LES PLUMES 25 – LES TEXTES EN VILLE !

écritoire vanishingintoclouds(3)J’espère que je n’ai oublié personne cette fois ! Par ordre d’arrivée des liens, voici les 30 participants (moi incluse) qui ont écrit un texte sur « la ville » avec les mots imposés (voir plus bas).

Dame Mauve, Laurent Fuchs, Jobougon, Biancat, Mon Café Lecture, Dimdamdom59, Ghislaine, Nunzi, Adrienne, Sharon, Kirkimalatross, Jean-Charles, Mind The Gap, Modrone-Eeguab, Dan Gazénia, Soène, LilouSoleil, Astrid, Janick, Cériat, PatchCath, L’Or Rouge, Jacou33, Evalire et Momo, la soeur d’Eva. Célestine . Pascal Bléval, samedi ! Et Bourgeon Créatif le lundi 31.03 ! Et…et en ce 2 avril, j’ajoute Marraine suisse-Josette (la 30ème), une honorable dame de 83 ans et demi qui a participé brillamment avec les mots de cette collecte : j’invite celles et ceux qui repasseront par là à aller la lire !

Les 21 mots imposés étaient : voiture, rue, immeuble, abeilles, théâtre, anonymat, animation, pavés, visite, parc, asphalte ou bitume, bus, fuite, flâner, embouteillages, urbain, gare, hôpital, cohue, chuter, constant ou constance. Comme il y en avait plus de 20, on pouvait en laisser un de côté. J’ai abandonné le bus…

L’URBAIN EST VERTICAL !ville buildings goog

Le bruit  qu’elle imaginait de la pluie, dans cette tour de verre et d’acier n’avait pas les mêmes sanglots qu’à la campagne. Elle ne voyait pas le clapotis de l’eau qui sinuait entre les branches, courant dans les parterres de fleurs de même qu’elle ne sentait pas l’odeur si particulière de mousse et d’écorce humide qui montait de la terre après l’averse.

La verticalité de la vie en ville l’obligeait à se tenir sans cesse aux murs pour échapper au vertige quand elle était dans les étages, au sommet de cet appartement où un jour sa vie s’était posée. Sans parler de l’étouffement ressenti lorsqu’elle flânait dans la rue. Le ciel disparaissait derrière les hauts immeubles. Éclats métalliques renversés de soleil. Dans la cohue humaine qui la bousculait, elle avait un pas de retard, elle suffoquait, se demandant s’il y aurait de l’air pour tout le monde. Il semblait si lent à passer les nuages. La chaleur de l’été se réfléchissait sur les vieux pavés et accablait  les hommes pris dans le piège des embouteillages, statufiés derrière le volant de leur voiture immobile. Elle marchait sans but, évitant l’animation citadine, contournant les théâtres où se jouaient des pièces qu’elle avait déjà vues cent fois. Le parc là-bas ? Ou plutôt le Jardin des Plantes. Une visite rapide, pour se rafraîchir à l’ombre généreuse des marronniers, cela lui semblait une embellie mais comment y arriver sans chuter ? Ici, personne ne l’aiderait à se relever, on l’écraserait sans états d’âme. L’anonymat, confortable jusqu’à présent lui pesait maintenant. C’était une constante de sa vie. Rester dans un endroit qu’elle n’avait pas choisi, ou prendre la fuite et recommencer ailleurs ?

Elle arrivait sur le pont d’Austerlitz, elle vit les trains au repos sur les rails, à l’arrière de la gare. Soudain une envie furieuse de respirer le lavandin butiné par des abeilles, derrière la grande maison de sa tante, la saisit à la gorge. L’odeur du bitume ravagé de chaleur lui piquait la peau, des larmes dansaient sans couler au bord de ses yeux. Elle n’entendit pas les hurlements de la sirène d’ambulance qui fonçait vers la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital le plus proche ; un bourdonnement familier courait dans sa tête, celui qui précédait le moment où elle s’évanouissait. Elle s’accrocha au parapet de toutes ses forces, elle était sourde. Heureusement pensa-t-elle, dans cet enfer saturé de miasmes et de bruits insoutenables.

