LES PLUMES 41 – Les textes de février !

écritoire vanishingintoclouds(3)Nous allons savoir ce que vous ont inspiré les mots de février, après la collecte « difficile » ! Les 20 mots à placer étaient :  question, inattendu, merci, gâteau, méditer, souplesse, culot, surprise, hasard, décision, inspiration, trouver, hypocrite, goéland, bataille, réflexion, objectif, tourbillonner, turban, tison.

 Ont participé, par ordre d’arrivée des liens 24 courageux (moi comprise) : Eva, Martine Littér’auteurs, Ghislaine, Jacou, Valentyne, PatchCath, Monesille, EmilieBerd, Cériat, Nunzi, Sharon, Soène, Janick, Martine27, Val (grenouille^^), Modrone-Eeguab, Carnets Paresseux, Adrienne, Célestine, Mariejo64. Et Choupi-Jean-Charles-Fred Mili que j’avais OUBLIÉ (trop forte ! 😦 )… La Plume et la Page (ce matin 28.02). Pascal Bléval (samedi matin, également)

Une fois n’est pas coutume, j’ai écrit sous forme de poème, la rime n’y est pas toujours. Je demande votre indulgence…

 LES ESSEULÉESfemme a sa fenetre comtesseduchocolat - CopieDans les bras trop grands de l’attente
Glisse l’ inspiration des hasards ;
Ils consolent les absentes éplorées,
Les abandonnées,
Celles qui chantaient
Dans une autre vie
Les yeux étoilés de surprise.

Elles avancent aujourd’hui
Les cheveux de neige blanchis
Sous un turban de cendre grise.
Les mal-aimées,
Comme on dit
Amères ne pas avoir trouvé chaussure
À leur démesure.

Les lignes de fuite et les failles
Ont remplacé les batailles
Au lit de leurs amours
Où dansaient des flammes

Et s’entretenaient les tisons
Fichés dans leur coeur,
 Leurs corps ondulant de souplesse,
de tendresse,
 d’un bonheur
Donné en gage d’éternité.

Elles ne disent pas merci à l’inattendu
Venu briser la pendule qui égrène
leurs heures raisonnables.

Il ressemble au vide infini
Lourd d’inacceptable,
Quand les enfants sont partis,
Les maris enterrés
avec les dernières années
d’une retraite hypocrite
Passée à se sourire en biais
pour éviter la solitude,
Sans objectif à réaliser.
Sans rêve pour avancer.horloge & rail maya47000 tumblrSe souviennent des longs déjeuners
Passés en silence,
Remâchant lentement
Le gâteau rance
Du dimanche d’avant.

Elles éteignent leurs réflexions,
Hésitent à prendre des décisions
,
La mémoire en bulle de savon,
Ne posent plus de questions
Auxquelles seul le vent répond.

Elles méditent pour ne plus penser.

Elles finiront par trouver un compromis
Où accrocher
leurs jolis souvenirs
Ce qu’il en reste…
Un éclair passera,
Un rire ancien fuseraIMG_0456
Venu d’un passé
Où s’envolaient les goélands,
Les soirs d’été
dans les nuages

Quand elles tourbillonnaient
Sur les plages
Face aux vagues impétueuses

Le culot à marée haute,
Le baiser à fleur de lèvres
Dans les bras salés et impatients
D’un amour

Qui ne se rejouera plus…

©Asphodèle – 27 février 2015

 

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LES PLUMES 41 – Résultats de la collecte de février !

écritoire vanishingintoclouds(3)Voilà voilà… Vous avez laissé 17 mots pour la collecte et j’ai ajouté mes trois mots en T. Promis, la prochaine fois, je prends un thème tout simple et « inspirant » :

Question, inattendu, merci, gâteau, méditer, souplesse, culot, surprise, hasard, décision, inspiration, trouver, hypocrite, goéland, bataille, réflexion, objectif, tourbillonner, turban, tison.

Vous pourrez enlaisser un de côté, il y en a 20.

