BAÏNES DE France Cavalié.


IMG_2043Je sors ce blog de sa léthargie hivernale pour vous parler de Baïnes, un roman qui dit l’amour mais aussi les violences conjugales à une époque où elles n’étaient pas clairement nommées, à une époque (1984-89) où les femmes avaient honte d’en parler (c’est encore le cas mais il existe des lieux pour venir témoigner).

a baïnes sur le littoral aquitain

A gauche, on les voit bien ces « bassines, du côté de Biscarosse

Dès le départ, l’auteur nous donne la signification du mot « baïnes », ces petites « bassines » propres au littoral aquitain, elles peuvent générer à marée montante et descendante un courant mortel pour les baigneurs ». Il ne sert à rien de lutter, il faut se laisser dériver. Et y croire.

Le livre s’ouvre sur une scène violente, une femme se protège des coups de son conjoint, et découvre la peur, une peur qui ne va plus la quitter même aux plus beaux moments de son histoire d’amour. C’est l’histoire de Rose et Oleg, « Roséoleg » la petite trentaine encore flamboyante. Ils tombent amoureux fous, se marient et partent vivre à Biarritz avec les deux jumeaux de douze ans de Rose, qu’elle a eus de son premier amour. Il est dans l’Art, dirige des galeries d’art contemporain (voire très novateur), elle travaille dans la pub pour faire bouillir la marmite plus chaud certains jours. Rose est issue d’un milieu bourgeois, maison paternelle à Nîmes, grand-mère en Camargue alors que la mère d’Oleg ne lui a laissé que des terres dans les Landes, héritage qu’il dilapide au grand dam de cette dernière !

Après ce premier chapitre « violent », on revient au soir de la première scène de jalousie d’Oleg et la romance s’enflamme dans le contexte de l’époque, plus détendu que celui d’aujourd’hui malgré le SIDA qui envahit les antennes.. En fait c’est depuis cette première scène et ce qui a suivi dans la discrétion de la maison aux volets verts, que Rose est pétrifiée de peur mais toujours très amoureuse. On se demande même par moments si elle réalise ce qui lui arrive. « Je ne suis pas inquiète, on est ensemble, on fait les fous et alors ?
Les coups n’existent pas.
J’oublie la violence invisible ». (p.54).

Ils font beaucoup la fête, ont des soirées très alcoolisées, grillent cigarette sur cigarette, à l’image de la consomption qui s’est installée  dans leur couple. Rose semble croire, malgré la peur qui est restée en sentinelle vigilante, que les choses vont redevenir comme au début… Elle s’interroge  aussi pourquoi elle se sent moins proche de ses jumeaux, si heureux, créatifs, devenus surfeurs enragés dans cette ville qui semble faite pour eux, dans cette grande maison lumineuse et heureuse, en apparence. Ils grandissent, certes, deviennent indépendants mais Oleg, adoré des jumeaux l’en éloigne malgré elle. Ça la chiffonne. Premiers signes d’une remise en question qui ne va plus s’arrêter.

Après, le roman bascule mais je ne vous en dis pas plus sur l’histoire. En effet, la construction est pour beaucoup dans ce galop de Rose contre la montre, contre la peur, pour que ça finisse, aussi. Tout s’accélère et prend sens dans les derniers chapitres. Qui sera le plus fort ? Cette « baïne » traîtresse dont a mésestimé la dangerosité et dans laquelle il faut se laisser dériver ? La contourner ? Ou Rose, simplement armée d’amour et avec la peur comme dopamine ? Il n’est pas si simple de quitter un homme que l’on aime malgré tout, quand on n’en parle à personne au départ, même à sa meilleure amie, que l’on fait comme si la vitrine d’un beau couple heureux pouvait longtemps faire illusion. Seule Laurence, la mère de Rose, morte quand elle était adolescente est là, absente et omniprésente, fantôme qui la console autant que Biarritz, personnage à part entière du livre. Sa mère tant aimée qui la suit tout au long du roman.

L’auteur cite beaucoup de chansons, de films, de nourriture même (le crevettes-avocat par exemple, entre autres) à la mode dans ces années là. Elle cite également les écrivains préférés de Rose qui a découvert Fitzgerald et Gatsby, Belle du Seigneur d’Albert Cohen, qui lit Modiano avant de dormir. C’est mon seul bémol sur ce livre bien mené, bien écrit. Trop de références tuent la référence.

