DES LIVRES ET UNE ROLLS de Francis Scott Fitzgerald


IMG_2085Tout d’abord, pour ceux qui me suivent depuis les débuts de ce blog en 2011,  vous savez ma passion (incontrôlée et inexplicable) pour Fitzgerald, son couple, sa vie de météore fragile dans un monde qui l’a encensé et recraché à peine dix ans après, jusqu’à sa mort à l’âge de 44 ans, prince déchu, malade à cause de l’alcool mais le coeur rongé par les effets collatéraux de sa légende écornée. Ce livre m’a vraiment bouleversée. Il s’agit en effet d’une compilations d’interviewes accordées entre 1920 et 1936, de ses débuts fracassants à quatre ans avant sa mort. Le contraste entre les premières et les dernières est saisissant. Gloire et déchéance. Infinie tristesse. D’autant que les ITW de l’époque étaient écrites, elles rapportaient certes quelques dialogues mais souvent reflétait l’impression du journaliste. Avec les interprétations que l’on peut imaginer mais pas tant que ça ! J’ y ai retrouvé des choses lues dans « Lettres à Zelda et autres correspondances » et des « anecdotes », en revanche pas vraiment inédites mais qu’on n’imaginait pas qu’elles aient compté autant, comme le complexe de ses pieds qui le mortifiait, il suppliait ses parents de pouvoir se baigner en chaussettes ou encore cette fête d’enfants qu’il organisa à 6 ans et où aucun invité ne viendra…le laissant seul dans son joli costume marin, avec le sentiment d’avoir vécu là sa première tragédie.

Je ne vais pas énumérer les ITW, j’en retiens deux, bouleversantes « Des livres et une Rolls », magistrale, publiée par le Smart Set en avril 1924. C’est d’une honnêteté douloureuse. Quant à la dernière « L’envers du paradis : Scott Fitzgerald a quarante ans, englouti dans le désespoir », publiée le 25 septembre 1936 par Michel Mok dans The New-York Evening Post, le lendemain de ses 40 ans, anniversaire  qu’il a passé avec les journalistes, elle est synonyme de curée pour moi, elle montre ce que Fitz était devenu à ce stade de sa vie, oublié, n’écrivant que des nouvelles pour survivre et elle m’a brisé le coeur. Un petit tas de kleenex gisait à côté de moi, témoins de mon émoi…

a fitz by roger violletFitzgerald était, en plus d’être un très bel homme selon les canons de l’époque, yeux verts au regard « pénétrant« , un vrai gentil, naïf presque par moments, et, comme le souligne fort justement Charles Dantzig dans sa préface,  Fitzgerald c’était l’inverse d’une posture, il a même sûrement été trop franc, étourdi, n’a pas vu venir la perfidie bien dissimulée de certaines questions où il n’était absolument pas forcé de répondre,  il a laissé dire les chacals jaloux de son succès, de sa vie de carte postale avec Zelda et Scottie leur fille, le beau couple à la mode, un homme à qui tout réussit trop facilement. Les journalistes sont tous tombés sous le charme, déconcertés par son naturel et sa sincérité parfois très maladroite, concernant les femmes notamment quand on lui demandait ce qu’il voulait que fasse sa fille plus tard : « Pas qu’elle soit fameuse, sérieuse, mélancolique et inhospitalière, mais riche, heureuse et artiste. je ne veux pas dire que l’argent amène forcément le bonheur. Mais avoir des choses, rien que des choses, des objets, rend une femme heureuse. La bonne sorte de parfum, une paire de souliers élégants. Ce sont de grandes consolations pour l’âme féminine. » (p.113 – in « Ce que pense « un romancier à flappers » dans The Courier Journal – 1923).gif scott zelda scottie

envers du paradis couv

Couverture originale de la première édition.