Sinon c’était la reprise de l’école pour beaucoup ! Les retraités sont un peu fatigués en fin d’hiver, hormis notre Soène nationale, que nous avons retrouvée, pleine d’entrain !a plumes on a retrouvé soène !Toujours aussi coquette… Il faut dire que, avec mars et ses giboulées qui arrivent, mieux vaut sortir couvert(e) ! Et accompagnée… Justement Dame Syl. (avec thé, lectures, macarons et mari) est en vacances, quatre jours qu’elle me le dit :syl qui me dit tous les jours depuis 4 jours que c'est chouette les vacances !Syl, redis-moi « c’est chouette les vacances », je ne suis pas sûre d’avoir compris ! Mais à sa décharge, elle a cru voir chanter Soène et Val (notre Jument) hier dimanche…♪♫Dôônez dôônnez ».♪♫…soène et val quand elles chantent le dimanche pour le denier du culte !…soit-disant pour le denier du culte, pfff ! A d’autres ! C’est terrible les ravages de l’ennui ! D’autres, comme Cériat….cériat toujours pas remise du colis de syl !ne s’est toujours pas remise du colis de SWAP que lui a envoyé Syl. Pour avoir eu Syl en swappée, je la comprends ! Pendant ce temps, que faisait Choupi me direz-vous ?CHOUPI QUAND IL LIT DE LA ROSE LIT ET QUE JE LE PRENDS EN FLAG §Quand je le prends en flag de bêtises ! Pour plein de raisons qu’il connaît ! D’ailleurs, hé hé, quand on parle du « mariage », je lui réponds çà ! Inutile de s’affoler n’est-ce pas ? CHOUPI LES 2POUSAILLES PEUT-ËTRE PAS SÜR §Il a acheté la voiture pour le voyage de noces…Plumes quand choupi et moi partiront en voyage de noces !Je pourrais toujours la revendre ! Non ? Ça ne se fait pas ? J’en épouserai un autre dans ce cas… plumes quand célestine s'émerveille !Avec la bénédiction de Célestine, notre éternelle amoureuse…qui nous distribuera un carton d’étoiles pour l’occasion… et il retournera avec Mind, Soène, Martine et les autres hanter les rues, le soir…

plumes les 3 bad boysPendant qu’ils traîneront leur ennui…

plumes quand je reflechis à la manière dont je vais éborgner choupi…je chercherais encore des thèmes pour des Plumes (qui plaisent à tout le monde, pas qu’à moi) !

Plumes soène apprend à lire à NattySharon et Nunzi me feront la lecture !

gif plumes qd g et d font salon dans les commsSyl. et Martine me feront des petits plats…

MINDOUNET QUI ATTEND MIRACLE POUR SON TEXTE D4ICI SAMEDI Haaaaaaaaaaaann….mais Plumes quand carnets paresseux écorche mon nom !c’est passionnant ça non ? Je sors de cette vie et je vous dis bonsoir ! C’est finiiii ! J’ai du rangement à faire dans les commentaires ce soir, je dois lire un livre que j’ai reçu, aussi, pfff, quelle vie ! Merci à tous de votre patience ! Restez au chaud !chats cheminée mademoisellearielletumblrBonne semaine à tous !

Soène, reviens ! Jette un oeil la maison et les Plumes seront bien gardées !Plumes chats à la fenêtre ou quand je dis à mon assistant de tenir la boutique, trac !(mais non ça fait pas peur)… 😉

LES PLUMES 41 – La collecte de Février !

écritoire vanishingintoclouds(3)Bonjour à toutes et à tous, je suis heureuse de vous retrouver après ce long mois , ma plume me chatouille  ! Voici la phrase que j’ai choisie ce mois-ci, sur l’insolite, le hasard de nos vies…mais pas que ! Comme il n’est pas facile de trouver une phrase d’où se dégage une idée thématique unique, je ne voulais pas retomber dans le « drame » de la première, laissée pour les Plumes 40, il me fallait trouver quelque chose qui induise une réflexion multiple ! Alors lâchez-vous !!! 😆

« Sur le plan intellectuel, c’est en me laissant aller au fond de l’ennui qu’il m’est arrivé de rencontrer des solutions insolites, tout à fait hors de recherche à pareil moment et dont certaines m’ont valu des raisons de vivre.« Arcane 17, André Breton, éd. Le Livre de Poche, 2001 (ISBN 978-2253050667), p. 69 .
Merci de me laisser un mot en commentaires pour me dire ce que ça vous inspire ! Vous avez jusqu’à 20 h !
Les nouveaux qui seraient tentés de participer, oui il y a un règlement, c’est PAR ICI !
Je vous souhaite un bon lundi  ensoleillé et de bonnes vacances à ceux qui en profitent encore!
En revanche, je ne suis pas du tout en forme sur un plan physique, de vilaines côtes me jouent à nouveau des tours et me coupent le souffle et m’épuisent, je ne vous garantis pas le « 20 heures » de ce soir…
Ça ne vous aura pas échappé qu’il y avait de grandes marées (118 de coeff) ce week-end et j’ai choisi quelques photos d’un petit port station balnéaire très sympa, voire le plus attractif car vivant toute l’année et particulièrement joli, il s’agit de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée et d’un autre, moins axé sur l’ancienne cité c’est Saint-Hilaire-de -Riez qui offre de grandes plages solitaires hors saison…

clic sur la photo pour la source - Saint-Gilles-Croix-de-Vie à l'étale au petit matin alors que la mer ne vas pas tarder à remonter...

clic sur la photo pour la source – Saint-Gilles-Croix-de-Vie à l’étale au petit matin alors que la mer ne vas pas tarder à remonter…

Alliée à la dépression venteuse qui a sévi, de hautes vagues on tenté de franchirir les endroits sécurisés, faisant le bonheur de ceux qui aiment ce spectacle déchaîné... clic sur l'image pour la Source !