Sinon sous des dehors solaires, ce roman exerce une fascination sombre à la lecture. Il inocule une pointe de fiel dès le départ, elle ne nous quittera pas jusqu’à la fin . La fin a valeur de témoignage sur les femmes battues. J’ai beaucoup aimé ce livre, le lire à vitesse grand V mais les nombreuses « citations »  sur l’époque m’ont un peu gênée car elles lui donnent un caractère légèrement forcé, le livre n’avait pas besoin d’autant pour être crédible, l’écriture nerveuse et pudique de France Cavalié m’avait convaincue dès le premier chapitre…

Baïnes – France Cavalié – 215 pages – ©2015 -18 €uros.

Lu en partenariat  avec les Editions Robert Laffont.

Elles en ont parlé : L’Irrégulière (? je n’ai pas trouvé le lien), Insatiable Charlotte, Séverine de Blablamia.

france cavaliéFrance Cavalié est journaliste et romancière, elle a obtenu le Prix spécial du Jury Simone Veil 2013 pour son premier roman « Restons-en là ».

Et je l’ajoute au Challenge amoureux, saison 5 (ou 4 comme elle le voudra) de l’Irrégulière, dans la catégorie « Amours malheureuses ».logo challenge amoureux saison 5 l'irrégulière

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71 réflexions au sujet de « BAÏNES DE France Cavalié. »

  1. Je ne pense pas que ce soit un roman pour moi ; à mes yeux se faire taper dessus et être toujours amoureuse est totalement incompatible, c’est mal parti … ou alors on met le mot dépendance à la place d’amour.

    • Aifelle, je suis d’accord avec toi mais ce n’est pas le cas ici, je n’ai pas voulu parler de la deuxième partie du roman pour ne pas le déflorer, c’est presque dommage. Il y a aussi une période d’incrédulité qui « bloque » et le temps de se décider à partir, le faire, l’héroïne subit. Ce n’est pas comme si elle était restée 20 ans !

      • O.K. me voilà un peu plus convaincue, même si je ne suis pas complètement partante. Je crois que j’ai trop vu le problème dans ma vie professionnelle, maintenant je bloque …

        • Aifelle, je peux comprendre que le sujet n’attire pas a priori, il a été rebattu et bien exploité par ailleurs… Donc il n’y a pas d’urgence non plus, je dirais que c’est une réflexion intéressante sur le sujet avec Biarritz en toile de fond, bien retracée ! 😉

  2. Il est des scénarios de vie qui intègrent la violence conjugale comme une « évidence », parce qu’ils admettent que la domination de l’un sur l’autre est une preuve de l’attachement. Pour ce qui me concerne, je la considère comme une emprise. Alors, l’amour serait-il aussi une sujétion que l’on exerce sur l’autre ?

    • Martine, on généralise beaucoup avec la violence (les violences), sachant que des femmes meurent tous les jours. Mais là, c’est encore autre chose, l’amour ne va pas résister longtemps, il faut juste que Rose surmonte sa « sidération » première puis sa peur ! Mais tu as raison, il lui a fallu se défaire de cette « emprise » avant tout…

  3. Hello Miss Aspho. La violence domestique, cette saloperie de violence dite conjugale, cette ignominie et ce mépris des femmes, car il faut appeler les choses par leur nom, est une de ces horreurs « ordinaires », comme les différents harcèlements ou les odieux bizutages. Et ce n’est pas d’un nid de doux oiseaux que je te réponds.
    Pour les références je te suis tout à fait bien que je n’aie pas lu ce livre. Milieu branché, art moderne, ayant lu Gatsby et Belle du Seigneur et la petite musique de Modiano, tout cela m’éloignerait plutôt. J’aime pourtant beaucoup Fitzgerald et Modiano mais n’ai nul besoin de ces artifices littéraires.
    Je t’embrasse. A ttds.

    • Claude, au sujet de la violence, nous sommes habitués aujourd’hui à en entendre parler, à mettre un nom dessus mais à cette époque, il n’y avait pas encore de « refuges » pour les femmes maltraitées (à divers degrés), pas seulement battues à mort. Et puis il y a des hommes qui sont violents « malgré eux »… Ce qui n’excuse rien, soit dit en passant. Pour les références, trop c’est trop, elle aurait dû juste saupoudrer, là tout le sucre est tombé ! 😉
      Gros bisous et à ttds .

  4. Même si ce livre est le reflet d’une réalité (la violence conjuguale), je pense que j’aurai du mal à le lire, sans doute aussi parce que l’héroïne est dans une position plus aisée que d’autres victimes : ils n’ont pas d’enfants en commun.