Fitz voulait être riche en méprisant l’argent et les riches, son oeuvre postérieure (« Gatsby le magnifique » notamment) en est la preuve ultime. Mais à ce moment de sa vie, après avoir fait fortune en 15 jours après les 100 000 exemplaires vendus de « l’Envers du paradis« , ce n’est pas flagrant dans les déclarations fanfaronnes qu’il fait à la presse. Comme le dit si bien Le Smart Set dans « Des livres et une Rolls » en avril 1924 : « C’est ici l’histoire d’un garçon qui, il y a quelques cinq ans, jeta une pierre dans les eaux placides de la littérature américaine, avec une telle force que l’éclaboussure s’entendit dans tout le pays et que les vagues continuent de s’abattre pour former de plus grands cercles, en amenant dans leur sillage d’étranges objets qui continuent de captiver l’ensemble du monde » (p. 129-130).Il y est aussi question de Zelda qui assiste à certaines interviewes et ne dément pas qu’elle écrit avec Scott, que ce dernier « pille » ses carnets. Là, j’émets un bémol, comme pour d’autres phrases sorties de leur contexte, prononcées sur le ton de la dérision mais reprises au premier degré. Oui Zelda a co-signé des nouvelles avec son mari, oui elle a écrit un livre en 1933 « Accordez-moi cette valse » mais nous n’avons pas la preuve que Fitz « pillait » ses carnets, même s’il est  acquis qu’elle a été une source d’inspiration puisque dans toutes ses héroïnes, il y a beaucoup de Zelda…

Puis, on s’éloigne peu à peu de « L’envers du paradis » écrit en 3 mois sous Coca-Cola et non imbibé de gin comme l’imagine déjà la plupart des gens.  Zelda est la « flapper« , cette créature féminine née en même temps que L’envers du paradis et c’est à elle que l’on demande la définition du terme. Fort bien expliquée pages 105-106, aussi bien physiquement que psychologiquement. N’oublions pas que l’on sortait de l’ère victorienne et L’envers du paradis a fait l’effet d’une bombe, remisant au grenier tout ce que l’on savait de la jeunesse. Scott se veut « l’écrivain de son époque » et surtout de cette jeune génération qui révolutionne les schémas du passé. Entraînant avec lui toute la jeune Amérique pressée de jeter les convenances et les corsets aux orties.gif flappers plumes le lundizelda jeune« Suis-je ambitieuse ? répéta-t-elle en écho à la question suivante. Pas vraiment mais j’ai beaucoup d’espérance. Je ne veux pas appartenir à des clubs. Ni à des comités. Je n’ai pas une nature « agrégative ». Rien qu’être moi-même et jouir de la vie »,dans le The Courier Journal – 1923, page 112.  La suite nous dira qu’elle n’en a pas joui longtemps en sombrant dans la dépression, on ne disait pas encore bi-polaire…avec les traitements barbares qu’elle dût subir à l’époque. Mais c’est une autre histoire. Je m’égare !

Ce que je retiens de ces instantanés qui auraient pu se contredire, recéler des incohérences est justement cette unité de ton, cet accord intime entre l’homme et ses écrits, son amour de l’écriture, du travail soigné au-delà de la chronologie qui retrace les étapes de la vie des Fitzgerald et surtout de Scott. Dans le chapitre « Les six générations de Fitzgerald », interview d’Antonio Buttitta dans le News and observer du 1er septembre 1935, on peut lire « Malgré ses trente-huit ans c’est toujours un gaillard d’allure juvénile. Il a l’urbanité et la finesse de certains de  ses meilleurs personnages – il pourrait sortir d’un de ses livres en réalité. » page 196.  N’y a-t-il pas plus beau compliment ?

Pour conclure, Fitzgerald n’était pas un homme parfait, parfois même un peu « limite » dans sa mysoginie (compréhensible) et surtout liée à l’époque , à son éducation XIXème (bien qu’il ait contribué à piétiner le Victorianisme ambiant). C’était un génie à sa façon, un être intègre qui a vécu autant ses rêves que ses désillusions, voire l’enfer à la fin de sa vie. Un homme fragile et sensible qui n’a pas failli à ses devoirs de père et de mari malgré les internements de Zelda, travaillant d’arrache-pied pour payer les factures des cliniques et les lycées, puis l’université de sa fille. Alors oui, ce livre signe l’apothéose d’une vie et son crépuscule décadent, la chute d’un ange désenchanté a toujours des accents douloureux…

Merci à Sharon de m’avoir offert ce livre que j’aurais dû lire bien plus tôt ! Il compte pour mon Challenge Fitzgerald que je vais transmettre à Sharon demain, amoureuse elle aussi de notre cher Fitz . Je vous donne les détails demain (le 17-18) avec le récapitulatif final de ce challenge qui a été mon premier « bébé » et que j’étais triste d’arrêter… Passer le témoin me rassure. Son billet très intéressant sur ce livre, ICI !

Des Livres et une Rolls de Francis Scott Fitzgerald, Préface de Charles Dantzig. Traduit de l’anglais par Guillaume Villeneuve – Editions Grasset & Fasquelle – ©2013 pour la présente édition et la traduction française – 265 pages – 17 €uros.