Là-bas, on l’attendait depuis quelques années, elle avait reculé l’instant, retenue par les bras confortables de l’habitude mais son désir de quitter la ville, de pouvoir vivre en s’allongeant encore une toute petite fois devenait impérieux. Retrouver l’horizontalité du monde… Là-bas, les nuages s’enfuyaient derrière l’horizon, le jour s’y levait et l’or des ciels du crépuscule la faisait chavirer. Là-bas, elle se coucherait enfin dans l’herbe avec l’illusion qu’elle pouvait toucher un morceau de ciel, comme si l’infinie beauté du monde contenue dans un éternel silence s’arrêtait là, rien que pour elle…

 

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LA RONDE DES SAVONS chez Lylouanne !

logo ronde du mois les savonsEntre Syl. et LylouAnne, je suis obligée de sortir le nez de mes livres, de poser ma plume, elles me font faire des choses… incroyables ! Mais j’en ris…après coup ! LylouAnne, vous la connaissez un peu depuis le temps que je vous dis d’aller voir son blog de décoration, cuisine, photos et son Tumblr magnifique, à l’avenant.

Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé un jour que nous « traboulerions » ensemble comme dit Soène, à Lyon… Eh bien si ! Pour les marque-pages, je n’avais pas eu le temps de faire de billet, pour la recette fétiche, j’avais fait ce que je pouvais et pareil ici pour cette ronde destinée à mettre en scène des savons. J’en ai quelques-un qui ressemblent à tout, sauf à des savons, mais c’est ça qui est drôle ! Il fallait proposer deux photos (pour le blog de Lylou) pour cette ronde, j’en ai prise quelques unes avec mon mauvais appareil et Syl m’a fait le montage final ! Des roses offertes à Noël par une amie blogueuse, une fleur ciselée ramenée de Thaïlande en 1995 (un vrai savon vintage^^), un coeur chromo offert par une amie (pas blogueuse), un vrai gros savon de Marseille tout écorné (je le mets dans un sac au bout de mon lit, paraît-il que ça évite les crampes nocturnes) ! Ne rigolez pas, depuis que je l’ai, ça marche !!! logo syl ronde de mars les savons

Trêve de blas-blas, place aux photos… non retouchées dans Picasa ou ailleurs, avant le montage final, je tiens à le préciser aux spécialistes de la question ! Vous remarquerez quand même que je me diversifie ! 🙂

le savon thaïlandais...

le savon thaïlandais…

J'ai bien essayé de faire un coeur avec mes petites roses de savon, mais bon...il est malhabile ce coeur ! En même temps... vous me connaissez !

J’ai bien essayé de faire un coeur avec mes petites roses de savon, mais bon…il est malhabile ce coeur ! En même temps… vous me connaissez !

J'ai ajouté le vrai savon de Marseille à tout cela...

J’ai ajouté le vrai savon de Marseille à tout cela…

Et voilà le beau montage que Syl m'en a fait !

NEt voilà le beau montage que Syl m’en a fait !

N’oubliez pas d’aller chez SYL. voir sa Ronde et ses mises en scène, c’est autre chose ! Quant à ce que présente Lylou-Anne, c’est…au-delà de mes compétences ! 🙂

JUSTE APRES LA PLUIE De Thomas Vinau

juste apres la pluie et jonquille(1)Un roman-poésie de cet auteur que j’aime beaucoup et dont je vous ai déjà parlé lors d’un jeudi poésie, ICI ou encore de son premier roman « Nos cheveux blanchiront avec nos yeux« , ICI.

Dans la post-face joliment intitulée « Lignes de fuites » de ce recueil, ainsi se définit Thomas Vinau :  » « Bricoler dans l’essentiel ». C’est ainsi que Pierre Autin-Grenier définit la poésie. Je ne suis pas manuel. Depuis longtemps je bricole. Des pièces bancales. De l’inutile indispensable. Des mots de peu. Ma poésie n’est pas grand-chose, elle est militante du minuscule, insignifiante et je l’écris au quotidien, à la mine de rien. (…) «  Et ainsi de suite. Modeste, un peu timide peut-être, Thomas Vinau poétise avec  ce qui lui tombe sous la main, avec un bout de ficelle (selle de cheval cheval de course) mais le résultat est là.  L’émotion aussi.