    • Sharon, la violence justement n’est dite vraiment qu’au premier chapitre, après on la devine, on l’anticipe avec Rose ! Quant aux enfants, ils ont leur père mais sont beaucoup attachés au beau-père, heureux à Biarritz. Je pense que, certes avec de l’argent, c’est plus facile de partir mais dans tous les cas de figure, quitter son bourreau est un sacré défi pour ces femmes !

  5. Ce n’est pas ce dont j’ai envie en ce moment, mais ce livre me semble bien traiter ce phénomène de violence conjugale avec la difficulté d’être malgré tout amoureuse de celui qui fait du mal. Je le retiens pour plus tard 😉

    • Natiora, d’autant que la violence n’est pas « visible » de l’extérieur, elle a ses rites, elle attend l’intimité de la chambre à coucher où là se mêlent l’amour et la peur. C’est traité avec justesse et pudeur ! 😉

    • Natiora, le livre traite du sujet avec pudeur, de sa difficulté à quitter celui qu’elle considérait comme l’homme de sa vie ! Non visiblement ce n’est pas facile de quitter l’homme qu’on aime, même violent ! L’histoire d’amour était pourtant belle, cette fichue jalousie, transformée en violence a tout fichu en l’air !

  6. Ce que j’aime particulièrement chez toi, c’est cette perpétuelle découverte d’auteurs. Rien n’est conventionnel ici, on découvre toujours de nouvelles choses… bises !!

    • Yuko, merci et je dirai : « encore, moins qu’avant » ! J’ai gardé ce partenariat pour lire des nouveautés de temps en temps et si possible d’auteurs que je ne connaissais pas, les mettre aussi en valeur (ou pas), dans la masse ! 😉 En plus, je choisis mes livres, ce ne sont plus des lectures imposées comme au début ! J’ai choisi celui-ci pour le titre (futilité quand tu nous tiens !^^)…et je ne suis pas déçue ! 🙂

  7. Tu en parles bien, de ce livre et tu me donnes envie. J’ai réservé aussi L’amour et les forêts qui, me semble-t-il, évoque le même sujet… Ça pourrait être intéressant de comparer la manière des deux auteurs de traiter cela.

    • Merci Gwen, tu me réconfortes car j’ai du mal avec les billets de lecture si je ne les écrit pas aussitôt ! Mais là le livre m’a plu (malgré le bémol qui alourdit le livre inutilement) ! Je ne sais pas pour Reinhardt, ce n’est pas l’histoire d’une femme qui écrit à son écrivain préféré ? Elle est battue ? Je ne sais pas ce qui me gêne chez Reinhardt, je ne parviens pas à être totalement convaincue par les billets que j’ai lus, soit enthousiastes, soit mitigés d’ailleurs… Je me déciderai après ton billet ! Si tu veux, je t’envoie ce livre, tu me dis !!! 😉

  8. Ce sujet me dérange plus qu’autre chose. Je sais hélas que c’est un problème de société, qu’on en parle beaucoup qu’il y a plein de choses à faire dans ce domaine mais de là à lire je crois ne pas être prêt.

    • JC, si tu réfléchis bien, on n’en parle plus tant que ça parce que les gens n’ont pas forcément envie d’en entendre parler tous les jours tant qu’ils ne sont pas concernés ! Et encore moins de la violence souterraine, quand les coups ne pleuvent pas du matin au soir, quand elle ressemble à une violence « intellectuelle », qu’elle se fait sournoise (pour arriver au même résultat). Donc on ne la diagnostique pas du premier coup…Le livre est très lumineux à côté de ça, la pudeur de l’auteure y est pour beaucoup ! Mais je peux comprendre que tu n’aies pas envie de lire sur ce sujet ! Pourtant ce serait aux hommes de le lire, de voir où commence la violence justement !!! 😉

    • Cériat, il est beaucoup moins tabou qu’il n’a été mais il dérange toujours autant ! Il dérange encore plus quand il s’invite dans des milieux aisés et cultivés, là où « normalement », ça ne « peut pas » arriver ! les clichés ont la vie dure… 😉 Bises 🙂

  9. Je suis comme JC, je ne peux pas lire ce genre de livre, je ne supporte pas la description de violences physiques. Je trouve la métaphore de la baïne très bien vue…et les références littéraires me plaisent plutôt.
    Tu ne donnes pas assez ton ressenti si je peux me permettre…, tu parles du livre beaucoup mais pas assez de toi enfin c’est mon avis (et je le partage…) !