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55 réflexions au sujet de « DES LIVRES ET UNE ROLLS de Francis Scott Fitzgerald »

  1. 1/Envie de le lire bien sûr.
    2/ Preuve que la chronique d’un livre peut être une oeuvre littéraire à part entière,sans flatterie quelconque, de par ta maîtrise et ta connaissance du sujet Fitz,et ton recul après un très long compagnonnage de l’écrivain.
    3/ Lost generation,on comprend pourquoi.
    4/ Je me targue de bien connaître par exemple Buzzati mais à l’évidence je suis loin de pouvoir en parler aussi bien.
    Toute mon admiration et à ttds.Bises.

    • Claude, merci pour ce commentaire argumenté ! 😆 Fitzgerald finalement est « transparent », d’une part parce que sa vie fut courte, il laisse une oeuvre exhaustive mais pas démesurément prolifique et tout est dit ou presque dans cette oeuvre. Il devait s’inspirer de sa vie pour écrire, il a été pressé comme un citron pour tenir son train de vie ! Me restent encore quelques zones d’ombres que j’ai essayé de décrypter dans ses Correspondances mais, là, je n’ai lu que ce que la « descendance » a bien voulu mettre au grand jour ! on ne doit pas abîmer la légende…
      Bises et à ttds.

    • Syl, Alabama Song a voulu réhabiliter Zelda (par la fiction en partie) en ne donnant pas le beau rôle à Fitz, qui n’était pas parfait, comme beaucoup d’hommes de sa génération ! Dans ces ITW, on voit aussi ce côté cabot et macho mais il y avait tant d’innocence, de naïveté presque chez cet homme…

  2. Depuis longtemps j’ai envie de découvrir ce couple mythique…depuis que tu en parles et aussi depuis que j’ai lu Oona et Salinger. Comme je ne suis pas arrivé à lire Fitz, j’aimerais lire une bio (romancée ou pas mais disons qui s’adresse au grand public…) de Zelda . As-tu un titre à me conseiller?
    Billet très documenté et intéressant…comme quoi, quand on est passionné on peut faire un trèèèès long billet et captiver le lecteur !

    • Merci Mindounet, ce billet m’a pris beaucoup de temps mais j’y ai pris aussi beaucoup de plaisir alors…
      Je ne sais pas quoi te conseiller car les bios « romancées » concernant ces deux là m’ennuient à mourir, je n’y trouve jamais rien que je ne connaisse déjà… J’avais le Z comme Zelda (assommant pour moi). Le seul que je puisse te conseiller (facile à lire) c’est Alabama Song même si Fitz en prend pour son grade, ça te donnera peut-être envie d’aller plus loin…

    • Aifelle, je comprends très bien que l’on puisse ne pas être passionnée, après tout Fitzgerald a une image assez futile. Une image également malmenée, voire écornée. J’aime bien remettre les choses dans leur contexte, avec le plus de justesse possible ! 😉

    • Gwen, je conseille ce livre à ceux qui connaissent déjà un minimum la vie de Fitz, qui ont lu d’autres choses car ainsi, comme toi, car certaines phrases peuvent être remises dans leur contexte et ne prennent pas une dimension démesurée… Il faut absolument lire L’envers du paradis, son 1er livre qui est le point de départ et autobiographique à 80 %. Je suis dedans, j’ai eu du mal au début (c’est un premier roman 😉 ) mais on y apprend comment est né « le grand écrivain »…

  3. Oooh quel bel homme ! Tu en parles passionnément… Lire cet ouvrage ne m’attire pas particulièrement même si te lire est captivant 🙂 En revanche envie de découvrir Gatsby que j’ai évité volontairement au cinéma afin de le rencontrer au travers des mots.
    Merci pour le partage.
    Bonne journée…

    • Val, il vaut toujours mieux commencer par les oeuvres d’un écrivain sinon je ne vois pas l’intérêt de lire sur sa vie ! Je ne peux que te conseiller de lire Gatsby ! 😉

  4. Je suis en train de lire un recueil de ses nouvelles… Moi qui suis ancrée dans le contemporain, je dois avouer que sa plume parvient à m’emporter (même si les histoires ne me parlent pas vraiment).