Il faudrait redéfinir la poésie pour parler de ce qu’il écrit. D’ailleurs tout en haut du livre sur la couverture est écrit : « roman-poésie ». Un nouveau genre donc. Pour rire aussi en bousculant les codes.  Ou pour prouver qu’on peut lire la poésie comme un roman ? Il n’y a pas de ponctuation, pas de majuscules à la ligne et la rime n’y est pas. Ce ne sont pas les alexandrins de Victor Hugo ou de Lamartine mais je pense que justement, en écrivant sans contraintes d’écriture fixes, la poésie murmure, chante et devient accessible à tous. C’est comme une prise de conscience : la poésie est partout, il suffit de la voir là où les « poètes classiques » l’ont parfois alambiquée, il suffit de prendre un crayon et d’en faire un ballet de mots pour qu’elle se mette à danser sous nos yeux émerveillés. Attention, je n’ai pas dit pour autant que tout le monde pouvait le faire  ! Thomas Vinau manie son « minuscule » avec brio, « il travaille à sa simplicité », donc ça ne se fait pas tout seul non plus…  Il nous trouve des images renversantes où percent le bonheur de vivre, d’être à ce monde comme peuvent aussi les traverser d’infinis chagrins et autres regrets propres à notre statut d’humain. Propres à notre fugace passage sur cette terre. Comme ici dans ce bref exemple intitulé « La marque du collier » :

Nous sommes
des chiens qui parlent
truffes plantées
dans le cul des étoiles
éperdument perdus
de n’avoir pas de maître. Ou encore ce « FAIT DIVERS » (qui m’a fait sourire)

Nous apprenons à l’instant
le décès instantané
d’un petit matin frais
fauché en pleine course
par un quotidien trop pressé

aux dernières nouvelles
le champ des possibles
s’écoule encore de son ventre
sur la chaussée

La poésie est une alchimie particulière entre les mots, le poète et ceux qui le lisent. Le courant passe ou au contraire ne se fait pas « parce que c’est de la poésie » (j’en connais). Ici, l’excuse ne tient pas, en devient obsolète. Avec des choses simples,  des mots simples, Thomas Vinau nous raconte sa vie, son quotidien, la (le)  notre et touche du doigt l’universalité des choses. Petit Poucet est devenu grand, ses mots à lui me retournent la tête, j’en redemande. C’est gai triste ou drôle mais ça pétille. Bien sûr que je vous le recommande, pour le lire à petites gorgées matin midi ou soir, comme vous le faites avec votre thé ou votre café, le picorer dès que vous avez un moment dans la journée. Certains poèmes (ou textes en prose -2-) sont bourrés d’humour ce qui ne gâche rien. Thomas a dû naître la tête dans les étoiles et il y est resté, avec en plus un petit sourire espiègle au fond des yeux … Merci à lui ! Pour vous faire une idée, vous pouvez aller sur son blog, ETC-ISTE où chaque jour il partage « son minuscule »… Ha j’oubliais : le livre pèse 280 pages pour 280 poèmes courts, longs, minuscules mais qui tous ont un sens, voire une chute.

Aifelle aussi est fan…

masse critique babélioMerci  à Babélio pour ce partenariat lors du dernier Masse Critique et aux Editions Alma.

Juste après la pluie – Thomas Vinau – roman-poésie- 280 p. ©janvier 2014 – Alma Editeur – Prix : 17€.

LES PLUMES 25 – résultats de la collecte pour LA VILLE !

écritoire vanishingintoclouds(3)Bonsoir ! le milieu urbain ne vous a pas fait peur, voici les 18 mots récoltés auxquels s’ajoutent mes trois mots en C :

Voiture, rue, immeuble, abeille, théâtre, anonymat, animation, pavé, visite, parc, asphalte ou bitume, (asphalte ayant été donné il y a 3 semaines), bus, fuite, flâner, embouteillages, urbain, gare, cohue, chuter, constant ou constance (petite fleur d’aujourd’hui : vous pourrez utiliser l’un ou l’autre.) Et comme il y en a 21, vous pouvez en laisser un de côté, je suis vraiment trop gentille aujourd’hui !!! EDIT DE 21H43 : je n’ai pas vu HÔPITAL , mot laissé par Solène, si vous repassez par là, vous seriez gentils de le noter. merci ! Soène, la prochaine fois ne me passe pas devant que je voie au moins les mots qui tombent, grande gigue va !!!! 🙂