Alliée à la dépression venteuse qui a sévi, de hautes vagues on tenté de franchir les endroits sécurisés, faisant le bonheur de ceux qui aiment ce spectacle déchaîné…
clic sur l’image pour la Source !

©

a grandes marées st hilaire de riez au lieu-dit les 5 Pineaux

Et enfin la plage de Saint-Hilaire-de-Riez, magnifique dans son crépuscule flamboyant !

LA POÉSIE DU JEUDI avec Andrée Chédid

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Ce poème d’Andrée Chedid, que Nadael a également choisi sans que nous nous soyons concertées, avait été offert par l’auteure au printemps des Poètes 2007 !  Sur des millions de poèmes, il a fallu que nous choisissions le même, le hasard me fascine parfois…

Ont poétisé avec moi aujourd’hui :

1) Soène : La rose de Robert Desnos
2) Valentyne : Quand la plume erre de Pierre Auradon
3) Monesille : Lettre de femme de Marceline Desbordes-Valmore
4) Modrone-Eeguab : À Victor Hugo de Sainte-Beuve.
5) Nadael : De cet amour ardent je reste émerveillée d’Andrée Chedid.
6) Lylouanne :
7) Marie et Anne : Le hareng saur de Charles Cros
8) Jacou33 :La rencontre de Germain Nouveau.
9) DimDamDom59 : Je résiste de Ziad Medoukh
10)  Sandrion :Quand l’âme eût froid de Joë Bousquet

DE CET AMOUR ARDENT JE RESTE ÉMERVEILLÉE…

Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveilléejardin heureux shabby in live fb
D’un amour
Invincible
Toujours présentcc by-nc-nd Bruno Monginoux www.photo-paysage.com & www.landscape-photo.net

Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés

Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encorefemme vieille miroir jeune lavender lace on FB
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.amoureux philo-sofia tumb

Andrée Chedid

Poème offert par Andrée Chedid au Printemps des poètes  2007

Le challenge Francis Scott Key Fitzgerald change de main… Récapitulation !

F.-Scott-Fitzgerald-An-American-Icon-1Ce challenge devait s’achever en octobre 2014 après trois ans de bons et loyaux services. Mais voilà, je ne parvenais pas à faire le bilan final car ça me faisait mal au coeur de me dire que c’était fini ! Comme le Challenge « à Tous prix » me prend beaucoup de temps, en comparaison de ce diesel, Sharon a accepté gentiment de prendre le relais, nous aurons toujours à lire un Fitzgerald ou une bio, ou des correspondances, ou des témoignages le concernant, lui et Zelda, voire Frances Patricia dite Scottie, leur fille. Certes, ça ne se lit pas comme une série policière mais de temps en temps, c’est une bouffée d’oxygène dans l’univers de ce poète intemporel qu’est Fitzgerald…

Comme vous le savez et comme l’indique l’intitulé du challenge, vous pouvez également lire les contemporains de Fitzgerald, des années 1920 à 1940 : Hemingway, Dos Passos, Dorothy Parker, etc. Même des livres récents mettant en scène ces années là à condition que l’esprit « Lost generation » et « Enfants du jazz » soit de la partie ! les films aussi sont acceptés, ce qui élargit le champ des possibles.

Je récapitule en ôtant les inscrits qui n’ont jamais participé. Soit 17 personnes qui se reconnaîtront en allant sur la page du challenge. Mais restent 24 personnes qui ont fait, pour la plupart un beau parcours dans les trois catégories proposées :

INSCRITS 

ZELDA : 1 livrezelda-tournier3

1 -Syl, de Thé lectures et macarons : challenge honoré
1)Alabama Song de Gilles Leroy

2 -Anne de Des Mots et des Notes : challenge honoré
1) Z, le roman de Zelda de Thérèse Anne Fowler.

3 -Lou de Libellus : challenge honoré.
1) le film Gatsby le magnifique de Baz Lurhman.