    • Livvy, les histoires de ses nouvelles sont parfois surréalistes mais datent un peu, ça dépend lesquelles mais le style reste admirable ! Je suis en train de lire (suite à ce livre) son premier roman L’envers du paradis (qui fit scandale en 1920) et j’ai du mal à entrer dedans et surtout à repérer ce qui fit scandale !!! 😆 même si je devine un peu quoi ! 😉 Il n’est pas facile à lire car d’un point de vue stylistique il était encore ancré 19ème… Tu lis quoi comme nouvelles : Love Boat, Les enfants du Jazz ou Fragments de Paradis ? J’en ai lu pas mal ! 😀

      • Oui, les histoires datent un peu, c’est pourquoi je n’en lis qu’une par-ci, par-là et que je « coupe » avec un roman actuel. 😛 Je ne me retrouve pas du tout dans ses personnages, mais le style est en effet excellent.
        Je lis Un diamant gros comme le Ritz et 26 autres nouvelles (France Loisirs) et je n’en suis qu’à la cinquième. ^_^

        • C’est un de ses meilleurs recueils ! J’ai lu la nouvelle « Un diamant gros comme le Ritz, elle était couplée à « Benjamin Button ». Ma mère m’avait offert à Noël 2011 « Fragments de paradis », plus de 1000 pages, qui regroupe pas mal de ses oeuvres dont des nouvelles inédites (et inégales) : pareil, je les lis en alternant avec autre chose, j’en parlerai un jour mais certaines nouvelles méritent un billet à elles seules tant ce sont de mini-romans, alors que d’autres étaient purement « alimentaires », ça se sent… Mais c’est bien de les lire, elles le méritent, ne serait-ce que pour étudier le fonctionnement d’une nouvelle de cette époque, un modèle du genre ! 😉

  5. Coucou Asphodèle, voici encore un article de grande qualité. J’ai beaucoup aimé en apprendre davantage sur cet auteur que j’ai aimé découvrir à travers Gatsby 🙂 bonne journée ! bisous

  6. Bonjour Dame Asphodèle, en fait Fitzgerald était un personnage de roman en lui-même, Tu en parles super bien, on voit que tu cernes parfaitement le sujet, c’est émouvant. Je n’ai bizarrement et pas lu l’envers du paradis, il faut que je le rajoute à ma PAL.
    Bon lundi

    • Coucou Dame Monesille, du coup je suis dans L’envers du paradis et heureusement que je n’ai pas commencé par celui-ci (mon premier fut Tendre est la nuit, avant Gatsby). J’ai mis presque 3 jours à entrer dedans, la construction est dure à suivre, j’arrive à la moitié, ça va mieux ! Ce qui m’intéresse est qu’il est complètement autobiographique (seules quelques petits détails changent) et apportent de l’eau au moulin de ma « thèse » (comme dit une amie à moi) 😉 ! Et puis c’est intéressant pour la société de l’époque… Comme l’a dit le journaliste : « Fitz semblait sortir d’un de ses romans », c’est tout à fait ça ! Je pourrais te le prêter si tu veux quand je l’aurais lu, il est difficile à trouver même d’occasion ! (j’ai voulu l’offrir à une amie et je ne l’ai pas trouvé neuf)…

      • Ah, moi mon premier fut Gatsby offert pour mes 25 ans par ma meilleure amie, qui m’a d’ailleurs fait découvrir la plupart de mes auteurs préférés. Tendre est la nuit vint après. Je n’ai (je crois) rien lu d’autre de lui…je veux bien que tu me le prêtes mais cela ne va-t-il pas être compliqué ? (je viens de regarder sur Alazone. et je l’ai trouvé…chéri-chéri va me faire une syncope si je rajoute des titres à ma pal ::devil;

        • Ha non Monesille ne commande pas sur ce site hein !!! Fais-moi plaisir ! 😀 Mon exemplaire date de Mathusalem mais il a été acheté en librairie !!! (Il y a longtemps) ! Bon, je le finis (dans la semaine, ça ne se lit pas comme un polar) et je te l’envoie après ! 😉 Ça t’évitera une scène de Chéri-Chéri !!! 😀 Je suppose que tu n’es pas sans lecture non plus ! ^^ l’émoticône « diable » c’est « deux points+evil+deux points » pas devil (je sais, c’est bizarre) ! 👿

          • ben tu sais à la campagne on fait…comme à la campagne ! rien que le temps du trajet prend au moins un bon chat-pître 👿
            et oh, non je ne suis pas sans lecture, d’autant que traînant beaucoup sur les blogs actuellement je suis perpétuellement tentée !