Évidemment, on se demande parfois si nos amis le sont vraiment  ! Je m’explique : ils savent que je ne suis pas matinale, ils savent aussi pourquoi alors pourquoi quand j’arrive dans mes commentaires à 1o h 17, je tombe sur un spectacle d’apocalypse ? « Pourquoi tant de haine » ?gif plumes quand j'arrive dans mes commsPourtant les deux gones (j’ai cité JC et Mind) se la joue « sage », soi-disant….gif plumes jc & mtg le matin sagesOn est d’accord ! Mais Pire, écoutez ce que Choupi dit de moi :gif plumes JCStyle, je suis sourde, sauf que : GIF PLUMES MOIJ’entends tout, je vois tout, détrompez-vous et surtout quand j’ai l’air de ne pas être là ! Pendant ce temps là, Soène, dans sa tour …gif plumes quand soene demande cb à son patron…essaie de rendre fou son patron pour qu’il lui ouvre l’accès à CanalBlog (bloqué bah tiens !). Désespérée…la revoilà ici…gif plumes quand soène fait la police dans les commsoù elle surveille les entrées, les sorties, les mots qui tombent…et j’en passe !!! Même que…gif plumes quand ghisou ne suit plusnotre pauvre Ghislaine qui demandait une récape est repartie…toute chose ! Alors que…gif plumes mtg a comprisMindounet vient de comprendre comment se servir d’un dico, hourrah ! Mais aussi…gif plumes quand mtg voit une auteure sur fbquand il revient de FB où C.C. et surtout H.G (vous savez, le Confident ?) a enfin répondu à son comm ! Ha ces écrivaines ! Alors que…gif mamies éclatées deledition tumblrSoène vient de me dire où elle m’emmènera quand elle sera à la retraite, aïe… En attendant…gif jc spasmoChoupi qui a trop ri nous fait une crise de spasmophillie ! Et que moi, égale à moi-même…gif plumes ma tenue du lundi collecteVoilà ce que je réponds quand on me propose LA JOCONDE !!! Non mais à quoi il sert le lien que je mets à chaque fois vers le règlement ??? Attendez…gif champagne desperateDimDamDom, très en forme, planquée dans Indésirables m’a proposé l’apéro, elle se croyait vendredi, My God ! que faire… (à ce stade du billet je vois double)gif champagne desperate gif fille retiens tes larmes booksaresolol tumblrPleurer ? chaton en prières lylouanne Prier ?chien au repos ibseni tumblrFaire comme Choupinet ? Non…gik koala soene rumineRuminer comme Soène ? Non…femme écrivant flor-de-alma tumbMe mettre devant la liste de mots et ÉCRIRE !!!

Oubliez ces pitreries du lundi, à vos plumes, bonne inspiration et bonne semaine à tous !bonne semaine ana-rosa

LES PLUMES 25 – la collecte du lundi !

écritoire vanishingintoclouds(3)Tout le monde (ou presque) sait que j’habite à la campagne. Aussi pour preuve de ma graaaande ouverture d’esprit et afin d’éviter d’être taxée  de sectaire, en toute urbanité je vais vous demander ce que LA VILLE vous inspire ! Certes, d’autres me diront qu’ils la côtoient toute l’année, ce à quoi je répondrai que l’on écrit bien mieux sur ce que l’on connaît ! Pas de jaloux !C’est parti ! Vous avez jusqu’à 20 heures pour me laisser un mot en commentaires.

S’il y a des nouveaux qui souhaitent participer, je leur souhaite la bienvenue mais je les remercie d’aller lire le règlement au préalable !

Je vous souhaite un bon lundi !

Un peu de rose (encore) et Led Zeppelin (soft) pour mon dimanche après-midi !

Le soleil insolent de ce matin était une invite ! Voilà quelques jours que je ne pouvais même pas descendre dans le grand jardin voir ce qui se passait. J’ai profité de la visite de mon amie et nous sommes allées humer cette rosée fraîchement déposée sur les arbres en fleurs, pâchers, prunier et le buisson de romarin qui disparaît sous son abondante floraison. Nous avons ramassé quelques jonquilles et autres narcisses au passage pour en faire un bouquet qui ensoleille ma chambre…

Avec Led Zeppelin et  Stairway for heaven, c’était de circonstance… Juste de quoi rêvasser en regardant les nuages qui arrivent, hésitent et repartent vers d’autres contrées…

https://www.youtube.com/watch?v=9Q7Vr3yQYWQ

Un petit montage de ces arbres en fleurs, il y a même eu un joli papillon en tenue plissé-soleil qui a pris la pose le temps de deux photos, un vrai cabot !

Downloads22pecher papillon2 23 3 14Pas farouche l’ami papillon !jonki-narcisses et prim jaunes(2)D’autres primevères sont apparues, timides sous l’orgueilleux narcisse qui embaume !fleur orangeUne fleur orange et je ne sais même pas ce que c’est !!! Est-ce moi qui ait planté ou semé ? Mystère…jonk bouquet devant fenêtreEt enfin, le bouquet pour vous souhaiter de finir agréablement votre dimanche !