GATSBY : 3 livresLe couple Fitz

4 -Jérôme de D’une berge à l’autre, son billet sur Gatsby  : pas fini…

5 -MissyCornish :, ICI sur Tendre est la nuit et sur Alabama Song. Pas fini

6 – Jostein  : presque fini !
  1) Z, le roman de Zelda de Thérèse Anne Fowler
2) Gatsby le magnifique de F. Scott Fitzgerald/

7 -Jean-Charles : pas fini mais challenge terminé.
1) Zelda de Jacques Tournier

8 -Natiora : pas fini.
(billet de présentation) du Jardin de Natiora.
1) Coucher de soleil de William Faulkner.

9 -Ostinato de Lukea Livres : challenge terminé
billet de présentation ICI.
1) Gastby le magnifique, ICI.
2) La fille sur le coffre à bagages de John O’Hara.
3) Alabama Song de Gilles Leroy.

10 -Séverine :
(billet de présentation), des Chroniques assidues :   pas fini.
1) Gatsby Le Magnifique.

11 -Galéa du blog Sous les galets :  challenge terminé, mais possibilité de passer à la catégorie supérieure…
1) Tendre est la nuit,
2) ALABAMA SONG de Gilles Leroy.
3) Fitzgerald le désenchanté de Liliane Kerjan

12 -Lulamaea du blog Littérature(s) :
1) Tendre est la nuit. Challenge abandonné…

13 -L’Irrégulière  de Les chroniques culturelles : challenge honoré mais peut continuer dans une autre catégorie !
1) Gatsby Le Magnifique,
2) Zelda de Thérèse Anne Fowler.
3) The Great Gatsby le film de  Baz Luhrman

14 – Lili, La Petite Marchande de prose : il en reste un pour terminer !
1) – Gatsby le magnifique,
2)- Les new-yorkaises d’Edith Wharton .
Et son billet de présentation !

NABAB : 5 livres et plus, illimité ! Fitzzzz haiiashley tumblr

15 -Béné31 du blog Des jours et des livres, : promue Nabab le 11.10.2013 : presque fini !
son billet de présentation.
1) Un recueil d’entretiens, intitulé « Des livres et une Rolls »
2) L’envers du paradis ;
3) Trois heures du matin de Roger Grenier, une bio originale sur Fitz ;
4) Le dernier nabab ;
5) Les heureux et les damnés de Francis S. Fitzgerald
6) BD : Super Zelda de Tiziano Lo Porto et Daniele Marotta (Ed. Sarbacane) (Béné n’a pas aimé du tout) (30 juin 2014).

16 – Nathalie, promue Nabab le 23/04/2013 avec : presque fini également !
1)- Gatsby le Magnifique, le 25 janvier 2012
2)
Une bio sur la vie du couple Fitzgerald,
3)- La vie à deux de Dorothy Parker,
4)-L’étrange voyage de Benjamin Button et La lie du bonheur  (nouvelles).

17 – Asphodèle  : honoré…
1). Alabama Song, sous forme de lettre à l’auteur (Gilles Leroy) pour un jeu d’écriture chez Babélio.
2)  Alabama Song de Gilles Leroy.
3). Zelda de Jacques Tournier (sur la vie du couple et le « making-of » de Tendre est la nuit). Chronique du 23.08.2011 ;
4). La Ballade du Rossignol Roulant (nouvelle) chronique du
29.09.2011. ;
5). Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald (15.12.2011) ;
6). Lots of Love, correspondance entre Francis et sa fille Frances dite Scottie.
7). Madame Hemingway de Paula McLain
8). Z, le roman de Zelda de Therese Anne Fowler
9). Lettres à Zelda et autres correspondances de F.S. Fitzgerald, première partie chroniquée, ICI.
10) Des livres et une Rolls (livres d’interviewes de F.S. Fitzgerald). Coup de coeur !

18 -Natacha de Marmelade de livres : challenge largement honoré !
1). Zelda de Jacques Tournier (chronique du 24.08.2011).
2). The Great Gatsby, (Chronique du 26 août 2011)
3). Lots of Love
4). La sorcière rousse (nouvelle) (chronique avril 2012)
5). Tout ce qui brille de Anna Godbersten, livre de 2012 mais qui se passe en 1929, avec ambiance « fitzgeraldienne », paraît-il !
6). Les heureux et les damnés et comme Natacha lit bien plus que moi de l’auteur elle a fait une page sur son blog, ICI.
7) Le dernier Nabab de F.Scott Fitzgerald
8) La ballade du rossignol roulant de F. Scott Fitzgerald
9) Super Zelda de Tiziana Lo Porto & Daniele Marotta
10) Paris est une fête d’Ernest Hemingway
11) The romantic Egoists de F. Scott et Zelda  Fitzgerald
12) La mort du papillon de Pietro Citati.

19 – Aymeline  de Arieste  : pas fini
1)  La Ballade du Rossignol roulant ;

20) Aircoba de La Dernière Phalange :* Hors concours car très antérieur mais à lire absolument si ce n’est déjà fait :
1) Gatsby Le Magnifique.
2) Tendre est la nuit, le 24/10/2011, magnifique aussi !