    • Mindounet mais vous êtes des chochottes toi et Choupi ! 🙄 Comme je viens de lui dire : ce serait pourtant salutaire que les hommes lisent sur le sujet pour voir où commence la violence (elle est déjà là dans une simple scène de jalousie). Moi aussi les références littéraires me plaisaient (Gatsby, BDS, Modiano) mais s’il n’y avait que ça ! Il y a une page recto-verso à la fin qui recense les « crédits » de l’auteur pour ces emprunts ! C’est dire…
      Mon ressenti ? Pas facile dans ces circonstances, je n’ai pas connu la violence conjugale, mais j’ai connu la violence verbale, je sais ce qu’est la peur que ressentait Rose… Je me suis bien identifiée à elle, sauf pour certaines choses et je l’ai dévoré en un week-end, je ne pouvais pas le lâcher (il y a 15 jours). Depuis j’en ai lu 3, dont un pavé, alors c’est sûr, malgré mon brouillon manuscrit écrit à chaud, je laisse moins passer les émotions pour aller dans le vif du sujet, ça s’appelle le recul ! 😆

      • Les scènes de violence physique je zappe…violence verbale cela ne me fait pas peur mais physique si ! Il y a aussi des femmes qui tapent leur homme…certes c’est très minoritaire mais ça existe. Ce qui m’est difficile à comprendre c’est quand ça arrive la première fois, que la femme se fait tabasser et qu’elle ne parte pas en courant, au moins quand c’est un jeune couple, qu’il n’y a pas d’enfants. Mais quand on aime on aime, cela doit être ça la raison principale , sans compter le regard des autres, la culpabilité…
        JC et moi des chochottes ?? Pfff non, on préfère l’amour (et le cul???) que la violence !! Voilà tout !! 😀 😀 😀

        • Mindounet, je peux te dire que la violence verbale peut être dangereuse aussi… Bref ! Je sais, pour les femmes qui tapent elles aussi, je n’approuve pas non plus, la violence est toujours le signe d’une expression perturbée.
          Sinon, si c’était facile de partir en courant à la première claque, je pense que ça se saurait et le problème n’existerait plus ! 😉
          Je persiste à dire que vous êtes des petits joueurs !!! Il a bon dos l’amour, warf !^^

    • Lydia, c’est vraiment la seule chose qui m’ait fait tiquer car ça revient souvent, comme des citations dans une dissertation (pour montrer qu’on n’est pas hors sujet) et c’est dommage car le sujet à lui seul, le roman tout court aurait pu se passer d’une bonne moitié… Je comprends que tu aies envie de lire des choses qui dorment dans ta PAL et te font vraiment de l’oeil ! 😆 Bises ♥

  10. J’ai été très mal à l’ais e par le livre de Reinhart , celui-là me semble moins morbide , mais c’est un sujet qui me fait toujours un peu peur , je préfère les témoignages aux romans .

    • Luocine, je freine un peu pour le Reinhardt, je ne sais pas pourquoi… Celui-ci n’est pas morbide, il est même lumineux dans l’ensemble, c’est paradoxal ! Moi je préfère les romans, c’est parfois moins « cru » !

  11. Je suis bien d’accord, trop de références font souvent poindre l’ennui et « parasitent » le reste du propos. Je retiens quand même que tu as aimé.

    • Val, oui c’est encore important car ce problème durera jusqu’à la fin des temps, même si les femmes sont écoutées ou mieux prises en charge, il est important de pouvoir décider par soi-même, de ne pas y laisser ses facultés de penser.

    • Emma, mon bémol vient aussi peut-être du fait que j’étais jeune pendant ces années, je les ai connues (les références) et on ne vivait pas tous forcément en écoutant Marcia Baila ! Ça fige un peu le roman (par ailleurs très enlevé) et c’est dommage.

  12. Je serai très intéressée par ce livre mais j’ai trop de livres sur ma PAL en ce moment. 🙂
    Je suis en plus d’accord avec Yuko, je découvre aussi beaucoup d’auteurs sur ton blog.