LE JEUDI EN POÉSIE AVEC Blaise Cendrars

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Pour une fois le cahier de poésie est à jour, je vais donc pouvoir vous donner les titres et les noms des poètes choisis par mes camarades d’école buissonnière poétique du jeudi ! Sauf Laurent qui ne m’a pas laissé de noms…

Ont poétisé avec moi, par ordre d’arrivée des liens : (j’ai ajouté d’office Océane qui avait publié le 26 février toute seule et c’eût été dommage de passer à côté de l’interprétation qu’elle a faite du Calligramme d’Apollinaire).

1) Soène : La colombe poignardée et le jet d’eau de Guillaume Apollinaire
2) Jacou33 : Haïku de Kobayashi Issa.
3) Marie et Anne : Je voulais savoir de Pär Lagerkvist.
4) Jean-Charles : If (Si) de Rudyard Kipling.
5) Laurent Fuchs : ?
6) Valentyne : Poèmes ébouillantés de louis Calaferte.
7) Modrone-Eeguab : La goutte de pluie de Jules Supervielle
8) Dans Gazénia : Les séparés de Marceline Desbordes-Valmore, chanté par Julien Clerc.
9) Océane : Calligramme de Guillaume Apollinaire : Enclos vivant et vrai.
10) Natiora : Printemps de Victor Hugo.
11) Claudialucia : Mi-Carême d’Alfred de Musset
12) Lili : Léda et le cygne de W.B. Yeats
13) Lylouanne :
14) Patchcath : L’air en conserve
15) Nilenha : Après l’hiver de Victor Hugo.
16)Dimdamdom59 :

Blaise Cendrars par Modigliani en 1917.

Blaise Cendrars par Modigliani en 1917.

On connaît surtout Blaise Cendrars (1887-1961) pour son roman l’Or, sorti en 1925 puis Moravagine en 1926 certains poèmes datant de ses voyages. Pour moi, c’est un auteur nomade. plus jeune je l’imaginais toujours dans un train ou sur un bateau en partance. Ce court poème que je vous présente aujourd’hui a une force incroyable, davantage par ce qu’il ne dit pas que par ce qu’il affirme. Ce n’est que mon ressenti. Je ne suis pas prof de français et je ne passe pas les poèmes au scalpel. Peut-être me trompé-je d’ailleurs ! Comme je ne sais pas non plus si c’est une volonté du poète de n’avoir pas mis d’accent circonflexe sur le i de  îles…

ILEScage homme oiseaux lettresdanslesmots tumblr

Iles
Iles
lles où l’on ne prendra jamais terre
Iles où l’on ne descendra jamais
Iles couvertes de végétations
Iles tapies comme des jaguars
Iles muettes
Iles immobiles
Iles inoubliables et sans nom
Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais
bien aller jusqu’à vous

Blaise Cendrars, Feuilles de route, 1924navire brume hampshire

Avec SYL…mes petits bonheurs de l’hiver et une balade en rose pour mon mercredi ! !

logobonheur4Syl., au mois de décembre, prise d’une envie subite de bonheur (non, je ne crois pas qu’elle soit enceinte !) a décidé de noter ses bonheurs du jour et de les mettre dans un bocal. Bocal à ouvrir au premier jour du printemps bien sûr… Elle nous a invités à en faire de même, que ce soit dans un bocal, sur un carnet, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ? nous aurait dit un poète…. J’étais un peu réticente au départ, ma vie étant plutôt emplie de « petits malheurs » mais, en notant…eh bien, on s’aperçoit qu’il y a des instants qui nous ont rendus heureux, aussi minimes fussent-ils… C’était l’occasion pour les associer à ma balade du mercredi dédiée à la couleur rose, celle qui rend la vie moins triste paraît-il… En fait, je n’ai commencé à les noter qu’en février sous la forme de « My february » comme le font certaines blogueuses sous la houlette de Moka tous les mois. Du décousu donc, mes photos persos sont  fades car mon vieil appareil a rendu l’âme et celui du smartphone n’est pas génial, bref, ce billet… toussa toussa  en fait c’est du bricolage ! Lire la suite

LES PLUMES 24, les textes en l’air !

écritoire vanishingintoclouds(3)Semaine très chargée pour moi comme certains auront pu le constater avec l’anniversaire du blog, le lancement du SWAP de printemps et LES PLUMES !!! C’est qu’il n’est pas question de les délaisser mes chères petites Plumes ! Mais je vous avouerais qu’écrire un texte s’est révélé difficile, ce n’est pas de la haute voltige, juste une réflexion comme ça…sur ce qui m’est passé par la tête. Je finirai de répondre à vos commentaires dans la journée ! Mais oui je vais y arriver ! Lire la suite

Un SWAP DE PRINTEMPS, qui en veut ?

logoswapisaTrois billets en trois jours, voilà qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps, j’espère que vous ne m’en voudrez pas… Mais qui dit anniversaire du blog dit SWAP de printemps, je pense que j’y suis condamnée ! Mon amie Syl. s’est chargé de me le rappeler et comme je ne peux rien lui refuser, j’ai accepté bien sûr ! Lire la suite

BLOGUINET A 3 ANS ! Champagne !