21) Sharon du blog de Sharon : Très bien honoré également !
1) La Vie à Deux de Dorothy Parker, ICI
2) Adios Hemingway de Leonardo Padura, ICI .
3) Paris est une Fête d’Ernest Hemingway, ICI.
4) Le dernier nabab de Francis S. Fitzgerald
5) Un légume (unique pièce de théâtre de l’auteur) de Francis S. Fitzgerald
6) Un recueil d’interviews de Francis Scott Fitzgerald, intitulé « Des livres et une Rolls »
7) Madame Hemingway de Paula McLain
8) Zelda de Michel Tournier

22 – Cynthia des Contes défaits  : pas fini mais je peux te repasser en Zelda.
1)Gatsby le magnifique (23/04/2013)

23 – Owl du blog Tawny Owl : idem que pour Cynthia
1) The Great Gatsby

24 – Eeguab-Modrone  : en cours…
1) Aventures d’un jeune homme de John Dos Passos.

À compter du 17 FÉVRIER 2015, merci de laisser vos liens chez SHARON, le challenge continue !

Les Logos de Natacha à votre disposition pour ce challenge, servez-vous si le coeur vous en dit !

fitzey-logo natacha-best-oneMerci à tous les participants, moi je continue et j’espère vous retrouver chez Sharon, un challenge est souvent une mine d’idées…

DES LIVRES ET UNE ROLLS de Francis Scott Fitzgerald

IMG_2085Tout d’abord, pour ceux qui me suivent depuis les débuts de ce blog en 2011,  vous savez ma passion (incontrôlée et inexplicable) pour Fitzgerald, son couple, sa vie de météore fragile dans un monde qui l’a encensé et recraché à peine dix ans après, jusqu’à sa mort à l’âge de 44 ans, prince déchu, malade à cause de l’alcool mais le coeur rongé par les effets collatéraux de sa légende écornée. Ce livre m’a vraiment bouleversée. Il s’agit en effet d’une compilations d’interviewes accordées entre 1920 et 1936, de ses débuts fracassants à quatre ans avant sa mort. Le contraste entre les premières et les dernières est saisissant. Gloire et déchéance. Infinie tristesse. D’autant que les ITW de l’époque étaient écrites, elles rapportaient certes quelques dialogues mais souvent reflétait l’impression du journaliste. Avec les interprétations que l’on peut imaginer mais pas tant que ça ! J’ y ai retrouvé des choses lues dans « Lettres à Zelda et autres correspondances » et des « anecdotes », en revanche pas vraiment inédites mais qu’on n’imaginait pas qu’elles aient compté autant, comme le complexe de ses pieds qui le mortifiait, il suppliait ses parents de pouvoir se baigner en chaussettes ou encore cette fête d’enfants qu’il organisa à 6 ans et où aucun invité ne viendra…le laissant seul dans son joli costume marin, avec le sentiment d’avoir vécu là sa première tragédie.

Je ne vais pas énumérer les ITW, j’en retiens deux, bouleversantes « Des livres et une Rolls », magistrale, publiée par le Smart Set en avril 1924. C’est d’une honnêteté douloureuse. Quant à la dernière « L’envers du paradis : Scott Fitzgerald a quarante ans, englouti dans le désespoir », publiée le 25 septembre 1936 par Michel Mok dans The New-York Evening Post, le lendemain de ses 40 ans, anniversaire  qu’il a passé avec les journalistes, elle est synonyme de curée pour moi, elle montre ce que Fitz était devenu à ce stade de sa vie, oublié, n’écrivant que des nouvelles pour survivre et elle m’a brisé le coeur. Un petit tas de kleenex gisait à côté de moi, témoins de mon émoi…

a fitz by roger violletFitzgerald était, en plus d’être un très bel homme selon les canons de l’époque, yeux verts au regard « pénétrant« , un vrai gentil, naïf presque par moments, et, comme le souligne fort justement Charles Dantzig dans sa préface,  Fitzgerald c’était l’inverse d’une posture, il a même sûrement été trop franc, étourdi, n’a pas vu venir la perfidie bien dissimulée de certaines questions où il n’était absolument pas forcé de répondre,  il a laissé dire les chacals jaloux de son succès, de sa vie de carte postale avec Zelda et Scottie leur fille, le beau couple à la mode, un homme à qui tout réussit trop facilement. Les journalistes sont tous tombés sous le charme, déconcertés par son naturel et sa sincérité parfois très maladroite, concernant les femmes notamment quand on lui demandait ce qu’il voulait que fasse sa fille plus tard : « Pas qu’elle soit fameuse, sérieuse, mélancolique et inhospitalière, mais riche, heureuse et artiste. je ne veux pas dire que l’argent amène forcément le bonheur. Mais avoir des choses, rien que des choses, des objets, rend une femme heureuse. La bonne sorte de parfum, une paire de souliers élégants. Ce sont de grandes consolations pour l’âme féminine. » (p.113 – in « Ce que pense « un romancier à flappers » dans The Courier Journal – 1923).gif scott zelda scottie

envers du paradis couv

Couverture originale de la première édition.