  13. Je ne le lirai pas, Miss Aspho, j’en ai un peu marre de ce thème. L’autre jour, à la télé, y’avait un film sur la violence conjugale, je ne me souviens plus du titre…
    Bien sûr qu’il faut dénoncer ces pratiques, mais en faire des romans et des films, à quoi ça sert sinon à donner des idées à ceux qui ne les avaient pas encore…
    Mais c’est bien que les femmes aient enfin de courage de se rebiffer, de dénoncer et de faire condamner ces bêtes humaines et c’est bien qu’on les entende enfin.
    Gros bisous

    • Soène, mais je n’oblige personne à lire mes livres ! 🙄 Pas encore !!!
      Je ne regarde plus la télé sauf le jeudi soir (et le lundi soir quand il y a Castle, y’a plus en ce moment) et exceptionnellement quand on me signale un film à voir ! Donc la télé et moi c’est devenu amour-longue-distance !^^
      Si ces femmes veulent être entendues, c’est bien que certaines passent par la littérature et la fiction pour ce faire car ça passe mieux qu’un documentaire… quand on est une lectrice ! 😉
      Bises et bonne fin de soirée ! 🙂

    • Hi hi ma Comète préférée ! J’ai vu que tu étais plutôt en mode gaieté-lectures-chocolat alors effectivement ce livre n’est pas pour toi en ce moment mais tu sais que je t’aime aussi hein !!! On n’est pas tenu de lire les livres que je chronique ! 😆 Je t’embrasse ma belle !♥

  14. Je ne suis pas très tentée je dois dire, en ce moment il y a la mode des romans générationnels qui essaient de restituer une époque (et les années 90 sont très présentes), et honnêtement, je sature des histoires de couple pour dire le vrai, les tromperies, jalousies, coups …brefs les regards sur le huis-clos du couple, je n’en peux plus (même si Madame s’endort en lisant Modiano). En revanche, le titre est beau, tentant et complètement raccord avec le sujet, mais je crois vraiment que j’ai besoin d’autre chose à lire 😉

  15. Ping : Les chroniqueurs littéraires – 13 Février 2015 | Ecrire & Co

  16. Ce n’est pas un sujet qu’il faut nier ni même zapper, tout comme les autres formes de violence. ;Le harcèlement, les violences conjugales… Cela ne sert à rien de faire comme si cela n’existe pas. Je suis à 100% d’accord avec une tes phrases dans une de tes réponses à un commentaire ; « Sinon, si c’était facile de partir en courant à la première claque, je pense que ça se saurait et le problème n’existerait plus ! 😉 »
    Je t’embrasse Aspho

    • Merci l’Or mais ce sont des sujets parfois rebattus et qui « ennuient » ceux qui n’ont jamais été touchés de près ou de loin, je trouve ça dommage quand on se dit « humaniste » ou « humain » ! Car c’est de nature humaine qu’il s’agit et comment domestiquer la violence ou la fuir…quand on a tout essayé (mais pas à la première claque hélas, c’est carrément utopique) ! Je trouve très bien qu’il n’y ait pas QUE des émissions télé sur ces sujets mais des livres, ils ont un impact bien plus profond… Bises l’Or et courage !

  17. Le sujet ne me plaît pas a priori mais la manière avec laquelle tu poses tes mots dessus m’intrigue. Et j’aime beaucoup le titre et l’image qu’il renvoie. Bises.

    • Nadael, justement le sujet n’est pas traité comme habituellement, c’est plus subtil, ça surgit dans un milieu peu habitué à la violence. Ensuite il y a beaucoup de pudeur malgré tout, pudeur dûe aussi au fait qu’on ne mettait pas de mots sur cette violence dans les années 84 (au début)… Le titre est en accord avec le sujet ! 😉 Bisous.

  18. Le sujet est très intéressant mais tes petits bémols me donnent un prétexte pour ne pas noter. Trop de choses à lire et pas assez d’énergie en ce moment. gros bisous

  19. Oh je croyais avoir laissé un commentaire, et bien moi je note ton livre car d’abord c’est l’année de mes vingt ans et j’ai envie de revoir toutes ces références (peut-être que ça ne me parlera pas) et e thème m’intéresse. Je ne sais pas personnellement ce qu’est la violence conjugale, (de mes grand-mères, ma mère, mes sœurs…)nous avons de la chance. Ces femmes sont tellement démolies, qu’elles ne peuvent pas quitter leur bourreau. C’est quelque chose qui m’inquiète beaucoup pour mes filles,Il faut en parler beaucoup car ce n’est pas normal que 3 femmes par semaines meurent sous les coups de leur mari. C’est encore trop tabou. Purée si un type touche un seul cheveu à Merveille, on le tue!!!!

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