            • Je sais comment ça se passe à la campagne, j’y suis !!! Mais je commande quand même à une librairie indépendante, jamais à ce grand Machinchose que je ne citerai pas ! Les blogs sont une tuerie pour la CB, je confirme… Je ne note pas tout comme au début, je n’arriverais pas à tout lire de toute façon… 😉

                • Tu es une grosse consommatrice ! Toi et ton mari ! C’est bien, il faut qu’elles durent ces librairies, il y en a plein qui ferment !
                  Pendant que je te tiens, ton lien pour demain n’est pas bon ! Ache ! Il est daté du 17 et le lien était cassé ! (points de suspension dans le lien), tu peux faire quelque chose ???

            • Ha ho ! Bravo à Chéri-chéri alors, c’est si rare un homme qui lit (autre chose que l’Equipe 😆 ) !!! Tu auras remarqué le déséquilibre entre blogueurs-lecteurs et blogueuses-lectrices, c’est uniquement cette constatation qui me fait parler ainsi… 😉

              • Peut-être que les hommes aiment moins bloguer que les femmes mais cela ne les empêchent peut-être pas de lire ??
                Enfin, lui du moins sélectionne beaucoup plus que moi qui ai tendance à me jeter sur tout ce qui passe et à me laisser tenter facilement par tout les articles de blogs !

                • Oui peut-être…en ce qui concerne les hommes et la blogo ! Avant mon blog, je n’avais pas de grosse PAL (5/6 d’avance maxi), je lisais selon les derniers achetés. Depuis que je blogue, c’est l’anarchie, je lis n’importe comment, en fonction de l’envie du moment…ça j’apprécie ! 😉 On ne peut qu’être tentée quand on suit les blogs, fatalement…

    • Merci lydia, je dois dire que ce billet m’a pris du temps mais il a coulé de source, ça m’a fait un bien fou ! J’aimerais pouvoir en dire autant de tout ce que je chronique !!! 😀 Bisous.

  7. Comme toi (mais un peu moins quand même) je suis fascinée par la rapidité de sa célébrité et la grandeur de sa déchéance. EN cela, tu te dis que Fitz n’a jamais vraiment trouvé sa juste place dans le monde, et je trouve que ce qu’il fait de Gatsby le montre bien. Ton billet est formidable, passionné et hyper intéressant, comme toujours. Je ne sais pas si je serais tentée par des interviewes je ne suis pas certaine d’y saisir tout ce que tu as lu parce que je connais moins bien le couple que toi. En tous les cas, c’est beau la manière dont tu lui rends hommage en tant que mari et père, je trouve que c’est aussi ce qui fait spécificité de ce couple un peu fou.
    Des bises Aspho.

    • Galéa, je pense aussi que pour apprécier ces interviewes il faut déjà bien connaître l’homme et l’auteur (j’ai zappé ses référence culturelles, typiquement américaines de l’époque, (sauf un ou deux auteurs connus de nous), et puis quand même, il y a des phrases qu’il faut replacer dans le contexte, elles peuvent être mal interprétées. J’ai lu toutes ses correspondances et malgré l’image épouvantable qu’il traînait, il a toujours été un bon père et un mari aimant, n’a jamais abandonné Zelda, et ça c’est tout à son honneur… Il y a eu de la « grandeur », du panache dans sa déchéance… Je n’approuve pas tout chez lui, loin de là mais je lui rends ce que l’on a cherché à salir… et puis restent son oeuvre qui parle pour lui, là aussi en bien ou en mal . Bisettes ! 😉

    • RP, j’avais remarqué de suite pour les années 20 ! 😉 Ces années m’ont toujours fascinée et dans la bouche de Fitzgerald c’est quelque chose… J’ai beaucoup lu sur le couple depuis 2011 ! Et c’est passionnant ! 😀

    • Alex, hi hi tu me fais rire ! Il est précisé que contrairement à ce que la légende a laissé courir (et qui est vrai pour après), Fitz a écrit celui-ci sous Coca et non sous l’emprise du gin !!! Pour les autres et notamment Gatsby, il y avait autre chose que du Coca dans son verre …

  8. J’ai toujours eu un faible pour les romans de Fitz. J’ai beaucoup lu d’essais d’analyses de ses écrits quand j’étais à la fac. Tu ravives l’envie de mieux connaître ce personnage hors norme avec ce très long 😉 mais très beau billet. bisous

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