Fitz voulait être riche en méprisant l’argent et les riches, son oeuvre postérieure (« Gatsby le magnifique » notamment) en est la preuve ultime. Mais à ce moment de sa vie, après avoir fait fortune en 15 jours après les 100 000 exemplaires vendus de « l’Envers du paradis« , ce n’est pas flagrant dans les déclarations fanfaronnes qu’il fait à la presse. Comme le dit si bien Le Smart Set dans « Des livres et une Rolls » en avril 1924 : « C’est ici l’histoire d’un garçon qui, il y a quelques cinq ans, jeta une pierre dans les eaux placides de la littérature américaine, avec une telle force que l’éclaboussure s’entendit dans tout le pays et que les vagues continuent de s’abattre pour former de plus grands cercles, en amenant dans leur sillage d’étranges objets qui continuent de captiver l’ensemble du monde » (p. 129-130).Il y est aussi question de Zelda qui assiste à certaines interviewes et ne dément pas qu’elle écrit avec Scott, que ce dernier « pille » ses carnets. Là, j’émets un bémol, comme pour d’autres phrases sorties de leur contexte, prononcées sur le ton de la dérision mais reprises au premier degré. Oui Zelda a co-signé des nouvelles avec son mari, oui elle a écrit un livre en 1933 « Accordez-moi cette valse » mais nous n’avons pas la preuve que Fitz « pillait » ses carnets, même s’il est  acquis qu’elle a été une source d’inspiration puisque dans toutes ses héroïnes, il y a beaucoup de Zelda…

Puis, on s’éloigne peu à peu de « L’envers du paradis » écrit en 3 mois sous Coca-Cola et non imbibé de gin comme l’imagine déjà la plupart des gens.  Zelda est la « flapper« , cette créature féminine née en même temps que L’envers du paradis et c’est à elle que l’on demande la définition du terme. Fort bien expliquée pages 105-106, aussi bien physiquement que psychologiquement. N’oublions pas que l’on sortait de l’ère victorienne et L’envers du paradis a fait l’effet d’une bombe, remisant au grenier tout ce que l’on savait de la jeunesse. Scott se veut « l’écrivain de son époque » et surtout de cette jeune génération qui révolutionne les schémas du passé. Entraînant avec lui toute la jeune Amérique pressée de jeter les convenances et les corsets aux orties.gif flappers plumes le lundizelda jeune« Suis-je ambitieuse ? répéta-t-elle en écho à la question suivante. Pas vraiment mais j’ai beaucoup d’espérance. Je ne veux pas appartenir à des clubs. Ni à des comités. Je n’ai pas une nature « agrégative ». Rien qu’être moi-même et jouir de la vie »,dans le The Courier Journal – 1923, page 112.  La suite nous dira qu’elle n’en a pas joui longtemps en sombrant dans la dépression, on ne disait pas encore bi-polaire…avec les traitements barbares qu’elle dût subir à l’époque. Mais c’est une autre histoire. Je m’égare !

Ce que je retiens de ces instantanés qui auraient pu se contredire, recéler des incohérences est justement cette unité de ton, cet accord intime entre l’homme et ses écrits, son amour de l’écriture, du travail soigné au-delà de la chronologie qui retrace les étapes de la vie des Fitzgerald et surtout de Scott. Dans le chapitre « Les six générations de Fitzgerald », interview d’Antonio Buttitta dans le News and observer du 1er septembre 1935, on peut lire « Malgré ses trente-huit ans c’est toujours un gaillard d’allure juvénile. Il a l’urbanité et la finesse de certains de  ses meilleurs personnages – il pourrait sortir d’un de ses livres en réalité. » page 196.  N’y a-t-il pas plus beau compliment ?