3 ans du blog rose coeurs gâteaux ana-rosa(1)Eh oui, ça fait un choc quand arrive la date anniversaire, parce que trois ans, en années-blog ça compte double pratiquement ! Mais c’est aussi l’occasion de voir le chemin parcouru car je ne m’arrête jamais, je ne relis jamais mes anciens billets, j’avance sans m’interroger vraiment car si l’on commence c’est le début de la fin ! Disons que je me pose les questions que nous nous posons tout(e)s à un moment ou à un autre, style : « Dois-je continuer ? » « Si je m’arrête pour revenir quel intérêt », et les adieux à répétition des divas me font sourire ! ETC !

Alors certes, quand je jette un oeil sur le chemin parcouru, j’ai un regard attendri pour la quiche que j’étais en informatique (pour celles -et ceux qui ont loupé, je conseille ce billet des UN AN !) (je n’ose même pas mettre un lien vers le premier billet c’est dire ma non « assumation ») et je dis à celles qui se considèrent comme « d’authentiques boulets » (Galéa ne te sens pas visée voyons^^) que nous sommes perfectibles car le blog est un moteur qui nous oblige à nous dépasser dans certains domaines, à farfouiller à droite à gauche pour y arriver toute seule comme une grande ! Mais n’empêche, nous avons quelque nostalgie quand nous songeons aux  tâtonnements qui ressemblaient à des sauts à l’élastique sans filet (et avec la certitude que l’on ne s’en remettrait pas !). Lire la suite

LES PLUMES 24, résultats de la collecte en l’AIR !

écritoire vanishingintoclouds(3)Voici ce que vous a inspiré l’AIR aujourd’hui. Dix-huit mots, suivis de mes trois mots en B donc juste 21 mots, vous avez le droit d’en enlever un ! N’oubliez pas de me laisser le lien vers votre texte avant vendredi soir 18 heures ! Après…je les ajoute comme je peux !

Temps, vie, chanson, rien, diva, furibond, montagne, souffle, pollution, tempête, ballade, léger, envoyer, courant, bulle, prendre, gonfler, voleter, brèche, blesser, balançoire.

Je ne sais pas ce qui se passe, ce doit être l’arrivée précoce et inopinée du printemps mais je ne reconnais plus ma Soène qui après avoir houspillé Choupinet alias Jean-Charles s’est…comment dire, j’en bredouille encore, jetée à son cou !!! Voui !!! Enfin, je n’ai pas voulu voir ça vous pensez !gif lions snobsAvant (mais c’était avant) ils se regardaient comme ça…Et puisgif coeur ana-rosaà force de jouer avec le feu, leurs petits coeurs se sont mis à battre, leurs chakras se sont ouverts (pour faire plaisir aux bouddhistes de salon)gif chiens je me rétame booksaresololIls ont continué à jouer comme des chiens-fous… Choupinet ayant du mal à suivre notre Dame de la Tour, très en forme…gif chat masqué et agitéIl a donc a ressorti le masque qui tue…pour mieux l’embrouiller…gif chat tire la langue soèneEt elle, lui a refait sa petite grimacefétiche, bref…gif nuage de coeurs ana-rosaIl a régné sur ces Plumes une ambiance chamallow…inhabituelle !!!

Tant et si bien que Syl. et moi en sommes encore sous le choc !gif trop fière caught-in-another-world tumblrOn parle, on en parle, on n’y croit pas !

gif lauren 1 vanishingMoi ? Bah voilà, je m’en suis remise à fumer, c’est malin hein ???

Allez, bonne fin de soirée à tous, merci à vous d’être là le lundi pour faire vivre ces Plumes autrement que de façon sérieuse et formelle, on ne rira jamais assez ! 😀
Que l’inspiration soit d’ans l’air printanier de cette semaine et anime vos plumes !

LES PLUMES 24 – Le lundi, on collecte !

écritoire vanishingintoclouds(3)Les vacances sont terminées pour certaines zones mais démarrent ailleurs, alors courage à ceux qui reprennent le collier et bonnes vacances aux autres !

