 mots : 109, oups !
Sur le vif : oui
Élément du réel : oui
En accord avec le thème : un peu quand même !

Pour en savoir plus sur l’exercice, CLIC sur le logo ci-dessous !Logo réels Queneau2

Aujourd’hui, tout ce qui brille – 38/366 réels –

étoile voie lactée géo le 6.12.14Tout ce qui brille attire le regard et capte l’attention. Même fugacement. Même le temps d’un éblouissement. Comme ces étoiles filantes que nous suivons des yeux dans la nuit. Qui s’intéresserait aux étoiles éteintes ?
Mais je sais depuis toute petite que « tout ce qui brille n’est pas d’or », qu’il y a l’original, qui étincelle par essence et la copie dont le brillant est artificiel. Qu’importe après tout, ce qui brille aujourd’hui et brillera encore demain c’est la petite flamme qui fait battre mon coeur…

©Asphodèle – 10 avril 2015 –

Moins de 100 mots : 82.
Sur le vif : oui.
Éléments du réel : oui et non.
En accord avec le thème : oui.

Logo réels Queneau2Pour plus d’explications concernant cet exercice, clic sur le logo.

Aujourd’hui, contre le mur – 37/366 réels –

Maison abandonnée du côté de l'Aiguillon-sur-mer...

Maison abandonnée du côté de l’Aiguillon-sur-mer…

La nature part vite à l’assaut des murs abandonnés. On se cogne la tête et les poings contre les murs d’une prison ou ce qui y ressemble. Dans le vaste monde, des murs érigés par la haine sont tombés. Un autre continue de recevoir des messages, des prières ou encore, plus loin, une grande muraille millénaire attire les touristes. Je ne vis pas la tête contre un mur en particulier, l’idée même m’angoisse…alors aujourd’hui contre le mur, il ne s’est rien passé ! Juste une mouche de printemps, nouvelle, s’est posée, par lassitude sûrement…

©Asphodèle – 9 avril 2015 –

Moins de 100 mots : 93
Éléments du réel : oui, la mouche !
Sur le vif : oui
En accord avec le thème : oui.

Logo réels Queneau2Pour les consignes de cet exercice et une liste, non exhaustive, des participants, clic sur le logo.

Aujourd’hui, itinéraire – 36/366 réels –

Aurais-je aimé avoir l’itinéraire d’un(e) enfant gâté(e) ? Moi qui ai toujours eu le don de prendre des chemins de traverse … Les temps ont changé, aujourd’hui mon itinéraire personnel serait bien trop long et ennuyeux à raconter, alors celui d’aujourd’hui dans mon petit et mon grand jardin  m’a permis de prendre l’air et le soleil sans que je ne me perde. Pas besoin de boussole qui parle, je musarde, j’hume le romarin en fleur ici, j’arrache une ou deux mauvaises herbes là et je refais le chemin en sens inverse. Pas de quoi fouetter un chat ! Vous me suivez en photos ?

©Asphodèle – 8 avril 2015

Il faut descendre les quatre marches et c'est parti, ici c'est le "petit" jardin (d'agrément comme dirait ma mère)...

Il faut descendre les quatre marches et c’est parti, ici c’est le « petit » jardin (d’agrément comme dirait ma mère)…

Pas de doute, les tulipes s'en donnent à coeur joie sous le soleil et la tiédeur revenue...

Pas de doute, les tulipes s’en donnent à coeur joie sous le soleil et la tiédeur revenue…

On est dans un ancien jardin potager semi abandonné, pruniers, cerisiers, pêchers, noyers...qui donnent en fonction des années, on ne traite pas !

On est dans un ancien jardin potager semi abandonné, pruniers, cerisiers, pêchers, noyers…qui donnent en fonction des années, on ne traite pas !

Un prunier qui a poussé tout seul, il donne des fruits depuis deux ans, des reines-claude, vu les fleurs serrées, nous ferons de la confiture cet été...

Un prunier qui a poussé tout seul, il donne des fruits depuis deux ans, des reines-claude, vu les fleurs serrées, nous ferons de la confiture cet été…

De plus près...

De plus près…

Là, c'est "désolaçion" ! Le chemin des "filles d'à côté" (elles ne vivent plus ici), abandonné et retour à la luxuriance de la végétation....

Là, c’est « désolaçion » ! Le chemin des « filles d’à côté », abandonné, retourné à la luxuriance de la végétation….

Je suis passée sur le petit pont qui sépare les deux jardins et je remonte l'allée, parfois je m'appuie au gros noisetier plus que centenaire, sur la gauche... la promenade est finie !

Je suis passée sur le petit pont qui sépare les deux jardins et je remonte l’allée, parfois je m’appuie au gros noisetier plus que centenaire, sur la gauche… la promenade est finie !

Nombre de mots : 92 dans le texte mais avec les légendes des photos, plus !
Éléments du réel : aujourd’hui même !
Sur le vif : ho que oui !
En accord avec le thème : oui.

Pour en savoir plus sur cet exercice et connaître une liste partielle des participants, clic sur le logo.Logo réels Queneau2

Aujourd’hui, laisser passer les petits papiers 35/366 réels –

Laisser passer mes petits papiers c’est retenir illusoirement le temps qui passe : avec désespoir ! Je ne peux pas vivre sans carnets où tout noter ; un pour mes réels est venu s’ajouter à celui des plumes, de la poésie du jeudi, celui des billets, les carnets d’adresses et liste à lire, celui des livres lus et d’autres, plus intimes. Le papier s’envole ? Pas chez moi ! Que deviendront tous ces mots gribouillés  ? Je n’en sais rien, après moi le déluge mais en attendant, je ne saurais m’en passer… Pareil pour toutes les cartes postales reçues depuis que j’ai ouvert mon blog…

©Asphodèle – 7 avril 2015 –

Volontairement floutée...

Volontairement floutée…

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Moins de 100 mots : 94, OK !
Éléments du réel : oui
Sur le vif : oui
En accord avec le thème : oui.Logo réels Queneau2Clic sur le logo pour en savoir plus.