Pour conclure, Fitzgerald n’était pas un homme parfait, parfois même un peu « limite » dans sa mysoginie (compréhensible) et surtout liée à l’époque , à son éducation XIXème (bien qu’il ait contribué à piétiner le Victorianisme ambiant). C’était un génie à sa façon, un être intègre qui a vécu autant ses rêves que ses désillusions, voire l’enfer à la fin de sa vie. Un homme fragile et sensible qui n’a pas failli à ses devoirs de père et de mari malgré les internements de Zelda, travaillant d’arrache-pied pour payer les factures des cliniques et les lycées, puis l’université de sa fille. Alors oui, ce livre signe l’apothéose d’une vie et son crépuscule décadent, la chute d’un ange désenchanté a toujours des accents douloureux…

Merci à Sharon de m’avoir offert ce livre que j’aurais dû lire bien plus tôt ! Il compte pour mon Challenge Fitzgerald que je vais transmettre à Sharon demain, amoureuse elle aussi de notre cher Fitz . Je vous donne les détails demain (le 17-18) avec le récapitulatif final de ce challenge qui a été mon premier « bébé » et que j’étais triste d’arrêter… Passer le témoin me rassure. Son billet très intéressant sur ce livre, ICI !

Des Livres et une Rolls de Francis Scott Fitzgerald, Préface de Charles Dantzig. Traduit de l’anglais par Guillaume Villeneuve – Editions Grasset & Fasquelle – ©2013 pour la présente édition et la traduction française – 265 pages – 17 €uros.

fitzey-logo natacha-best-one

LE SWAP GOURMAND de SYL, avec SANDRION !

logoswapgourmandises11En décembre, Syl. qui dirige sa brigade de marmitonnes, de cheffes et autres copines aux papilles en éveil nous a concocté un petit SWAP des familles… Après l’excitation de la préparation du colis pour notre binômette, l’ouverture est aujourd’hui sur les blogs ! J’ai Sandrion pour binôme, nous avons reçu nos colis jeudi et vendredi, nous nous sommes appelées et faire connaissance en même temps que l’on découvre les attentions de l’autre est toujours un petit plus auquel je tiens beaucoup. Sandrion  a fait plein de choses de ses mains, alors que moi…bah non, je ne sais pas vraiment, avouons-le !  Place aux images ! Lire la suite

Un p’tit air de légèreté…

Logo syl stvalJe ne sais pas pour vous mais moi j’ai envie de légèreté en ce moment, de me laisser porter par des petites notes qui dansent et sourient. Ce « P’tit  air », signé Maxime Le Forestier m’y aide beaucoup et j’avais envie de vous le faire écouter. Alors, je sais que ma copine Syl., qui nous fait une semaine « force rose » pour la Saint-Valentin attendait certainement quelque chose de plus engagé mais sincèrement, après avoir retourné la chose dans tous les sens, c’est au-dessus de mes forces ! J’ai toujours détesté la Saint-Valentin, quelles qu’aient été les circonstances de ma vie « amoureuse », on ne me refera pas ! Syl. j’ai fait un effort ! Ma chanson parle d’amour !

 

 

 

 

[Refrain]femme qui parle à son chien infinite-paradox
Il suffit que quelqu’un fredonne
Le p’tit air que j’avais fait pour toi
Et c’est un peu de nous qui sonne
Dans l’au delà
Il suffit que quelqu’un murmure
Le p’tit air que j’avais fait pour toi
Si c’est un peu de nous qui dure
C’est déjà çaLa mousse a recouvert les lettres
Et déjà la pierre se fend
C’est sûr qu’avoir été vivant
C’est moins amusant que de l’être
On se dissout, on s’évapore
On se répand dans le grand flou
Que peut-il bien rester de nous
Quel fil de nous s’agite encore
S’agite encoreescalier sauvage vers l'inconnu naturespiritheart tumb

[Refrain]
Il suffit que quelqu’un fredonne
Le p’tit air que j’avais fait pour toi
Et c’est un peu de nous qui sonne
Dans l’au delà
Il suffit que quelqu’un murmure
Le p’tit air que j’avais fait pour toi
Si c’est un peu de nous qui dure
C’est déjà çaété place to be cognacandcoffee tumb

On laisse des traces ou des séquelles
Des peintures ou des monuments
Les statues tombent forcément
Gravitation universelle
Alors qu’un air qui se faufile
De lèvre en lèvre et qui survit
ça peut nous faire un paradis
Viens on s’en va danser tranquille
Danser tranquillecople n&b myfotolog tumbl

[Refrain]
Il suffit que quelqu’un fredonne
Le p’tit air que j’avais fait pour toi
Et c’est un peu de nous qui sonne
Dans l’au delà
Il suffit que quelqu’un murmure
Le p’tit air que j’avais fait pour toi
Si c’est un peu de nous qui dure
C’est déjà ça
C’est déjà ça
C’est déjà ça
C’est déjà çafillette guitare poule

Paroles trouvées ici

BAÏNES DE France Cavalié.