Après vous avoir proposé (pas à la suite) le Feu et l’Eau, je vais vous demander ce que vous inspire l‘AIR, cette chose impalpable dont nous ne pourrions nous passer… Essayez de me trouver une photo pour représenter l’air, vous verrez la difficulté !

Vous avez jusqu’à 20 heures pour me laisser un mot en commentaires, après je publie un billet qui récapitule ces mots avec les trois miens en surprise !

Si des nouveaux souhaitent participer, je les invite tout d’abord à lire le RÈGLEMENT, c’est mieux !

Bon lundi à tous et à ce soir !

L’abécédaire de la personnalité, un TAG pour mon dimanche !

logo tag alpha sylUn tag qui nous explore, encore ? C’est Syl. qui me fait ce cadeau, certainement pour me remercier du précédent que je lui avais adressé, on adore jouer au ping-pong, vous avez remarqué ? Allez, il faut se définir avec les 26 lettres de l’alphabet ou à défaut,  parler de choses qui nous définissent. Comment ça c’est la même chose ? C’est un tag, je ne réfléchis pas, ça sort comme ça vient, pronto-pronto ! Andiamo ! Pour varier car je l’ai déjà fait il y a un an ou deux (à force on ne sait plus trop), je ne vais citer que des lieux (essayer) où je suis passée et  vous dire ce qu’il en est resté… Lire la suite

La poésie du jeudi avec Théophile Gautier

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)Je voulais vous mettre « Que serais-je sans toi » d’Aragon,  si bien chanté par Jean Ferrat mais Jean-Charles a eu la même idée donc ce sera un petit air léger de printemps, puisqu’il semble pointer le bout de son nez… En deux jours, le jardin est devenu jaune de jonquilles, de boutons d’or et de petites violettes sauvages. C’est encore frileux mais je trouve que Théophile Gautier, avec la petite ode qui suit a su  saisir la fraîche légèreté qui monte en nous quand le printemps revient… Par ailleurs, le Printemps des Poètes débute bientôt alors je ne pouvais passer à côté de ce printemps !

Poétisent avec moi aujourd’hui : Soène, Marie et Anne, Natiora, Jean-Charles, Dan Gazénia, Béné31, Valentyne, Modrone-Eeguab, LylouAnne. Lili, la petite marchande  de prose. Dame Mauve, Laurent Fuchs. Et Dimdamdom59, trèèès en retard !!! Pour la session du 20 mars, si vous pouviez me donner vos liens avant, pas le jour même, j’apprécierais grandement !!! 😀

Au printempsIMG00367-20140302-1701(1)

Regardez les branches
 Comme elles sont blanches !
 Il neige des fleurs.AVRIL-MAI 2013 SWAP & FLEURS 071
 Riant dans la pluie,
 Le soleil essuie
 Les saules en pleurs
 Et le ciel reflète,
 Dans la violette
 Ses pures couleurs…
 La mouche ouvre l’aile
 Et la demoiselle
 Aux prunelles d’or,
 Au corset de guêpe
 Dépliant son crêpe,
 A repris l’essor.
 L’eau gaîment babille,
 Le goujon frétille
 Un printemps encore !bulles er fleurs tersessenta

Théophile GAUTIER   (1811-1872)

LE DIABLE TOUT LE TEMPS de Donald Ray Pollock

PollockUne fois n’est pas coutume mais je vous mets un extrait de la 4ème de couverture, pour vous donner une vue plus large du livre, car pour ne pas le déflorer je préfère vous parler de l’atmosphère qu’il dégage plutôt que des actions des personnages qui s’entrecroisent au cours d’une vie de chaos successifs qui ressemblent de près à l’enfer.

 » De l’Ohio à la Virginie Occidentale, de 1945 à 1965, des destins se mêlent et s’entrechoquent : un rescapé de l’enfer du Pacifique, traumatisé et prêt à tout pour sauver sa femme malade ; un couple qui joue à piéger les auto-stoppeurs ; un prédicateur et un musicien en fauteuil roulant qui vont de ville en ville, fuyant la loi… La prose somptueuse de ce premier roman de D.R. Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages. Un univers qui rappelle ceux de Flannery O’Connor, Jim Thompson ou Cormac McCarthy ». Lire la suite

LES PLUMES 23 – Les textes pour Là-bas ! Rappel des dates du jeudi-poésie !

écritoire vanishingintoclouds(3)Avant de vous présenter les participants, je vous rappelle qu’Olivia n’est pas en vacances, donc lundi prochain, ça se passe chez elle ! Par ailleurs, j’en profite pour dire aux poètes du jeudi que le prochain jeudi-poésie est bien le JEUDI 6 MARS !  Même avec deux calendriers,  j’ai failli me perdre !