IMG_2043Je sors ce blog de sa léthargie hivernale pour vous parler de Baïnes, un roman qui dit l’amour mais aussi les violences conjugales à une époque où elles n’étaient pas clairement nommées, à une époque (1984-89) où les femmes avaient honte d’en parler (c’est encore le cas mais il existe des lieux pour venir témoigner). Lire la suite

Un mois après… 33 blogueurs sont Charlie.

Une vidéo faite à l’initiative de  Galéa qui y a travaillé pendant un mois. Qui a su fédérer sur Facebook 33 blogueurs. Une vidéo qui se passera de commentaires. Vous le comprendrez…

Les liens et les pseudos des  copains-copines qui ont participé : Anne, Anne-Véronique, Aspho, Céline, Cécile, Enna, Féli, Fleur, Gaëlle, Jérôme, Kathel, Laurie, MTG, Marilyne, Martine de Littér’auteurs, Martine des lectures, Maxi Vav’, Miss Léo, Mrs B, Mo’, Pasc, Petit Carré Jaune, Phili, Tiphanie, Titine, Sandrine, Sido, Sharon, Syl, Sylire et Valou.

a charlie bis style Ben

La poésie du jeudi avec Jean Joubert.

chromo oiseau couronné ana-rosa(1) Amis de la poésie, bonjour ! (il fallait bien que je la fasse un jour celle-là). Je vous présente un poète découvert au hasard de mes vagabondages sur la Toile, j’ai rebondi de lien en lien le concernant, j’ai lu plusieurs de ses poésies, sa vie, son « oeuvre » avant de me décider. Ce n’est peut-être pas le plus beau, c’est celui qui a résonné le plus fort.. Poète et écrivain, Jean Joubert a écrit une oeuvre conséquente (Cf. fin du billet) . Je vous propose un poème, extrait de son recueil État d’urgence. Il a sorti ce recueil en 2008, à 80 ans, j’applaudis !

 Je remercie celles et celui qui ont poétisé avec moi aujourd’hui , je tiens à souligner la diversité des choix, des plus classiques aux contemporains et ça je touve vraiment extra que la poésie nous réunisse au travers des siècles :

1- Soène : Comment appeler son chat ? de T.S. Eliot.
2 – Monesille : L’Ecureuil de Maurice Carême
3 – Valentyne : Nous partirons de Nicolas Pavée.
4 –  Nadael : chanson Ton héritage de Benjamin Biolay.
5 – Mariejo64 : Sonnet 116 de William Shakespeare
6 – Modrone-Eeguab : Mon amante a les vertus de l’eau de Victor Segalen.
7 – Marie et Anne : Le corbeau d’Arthur Rimbaud.
8 – Sandrion : El Desdichado de Gérard de Nerval.
9 – Micmélo : Sonnet 12 – regrets de Joachim du Bellay.
10 –  ClaudiaLucia : Mon pays de Gilles Vigneault
11 – PatchCath : Joli Poème de Sainte-Beuve
11 – Dimdamdom59 :

Extrait du recueil ÉTAT D’URGENCE, partie « Fin de siècle », p.48.a Joubert main desserrer

Parfois surgit l’âpre désir
de desserrer les doigts, d’ouvrir
la main qui nous retient à l’arbre de lumière,
de lâcher prise.
Parfois dans l’âme prisonnière
monte l’appel des gouffres
et le très bas murmure
des voix défuntes dans la brume.a Joubert brume
Ce qui soudain occulte le soleil
est une main géante,
l’ombre d’une ombre
et d’un corps invisible.a joubert main cache le soleil imagée
On tomberait alors sans plus d’espoir d’une aile
vers des pays profonds,
des rives de silence
où des spectres aimés
tissent des gestes éternels.
Et là, le feu s’étant renié, on glisserait
dans la tendresse obscure de la terre.a Joubert tendresse obscure de la terre

Pourtant ce qui nous tient
est une main d’enfant,
un livre ouvert,
l’aurore d’une voix.a joubert livre ouvert aube voix

Jean Joubert ©Etat d’urgence – poèmes 1996-2008 – Edinter 2008.

Jean Joubert à la Comédie du livre en 2010.

Jean Joubert à la Comédie du livre en 2010.

Jean Joubert, né en 1928 à Châlette-sur-Loing (banlieue industrielle de Montargis) revendique une enfance heureuse entre ville et campagne, deux socles qui ont nourri son oeuvre et son imaginaire. Il a commencé à écrire des poèmes au collège. Parallèlement,  un oncle, sabotier (et anarchiste paraît-il) lui a donné le goût des livres en lui enseignant la politique. Prix Renaudot 1975 pour son roman « L’homme des sables, puis de l’Académie Mallarmé en 1978 pour « Les poèmes ». Poète inclassable et réfractaire aux « salons », il se définit comme « clandestin ».