Et voici, par ordre d’arrivée des liens, les 26 participants à cette vingt-troisième session des Plumes  :

Mon Café Lecture, Nunzi, Sharon, Dame Mauve, Laurent Fuchs, Mind The Gap, Marlaguette, Jacou33, Pascalbleval (Bienvenue ici!), Soène Kirkimalatross (Bienvenue également), DimDamDom59, PatchCath,    Adrienne, Célestine, Coccinelle, Cériat, les sœurs Momo et Evalire, Biancats , Merquin, Ballatore Cléo (Bienvenue au club).  Claudialucia, Dan GazéniaMiss Néfer (en retardataire^^)Mon texte ci-dessous.

Les mots à placer étaient : Inconnu, nostalgie, rivages, différence, dépaysement, horizon, recommencer, mutation, ailleurs, lointain, voyage, insouciance, oublier, découverte, chimérique, aventure, distance, soleil, ici, asphalte, abandon, améthyste.

Un rien refait le printemps …fleurs bleues mains infinite-paradox

Dans la ville où je passais, je suis entrée dans un square en bord de Seine et j’ai assisté malgré moi au rendez-vous des folies humaines qui se croisent sans se voir, se parlent sans s’écouter mais entendent dans le lointain, assourdies, des rumeurs de voyages impossibles qui les feraient recommencer, inlassables au point zéro de l’existence. Elles se répondent dans le vide comme des échos en partance résonnant sur le bitume.

Certains croient encore, pauvres diables, que partir plus loin effacera les dettes tenaces du chagrin, celles qui les condamnent à rester à quai, ici et jamais ailleurs.
D’autres s’accrochent à l’espoir d’une mutation qui transformerait leur vie en aventure  extraordinaire, dans une routine sacrifiée au Dieu Dollar, rêvant de toujours plus pour sublimer une vie de conte de fées avant que les comptes ne soient défaits.

J’ai croisé aussi cette femme, au teint plus mat, elle semblait en errance, en proie à une angoisse trop forte pour être due au dépaysement. Un fichu noir sur ses cheveux déjà striés de fils blancs, elle marmonnait des mots sans suite, des mots caillouteux qui roulaient dans ses yeux le triste exil des enfants perdus. Elle ne pouvait oublier son village aux murs blanchis de chaux et battus de soleil ; à l’heure plus fraîche où les vieilles femmes en deuil sortent leur chaise sur le trottoir pour parler des enfants partis au-delà des mers, parfois au-delà d’eux-mêmes. Eux ne reviendront plus et saccagent la vie de leurs mères éplorées seules sur des quais de gare aux odeurs soufrées d’abandon.

Alors que l’asphalte craquait de fatigue sous les derniers gels de l’hiver à la lumière des réverbères amers,  pendant que la femme au fichu noir s’éloignait pour rejoindre ses espoirs chimériques, je suis montée en haut de la ville sur une Butte célèbre côtoyée par des peintres. J’ai regardé les vagues que faisaient les toits gris de Paris, serrés les uns contre les autres, frileux et étriqués. Ce n’était pas la mer que je voyais là, pas de cargos qui s’enfonçaient dans le lointain avec dans leur sillage les parfums d’épices et de découvertes qui montent de la cale. L’iode me manquait.

Et c’est là dans cette nuit suintant la nostalgie, sans que je m’y attende j’ai vu l’amour se lever à l’horizon incertain, comme une aube se défait de ses derniers voiles améthystes, impudique et pourtant secrète, comme le baiser tiède que l’inconnu a laissé dans mon cou bleui par les hivers solitaires et sur mes yeux rougis d’automnes silencieux. J’ai vu son ombre s’éployer à distance des étoiles mourantes, j’ai reconnu le sel volatil se poser sur ma peau, j’ai senti battre mon cœur, prêt pour un nouveau matin, loin des folies qui passent dans les nuits blanches des villes. J’ai palpé l’insouciance qui courait dans mes veines et fourmillait dans mes jambes pour me convaincre que le printemps demain s’étendrait de tout son long sur le rivage qui borde ma maison. Au milieu du vent et des tempêtes, je reconnaitrais jusqu’aux murmures de ses soupirs tant ils éveillent en moi des sensations irremplaçables et vertigineuses. Encore un printemps, avait dit le médecin, il avait raison, le mimosa m’attendait penché sur des parterres de fleurs à peine sorties de terre…fleurs rouges infnite-paradox